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Nous sommes quatorze ans après les évènements de Kingdom Hearts 2. En tant d’années, les choses ont considérablement changé. Les dangers d’hier sont des soucis bénins aujourd’hui, et au fil du temps, les héros ont surgi de là où on ne les attendait pas. Ce sont les membres de la lumière qui combattent jour après jour contre les ténèbres.

Ce n’est plus une quête solitaire qui ne concerne que certains élus. C’est une guerre de factions. Chaque groupe est terré dans son quartier général, se fait des ennemis comme des alliés. Vivre dehors est devenu trop dangereux. Être seul est suicidaire. A vous de choisir.

La guerre est imminente... chaque camp s'organise avec cette même certitude pour la bataille.

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J’avais attendu la soirée avec une impatience à peine dissimulée. J’avais bon espoir que ce rendez-vous serait un véritable bond en avant dans toute cette histoire. A l’heure où le soleil commençait à se coucher, je reçus un appel du maire. Mon gummiphone ne vibra qu’une fois ; ce n’était que pour me prévenir de l’arrivée du commissaire.

Je pris ma veste que j’enfilai, pris une autre copie des preuves à l’encontre de Blake et sortis de la location. Avec le temps, je commençais à connaître la ville par coeur. J’en profitais pour laisser mes jambes me guider alors que j’envoyais un message à Veld, lui demandant de me rejoindre à l’hôtel de ville.

Lorsque j’arrivais sur les lieux, je n’eus pas besoin de m’annoncer. La réceptionniste vint directement à mon encontre et me dit que le maire m’attendait. Elle me proposa gentiment de nous accompagner jusqu’à la porte, ce que je refusais. Nous prîmes la direction du couloir, je m’arrêtai juste avant de frapper à la porte.


Garde la porte, empêche toute retraite.

Veld hocha la tête, et fis quelque pas en arrière pour ne pas être vu. Je frappais et ouvris la porte avant de me retrouver dans le bureau dont j’avais déjà fait la visite hier.

Bien, Monsieur Shinra, nous vous attendions. Allez-y, asseyez-vous, me dit-il en me désignant le siège à côté de Blake. Je m’assieds, affrontant son regard interloqué, mon enveloppe à la main.

C’est quoi ces conneries ?

Allons, Blake. Ne vous énervez pas. Monsieur Shinra m’a demandé à vous rencontrer. Je crois qu’il souhaitait… il me regarda, peut-être un peu perdu dans son jeu d’acteur. Je pris sa suite.

… mettre un visage sur l’homme qui protège les rues de Costa Del Sol. Pardonnez-moi, je crois que nous n’avons pas été présentés, Rufus Shinra, comme ai-je été annoncé, dis-je le visage souriant, tendant la main dans sa direction.

Il ne la serra pas, se contentant de m’ignorer et de revenir au maire. Son regard se voulait fuyant ? Se pourrait-il qu’il soit mal à l’aise ? Allait-il seulement craquer ?

Bien, donc comme je vous le disais-

Il était en totale improvisation, et tout sauf crédible. Encore une poignée de secondes, et Blake commencerait à avoir des suspicions.

Monsieur le maire, excusez-moi de vous couper. J’ai beaucoup de travail qui m’attend encore ce soir, j’aurais aimé profiter de la présence de votre commissaire pour lui poser les quelques questions dont je vous avais parlé.

Il sembla surpris, quoiqu’un peu soulagé que je reprenne la main.

Très bien allez-y.

Merci. Commissaire Blake, j’aurais aimé vous poser quelques questions concernant l’accident survenu il y a quelques jours en plein centre-ville. Voyez-vous, ma compagne a été grièvement blessée et…

Conduite en état d’ivresse. Désolé, mais votre femme ne vous dit pas tout.

Je souris, avant de faire claquer ma langue.

Oui, mais… elle m’a pourtant bel et bien raconté avoir été enlevée par deux hommes quelques minutes auparavant, elle n’était pas au volant malheureusement. J’aurais donc aimé savoir si votre enquête avançait, bien qu’à la vue de votre dernière réponse, j’en doute.

