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Nous sommes quatorze ans après les évènements de Kingdom Hearts 2. En tant d’années, les choses ont considérablement changé. Les dangers d’hier sont des soucis bénins aujourd’hui, et au fil du temps, les héros ont surgi de là où on ne les attendait pas. Ce sont les membres de la lumière qui combattent jour après jour contre les ténèbres.

Ce n’est plus une quête solitaire qui ne concerne que certains élus. C’est une guerre de factions. Chaque groupe est terré dans son quartier général, se fait des ennemis comme des alliés. Vivre dehors est devenu trop dangereux. Être seul est suicidaire. A vous de choisir.

La guerre est imminente... chaque camp s'organise avec cette même certitude pour la bataille.

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Ça avait été une soirée assez mouvementée. Les soeurs Arad étaient rentrées de leur service. Dans ma chambre, j’étais descendu lorsque je les avais entendues arriver souhaitant leur demander des nouvelles de ce fameux coffre fort. Je fus surpris de voir Reno déposer la soeur d’Arad sur l’un des canapés du salon. Celle-ci était étonnamment pâle, et surtout inconsciente.

Que s’est-il passé ?

J’sais pas. Nina ?

Arad nous expliqua la situation. Leur plan avait été compromis et il leur avait fallu improviser. Je me sentis expirer lentement, comme un long soupir. L’improvisation. Un terme qui avait difficilement sa place lors d’opérations de ce genre. Ce n’était pas par souci du détail mais d’efficacité que j’étais autant à cheval sur… Qu’importe.

Je fis le tour du canapé et vins m’accroupir à ses côtés, passant le dos de la main sur son front.

Froid.

Je joignis ensuite mon index et mon majeur et vins placer mes doigts sur sa carotide pour y capter son pouls.

Pouls absent, ou très faible. Préférons la seconde possibilité.

Je me retournais vers Arad.

Comment a t-elle été blessée ?

Elle m’expliqua avoir reçu une balle alors qu’elle s’apprêtait à quitter le bureau de Pavani. Une balle tirée sans aucun bruit, provenant d’un mécanisme accroché autour du poing. Je connaissais ce genre de modèles, il s’agissait d’un petit dispositif que l’on fixait à l’aide d’une sangle sur le dos du poing. Une poignée passait entre les doigts d’un poing serrée, et lorsque l’on frappait avec, le mécanisme se déclenchait et le petit canon placé sur le dos de la main tirait sa balle. L’avantage d’une telle arme était qu’elle était facile à dissimuler, en plus d’être particulièrement silencieuse.

Reno, ça ira. Vous pouvez disposer, lui dis-je le visage neutre. Je me retournais vers Arad, toujours debout, derrière moi.

Nous ne pouvons pas appeler de médecin, il va falloir nous débrouiller par nous même et vous allez m’aider. Ramenez moi une paire de ciseaux, de quoi désinfecter une plaie, des compresses, ainsi qu’une pince à épiler.

Elle me quitta et monta jusqu’à la salle de bain située à l’étage où se trouvait la trousse de secours de Blake. Il n’y avait plus qu’à espérer que celle-ci fut fournie. Elle finit par redescendre avec tout ce dont j’avais besoin. Elle posa la boite juste à côté de moi, et je l’ouvris pour y prendre la paire de ciseaux. Je vins découper sa robe, de bas en haut, avant d’en écarter le tissu. Visiblement, elles avaient eu le temps de lui faire bandage de fortune mais celui-ci était trempé de sang maintenant.

Je vais avoir besoin de vous. Nous devons lui retirer ce bandage, premièrement pour accéder à la blessure, deuxièmement parce que le sang va finir par pourrir et infecter sa plaie. Redressez-la.

Arad s’éxécuta et souleva sa soeur par les épaules. Je me saisis du bout de la bande et commençais a lui ôter. Elle saignait encore, sans que cela ne soit trop abondant.

L’avantage de ces balles, c’est qu’elles ne pénètrent pas trop loin dans la chair puisqu’aucune poudre n’est utilisée pour le tir. Le problème par contre, c’est que ces balles sont fragiles et explosent en plusieurs fragments dès le contact avec un os. Il n’y a plus qu’a espérer que ce ne soit pas le cas. Reposez-la.

Je lui tendis le bandage maculé de sang pour qu’elle s’en débarrasse et me mis à la recherche d’un flacon de désinfectant. Je m’en saisis, l’ouvris et versais un peu de son contenu sur la plaie. Je crus voir ses sourcils se froncer.

Pince à épiler, dis-je en tendant la main. Arad ma la tendit, ce qui me fit marquer un temps d’arrêt.

Vous vous en êtes servie pour… vous ?

Elle répondit par l’affirmative, alors je sortis mon briquet de ma poche et fis chauffer l’extrémité de la pince de fer pour la désinfecter.

De ma main gauche, j’entrouvris légèrement la plaie avant d’y insérer lentement la pince. La gardant fermée, je me mis à fouiller l’intérieur jusqu’à buter sur quelque chose de dur. J’ouvris la pince pour l’attraper et, lentement, je la sortis du corps d’Odile. Je la portais à mes yeux.

