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Nous sommes quatorze ans après les évènements de Kingdom Hearts 2. En tant d’années, les choses ont considérablement changé. Les dangers d’hier sont des soucis bénins aujourd’hui, et au fil du temps, les héros ont surgi de là où on ne les attendait pas. Ce sont les membres de la lumière qui combattent jour après jour contre les ténèbres.

Ce n’est plus une quête solitaire qui ne concerne que certains élus. C’est une guerre de factions. Chaque groupe est terré dans son quartier général, se fait des ennemis comme des alliés. Vivre dehors est devenu trop dangereux. Être seul est suicidaire. A vous de choisir.

La guerre est imminente... chaque camp s'organise avec cette même certitude pour la bataille.

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Matraque et flingue, dit Reno en relevant l’arrière de sa veste.

Le feu risque de les attirer dans un premier temps. Ça peut nous laisser le temps de nous enfuir.

Je jète un regard aux lueurs provenant de l’étage au dessus du notre.

Nous allons essayer de rejoindre les parkings par l’aile est, Reno vous les attirerez dans la direction opposée. Donnez lui votre matraque.

Il fronça les sourcils avant de sortir un tout petit bâton en acier de sa poche. Donc, je fais un max de bruit, et ensuite je me démerde pour sortir d’ici vivant si j’ai bien compris ?

Nous allons sortir les premiers, ensuite vous attendrez le signal. Vous redescendrez aussi vite que vous le pouvez, une voiture vous récupérera à ce moment là.

Vous savez qu’à la base, j’avais rendez-vous avec la banquière ?

Je levai les yeux au ciel avant que Veld ne me pousse légèrement en direction d’un couloir juste à notre droite. Nous le traversâmes en marchant, soucieux de faire le moins de bruit possible. Chaque étage que nous descendrions serait un pas de plus en direction de la sortie. Bientôt, des voix nous parvinrent, confirmant le fait qu’ils étaient à notre recherche.

Le silence qui régnait tout à l’heure avait pris de la lourdeur en très peu de temps. La situation était grave, délicate, il nous fallait prendre conscience au plus vite que le moindre faux pas pourrait coûter la vie à au moins l’un de nous deux. Si Reno avait vu juste et qu’ils étaient équipés de MAC10, c’était qu’ils ne comptaient pas faire de prisonniers.

Nous finîmes de traverser un autre couloir avant de rejoindre une seconde cage d’escaliers. Veld se pencha pour écouter si quelqu’un nous attendait en bas des marches et me fit signe que la voie était libre, en apparence. Arrivés à la dernière, quelques pas avant de rejoindre le même couloir un étage inférieur, il m’arrêta en tendant son bras devant moi. Il me fit signe qu’il y avait un homme dans le couloir, qui se dirigeait dans la direction opposée à la nôtre. Je passais la tête pour le voir ; il inspectait toutes les pièces adjacentes à l’aide de sa lampe torche.

Nous pouvions continuer de descendre, mais c’était prendre le risque qu’un autre homme posté plus bas nous aperçoive. Nous n’aurions donc plus de retraite s’il alertait son collègue. De même, la distance qui nous séparait de l’homme à la lampe torche était beaucoup trop grande, il serait irréaliste de songer à le rattraper et à la mettre hors d’état de nuire.

Nous restâmes ainsi une minute, peut-être même deux avant que Reno ne nous ouvre la voie. Des tirs retentirent dans les étages supérieurs, coups par coups. C’étaient les siens. Soit il venait de descendre un de nos ennemis, soit il avait tenté d’attirer leur attention. L’homme présent dans notre couloir porta le doigt à son oreille et se mit à trottiner en direction des escaliers situés en toute logique à l’autre bout du couloir.

Il finit par disparaître et nous continuâmes notre descente en redoublant de prudence. Nous ne pouvions pas nous permettre d’évoluer à la même vitesse que nos opposants, pour la simple et bonne raison que nous manquions d’armes. Il aurait été bienvenu d’en supprimer un et de récupérer l’un de leurs pistolets mitrailleurs mais cette chance ne nous avait pas encore été offerte.

Si je n’avais pas perdu le compte, il nous restait encore trois étages avant de rejoindre la sortie. Nous décidâmes de nous rapprocher du parking en traversant un nouveau couloir nous menant à l’autre bout du bâtiment. Nous fûmes interpellés par un autre homme qui tira dans notre direction. Nous prîmes d’urgence la série de marches suivantes, le mur derrière nous recevant plusieurs impacts.

Evidemment, il prévint tout ceux à portée de sa voix alors qu’il se mettait à courir dans notre direction. La situation nous échappait, nous n’avions plus de retraite, et nous ne devions surtout pas faire d’autres mauvaises rencontres. Nous oubliâmes totalement la discrétion, martelant le sol de nos pas, Veld passant devant pour ouvrir la route. J’entendis un bruit de lutte pendant peut-être une ou deux secondes avant de le rejoindre. Il se tenait droit et impassible, un homme de Pavani étalé sur le sol à proximité d’un renfoncement dans le mur de la taille de son crane. Il se baissa pour ramasser son arme encore accrochée autour de son cou et me la tendis.

J’ai pas vérifié le chargeur, mais il n'a pas eu le temps de tirer. Je pense que tu as plusieurs courtes rafales là-dedans.

Je hochai la tête pour le remercier avant d’entendre des bruits de pas monter à toute vitesse. Instinctivement, les autres solutions étant trop éloignées, nous nous jetâmes à l’intérieur de l’une de ces pièces qui bordaient le couloir. L’absence de portes nous empêchait de nous cacher convenablement aussi je gardais le doigt sur la détente, prêt à faire feu à la moindre occasion.