Votre femme a été contrôlée avec un gramme huit dans le sang. Vous devriez peut-être vous estimer heureux qu’elle soit encore vivante, si vous voulez mon avis.

Je tournais le regard en direction du maire, il semblait las des mensonges de son subalterne.

En dehors de célébrations, je peux vous assurer qu’elle ne boit pas, pourtant.

Ce fut son tour de claquer sa langue entre ses temps.

Ouais, bah vous vivez pas avec que je sache. J’vous dit qu’elle était ivre, elle était ivre, point final.

Je plissais les yeux.

Comment… savez-vous que nous ne vivons pas ensemble ?

Euh ben… elle nous l’a dit.

Et à quel moment au juste ? Pendant qu’elle était inconsciente, ou lorsqu’elle s’est réveillée auprès de mes hommes qui ne m’ont pas du tout parlé de votre présence sur les lieux ? Ni de la votre, ni de celle de vos collègues, d’ailleurs.

Il grogna.

Monsieur le Maire, c’est moi qui vais devoir vous laisser. Je suis attendu, dit-il en se levant et en récupérant sa veste. Il se rendit à la porte, l’ouvrit et découvrit Veld, debout à l’extérieur. Il se retourna vers lui avant de hocher la tête de droite à gauche. Puis, il fit un pas dans sa direction, forçant Blake à rester dans le bureau. Il s’adossa à la porte, croisa les bras et fixa le commissaire.

Monsieur le Maire, qu’est-ce que ça veut dire ?

Whitey, vous permettez que je lui réponde ?

Je me levai et fis quelques pas dans sa direction pour me tenir droit face à lui.

Vous savez j’ai mené ma propre enquête de mon côté, puisque vos résultats ne me satisfaisaient pas. J’ai été surpris de découvrit que les ravisseurs de mon amie n’étaient autre que des hommes de Pavani. Le connaissez-vous ?

Il possède l’hôtel Marques, non ?

Oui… entre autres. Il possède l’hôtel Marques… Il est en possession illégale d’armes à feu…

Rien que je ne sache pas. Il n’y a pas à dire, vous êtes un détective d’exception. Je ne vois pas où vous voulez en venir, mais sachez que c’est une affaire sur laquelle je travaille depuis quelques années.


Ah bon ? Et cette affaire n’est toujours pas résolue ? Êtes vous si mauvais que ça ? Monsieur le Maire se serait-il trompé en vous embauchant ?

Vous savez quand même que je suis le commissaire de cette ville ? Je pourrais vous faire arrêter, alors cessez donc ce petit jeu. Rien que le fait que vous me reteniez ici contre mon gré est un motif suffisant pour vous faire passer l’année prochaine derrière des barreaux. Et dire que vous cautionnez ce genre de comportements, Adolfus.

Il se contenta de soutenir son regard sans ne dire mot. La colère commençait à prendre le dessus.

Attendez un instant, dis-je en retournant vers mon siège sur lequel était restée l’enveloppe. Je l’ouvris et pris les papiers qui se trouvaient à l’intérieur.

Si vous travaillez effectivement à l’arrestation de Pavani, j’imagine qu’il ne vous sera aucunement difficile de vous défendre à ce propos.

Je lui tendis les feuilles qu’il m’arracha presque des mains. Ses yeux s’écarquillèrent subitement.

Vous êtes en correspondance avec lui. En échange de votre silence, et surtout de votre aide pour dissimuler ses petites bavures, vous recevez régulièrement un bon paquet d’argent dites moi. Vous ne travaillez pas contre lui, mais bel et bien pour lui, monsieur Blake.

Ce fut au tour du maire de se lever. Il traversa la pièce et vint poser sa main sur son épaule.

Blake, vous me décevez terriblement. Je vais vous demander de me remettre votre plaque sur le champ, ainsi que votre arme de service. Vous ne méritez aucun des deux. Ne rendez pas les choses plus difficiles.


Vous vous foutez de moi ? Depuis combien de temps suis-je au service de cette ville ? Vous n’allez quand même pas croire le premier venu ?

Le premier venu ? Vous m’insultez, dis-je en lui tournant le dos. Je ne le vis pas récupérer son arme accrochée à sa ceinture, encore moins attraper le maire et lui poser son canon sur la tempe.