Quand vous faites des erreurs, vous en faites de bien contraignantes. Balle fragmentée, dis-je en déposant la balle dans les mains d’Arad. Il allait falloir trouver les autres morceaux, aussi petits pouvaient-ils être. Je retournais à l’intérieur de la plaie et me mis à la recherche d’autres fragments jusqu’à réussir à tous les retirer.

Je retournais à mes fouilles dans la trousse de secours à la recherche d’une éponge hémostatique. Evidemment, Blake n’avait rien de tout ça. Je pris donc une compresse que j’imbibais de désinfectant et je vins l’appuyer contre sa plaie. J’intimai à Arad de préparer un nouveau bandage et cette fois-ci, je fus celui qui la redressa. Le bandage posé, je la laissais reposer sur le canapé. Je passais ma main sur son bandage pour y lancer un sort de soin, et ce même si je n’étais pas un excellent mage. Gageons que cela puisse quand même faire effet.

La tache finie, je me redressais pour faire face à Arad.


C’est drôle, j’aurais cru que les soeurs s’inquiétaient dans ce genre de cas. Comme a votre habitude, vous restez impassible. Avez-vous seulement un coeur ? Plaisantai-je, refermant la trousse de secours posée sur la table basse.

Son état devrait s’améliorer. Je pense. J’espère, plutôt. Aussi longtemps que dure tout ceci, votre soeur est en quelque sorte sous ma responsabilité et… Je parlais peut-être trop. Je fis un signe de main en direction d’une couverture posée là.

Vous feriez-mieux de la couvrir,
dis-je en faisant quelques pas en direction des escaliers que je venais de descendre. Je vais vous laisser vous reposer, cette soirée à dû être éprouvante, aussi bien pour elle que pour vous. Vous me transmettrez les détails demain.

Je commençais à monter les escaliers avant de m’arrêter à mi chemin, baissant la tête pour adresser une dernière fois la parole à la soeur de la blessée.

Oh, et… Ne laissez pas Reno approcher. C’est… Vous avez compris.

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Bloc B Dd736708773db3f50ba2
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Ah ça faisait longtemps, ça m’avait manquay.

Mais au fait, y a-t-il une raison particulière pour laquelle tu aurais choisi le bloc b ? Ou c’est purement fortuit thinking ?

Tu sais que je les aime tes rps réaction hein. Bon, déjà, ça m’a pas du tout dérangé que tu décides ce que le Cygne t’a raconté comme merdes pour expliquer le fait que sa soeur est blessée par balles, sans pour autant être grillée auprès de Pavani. Déjà ça m’évite d’y réfléchir, puis voilà, c’est cool, ça tenait pas mal la route, j’ai pas très bien compris le fonctionnement de l’arme mais le principal c’est que ça ait convaincu Rufus, hein ! Very Happy

J’ai vraiment trouvé le rp cool pour plusieurs raisons. Déjà, t’as pensé à l’histoire du coeur. Tu dis qu’elle n’a pas de pouls, alors que de fait, elle ne peut juste pas en avoir, vu qu’elle n’a pas de coeur. D’ailleurs, je sais même pas si j’étais dans le bon en disant qu’un simili pouvait saigner. Mais dans ma tête je me disais « alors le simili, c’est le corps et l’âme non ? Donc bah le corps, il peut saigner hein ? » Tu pourras toujours me contredire par la suite. Bref, revenons à toi, c’était cool que tu y penses.

Evidemment Rufus éloigne Reno pour des raisons que je… crois deviner ? ^^ C’est rigolo, je trouve que tu fais ça assez subtilement. Genre, tu marques ton intérêt pour le personnage d’Odile et tu fais en sorte que Reno ne tourne pas trop autour mais toujours avec de petites phrases ou remarques assez discrètes. Genre ça reste classe, ça fait pas le gros con primitif qui veille au grain.

D’ailleurs, autre point, c’était cool de voir Rufus utiliser sa dextérité autrement qu’en tirant sur des trucs ou en dégrafant le soutien-gorge de Scarlett. Non, ici, tu as utilisé tes talents à bon escient. J’ai bien aimé comment tu as fait les choses assez consciencieusement dans tes descriptions, en parlant de la méthode, des système d pour désinfecter et opérer, puis le truc de la balle qui s’est cassée. Bref, t’as mis du coeur à l’ouvrage. Autre chose, j’ai apprécié la coopération entre ton personnage et le mien, je trouve que tu l’as bien gérée, j’imaginais la scène et je trouvais ça cool. Genre c’était tendu, sérieux, ça semblait… important. Quand on visualise la scène on imagine le grand silence et Rufus qui est en train de retirer précautionneusement les morceaux de balle puis le Cygne qui les récupère.

Alors évidemment je vais pas te faire l’affront de parler d’anatomie, je me doute que vraisemblablement on a dû tous les deux dire de la merde et des trucs incohérents mais bon… est-ce que c’est vraiment grave ? Non. Le principal c’est que ça avait l’air bien fait !

Puis la petite remarque à la fin évidemment, sur le fait que le Cygne ne réagisse pas, le petit uppercut dans la mâchoire et voilà. C’était drôle, drôle mais… bah réaliste je pense. J’imagine qu’en de telles circonstances, elle va pas s’emmerder à simuler son inquiétude alors qu’elle est juste concentrée sur ce qui est en train de se passer. Et mine de rien, elle n’a pas intérêt à ce que Odile y reste.

Facile : 10XP, 120 munnies, 2PS en symbiose
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