Je regarde dans le couloir, toi tu continues de monter.

Ils se séparaient, une erreur dont nous devions profiter. Je fis le faisceau de lumière provenant d’une lampe torche passer deux fois devant la salle. Il ne semblait pas décidé à y pénétrer. Nous attendîmes donc qu’il s’éloigne suffisamment et nous sortîmes de notre cachette. Nous le vîmes plus loin, nous tournant le dos. Je portai mon arme à ma vue, visai la tête et contrôlais la pression pour ne tirer qu’une balle. Elle fila à travers le couloir dans un bruit étouffé jusqu’à se loger dans l’arrière du crâne de notre homme.

Nous n’en attendîmes pas plus avant de finalement rejoindre le parking situé au niveau moins un. Nous vîmes immédiatement les trois voitures de garées, celles dont nous avait parlé Reno une vingtaine de minutes auparavant. De là où nous étions, il était impossible de déterminer si elles avaient encore au moins un occupant.

C’est le signal auquel j’avais pensé, me dit Veld en me désignant une voiture blanche, déjà stationnée depuis quelques heures. Il sortit de notre cachette, s’engageant définitivement dans le parking et évitant autant que possible de s’approcher des trois berlines noires. Il me fit signe de le rejoindre et, à mi-route, l’une des voitures dont nous nous méfions démarra son moteur et m’aveugla de ses phares. J’entendis les pneus crisser sur l’asphalte et la lumière s’intensifia encore plus, m’empêchant de réagir convenablement.

Je fermais les yeux avant de les rouvrir suite à un bruit assourdissant. La lumière s’était dissipée, du moins en partie, et je vis Veld, le bras replié contre son épaule, elle même contre le nez de la voiture, complètement enfoncé. Je levai les yeux en direction du pare-brise, l’homme à l’intérieur hésita quelques secondes avant d’ouvrir sa portière et de viser Veld avec son arme, toujours le pied sur l’accélérateur. Je levai l’arme que nous avions récupéré plus tôt et lui tirai une courte rafale dans la tête. Il tomba sur le sol, relâchant la pression qu’il exerçait sur la pédale d’accélérateur, ce qui, en quelque sorte, libéra Veld.


Merci, je me demandais si tu allais réagir à temps.

Il se redressa et marcha en direction de la voiture blanche aperçue plus tôt. Il donna un coup de coude dans la vitre passager ce qui déclencha l’alarme. Le fameux signal, sans doute. Immédiatement après, il se saisit de son gummiphone qu’il porta à son oreille alors que nous enjambions un bac de fleurs pour quitter le parking.

Rude ? Je vais vous donner notre position. Vous devez venir récupérer Reno de toute urgence. Vous le prévenez de votre arrivée et vous laissez tourner le moteur en l’attendant. Dès qu’il est monté, vous filez. On se retrouve à la suite présidentielle.

Il raccrocha, et soupira. J’aurais souhaité m’asseoir quelques instants, maintenant que l’adrénaline était retombée, mais nous devions absolument nous éloigner le plus possible de cet endroit. Si l’idée avait été bonne en début de soirée, il m’était arrivé de la regretter plus d’une fois ces fameuses dernières vingt minutes.

Nous prîmes la route de la suite donc, le retour au centre-ville et ses luminaires n’ayant jamais été aussi apaisant.




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Quitter le chantier Dd736708773db3f50ba2
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Je comprends peut-être pourquoi tu as moins aimé écrire ce rp. C’est un rp plus typé action. Il se passe pas mal de trucs, mais voilà quoi, on n’a pas trop le temps de taper la discute, c’est évident.

Heureusement que j’ai regardé ce que c’était un MAC10, j’en avais aucune foutue idée. C’est un de mes problèmes d’ailleurs, je manque cruellement de vocabulaire technique pour tout ce qui est combat, armes blanches ou feu. Enfin bon, on n’est pas là pour parler de moi.

Les interactions entre Rufus et Veld sont toujours aussi cool. Veld est cool et baleze ! En plus il a l’air de courir vachement bien pour un vieux, je veux dire, il ouvre la porte à Rufus, donc il est allé plus vite que lui ! Puis, c’est cool parce que tu fais pas trop le beau gosse, tu le fais bosser, tu le laisses gérer son boulot d’ex-homme de main. Non, c’est classe je trouve. C’est toi le Président, et tu restes quand même dans ton rôle.

Je n’ai pas compris pourquoi, sous prétexte que tu tires un seul coup dans la tête le tir est étouffé, la détonation doit quand même faire du bruit au niveau du flingue il me semble. Ou alors j’ai raté quelque chose !

Puis même, le rp dans sa globalité est bien écrit. Cette fois, je n’ai pas vu d’erreur avec le passé simple, il me semble que tu le gères bien. Les descriptions sont bien, un peu saccadées et rythmées, ça donne une ambiance tendue et du suspens au rp.

Evidemment, j’ai moins de choses à dire que pour les autres rps, il y a moins de matière que dans les autres mais voilà, même s’il n’est que la suite logique du rp précédent, c’est pas mal.

Ah oui, un bon point en plus, c’est qu’on se rend compte que la situation se détériore assez bien. Je veux dire, en peu de temps, on se retrouve avec des gars qui viennent directement pour vous buter, armés et tout. Comme tu le dis, on ne parle plus de négociation ou d’enlèvement. Ca veut dire que la guerre est plus ou moins ouverte et que tous les membres de la Shinra ont intérêt à faire attention à leurs culs s’ils sont connus comme tels. Ouais, je pense que tout ça commence à devenir très intéressant.

J’ai hâte de voir ce que tu nous prépares pour la suite évidemment. Very Happy

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