Très bien. Puisque c’est comme ça… Je n’ai pas le choix. Désolé monsieur le maire. Le PDG et le gros bras là, vous bougez pas d’un poil ou je lui fais sauter la cervelle. Si vous êtes si intelligents que ça, vous comprendrez que si je le tue, VOUS serez les premiers soupçonnés.

J’allais pour me retourner mais il m’ordonna de ne pas le faire. Je levai les mains, tourné de la sorte il ne pouvait pas voir mon sourire se dessiner progressivement sur mon visage.

Vous faites une terrible erreur, Blake. Mais soit, quelles sont vos revendications ?

J’aurais dû me douter que c’était vous qui aviez volé mon ordinateur. Ça fait quelques jours que je vous vois traîner dans ma ville en sweat. Vous croyez que parce que vous portez du rose vous êtes incognito ?

Je vous ai demandé vos revendications, qu’on en finisse.

Je devinais Veld immobile. Pour appuyer notre bonne foi auprès du maire, nous n’étions pas venus armés. Seulement, la situation n’avait aucunement échappé à mon contrôle. Par précautions, j’avais chargé Rude d’un travail cet après-midi. Vu la tournure des événements, je me félicitais de ma prévoyance.

Je veux un transport. Ça devrait pas être trop dur à dégoter pour vous, j’me trompe ? Qu’on récupère ma femme et mon gosse en premier, avec des affaires, et qu’on vienne me chercher ensuite.

Ce qu’il proposait n’était pas si loin du résultat que nous avions cherché à obtenir.

C’est d’accord.

Vous plaisantez ?

Monsieur le maire, vous vouliez qu’il quitte la ville. N’est-ce pas ce qu’il nous propose ? De plus, j’ai besoin de vous vivant.

Il se tût alors que Blake semblait satisfait.

Est-ce que vous autorisez mon homme de main à passer un coup de fil ?

Je te donne trente secondes le gros bras, passé ce délai je le sais sauter. Pas d’entourloupe !

Bien.

Il sortit son gummiphone de sa poche et activa le haut-parleur. Il y eut deux sonneries avant que l’on ne décroche à l’autre bout.

Veld ?

Oui. T’as le colis ?

Comment ça ?

Oui, je les ai, je vais les montrer à la caméra.

La caméra quitta le visage de Rude pour nous montrer la femme et le seul enfant de Blake présent à Costa Del Sol. Lorsqu’ils le virent à l’écran, ils tentèrent de l’appeler à l’aide, mais Rude réapparut immédiatement.

Ah… si seulement vous étiez passé chez vous avant de venir. Quel dommage, dis-je en me retournant vers lui. Vous l’aurez compris, si vous tirez, vous vous retrouverez seul.

Il se pinça les lèvres, en proie au doute. Je profitais de son moment de faiblesse pour venir m’emparer du gummiphone toujours tenu par Veld.

Rude ? J’ai besoin de leur parler.


A l’écran, je le vis s’approcher d’eux. J’avais maintenant le visage de sa femme en direct.

Madame Blake ! Pardonnez-moi pour la position inconfortable dans laquelle vous vous trouvez. Je suis actuellement avec votre mari qui… menace de tirer dans la tête du maire de la ville. Il est important que vous compreniez que nous ne vous voulons aucun mal. Je vais vous expliquer la situation.

Je retournais m’asseoir sur la chaise que j’occupais plus tôt, gardant Blake dans mon champ de vision.

Votre mari traite avec les plus grandes crapules que ce monde ait jamais connu. Il couvre les méfaits du tristement célèbre monsieur Pavani. Détournement d’argent, corruption, meurtres… je ne vais pas vous faire tout le tableau tant il est long et que nous ne disposons que de peu de temps. Nous l’avons confronté dans ce sens, avec monsieur le maire ici présent, et… comme je m’y attendais il l’a pris en otage. Vous serez d’ailleurs heureuse d’apprendre qu’il n’a toujours pas lâché son arme, malgré mes explications quant à la situation.

Elle semblait ne comprendre que la moitié de ce que je lui racontais ; elle était sous le choc.

