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Nous sommes quatorze ans après les évènements de Kingdom Hearts 2. En tant d’années, les choses ont considérablement changé. Les dangers d’hier sont des soucis bénins aujourd’hui, et au fil du temps, les héros ont surgi de là où on ne les attendait pas. Ce sont les membres de la lumière qui combattent jour après jour contre les ténèbres.

Ce n’est plus une quête solitaire qui ne concerne que certains élus. C’est une guerre de factions. Chaque groupe est terré dans son quartier général, se fait des ennemis comme des alliés. Vivre dehors est devenu trop dangereux. Être seul est suicidaire. A vous de choisir.

La guerre est imminente... chaque camp s'organise avec cette même certitude pour la bataille.

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La maison était sombre, étrangement calme. Dans le salon, on n’entendait que le cliquetis de la trotteuse sur l’horloge. Il était à peu près vingt-trois heures. Elle avait commencé à lire un livre, un polar new-yorkais, qu’elle avait trouvé dans la bibliothèque du propriétaire des lieux. Sentant venir le sommeil, elle déposa le livre sur ses cuisses et se laissa entraîner dans un état de semi-conscience où diverses images lui apparurent. Elle avait pris la décision de laisser le lit à Nina, pour qu’elle puisse se reposer pleinement et récupérer de sa blessure. Elle aurait pu emprunter la chambre que le Président avait occupé évidemment, mais elle avait préféré éviter les conflits d’un côté ou de l’autre. Elle campait donc dans le divan et s’en accommoderait assez facilement.

Elle remonta le plaid jusqu’à ses épaules et se recroquevilla pour se coller dans le pli de son lit de fortune (!) comme dans un cocon.

Combien de temps plus tard, elle n’aurait su le dire mais un cri puis un bruit sourd la réveillèrent brusquement. Elle se releva et regarda tout autour, comme s’il pouvait y avoir quelque chose qui la menaçait. Réalisant ce qui se passait, elle se précipita dans les escaliers  en courant, ouvrit la porte brusquement et la trouva là, Nina, encore à terre, pliée sur elle-même, tremblante. Elle semblait se battre contre quelque chose qui n’existait pas, gémissant et parlant de façon incompréhensible.

Odile approcha et, tant bien que mal, attrapa son sans-coeur, au niveau des aisselles pour la remettre dans son lit. La chaleur qui émanait d’elle à cet instant frappa le simili. Elle posa sa main sur le front du sans-coeur, c’était brûlant.

Bon sang, elle ne savait même pas que c’était possible. Nina recommença à se tordre dans tous les sens.

Alors, elle releva le pan de son tee-shirt plus haut sur sa cuisse pour inspecter sa blessure. Elle semblait plus noire encore que toute à l’heure, et de petits filaments, semblables à des veines, violets, s’en allaient vers l’extérieur de la blessure comme pour se répandre. Elle allait mal.

Odile essaya d’appeler sa soeur dans son sommeil, voir si elle pouvait l’atteindre, voir si elle savait quoi faire dans ces cas-là, mais cette dernière restait inaccessible, sans doute coincée dans un entre-monde douloureux et incohérent.

Elle se leva et regarda par la fenêtre, serrant le poing et posant ses lèvres dessus pour réfléchir. Que devait-elle faire ? Comment pouvait-elle aider Nina ? Y avait-il quelque chose à faire ou lui fallait-il juste attendre, le temps que son corps se défende ? Et demain, si elle n’était pas remise, qu’arriverait-il ?

Tant pis. En désespoir de cause, elle saisit son gummiphone et envoya un message à la seule personne qui pouvait l’aider actuellement, même si cela les mettrait probablement dans une situation délicate.


OdileBonsoir Monsieur. Pardon de vous déranger si tard et alors que vous venez juste de rentrer. J’ai un problème avec ma soeur, à la maison, pourriez-vous faire quelque chose ?

RufusJe vous envoie quelqu’un.

OdileMerci beaucoup. Bonne soirée.


Elle pressa l’appareil contre sa poitrine, légèrement rassurée. Même si la personne qui viendrait ne pourrait sans doute pas en faire plus qu’elle… elle était soulagée de ne pas avoir à affronter cela toute seule.

Elle resta là, à la surveiller, environ une heure, puis on sonna à la porte. Elle dégringola les escaliers et vint à la rencontre de son sauveur. Ouvrant la porte violemment, elle découvrit cette haute silhouette affublé de cette chevelure rouge éclatante, même dans la nuit. Il se tenait l’épaule appuyée sur le porche, flegmatique.

