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Nous sommes quatorze ans après les évènements de Kingdom Hearts 2. En tant d’années, les choses ont considérablement changé. Les dangers d’hier sont des soucis bénins aujourd’hui, et au fil du temps, les héros ont surgi de là où on ne les attendait pas. Ce sont les membres de la lumière qui combattent jour après jour contre les ténèbres.

Ce n’est plus une quête solitaire qui ne concerne que certains élus. C’est une guerre de factions. Chaque groupe est terré dans son quartier général, se fait des ennemis comme des alliés. Vivre dehors est devenu trop dangereux. Être seul est suicidaire. A vous de choisir.

La guerre est imminente... chaque camp s'organise avec cette même certitude pour la bataille.

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D’entre les poubelles cabossées, on ne voit que ses yeux. Ternes, jaunis, seuls rescapés de la crasse environnante. Sa pose est celle d’un camé lancé sur son dernier voyage, soit un amas informe de tissus malodorant, couverts de carton et de détritus de plastiques colorés. Un bon camouflage, dans l’ombre de la ruelle.
Son souffle est long. Léger. Presque imperceptible.
Elle attend une proie.

Si elle a bien tenté les breuvages du cru, les aiguilles, les cristaux, les poudres et la pâte grisonnante… La chasse reste son plaisir favori.
Mais le Grand Jeu a pris fin. La chasse a des conséquences, désormais. Revenu à l’embuscade, à la traque, à l’attente.
Et, alors que ses muscles commencent à gémir, alors que ces excès de la veille s’immiscent à l’arrière de son crâne, alors que la rage se réveille dans ses tripes…. Sous ses yeux, une proie.
Un vêtement blanc, presque une insulte à la pénombre locale. Un sweat, selon les locaux – épais, lâche, capable de cacher couteau et arme à feu. Un jean, aussi, un pantalon solide et passe partout dans la cité. Et, ah, dans la poche arrière… Bingo. Un Gummi phone.
Dans la ruelle, la seule lumière est celle d’un néon bleu ciel. Le mot, « GELA O », illumine brièvement le passage luisant d’humidité. Elle compte trois respirations entre chaque grésillement. Trois respirations, suffisamment pour bondir, pour saisir, pour…
Elle pourrait tuer.

Ses lèvres sèches s’étirent.
Mais tuer, c’était éveiller les suspicions des gangs. C’était repartir dans la traque, risquer la capture par la Shin Ra. C’était retrouver l’adrénaline, plus puissante encore que toutes les drogues de ce monde si sombre. C’était continuer son existence de pénombre, de méfait en méfait – sans direction, sans espoir, sans conséquence.
Ou elle pourrait voler ce Gummi phone. Trouver à qui revendre ce petit gadget hors de prix, contacter… Contacter qui, déjà ?
Sa cible approche. Blond, jeune. Inoffensif. Dans ses pattes traine un hybride coloré. Sur ces terres, loin parmi les étoiles, on en aurait fait un monstre ou un dieu. Ici, ce n’est qu’une tortue rousse et enfantine.

Une seconde cible. Cela multipliait les chances de se faire attraper. Tout ça pour quoi ? Quelques munnies, tout au plus ? Le blondinet n’avait probablement pas grand-chose sur lui. Il allait falloir employer une méthode plus subtile.
Le grésillement du néon fut le signal.
Dans un sursaut, Naran bondit. Plutôt que de dépecer l’imbécile, elle se contenta de la prise la plus importante.
C’était simple. Lui faire peur, avec sa démarche, ses yeux… Profiter de sa surprise pour pêcher ce Gummi phone de son jean, et disparaitre dans les bas-fonds d’Illusiopolis.

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- Où est-ce qu’on va ?

Les épaules affaissées et l’air absent, Bowser Jr marche à mes côtés dans les rues sombres d’Illusiopolis. Sa voix ne laisse ni transparaître un certain intérêt, en serait presque maussade. Les derniers jours ont été particulièrement lourds pour lui. Les nains de la Saint-Patrick n’ont pas été les seuls à tenter de nous ennuyer et j’ai parfois été contraint de passer à l’acte. Le retour à la réalité est toujours aussi dur. L’enfant comprend que ces personnes n’auront pas d’autre chance comme les règles de son monde le leur autoriserait. Que le chemin pour eux s’était arrêté de cette manière. Et donc, ouais, en résumé, l’atmosphère est pesante.