Je vais vous laisser lui parler une minute, pas une seconde de plus. A vous de le faire baisser son arme. Je vous rappelle que vous avez tout à y gagner.

Je retournais le gummiphone pour que l’écran fasse face à Blake, et je m’en approchais. Sa volonté faiblissait en même temps que le sclère de ses yeux se rougissait. En d’autres termes, je pouvais me permettre de me déplacer librement dans la pièce sans qu’il ne pense à appuyer sur la détente.

S’en suivit de courtes explications bafouillées de sa part, et d’innombrables questions venant de la part de sa femme. A vrai dire, il avoua un bon nombre de choses, dont certaines que nous ignorions mais qui n’étaient d’aucun intérêt dans notre affaire. Elle finit par lui demander de relâcher son otage, qu’ils en discuteraient plus tard, et qu’elle pourrait peut-être lui pardonner. D’ici à ce qu’elle soit révoltée mais pense à sauver la peau de leur enfant, il n’y avait qu’un pas.

Il finit par pousser le maire en direction de son bureau, puis il se laissa tomber sur ses genoux. Il reniflait, il haletait, il était en pleurs. N’importe quel autre être humain à sa place aurait sûrement craqué. Voir son monde s’effondrer en une fraction de secondes n’est jamais quelque chose de facile à appréhender après tout.


Vous… vous êtes un salaud, dit-il la bouche déformée par la tristesse. Je vins poser un genou au sol, près de lui.

Non. Je suis désolé, mais vous ne pouvez vous en prendre qu’à vous même, dis-je calmement. Votre parcours n’est qu’un enchaînement de mauvaises décisions qui vous ont directement conduit ici, aujourd’hui, dans ce bureau. Et dire que votre femme n'était pas au courant de votre petit manège. Que va t-elle en penser ? Réfléchissez-y

Je me relevais, et fis quelques pas en direction du maire. J’allais pour reprendre la parole lorsque Veld m’appela. J’allais pour me retourner lorsque j’entendis un hurlement de la part de l’ex-commissaire suivi d’une détonation résonnant dans tout le bureau. Blake venait de mettre fin à ses jours, son corps jonchant le sol, une trainée de sang s’échappant de son crâne et venant couler jusqu’entre les lattes du parquet.

Je vérifiais que ma veste n’avait reçu aucune projection en me dirigeant vers Veld. A son oreille, je lui demandais d’appeler le service de nettoyage, et d’ordonner à Rude de terminer le travail. Sa famille avait été témoin de la scène, il aurait été beaucoup trop dangereux de les laisser s’en sortir.

Le maire était sous le choc. Je posai ma main sur son épaule et l’amenai derrière son bureau.

Je suis désolé, je ne pensais pas que cela finirait de cette façon.

Ne … vous excusez pas. Son souffle était coupé. Différentes émotions devaient se bousculer dans son esprit. Laissez-moi quelques instants.

Je respectais son souhait et repartis en direction de Veld. Je lui réclamais sa veste avant de la poser sur le visage du mort.

Ce n’est pas… de notre faute, n’est-ce pas ?

Non. Il a pris sa décision seul. Sans doute n’a t-il pas supporté être mis au pied du mur. Pour être tout à fait honnête avec vous, je ne suis qu’à moitié étonné. Il est une chose difficile que de faire face à ses exactions. Vous n’avez pas à vous en faire.

Il hocha la tête avant, d’une main tremblante, se saisir de sa boîte à cigares posée là. La scène avait ce quelque chose de surréaliste. Il se retrouvait là à tenter d’allumer un cigare alors qu’à quelques mètres plus loin, sur le parquet de son bureau, se trouvait le cadavre d’un homme ayant mis fin à ses jours.

Vos méthodes… sont injustes.

Je profitais du fait qu’il ne me regardait pas pour froncer les sourcils.

Ce que je vois surtout, c’est que mes méthodes vous ont sauvé la vie, monsieur. Que croyez-vous qu’il aurait fait dès lors qu’il aurait obtenu son transport ? Qu’il vous aurait gentiment laissé partir ?

Il… gloussa ? Je le maniais avec des pincettes. En l’espace de quelques minutes il avait vu quelqu’un attenter à sa vie, puis il avait assisté à un suicide. Des événements bien loin de ce que l’on pourrait imaginer de la vie d’un maire de ville touristique.

