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Nous sommes quatorze ans après les évènements de Kingdom Hearts 2. En tant d’années, les choses ont considérablement changé. Les dangers d’hier sont des soucis bénins aujourd’hui, et au fil du temps, les héros ont surgi de là où on ne les attendait pas. Ce sont les membres de la lumière qui combattent jour après jour contre les ténèbres.

Ce n’est plus une quête solitaire qui ne concerne que certains élus. C’est une guerre de factions. Chaque groupe est terré dans son quartier général, se fait des ennemis comme des alliés. Vivre dehors est devenu trop dangereux. Être seul est suicidaire. A vous de choisir.

La guerre est imminente... chaque camp s'organise avec cette même certitude pour la bataille.

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Jonathan Blake, hein ? Jamais très difficile de trouver où les pontes habitent dans une ville. Il suffit de faire le tour des plus grosses villas et des plus beaux domaines et le tour est joué. Un petit tour sur les réseaux, ça sert aussi d’ailleurs. Là où y’a des des hommes qui réussissent un peu trop rapidement, t’as des protestataires qui écrivent des livres et des articles sur eux. Et crois bien qu’ils s’en foutent de ta vie privée.

Et c’est l’avantage du Patron, lui, il s’en fout qu’on sache où il habite. Tout le monde le sait d’ailleurs. Vaisseau-Mère, peut-être même que certains ont entendu parler de son étage, tout au sommet. Mais non seulement c’est pas à la portée de tout le monde de trouver les coordonnées de notre base, mais en plus, bah personne est assez taré pour s’approcher suffisamment et risquer d’être dans le rayon de portée de nos canons. Enfin, je touche du bois.

-Je peux vous aider, monsieur ?

Merde, j’ai oublié de bouger, je suis resté comme un crétin plusieurs minutes devant la grille, j’ai lorgné ses pointes acérées qui te transperceraient le bide en moins de deux. Voilà que la gouvernante ou un truc du genre se ramène.

-Euh. Non, c’est bon.

Elle se méfie, elle plisse les yeux. Franchement, tu trouves que j’ai une tête à faire la manche et à cambrioler les honnêtes gens ? Mon costard vaut plus que ton salaire mensuel, ma vieille. Je circule et prends un peu de distance. Je continue de sentir ses yeux sur moi. C’est quoi ? Parce que je suis noir, chauve et que je porte des lunettes noires, je suis forcément inquiétant ? N’importe quoi. Enfin, je dis ça mais la plupart du temps ça m’arrange. Reno fait son petit numéro pendant que j’ai juste l’air du gros dur et ça suffit à calmer tout le monde. Puis quand c’est nécessaire, je peux m’impliquer un peu plus physiquement, c’est pas un problème.

Je reste dans les environs, gardant un oeil sur la baraque. Elle est encerclée par un mur à peut-être… ouais, 3 mètres de hauteur. Je pense pas que ce sera difficile de grimper mais… premièrement, si quelqu’un passe dans la rue quand je le fais, bah je suis dans la merde. Puis, franchement, je sais pas quoi faire des gens à l’intérieur. De ce que j’ai compris, Blake et sa famille sont pas là. Et j’ai vu qu’une voiture, celle de leur bonne à tout faire, je suppose. Je pourrais essayer d’entrer sans me faire voir mais…

Bon, bah peut-être que ce sera pas nécessaire, la voilà qui sort. Le portique automatique s’ouvre, la lumière orange tourne pour annoncer l’ouverture, puis la fermeture du système. Quelques minutes après, je décide de repasser devant pour m’assurer que c’est ok. A priori, personne n’a remarqué mon petit manège. Et vu que j’ai l’intention de ne pas me faire prendre, c’est pas bien grave si la vieille m’a vue. Au pire, le commissaire de la ville saura qu’on se tient juste derrière lui et qu’il ferait bien de pas soutenir trop sérieusement son ami Pavani. C’est pas comme s’il était blanc comme neige.