- On va au bar où j’ai trouvé le gars qui m’a donné l’adresse la dernière fois, “Chez Régis”. Avec un peu de chance, on le recroisera. Après… Je verrai si Roxas en a fini avec sa part du marché.

Le môme ne répond même pas, poursuit simplement son chemin d’un air totalement déconnecté. Les rues sont calmes, peut-être même trop calmes pour ce monde, mais c’est pas moi qui m’en plaindrai. Je m’arrête en plein milieu du chemin, regarde le ciel obscur et ces gratte-ciel qui se fondent dans la pénombre ambiante. Quelques instants passent comme ça, et puis d’un coup, je sursaute comme jamais. Je sens une putain de main aux fesses.

Mon cœur a fait un gros bond dans ma poitrine. Je grimace, me retourne et donne aussitôt un coup furieux dans le vide. La crainte passe même un instant dans mon regard. Un souvenir aussi vif que répugnant a refait surface. Pourtant, cette main au derrière s’arrête là, bien qu’ayant déjà largement dépassé les limites de ce que je peux accepter, suite à cette abomination que je souhaite oublier.

- Ton gummiphone !

Je pars aussitôt à la course de la voleuse, massant la poche arrière effectivement dépossédée de son contenu. La silhouette détale à grandes enjambées, à un rythme bien plus soutenu que le mien. C’est qu’elle est agile, cette connasse ! Parant au plus pressé et ne souhaitant pas la laisser s’échapper si facilement, je sors mon arme à feu, hésite sur l’instant à tirer dans sa direction, puis me ravise, canalisant un sort. Bientôt, une image de moi-même apparaît derrière un véhicule, surprenant l’importune.

Espérant que le sortilège la désarçonne, je tente d’en profiter pour effectuer un premier tir. La balle siffle et dans cette pénombre, je ne parviens pas à distinguer si elle atteint la fugitive. Elle a sûrement manqué sa cible, puisqu’elle semble reprendre contenance et reprendre sa course. Je tente de me jeter sur elle, mais elle parvient à s’esquiver et bientôt, la voilà qui commence à reprendre de la distance. Pourtant, rien ne change pour moi. C’est une question de fierté désormais…

Elle ne m’échappera pas ainsi.
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Pwah, c’que c’chiant ! S’passe rien ! Ce n’est pas un mal, un peu de calme, ça fait du bien. Surtout après ce battle royal de l’enfer. Et si j’frappe un gars au hazard, genre… LUI ! Avec l’grosse moustache ! Karg’, t’es sur le territoire de Jimbo, t’es même sensé le patrouiller là. Tu crois qu’il va réagir comment si non seulement tu ne le protège pas, mais en prime, t’es la source d’une agression ? Pwaaaaaaah.

J’regarde autours d’moi. C’trop calme ! Et quand c’calme ! Moi, j’le sang qu’boue ! Pourquoi font rien ? C’quoi s’problème à l’femme là ? Pourquoi elle r’garde l’vitrine d’magasin s’rien faire ? Elle veut pas crier ? Et lui là ? Il fiche quoi à fumer sous l’pas d’porte ? Frappe quelqu’un ! Allez !

Bon sang… Ça va être une longue journée hein… ? Depuis que le battle royal a fini, t’es intenable. Raaaah, j’avance d’plus en plus vite, là, j’tourne à droite à l’prochaine rue. Si j’vais assez vite et qu’je tourne dans tout l’quartier, j’vais bien finir par tomber sur de l’action ! TSAH ! C’est car on a perdu pas vrai ? Nah ! Ça te frustre NAH ! Rigole-pas Karg’, j’ai bien compris, je ne suis pas un idiot. TA-TA-TA J’ENTENDS RIEN !

BANG

C’est un… COUP DE FEU !

