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Nous sommes quatorze ans après les évènements de Kingdom Hearts 2. En tant d’années, les choses ont considérablement changé. Les dangers d’hier sont des soucis bénins aujourd’hui, et au fil du temps, les héros ont surgi de là où on ne les attendait pas. Ce sont les membres de la lumière qui combattent jour après jour contre les ténèbres.

Ce n’est plus une quête solitaire qui ne concerne que certains élus. C’est une guerre de factions. Chaque groupe est terré dans son quartier général, se fait des ennemis comme des alliés. Vivre dehors est devenu trop dangereux. Être seul est suicidaire. A vous de choisir.

La guerre est imminente... chaque camp s'organise avec cette même certitude pour la bataille.

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Marmonnant ces quelques mots : « C'est un bien beau cachot pour y ruminer ses maux. »

Une cellule bien coquette, cage dorée bien peu oubliettes car, de toute façon, qui m'oublierait ? Et, encore autre chose, sa sainte nudité s'est rhabillé de sa rouge toge, torse bombé comme rougegorge.

« C'est pas trop tôt Arthur ! » S'écrit de joie Bunger, garde d'âge ancien et, ma foi, bien sympathique quoique m'adressant toujours ce regard... peut-être méfiant ? Sceptique. « Quel était le but ? Nous provoquer ? »

Son sourire n'est pas sincère... et je le comprends, mon arrivée n'était pas quelque chose de simple gérer. M'accueillir, et m'héberger, se fait pour le meilleur et pour le pire. Mes yeux se posent sur le mobilier... une chaise bien belle, un bureau bien beau... et rustique sans être précaire, s'enchaine ma prose.

« Si j'eut l'espoir de vous émerveillez, je le ferais bien mieux habiller. » J'ignore, royal et princier, les plaintes marmonnés du docteur d'en face. Et j'ai ainsi les pieds ancrés dans la pierre, toute dans la direction de Bunger dirigé, avec des yeux entiers sur les siens. Soutenir mon regard se fait aisément mais j'en ressens l'effort, pourtant.
D'une main j'ébouriffe ma toison d'or, nonchalant comme singe à l'aurore.

« Pour être franc, j'espérais peut-être un scandale mais sinon des regards gênés et courroucés ? S'il faut me rhabiller pour parler, ai-je envie de dire, c'est avec plaisir. » Tranquille et serein, je m'en vais attraper une pomme que le destin a fait rouge pour moi et je la croque sans manière. La bouche pleine, on enchaine. « Pas trop dur la journée ? »

« Boh... » Il feint la sérénité, de manière évidente. « ...la routine. On fait nos rondes, on s'occupe de quelques sans-cœurs, on compte les fientes d'oiseaux sur les murailles. »

L'on a entendu, depuis les tréfonds des cachots, le son de combats dont la gravité mériteraient d'autres mots. "Quelques sans-cœurs" parait... un bien bel euphémisme... puisque certes, ce ne sont pas des armées de géants qui s'abattent mais les combats ne cessent de jouer leurs notes furieuses. Ainsi, au fond d'un cachot, j'en sais déjà plus sur la diplomatie. Et sur le fait de savoir à qui on parle avant de venir y faire sa gueuse.
Ignorant, je... je ne savais pas que le Château Disney subissait une telle pression. Qui suis-je alors pour sortir de nulle part et leur affliger célestes passions ?

Mon entrée était réussit mais... je n'ai rien compris. Maintenant je sais, j'ai appris. Maintenant c'est trop tard, cela dit. Bunger lui-même, probablement plus responsable qu'un autre, a les yeux si fatigués. Les gardes, à toutes heures, ont l'armure ruisselante d'un éclat impeccable et, dans le visage, cet espoir certain, implacable. Cet espoir qui n'en est plus, cet espoir qui devient foi et qui se mû en la plus grande volontée. Comme une flamme dans le vent, l'on ne peut nier ni le chaud, ni l'éclat de ce brasier qui vacille à chaque instant pourtant. Dans la nuit noire, cette lumière menace de s'éteindre, à chaque instant... jamais, jusqu'ici, pourtant. Jusqu'à quand ?
Nos petits jeux politiques ne concernent pas les gardes et, si je me remets nu, j'attendrais de Cissneï ou de Primus ou d'une belle officielle la venue. Pour eux, ces gardes comme il y en a chez moi aussi, je dois respect digne et sobriété. Après tout... ne suis-je fait pas prisonnier ? J'ai l'insolente impression d'être invité.

