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Nous sommes quatorze ans après les évènements de Kingdom Hearts 2. En tant d’années, les choses ont considérablement changé. Les dangers d’hier sont des soucis bénins aujourd’hui, et au fil du temps, les héros ont surgi de là où on ne les attendait pas. Ce sont les membres de la lumière qui combattent jour après jour contre les ténèbres.

Ce n’est plus une quête solitaire qui ne concerne que certains élus. C’est une guerre de factions. Chaque groupe est terré dans son quartier général, se fait des ennemis comme des alliés. Vivre dehors est devenu trop dangereux. Être seul est suicidaire. A vous de choisir.

La guerre est imminente... chaque camp s'organise avec cette même certitude pour la bataille.

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La nuit était tombée depuis peu. J’avais passé le restant de l’après-midi dans ma suite en attendant ce moment. Le fait que nous ayons réussi à capturer l’un des hommes de Pavani, s’il en était, était un coup de pouce non négligeable dans toute cette histoire. Je l’avais laissé aux mains de Veld, qui avait attendu une voiture pour charger notre homme dans le coffre. Il y était resté quelques heures avant d’être installé dans l’un des immeubles en construction dont ne manquait pas la ville.

Toujours vêtu de mon hoodie blanc, je sortis du bâtiment afin de rejoindre les autres, traversant les rues les moins fréquentées de la ville jusqu’à atteindre le lieu de rendez-vous. J’avouais m’être hâté, n’ayant aucunement l’envie de croiser l’un des hommes de Pavani au détour du ruelle mal éclairée. Eux étaient armés, ils nous l’avaient prouvé, et c’était peut-être là l’un de leurs avantages puisque je m’efforçais de nous faire jouer selon les règles en vigueur à Costa del Sol.

Je finis par arriver à ce qui semblait être le bon immeuble. Je montais les quelques marches, dégageant les nombreuses bâches à l’aide de mon bras, et finis par les retrouver. Veld était debout à l’entrée d’une pièce aux agglos encore apparents. Le chantier n’en était encore qu’à ses fondations, il n’y avait ni peinture, ni vitres, ni quoi que ce soit qui puisse témoigner d’une clôture prochaine. Parfait.

Au centre de la pièce se trouvait notre homme assis sur une simple chaise de jardin. Ses pieds et ses poings étaient liés par des serre-câbles aux pieds et accoudoirs de la chaise et un sac de tissu opaque recouvrait sa tête.


Je l’ai sédaté pour avoir la paix, mais si on le brusque un petit peu il devrait se réveiller. J’ai récupéré son gummiphone aussi, Reno est dessus.

Parfait. N’attendons pas plus, commençons, dis-je en frappant dans mes mains.

Tu as l’air… étrangement pressé.

Nous n’avons pas de nouvelles de notre agent spécial, et c’est la seule véritable piste que nous ayons pour le moment.

Veld haussa les épaules et s’approcha de notre prisonnier. Il leva la main et lui gifla le visage avec une force suffisante pour le faire émerger. Il sursauta, tira sur ses liens avant de voir son cri étouffé par ce que je devinais être une large bande de scotch noire, selon la procédure habituelle. Je m’adossais à l’un des murs de la pièce, observant la scène.

Le tortionnaire se saisit du crâne du prisonnier entre les doigts de sa main et le tint pour ne pas qu’il bouge, puis il s’approcha de son oreille.

Je vais retirer ton bâillon, tu vas pouvoir parler et ouvrir les yeux. Si tu cries, j’imagine que tu sais très bien ce qu’il va se passer.

Il hocha la tête et Veld retira le sac de sa tête, suivi du scotch collé sur sa bouche. A vrai dire, l’intérêt d’une telle manoeuvre n’était pas de prévenir les appels à l’aide, mais bel et bien d’établir un premier contact, de poser les règles, d’établir une sorte d’accord entre le bourreau et la victime. Cela permettait aussi de voir le niveau de résistance dont le prisonnier pouvait faire preuve. S’il se mettait à hurler, il y avait de grandes chances qu’il soit déjà intimidé. L’interrogatoire n’en serait que plus facile. S’il se contenait, cela prouvait qu’il avait été entrainé à ne rien divulguer, ou au moins que ce n’était pas le premier interrogatoire auquel il participait.

Il ne cria pas, se contentant de soutenir le regard du Turk qui se tenait face à lui. Il le mettait au défi.

Bon, je ne vais pas me présenter, pour nous avoir espionné j’imagine que tu sais déjà qui nous sommes. Par contre, moi, j’aimerais bien savoir à qui j’ai à faire. Je t’écoute.



J'suis Vincenzo.

Très typé comme nom, j’aime bien. Ça sonne un petit peu italien, non ? Comme… Pavani, par exemple ?

Ouais, c’est le nom de mon Boss. Ecoutez, si vous voulez obtenir des informations, vous êtes tombés sur le mauvais gars. J’ai bien peur que vous deviez aller vous faire foutre.