BWAHAHAHA ! ENFIN ! J’commence à courir comme j’peux, c’tout proche en plus ! Là ! C’venait de cette rue ! J’commence à débouler dans l’coin, et j’regarde autours d’moi d’suite !
Attend, arrête de bouger la tête, là-bas ! Y’a quelqu’un qui vient de sauter sur une autre au fond ! Elle s’enfuit ! Attend, celui derrière, ce ne serait pas…

« CHAIR MOLLE ! » Qu’je gueule au blondinet ! AH ! Là c’de l’bonne journée ! C’me fait plaisir d’revoir s’tronche au gamin ! L’Fille ! J’commence à m’mettre en plein milieu d’la rue où elle s’barre en courant. C'tombe bien ! Avec l'coup d'Bang, l'passants s'sont écartés sur l'côté ! Plus d'places rien qu'pour nous !

Allez ! Viens voir Tonton Karg’orth !
Oulah mais attend ! Ce n’est pas nos oignons d’un, et de deux, on sait pas ce qu’elle a T’gueule l’chouineur ! L’blondinet et elle s’batte, j’veux cueillir l’deux ! Bah voyons ! Et tu vas essayer de me faire croire que soudainement, tu prends ton rôle de garde au sérieux ? Eh… Eh… Eh… Nah. Ouais, bien ce qui me semblais.

J’veux juste l’tatanner l’gueule d'deux fouteurs d’troubles !
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Face à elle, un géant vert. Sa bouille écrasée n'était pas aussi amicale que celle qui orne les conserves sur lesquelles elle faisait parfois ses repas... Mais l'odeur, elle, rivalisait avec celle des monceaux de détritus qui meublaient la cité.
Clairement, le monstre tentait de l'intercepter. Tout aussi clairement, il n'avait aucune chance. Naran bifurqua brutalement. Son pied glissa sur le ciment humide alors qu'elle se ruait à gauche du colosse, et elle roula sous sa portée pour reprendre sa course.

Le Gummi phone était maintenant oublié, glissé dans cette poche de lycra qu’elle avait ceint à sa ceinture. Ses mains devaient être libres, ses yeux grands ouverts… Son plaisir complet.
La cible qu’elle pensait inoffensive l’avait repéré, l’avait pris en chasse, lui avait tiré dessus, et lui avait même fait le plaisir de démontrer quelque tour de magie.
Mieux, les jurons légers du gamin et de son acolyte s'étaient doublés d'un beuglement gras du géant. Ils se connaissaient ? Allaient-ils s'allier contre elle ?

Elle n’était pas dans ses ruelles. Mais, même hors de son territoire, elle connaissait les courants ; savait où trouver les bouches béantes d’où montait la fumée, les artères illuminées où filaient les voitures, et les hauts bâtiments d’où se dissimuler.
Surtout, elle était bien plus rapide qu’eux.

Il était temps de leur préparer un accueil à leur mesure.
Premièrement, choisir le terrain. Sans armure, sans compagnons d’arme, elle n’avait pas l’avantage : Il lui fallait un lieu connu, sombre… animé. Ici, tous avaient déjà fui, et une foule sera tout à la fois diversion, bouclier et potentielle porte de sortie. Où trouver une telle masse, alors que la journée prenait fin à Illusiopolis ?
Le marché nocturne. Là, entre les baskets Roxus, les kebabs inidentifiables et les marchandises tombées du camion ; entre les pickpockets, les petites frappes et les locaux en déshérence… Là, elle aurait l’avantage. Suivant les odeurs de viande grillée et de crabe calciné, Naran remonta allée sur allée, brûlant son avance à travers plusieurs raccourcis.

Deuxièmement, le blondinet allait apprendre qu’il n’était pas le seul à pouvoir se dédoubler. Mais, quand il s’agit de créer des pantins, il est bien plus utile de les utiliser pour frapper, que simplement pour surprendre.
Alors qu’elle approchait la nuée de badauds, Naran entama un pas de danse. Un tour de hanche, une envolée de ses manches, et elle se vit à ses côtés ; identique, vêtue d’une même tenue grise tranchée de deux bandes blanches, marquée du même œdème à la pommette droite, dotée du même regard extatique et nerveux.
Ça ne suffirait pas. Puisqu’ils étaient trois à la poursuivre, elle fit trois copies, chacune née d’une enjambée ; chacune allant se perdre dans la clientèle hétéroclite alors même que les trois poursuivants allaient atteindre son niveau.

Et, enfin… Il lui fallait une arme. Alors qu’elle fendait un groupe d’adolescents paradant leurs vestes fluorescentes, Naran puisa en elle. Là, au fond, où se cache le désespoir, l’horreur, la rancune et la rage. Et, dans ce lieu où guettent encore les yeux de Death, se trouve une arme : un petit calibre au revêtement terni, de ceux qui pullulent dans la cité. Un pistolet qui prit forme sous sa manche, entre ses doigts serrés.