Je me trouve un endroit un peu plus ombragé par des arbres, j’écoute attentivement les bruits alentours, et… c’est bon, y’a vraiment personne dans cette banlieue résidentielle à cette heure. Je bondis et m’accroche au bord du muret, je me hisse rapidement et atterris de l’autre côté. Et je la découvre un peu plus sérieusement cette villa. A vue d’oeil, ‘doit y avoir pas loin de huit chambres et six salles de bain, j’ai de l’instinct pour ces choses-là. Et bah, on se fait pas chier dans la police de Costa, c’est sûr.

Bon, évidemment, c’est pas tout d’être dans le jardin, il faut entrer dans la maison. Je regarde après les caméras de surveillance. J’en vois deux, à proximité de la façade avant. En approchant de la piscine, à l’arrière c’est pareil, il y en a deux qui donnent sur la grande baie vitrée et sur la terrasse donnant accès vers l’intérieur. Mais tout est fermé au rez-de-chaussée. On parle quand même d’un commissaire, soyons sérieux deux secondes.

Mais je me dis « ouais, c’est une belle journée, qu’est-ce qu’on fait les belles journées à la côte ? On aère les huit chambres tout ça. » Et c’est là que se trouvera ma chance, je le sens.

Je me sers de la gouttière pour grimper sur la façade, c’est pas une partie de plaisir, d’autant que j’ai pas les plus petits pieds que dieu ait créé mais… c’est bon, j’y suis. Premier étage, je me trouve sur un balcon aménagé genre cocooning et tous ces trucs pour les gens qui ont du temps à perdre.

J’approche de la porte fenêtre qui donne sur une chambre, elle est ouverte à battant, je donne un coup d’épaule dedans, puis deux, et elle finit par céder et se décrocher d’un côté. Je suis dans la chambre parentale, c’est un endroit spacieux avec une baignoire au milieu sur du beau parquet bien classe. On ne se refuse rien, vraiment. Y’a aussi une immense douche italienne transparente sur l’autre mur, qui doit bien se trouver à six mètres de moi. A priori, il n’y a pas de système d’alarme ici, ils n’ont du en mettre qu’en bas. C’est con ça.

Je viens regarder les affaires sur les tables de nuit. Il y a des photos de famille. Blake a une femme et deux grands enfants, dont un doit être adulte. C’est un homme d’une cinquantaine d’années.

Je sors de la chambre, ne trouvant pas ce que je cherche puis je progresse dans le couloir. Je vois une chambre d’adolescent, puis un certain nombre de chambres d’amis, je compte plus à ce point.

Puis, par chance, c’est là que je tombe sur la pièce maîtresse de la maison si on peut dire. Comment je le sais ? Elle est fermée à clé. C’est jamais fermé pour rien. Il doit y cacher ses petites affaires des yeux curieux de sa femme et de ses gosses. Pas de chance, Rude est passé par là. Je la défonce, elle aussi, dans un grand claquement. Un jour je vais plus savoir la remettre dans son axe, mon épaule, et j’aurai plus qu’à demander au Président de me faire mettre une prothèse robotique ou un truc du genre.

Bref, le bureau. Rien d’extraordinaire à priori. Un ordinateur, un bureau, des bibliothèques pleines de gros livres, de classeurs, et de dossiers. Le gars a l’air assez maniaque et bien organisé. Je m’attarde sur les portraits au mur. Pas des photos de famille cette fois. Non, c’est des gens important qu’il a rencontrés, il prend la pose avec. Oh bah tiens, on dirait que le Président l’a rencontré une fois, je suis certain qu’il s’en souvient pas. Blake sourit comme une jeune ingénue sur cette photo.

Puis je la remarque, cette photo, elle est plus vieille que les autres, et Blake y est plus jeune, de facto. C’est une photo d’une bande de jeunes hommes, quatre, des étudiants en train de faire la fête, ils se tiennent les épaules devant la photo, à moitié pliés, et des bouteilles dans les mains. Certains semblent plus aisés, d’autres plus modestes. Qui sont les autres hommes à part Blake ? Il ne me faut que quelques secondes pour reconnaître Pavani juste à côté de Blake. Je la prends en photo avec mon gummiphone, on ne sait jamais, ça peut servir à l’avenir. Puis, c’est déjà une preuve qu’ils se connaissent de longue date.