-Salut ! Le Président m’envoie.
-Merci d’être venu.

Il fit un sourire faussement ravi, qui retomba aussitôt. Il n’était pas avec son compagnon habituel. Odile se plaqua contre la porte tandis qu’il forçait le passage pour entrer dans la maison. Il s’avança dans le salon et promena ses yeux tout autour.

-Alors, qu’est-ce qui se passe ici ? Elle est où ta soeur ?

Elle hésita quelques secondes puis se rappela que c’était avant tout pour cela qu’elle avait appelé à l’aide.

-Il faut monter.
-Quoi ? Dans votre chambre ?

Reno afficha un sourire ambigu et intrigué, mais voyant qu’elle n’était pas d’humeur, il racla sa gorge et l’invita à ouvrir la voie.

Odile ouvrit la porte et le fit entrer dans la chambre. Ils découvrirent tous les deux Nina, genoux pliés et les cuisses ramenées contre le ventre. Le turk prit soudainement un air moins détendu.

-Merde…Qu’est-ce qu’elle a ?

Comment lui expliquer ?

-Nous sommes toutes les deux parties en expédition aujourd’hui, à la recherche de…
-marchands d’esclaves, ouais, le Président m’a vite fait expliqué le plan.
-Nina était à Agrabah. Je ne sais pas du tout ce qui s’est passé mais… quand elle est revenue, elle était pétrie de douleur, elle parlait de sa blessure à la cuisse… Puis son état n’a fait qu’empirer depuis.

Il s’assit sur le bord du lit face au sans-coeur et tenta d’apercevoir la blessure en amenant son genoux vers l’extérieur. Elle aurait voulu l’en empêcher mais… comment ?

-Putain, c’est moche.
-Oui. Et ça empire.
-On devrait pas… l’emmener à l’hôpital ou un truc du genre ? Je crois que ça peut finir en amputation ce genre de bail.
-Non je…

Il leva un instant les yeux vers son interlocutrice puis…

-Attends, qu’est-ce qu’elle a ?

Nina recommençait à trembler mais plus intensément cette fois et… le pire commença à se produire. Des volutes de ténèbres violettes et noires commencèrent à émaner de son corps. Il s’en écarta brusquement, s’écrasant contre un mur. Elle aurait dû s’en douter, savoir que c’était une mauvaise idée de faire venir quelqu’un ici, mais…Il fallait qu’elle dise quelque chose…

-C’est… son corps qui résiste.
-Son corps ?
-Oui… elle… enfin, sa magie, elle se bat pour la sauver puisque sa partie consciente n’en est pas capable.
-Mais c’est quoi cette magie ?

Le Président était à peu près au courant qu’il y avait des ténèbres en Nina, alors…

-Son coeur est aligné à l’ombre.
-Ah.
-Enfin, ce n’est pas un monstre mais…

Comme il lui était difficile de parler de Nina en ces termes. Mais il fallait éloigner cette idée autant que possible de leurs têtes.

-C’est juste que ça fait partie de ses capacités.
-Et donc ça peut l’aider, à aller mieux ?
-Si… cette blessure est d’ordre magique, oui, je le crois.
-D’accord.

Comme pour s’assurer qu’il ne parlerait plus de médecin, elle remit le sujet sur la table.

-C’est aussi pour cela qu’aller à l’hôpital ne servirait probablement à rien.

Reno lui adressa un regard désolé, compréhensif, il se massa la mâchoire, il réfléchissait sans doute.

-Ok. Bon, je vais rester ici cette nuit, on ne sait jamais.
-Je me demandais…
-Quoi ?
-Comment on fait si demain elle est incapable de bosser ?

Il soupira, Odile en fut déconcertée. Elle savait bien qu’elles étaient toutes les deux en train de mettre le plan en péril et elle ne voulait pas que cela parvienne aux oreilles du Président. Mais pas uniquement parce que cela déplairait à Nina, elle se surprit à le penser.

-Tu vas devoir y aller seule, je vois que ça.
-Pavani ne sera pas content.

Bien qu’il lui ait parlé plus souvent à elle qu’à Nina, elle suspectait qu’il ait une préférence pour le sans-coeur, dépeinte comme farouche et étrange, probablement un de ses côtés tordus.