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- Oh non, pas lui, que je râle à voix basse.

Putain de merde. Même en étant aussi préparé que possible, toutes mes visites à Illusiopolis se finissent toujours de manière catastrophique. Ça en devient juste parodique, à ce stade. D’abord, il y a eu ma mission avec Septimus où on s’est attiré les foudres des gangs. Sans parler du pacte magique pour un pouvoir qui ne s’est… jamais manifesté.

La seconde visite, le jour de la Saint-Patrick, n’est clairement pas en reste. Je me suis fait piquer mon manteau préféré par des leprechaun enragés, sous les yeux d’un Roxas qui s’est bien foutu de ma gueule. J’ai croisé le gérant des Diables Blancs alors que je tentais de quitter le monde… et en fuyant ses hommes, je l’ai rencontré. Karg’orth. Un malade mental de colosse vert à l’hygiène fort douteuse qui m’a séquestré et menacé. Et pourtant, j’ai tenté de le recruter. Ça s'était bien fini, mais j’espérais revenir le voir avec plus d’hommes… par sûreté.

Et donc, lors de ma troisième visite, un an après, je tombe sur une bande de voleurs copycat qui se la jouent Saint-Patrick et je me fais piquer mon gummiphone par une voleuse sans gêne qui m’a rappelé un souvenir exécrable. Et en la prenant en chasse, de toutes les personnes que je pouvais croiser dans une de ces rues, il fallait que je tombe sur lui. Fort heureusement, il semble se ranger aussitôt de mon côté, tentant d’intercepter ma cible sans succès.

- Elle a volé mon gummiphone !

Le résumé que je fais en arrivant à sa hauteur est fort succinct, je ne m’arrête même pas et continue ma course, talonné par Bowser Jr et le géant vert. Elle creuse pas mal la distance, mais avec le rythme qu’elle tient, j’espère bien qu’elle se fatiguera plus vite que nous. En attendant, c’est la merde.

- Elle se dirige vers le marché noir !

J’y suis passé la dernière fois que je suis venu, lorsque je cherchais un bar qu’on m’avait indiqué. Faut pas qu’elle l’atteigne, mais à cette distance, ça sert juste à rien. Je suis pas un excellent tireur. Mes tirs n’atteindront jamais leur cible. Le gros bras est… beaucoup trop lent, je vois pas ce qu’il pourrait faire non plus. Et ce qui devait arriver arriva. Elle s’est enfoncée dans la foule. Elle va vraiment se barrer comme ça, tranquillement comme une lâche ?! Une idée, n’importe quoi. Sinon, on risque pas de la retrouver. Je fais un double saut pour prendre de la hauteur sur un camion.

- Qu’est-ce que tu branle sur ma bécane, connard ! Proteste le propriétaire du camion de kebab qui, pour le moment, est le cadet de mes soucis.

Je la vois. Cette connasse est sérieusement en train de se pavaner, butin en poche, avec la ferme idée de le revendre ici, ou ailleurs ? Peu importe. Je saute du véhicule, préférant éviter de tenter un tir d’aussi loin et me précipite vers elle.

Bowser Jr, quant à lui, s’est séparé de moi, son attention se dissipant légèrement au profit d’une meuf qui l’a alpagué dans l’idée d’essayer de lui faire le coup classique de la pièce et des trois gobelets. Heureusement que le gosse n’a pas un rond, sinon il ne serait pas parvenu à se débarrasser d’elle, puis à apercevoir la chapardeuse à laquelle il tente de subtiliser son butin à priori absent, avant de se faire repousser assez brusquement, ne manquant pas de lui faire pousser un juron. Mais l’enfant n’a pas dit son dernier mot.

- Je t’ai parlé !

De mon côté, je suis à la hauteur de l’autre voleuse. Mais une force me tire vers l’arrière par la capuche de mon sweat blanc. Le conducteur m’a suivi jusqu’ici et ne manque pas de m’étrangler en me beuglant de mécontentement à la figure, si bien que j’hésite sur l’instant à faire feu sur lui en premier. Mais évidemment, mon attention se redirige vers ma proie qui s’est retournée et qui tente de m’asséner un coup. Énervé, je me baisse pour esquiver la frappe qui atteint l’autre gêneur. Furieux, celui-ci me projette contre un mur et s’en prend à mon adversaire.