Pardonnez-moi... Je n’arrive pas à comprendre ce que je ressens. Je ne sais pas si je suis triste, apeuré, ou …

Ou ?

Ou bien si je suis satisfait. Après toutes les horreurs qu’il a pu couvrir, dois-je vraiment m’apitoyer sur son sort ?

Il n’y a que vous qui puissiez le savoir. La seule chose dont je suis sûr, c’est que ce n’était ni votre faute, ni la notre. Soyez-en certain.

Il s’essaya à un sourire alors qu’il recrachait la fumée qu’il venait d’aspirer. Il ferma les yeux et laissa tomber sa tête en arrière, presque affalé dans son siège.

Comment allons-nous justifier sa disparition ? Je vois déjà tout les soupçons se tourner vers moi. Les hommes de Blake… Ils vont enquêter. Que je sois maire n’y changera rien, ma position ne me donne pas de passe droit. Quand ils découvriront qu’il est mort dans mon bureau, ils ébruiteront la nouvelle. Je ne serais peut-être pas réélu, qui-

Les hommes de Blake n’en feront rien. Ce qu’il se passe aujourd’hui est une tragédie, je vous l’accorde. Cependant, j’aimerais vous poser une question. Ai-je votre confiance ?

Il sembla réfléchir. Il commençait à me connaître et savait où je voulais en venir. C’était à moi de lui présenter cette solution comme la seule envisageable. Je ne lui laissai pas le temps de répondre.

Nous voulons tout les deux la même chose, que Costa redevienne la ville prospère qu’elle était avant les dérives de l’ancien commissaire. Celle qu’elle était avant que Pavani ne vienne s’y installer. Nommez l’un de mes hommes et les hommes de Blake deviendront les siens. De cette façon, vous n’aurez pas d’ennuis.

De son index, il frappa le bec d’un aigle en plastique posé sur son bureau. L’objet tangua quelques instants mais ne perdit pas son équilibre. Cela avait l’air de détendre le maire.

C’est d’accord, soupira-t-il. Présentez moi votre meilleur candidat pour ce poste. Je prendrai ma décision ensuite.

Je m’inclinai poliment.

Laissez-moi quelques jours, le temps de proposer le poste à l’un d’entre eux. Je reviendrai vers vous. Quoiqu’il en soit, vous feriez mieux de rentrer chez vous. Je ne sais pas si vous êtes attendu, je lui laissais comprendre que je ne m’étais pas informé à son sujet histoire de renforcer la confiance qu’il semblait m’accorder, mais mes hommes arriveront d’une minute à l’autre pour nettoyer la scène.

Je me retournais vers Veld. Je n’eus pas à parler, il hocha la tête.

Je dois moi même rentrer. Veld que vous voyez là s’occupera du bon déroulement des opérations. Vous pouvez lui faire autant confiance qu’à moi, je le connais depuis mon enfance et jamais il ne m’a trahi.

Je mis ma main derrière son épaule, doucement, pour l’orienter vers la sortie.

Monsieur Whitey, vous ai-je déjà parlé de mon père ?

Nous finîmes par sortir de son bureau, puis de l’hôtel de ville. Nous croisâmes les quelques hommes envoyés par le vaisseau-mère, mais le maire de Costa Del Sol n’y prêta pas attention. Je n’avais plus qu’à me faire passer pour un gentil dans cette histoire, et tout se passerait suivant le plan.


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Le Commissaire Blake Dd736708773db3f50ba2
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Je me permettrai de rebondir sur tes quelques doutes concernant ce rp. Personnellement et sans laisser planer le suspens, j’ai vraiment été satisfaite !

Je vais essayer de repasser sur les différents moments clés du rp. D’abord, quand Blake commence à s’énerver sur Whitey parce qu’il comprend qu’il s’est fait piéger. J’aime l’arrogance avec laquelle Rufus se présente. C’est assez amusant de dire que même si ça fait quelques jours qu’ils cherchent à se nuire mutuellement, ils se rencontrent seulement maintenant. Bref, on sent la nervosité de Blake assez clairement.