Je fouille un peu les affaires, le pc est sécurisé et je n’ai pas le temps d’essayer d’y pénétrer. Je regarde les classeurs et en vérifie le contenu quand le titre me semble pertinent. Il est question de comptes dans différents mondes qui recevraient des sommes régulières. J’imagine que c’est histoire de noyer le poisson dans l’eau. Je saisis l’ordinateur portable posé dans un coin et l’emmène avec moi. On va peut-être pouvoir en tirer quelque chose, puis, ça donnera peut-être des airs de cambriolage à la scène. Du coup, je décide de pas trop m’éterniser et d’éviter le rez-de-chaussée. Je repasse dans la chambre des parents et prends quelques bijoux dans les affaires de madame, c’est histoire de. Je range tout ça dans mon sac à dos. Je les donnerai à Reno pour ses délires avec toutes ses passantes.

Je redescends et arrive dans le jardin, juste au moment où j’entends des pneus frotter sur le gravier. Merde. Je me précipite vers le mur, attends que la voiture ne m’ait plus en visuel, et sors du domaine.

Bon, qu’est-ce qu’ils foutent les autres ?

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Pour la première fois depuis... rien du tout, nous avons enfin un aperçu de ce qu'il se passe dans la tête de Rude a.k.a. le PNJ tellement discret qu'il disparaît au fil des RP où il apparaît. Ouais.

Et j'ai trouvé ça cool. C'est vachement... pas du tout comme les autres. Y'a un gros côté "j'm'en branle" oui, comme Reno. Mais c'est pas le même type. Parce que ouais, y'a plusieurs types de je m'en branle, j'ai un doctorat là dessus !

Donc à la fois ballec, et pour autant... C'est ça. Il fait sa mission, avec soin et tout. Donc rien à foutre de tout ce qui est extérieur à ce qui lui est demandé. Si Reno peut exprimer des désaccords et tout ça, lui c'est vachement "on m'a dit je fais" et je trouve que ça colle bien ! Bon... y'a pas forcément le côté rigolo de l'original mais... je dirais que c'est normal. Déjà parce qu'on est pas obligé de tout reprendre à 100%, et parce que son côté rigolo est vachement cartoon en fait. Je pense au coup de la paire de rechange, pour définir.

Ici effectivement je pense que ça n'aurait pas collé. Ça pourrait, s'il n'était pas seul par exemple. Mais là, oui, y'a personne pour le faire rebondir, y'a pas Reno, tout ça. Donc forcément... Non je dirais que tu t'en es bien tirée, je suis content !

Et puis, y'a tout le côté méthodique. J'ai ressenti vraiment le fait que c'était pas la première fois qu'il faisait ça, qu'il avait ses techniques, ses habitudes. Tu fais pas que nous le dire, tu nous le fait comprendre. C'est typiquement l'homme de main à qui tu fais appel quand t'as besoin qu'un truc soit fait sans poser de questions. Et j'ai bien aimé, tu t'en doutes !

L'ava aussi est cool ! Ça fait série, avec Rufus et Reno, j'aime bien ! J'en profite de la notation pour te le dire donc.

Pour ce qui est du fond et pas de la forme, si on peut vraiment dire. J'ai trouvé tout le cheminement bon. Peut-être que c'était un peu facile les fenêtres ouvertes, peut-être. Mais est-ce qu'on s'en foutrait pas un petit peu ? Au bout d'un moment, faut bien que tu rentres à l'intérieur et t'as pas énormément de solutions, vu toute la description de la sécurité que tu nous as fait juste avant.

C'était intéressant en tout cas, de découvrir un PNJ auquel je fais souvent appel, sous cette forme. Je suis pas déçu, j'imagine que c'était ta crainte ? Tu peux relâcher les épaules, c'est bon !

Mini série ? Donc très facile, forcément.

5 xp, 50 munnies, 1 PS en Dex !

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De bons amis Dd736708773db3f50ba2
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