« Nous sommes en guerre, après tout ! » Et je mime, très parodique, l'annonciateur de la colère du panthéon mythologique ! Trop occupé à manger ma pomme pour ne serait-ce qu'en sourire. « Si mes petits soldats à plumes recouvrent vos murailles de leurs fientes et de leurs nids, je tressaille d'un pari réussi ! »

« Pour ne rien cacher... » Bunger regarde à gauche, puis à droite, avec l'inquiétude discrète et raisonnable de quelqu'un qui va traverser une rue de Thébès. Sans grande surprise, j'imagine que la Vierge de Fer n'apprécierait pas que l'on sympathise. « ...ils sont relativement bons voisins. Contre quelques fientes, ils font une excellente alarme à sans-cœur. Surtout les corbeaux. »

« Nous sommes dans le même bateau... et puisque vous assurez malgré vous ma protection, ils le font à l'unisson. »

Sans répondre en premier lieu, Bunger va pour s'adosser aux barreaux d'en face. Puisqu'il se met à son aise, je m'assois en tailleur sur le sol pierreux et l'observe... des étoiles dans les yeux. Quelle tristesse... quelle tragédie... quelle faiblesse que de contempler ainsi "l'ennemi". Ennemi de qui ? Ennemi de quoi ? De moi ? Et pourquoi ça ? Egoïstement, je voudrais pouvoir effacer le passif entre eux et le Consulat.
Sauf que... je ne peux pas... je ne le dois pas. Je n'ai déjà que trop craché sur mes vieux frères.

Je ne sais pas... là tout de suite, je m'ennuie et j'attends que tourne le vent.

« Et vous, la forme ? »

« Quand mon oreille sur ton coeur pieusement écoute s'apaiser le feu du combat ?
Et que ton sang reprend paisiblement sa route, et que tu respires plus bas ?

Quand, lassés de l'immense et mouvante folie qui rend les passions dévorantes...
...nous gisons, rapprochés par la langueur qui lie le veilleur las et le hiérophante ?

Je songe qu'il est juste, propice et tendre, d'expirer dans ce calme instant où, soi-même, on ne peut rien sentir, rien entendre... rien d'autre que la paix de son coeur content. »


« ..."bof, la routine" aurait pu suffire... » Dit-il en se fendant néanmoins d'un demi-sourire serein.

Mais je lui répond, très sérieusement, à contre-courant de cette soi-disant paix dans le creux de main.

« Pourquoi vit-on ? Vous l'ignorez encore. Longtemps déjà j'ai creusé ce pourquoi. Tout est joie pour ma belle enfance, tout, excepté l'ennui d'une leçon. Mais à grands pas ma jeunesse avance ; à ce garçon il vous faudra payer rançon. Bien des soucis vous viendront avec elle.

Heureux l'ami dont le nom se conserve au cœur de ceux à qui il tend la main...
Qui sait le sort que le temps nous réserve et les écueils mis sur notre chemin ?
Il se peut bien que plus tard je regrette les calmes jours écoulés sous vos toits ;
En quelque lieu que le destin me jette, je perd pour mieux retrouver l'émoi.

C'est pourquoi : des passions vous subirez un jour les lois. »


« Pardon ? Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ? »

J'extirpe d'un trognon des pépins que je réunis en petits tas pour quand l'oiseau passera ; sa légère vindicte ne m'atteint pas. Ni les barreaux, ni le silence, n'y changeront quoique ce soit... car je suis, et je reste, l'Avenir Dorée du Consulat.

« J'en sais rien, je dit ce qui me passe par la tête... je m'ennui ? »

« C'est le principe des cachots, hélas... mais vous l'avez dit vous même, c'est bien coquet comme cachot. »

« Ce qui me réjouit c'est que pour moi, ca ne dure qu'un temps. Vous... vous vous ennuyez tout le temps ? »

Bunger met du temps à répondre.