Une fois revenu à mes esprits et mon arme ramassée, deux clones disparaissent alors que résonnent un coup de feu et une explosion.
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Pwah ! Mais elle détale trop vite ! J’fais comment ?! J’fuis jamais, MOI, j’peux pas d’venir un aussi bon coureur ! T’es surtout obèse. BWEHEHEHEH, c’que d’muscle gamin, pas d’graisse !

Mais c’pas l’sujet ! Où qu’elle est ? Raaaah, même l’chair molle m’est passé d’vant ! C’va m’énerver ! NAH, CA M’ENERVE !
Là, en face ! L’adolescent ! Aïe, il est en mauvaise posture ! AH, il a tiré avec s’flingue ! L’voilà m’raison d’le fracasser aussi ! L’Jimbo, il dira rien m’tenant qu’il y autant d’bordel !

Il t’a dit qu’il s’est fait volé son gummiphone, c’est elle le problème pas lui. M’en fiche !

Et puis, t’es sensé avoir des plans pour lui, alors… Le frapper c’est… je veux dire… Teuh, j’sais c’que t’essaye d’faire là gamin ! T’me prend par l’sentiments pour qu’je laisse tranquille. Eh bah nah, d’jà parce que comme j’dis l’dernière fois. L’est…à… MOI.

Et parce qu’il est à moi, faut qu’il comprenne un p’tit truc. C’moi l’boss, et j’dois m’assurer qu’il l’a pas oublié d’puis l’dernière fois.

Mais arrête bon sang, pourquoi tu t’acharnes autant sur lui ? Ça va faire quasi un an maintenant ! Passe à autre chose ! Parce qu’il m’plait !

Et d’ailleurs, vu qu’il est à moi…. J’redresse l’regard vers l’gars qui a l’air d’vouloir l’rouster.
Il a l’air plutôt costaud, et sacrément remonté.

« EH, toi ! L’chair molle ! » Qu’je beugle, v’là, tourne l’tête vers papa Karg’orth…

ET VLAM !

Un bon coup d’poing, et c’parti pour le tabass’ork !
Il vient de tomber au sol, tu l’as pris par surprise ! Attend, attend, qu’est-ce que tu fais ?! J’vais pour m’assoir d’ssus. Mais… Et la voleuse ? L’gamin va gérer pour l’moment, j’ai un message à faire passer c'lui-là ! UN POING ! DEUX POING ! TRO… AIE ! Aah bon sang ! Il se défend, il va… TROIS POING ! QUATRE POING ! Il est ko, arrête, Karg’, il est Ko ! BWEHEHEHEH, C’nul ! CINQ POING ! KARG’ ! Arrête ! Arrête, tu vas le tuer ! Tu vas… STOP !

J’retiens m’coup et j’regarde l’gars. L’tête toute gonflé, l’yeux fermé, et l’sang partout. C’fragile ! C’fait s’petite loi, pas foutu d’se prendre d’poings, m’dégoute ! J’me r’lève et j’regarde autours d’moi.

Eh ? Mais c’est qu’ça s’est vidé.
T’as même pas fait attention dans ta fureur débile ! Les gens se sont écarté, ont fui à cause du coup de feu ! Ce n’est pas bon, c’est pas bon du tout Karg’, ça va attirer le reste du réseau. Jimbo ne va vraiment pas être content !

TSAH ! T’as raisons, faut qu’fasse un peu m’boulot. Mais vu comment l’voleuse elle court, j’vais pas réussir à... EH ?! La voleuse… Qu’est-ce qu’elle fait encore là, en plein milieu ?

« WAAAAAARRGGGHHHHH ! »

Attend ! Attend ! C’est forcément un piège ! Atte…

L’POING DE L’ORK DANS L’GUEULE ! Aaaah, pourquoi elle a disparu ? L’est passé où ?

J’me r’tourne, j’regarde partout autours d’moi. L’est où ?!

J’commence à frapper l’sol d’pied, plusieurs fois.

C’m’énerve ! C’M’énerve ! C’M’ENERVE !  
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