-Eh ben tant pis, qu’il aille se faire foutre ce vieux porc. Et si y’a la moindre chose…
-Ne t’inquiète pas, je sais me débrouiller.

Les ténèbres de Nina cessèrent d’irradier.

-Laissons-la dormir.
-Ouais, je prendrais bien un café, puisque tu le proposes.

Ils descendirent les marches et se dirigèrent vers la cuisine. Odile se sentait plus vivante, plus forte, de ne plus être seule à devoir faire face. Elle ne put réprimer un sourire, ce qui attira l’attention du Turk, manifestement intrigué.

-Et sinon… tu viens d’où ?

Elle enclencha la machine à café et sortit une tasse.

-Grimm.
-Ah donc t’es genre… un personnage de conte de fées, c’est ça ?
-Hein ?
-Bah, c’est pas un peu ça le délire ? Votre monde, il y a plein d’histoires là-bas, des histoires de ouf qui sont ensuite écrites dans des livres et racontées aux enfants.

Elle se servit un verre d’eau pour se donner le temps de réfléchir, puis en avala une gorgée.

-Ouais, je suppose.
-Et donc, toi, tu serais quoi ? Une gentille ou une méchante ?

Il se rapprocha légèrement, provocateur, tendit le bras à quelques centimètres de son visage et… attrapa le sucre.

-Alors ?
-Quoi ? Euh…

Il ricana légèrement, manifestement satisfait du l’effet qu’il avait fait naître chez elle. Quelque peu contrariée de s’être laissée déstabilisée ainsi, elle afficha un rictus en coin, malicieux.

-D’après toi ?
-Bah… là tout de suite, j’aurais bien dit que t’étais une gentille fille, du genre à faire tout ce que dit papa et tout mais…
-Mais ?
-Bah. Connaissant un peu ta soeur, puis avec ton petit air faussement innocent, je dirais bien… que t’es de la team méchant.
-La team… big-bad-bitch ?

Elle sourit tout en reprenant une gorgée d’eau. Il fit tourner la cuillère dans son café, amusé.

-Hey c’est quoi ça ?

Il saisit la petite boite en bois qu’elle avait trouvée près du corps de Nina.

-C’est un truc qu’elle a ramenée de là-bas, je crois que c’est un casse-tête.
-Génial ! J’ai aucune patience pour ces trucs-là, mais c’est cool ! Qu’est-ce qu’il y a dedans ?
-Un truc important pour notre affaire j’imagine…
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Ahin....

Eh beh pour le coup, ça va être extrêmement difficile de noter ce RP. Je comprends mieux pourquoi je l'ai pas noté dans la foulée quand je l'ai lu à midi.

Mention spéciale au truc de fortune (!), toi même tu say.

Donc donc donc... Je vais commencer par le début, ça va être plus simple. NESSPA.

Situation initiale, Odile est seule. Rufus s'est tiré et le Cygne est en PLS. Elle a pris un sale coup, sa jambe est gangrenée et... bon bah on va dire qu'elle est en train de crever, hein. Premier problème déjà. Je sais que c'est pour le suspens et tout. Je sais aussi qu'on parle du plaie qui fume des ténèbres mais.

0, 0, 0 indice là dessus. 'fin je parle pas tellement d'indice ici, plus de progression. Et là j'ai un problème je dirais. C'est de toute évidence un événement important. Sinon t'en parlerais pas autant, jusque là on est d'accord ? Donc c'est un événement important, mais qui... traîne un peu, je dirais. Alors de là, deux hypothèses.

Soit, c'est une explication que t'as trouvée pour qu'Odile aille toute seule chez Pavani, mais du coup pourquoi appuyer autant là-dessus ?
Soit, c'est vraiment un truc turbograve et dans ce cas là, j'ai du mal à me dire que ça l'est puisqu'on parle de ton perso principal et... bah on se doute bien qu'il va pas crever d'une cimeterre dans la cuisse Very Happy

Donc voilà ! Ça plus le teasing qui, avec le recul, peut quand même être assez long... J'ai envie de savoir, mais... En vrai, je m'attends plus vraiment a avoir de réponses quand je lis ton "rp du jour" xD En gros, je vois que t'as posté. Je vais lire parce que ça m'intéresse mais à l'avance, je sais que j'aurais pas de réponse donc au final... ici, je l'ai lu un peu plus détaché que d'habitude.