C’est aussi amusant de voir avec quel empressement Rufus ne peut pas s’empêcher de reprendre la main sur la conversation devant la maladresse de Whitey. On s’attendrait peut-être d’un homme politique qu’il sache mieux s’exprimer, mais ouais, Rufus, lui, veut aller à l’essentiel et mettre Blake devant le fait accompli sans qu’il ait le temps de riposter.

Du coup, on entre vraiment dans le coeur du rp. Quand Rufus interroge clairement Blake sur son enquête concernant les faits avec Scarlett. J’adore ce moment. Blake a l’air super confiant et tenace, tu ne le rends pas faible, il ne se laisse pas faire, que du contraire, et c’est bien. L’erreur qu’il fait pour autant ne me semble pas improbable , j’ai même trouvé ça amusant. Pas tant la cohabitation mais le moment où il dit qu’il l’a interrogée alors que clairement c’est impossible, on le sait. Non, c’est sans doute une erreur un peu grossière, mais vu qu’il est sur une pente glissante, il essaie de se rattraper à ce qu’il peut.

Puis il essaie de s’enfuir, mais est retenu par Veld, et là il sent vraiment qu’il est en danger, il se montre plus menaçant. J’aime beaucoup l’aplomb avec lequel il menace Rufus de le faire emprisonner, en tant que tel, c’est vrai qu’il pourrait, puis aussi la façon avec laquelle il culpabilise Whitey, j’ai trouvé ça bien écrit, convaincant.

La situation évolue encore quand Whitey lui demande sa démission, et que du coup, Blake commet l’irréparable. J’avoue que… je ne sais pas, je me demande si c’est vraiment cohérent qu’un homme comme lui, fasse cette erreur, prise d’otage et tout, et espère s’en sortir. Je ne sais pas hein… Ouais. Mais d’un autre côté, si il connait un peu Rufus Shinra, il doit se douter qu’il ne pourra pas se contenter de démissionner, qu’il y aura forcément quelque chose derrière. Alors je me dis que ça tient la route.

Le point qui « m’inquiète » le plus, c’est l’histoire du sweat rose, il prouve que Pavani et Blake font suivre Rufus, même quand il est en mode incognito. Alors qu’est-ce qui les empêche de savoir pour la maison et sa collaboration avec les soeurs ? C’est pas du tout une critique hein, je me demande juste si on doit prendre ça en compte pour la suite !

Puis voilà, on arrive sans doute au moment le plus dur du rp. Ces derniers temps, tu nous as un peu habitué à un Rufus enquêteur, un Rufus vengeur, mais là on parle vraiment d’un autre niveau. Clairement le coup de la femme et de l’enfant, c’est un coup bas, on ne va pas se le cacher… Mais je suis contente que tu l’aies fait, tu ne le fais pas passer pour un enfant de choeur, tu nous rappelles qui il est vraiment : calculateur avant tout, parfois froid et cruel. J’avoue avoir un peu eu peur quand j’ai eu l’impression que Whitey ne réagissait même pas à ça, alors qu’il en est le complice, mais finalement, tu « répares » ça dans la conclusion du rp, donc même ça, on est bon !

Du coup, Blake laisse tomber devant la menace. J’ai envie de dire… normal, ouais ?! Ok ce mec est un connard, mais pas à ce point. Puis finalement, il en finit. Pareil, quand on y réfléchit bien, c’est sans doute logique, quelles étaient ses chances de s’en sortir après ça. J’avoue avoir aussi été surprise quand tu as sous-entendu que Rude se débarrasserait de sa famille. On passe encore un autre niveau de dureté. Mais clairement, c’est aussi pour ça qu’on aime Rufus, non ? Il ne laisse aucun obstacle sur sa route, et il élimine tout ce qui est gênant.

Comme je le disais, avec la conclusion, tu t’attardes un peu plus sur Whitey. Et ce passage est ambivalent, il est autant dégoûté et choqué par les méthodes de Rufus que ravi en fait. C’était plutôt bien pensé, on sent que le gars n’est pas aussi… innocent qu’il le laisse penser. C’est intéressant.

Je t’avoue avoir hésité avec normal mais… vu que Blake a fait le travail lui-même Very Happy

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