« Non... »

« Vraiment... ? »

A mon tour d'être sceptique.

« Peut-être un peu. De temps en temps. Ca fait partit du travail. »

« Une partie de cartes à l'occasion ? »

« Non, on ne joue pas en service. »

« En-dehors alors ? »

« Non plus, je n'ai rien à faire ici si je ne suis pas de garde. »

Les flammes folles et furieuses de milles passions débridés ne les ont pas eu à mon arrivée... et ne les auront pas plus depuis. Des océans lancinants pourront, d'un va-et-vient sans fin, les avoir à l'usure probablement... l'ennui d'une leçon, c'est d'apprendre à devoir se montrer patient. Je viens de là où tout le monde m'attends, de lieux merveilleux où toute cause m'est acquise et où la conjoncture de moi s'est éprise. Là d'où je viens, je suis... main dans la main avec de glorieux destins en terres conquises.
Ici, j'apprends durement ce que c'est d'être... quelqu'un, juste quelqu'un. L'impression que seul, je ne suis rien. Et je l'ai toujours su au fond, pour le comprendre dans ces tréfonds.

Où sont les déités qui m'observent avec amusement et me tiennent la main ? Où sont mes femmes et nymphes qui pour ma gloire dévoilent leurs seins ? Où sont mes oiseaux pour me donner du beau ? Où sont les chants de la nature pour m'inspirer ? Où sont mes armées de monstres de flamboyants guerriers passionnés ?

Jusqu'à ma poésie semble, désormais, m'avoir été jusqu'ici souffler par les mondes qui m'appréciaient sans que je ne l'écrive moi-même.

« Tant pis, j'attendrais la relève... avec un peu de chance, je retomberais sur celle qui joue aux cartes. »

Un vil mensonge, comme quoi, l'ennui me change jusque là...

« Qui ça ? »

« Une brune dont j'ignore le nom. »
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Coucou ! C'est Tata Huayan !

Ou Impératrice des Siths petit coquinou ! ( Me donne pas des idées de titres à rajouter à ma liste, elle est déjà suffisamment longue comme ça huhu )

Alors, j'ai bien aimé et j'ai été surpris par une chose : la violence des propos tenus par Arthur !

Comme d'habitude, c'est bien écrit et j'ai encore rigolé avec cette histoire de toison, parce que j'ai l'esprit mal placé certes mais imaginez la scène de cette façon éclaire mon dimanche bien monotone, et aussi par l'inventivité dont tu fais preuve pour essayer de faire "vivre" ces cachots.

Arthur toujours à poil ? Perso', ça me choque pas. Je reste sur mon analyse précédente sur la question. Le garde en soi est bien, il discute un peu sans entrer dans la zone un peu limite du "je noue un lien avec un prisonnier" et en soi c'est appréciable.

Alors, le garde est peut-être pas un grand intellectuel, mais ce que lui sort Arthur est tellement menaçant. Alors certes, le prisonnier connait un peu sa copine au Consulat donc il sait qu'il y aura probablement des représailles, mais bon, est-ce que c'était faisable/judicieux de le sortir maintenant et dans ce contexte ? Je ne sais pas, je m'interroge. Surtout vu la situation où la négociation est en cours et que ce genre de propos pourrait faire augmenter la rançon s'ils étaient interprétés correctement et compris.

Continue ainsi !

Notation :

Facile : 10 points d'expérience + 100 munnies + 2 PS en DEF.

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A l'Amour comme à la Guerre Signat10

"I'm the light every night in your world
You revel in the glory of my beauty
Ready to watch me be legendary ?
'Cause I'm ultraluminary !"










Porte-Parole -temporaire - des Cités Dorées du Consulat, Haute-Commissaire à la Sécurité Consulaire, Impératrice Céleste Éternelle Meng Tian -蒙天-, Fondatrice de la Dynastie Song, Porteuse du Mandat Divin, Reine des Hans, des Mandchous et des Peuples du Sud, Grande Magistrice des Arts Magiques, Protectrice de la Terre des Dragons, Souveraine Légitime de toutes les Terres sous le Ciel, Ambassadrice des Cités Dorées du Consulat, Consule de l’Étiquette et Dame de Chengdu









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