Et pourtant il se passe des trucs ! Tu nous ramènes un Reno que tu sais bien gérer, ouais. Là-dessus y'a pas de soucis. P'tête... qu'il est con, mais ça j'y reviendrais. Après. En tout cas, rien à signaler de ce côté-ci !

Un autre truc que j'ai trouvé dommage aussi, c'est que y'a pas une mention de faite à ce qu'elle à foutu cette journée là. Forcément, c'est ton PNJ, t'es pas obligé d'aller écrire un RP dès qu'il va aux chiottes hein, mais ne serait-ce qu'une mention vite fait pour savoir si c'était peanuts, ou au contraire si elle avait trouvé des trucs... ça aurait pu être cool ! Là c'est complètement occulté et c'est dommage, je trouve.

Donc Reno qu'est con, et ça va être le dernier point avant de passer aux trucs plus cools... Tout le passage où vous êtes dans la chambre, à la regarder... saigner des ténèbres (?), autant Reno se débrouillait bien, puisqu'en réaction à ce que disait Odile, hein. Autant Odile... mais pire menteur, ça existe pas je crois Very Happy J'essaie de me mettre en situation, c'qu'est quand même quelque chose de méga difficile parce que le contexte est perché.

Ouais. Moi je vois une meuf qu'est blessée, qui saigne pas si j'ai bien compris, mais qui a exactement le même genre de volutes ou de fumée ou c'que tu veux qu'ont les sans-coeurs quand ils popent/meurent/etc... J'me pose des questions ! Et j'me contente pas du fait que sa soeur me dit "non mais t'inquiète, c'est magique". Reno, des sans-coeurs il en a quand même niqué quelques camions, en toute logique. Et ces volutes sont quand même super caractéristiques !

Alors oui, tu veux pas que ça se sache, etc. Et ça c'est plutôt cool ! J'aime bien l'idée de l'identité cachée. Mais même s'il se mettait pas à hurler "lol c'est un sans-coeur", je me serais attendu à ce qu'il ait plus de doutes quand même. Voilà !

Après... s'il a bu les paroles d'Odile, c'est p'tête parce qu'il s'en tape et que le seul truc auquel il pensait à ce moment là, c'était d'la pécho ! Parce que la fin du RP, je l'ai relue un peu plus que tout le reste. La seule chose que je comprends, c'est qu'il veut la pécho. Le discours est orienté dans cette direction, la gestuelle, le truc le machin... j'ai été surpris qu'elle se prête au jeu d'ailleurs xD

Donc... je dirais que dans le fond, c'est quand même chouette. Reno et Odile ça marche bien, le dialogue reste fluide malgré les défauts que j'ai relevé et qui sont d'ailleurs totalement subjectifs hein. Ça se répond bien donc, on les retrouve tout les deux clairement. Le truc que je me dis en fait, c'est genre "si y'avait pas les couleurs, est-ce que je saurais qui parle ?" Et là, oui, donc ça roule. Pour continuer dans le fond, je dirais que l'idée de base est bonne. La perspective qu'Odile y aille seule le lendemain, ça m'intéresse aussi, j'me demande ce qui va se passer forcément mais mais mais... l'idée de base est bonne, attention à ne pas laisser le truc s'essouffler. Je te dis pas de nous dire quel est le problème dans le prochain RP et au passage de le résoudre, je te conseille juste de rebondir dessus. Pas simplement se contenter de "voici le problème". J'sais pas si j'suis clair !

Voilà voilà ! J'pense que j'ai tout dit Very Happy J'vais passer, une millième fois, le moment où je dis que t'écris bien et tout ça. Que t'as du vocabulaire, que tu trouves les bons mots pour donner le bon poids à ta phrase... Ça t'es au courant ! Plutôt que de dire quand c'est bien, à ce niveau là. Je me contenterai de te dire quand c'est moins bien peut-être ? Je sais pas ! Et d'façon, comme chaque truc que j'dis à la fin d'une note, demain j'aurais oublié.

On se revoit pour que je te redise que t'es forte en dialogues, tout ça !

Très facile parce que mini série. Pis d'façons, bah c'était quand même très facile. C'EST PAS TOI QUI DOUILLE HEIN.

5 xp, 50 munnies, 1 PS en Défense. Ça, ça t'apprendra à pas me donner de symbiose l'autre jour. J'ai voulu le faire hier mais ça aurait été dommage que niquer 3 PS en vengeance. Donc j'le fais maintenant !





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Une visite salutaire Dd736708773db3f50ba2
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