Veld se redressa et se retourna vers moi, en m’adressant un sourire. En fait, je le savais ; il détestait faire ça. Il n’y avait selon lui aucune fierté à tirer d’une telle opération, mais il savait aussi que c’était un mal nécessaire. Bien sûr j’aurais pu l’épargner en demandant à Reno de s’en charger mais… Ce dernier était beaucoup trop fougueux, beaucoup trop « spectacle ». Cela aurait tout bonnement été une perte de temps et je n’étais même pas sûr que cela réussisse. Non, la simplicité de Veld était peut-être ce qui fonctionnerait le mieux sur un profil tel que celui de ce Vincenzo.

Je ne comprends pas pourquoi tu dois tout compliquer, dit le Turk commençant à ôter sa veste et la posant là non loin sur le crochet d’une machine. Il garda son boléro, défit les boutons de manchette de sa chemise et en retroussa les manches avant de les reboutonner.

Ah, vous… vous attaquez direct là ? Sans questions, ni rien ? Des vrais pros.


Non, je me prépare simplement. Nous le savons tout les deux, il faudra bien passer par là de toutes façons. Je veux éviter autant que faire se peut de tâcher ma chemise. Première question. Ecoute bien, dit-il en lui tournant toujours le dos. Quelle était ta mission, à l’hôpital ?

Il ne répondit pas. Remarque qu’il ne le provoqua pas non plus. Il comptait jouer avec les nerfs du Turk, le forcer à s’énerver, peut-être pour que je le rappelle. Cela me laissait présager qu’il ne savait pas « exactement » à qui il avait à faire, lui. Il me connaissait moi, mais il ne connaissait pas Veld. Les renseignements de Pavani au sujet de mes hommes étaient donc limités.

Tu vois. Dès la première question, je suis obligé de … Rufus, viens tenir la chaise s’il te plaît.

Je me rapprochais et posais les deux mains sur le dossier, en le maintenant fermement, amusé. Veld lança son bras en arrière et vint frapper de toutes ses forces dans l’arcade du prisonnier. Je ressentis la force jusque dans mes épaules, manquant presque de lâcher la chaise. Je crois que c’était peut-être la première fois où j’avais pu constater par moi même la force qu’il avait dans les bras.

Le prisonnier tourna la tête sur le côté à cause du choc. Il était ouvert, probablement à cause de la bague que le Turk portait à son annulaire. Il redressa péniblement la tête alors que du sang coulait dans ses yeux et dans sa bouche. Il cracha du sang sur le côté, avant de répondre par une autre provocation.

Tu frappes comme une gonzesse.

Il recommença, deux coups cette fois-ci, dans son buste. Je m’éloignais une fois l’ouragan passé, tentant d’apaiser la tension dans mes muscles en secouant les bras. Lui eût un haut-le-coeur suite à la pression subite sur son estomac. Il toussa, sembla… ravaler sa remontée acide avant d’enfin se mettre à parler.

On m’a demandé de garder un oeil sur la chambre. Il savait que vous finiriez par passer, il voulait savoir quand.

C’est tout ?

Je devais aussi attirer vos potes, le moment venu. Je sais pas quand ce serait, on était censé me prévenir par gummi. Vous avez vos renseignements, maintenant laissez-moi partir.

Il s’excita un peu plus sur sa chaise, mais ses liens étaient beaucoup trop resserrés pour qu’il ne puisse songer à s’en défaire par lui même.

De toutes façons, ils ne vont sûrement pas tarder maintenant vu l’heure. Ils viendront pas pour moi, mais pour vous descendre.

Veld s’éloigna de lui et s’approcha du rebord qui donnait sur le vide. De là, nous avions une bonne vue des rues voisines. Pourtant, il n’y avait rien à signaler. Pas de moteur, pas de mouvement. C’était du bluff.

Désolé, mais je crois que tu es seul, sur ce coup là.


Vous verrez bien, s’amusa-t-il.

Je retournais m’adosser contre le mur, cette fois-ci plus proche des escaliers, histoire d’entendre d’éventuels pas venir dans notre direction. Veld reprit.

Y a t-il d’autres infiltrés comme toi dans la ville ?

Ça j’en sais rien. J’ai mes ordres, et j’imagine que les autres ont les leurs. Là, vous pouvez toujours me frapper autant que vous voudrez, j’vous raconte pas de conneries.

Pour ce que ça valait, il avait l’air convaincant.

N’empêche que cet accident, si vous voulez mon avis, c’est vachement dommage. Vous en avez de la chance, dit-il par dessus son épaule, dans ma direction, moi votre secrétaire j’y serais bien passé dessus.

Quel était le plan derrière cet enlèvement ?

Il se mit à rire, d’abord doucement, puis un peu plus fort avant de nous répondre.

Mon Boss à pas trop aimé le ton sur lequel vous lui avez parlé, le bureaucrate, là. Il voulait vous humilier. La petite Scarlett se serait bien plu à l’hôtel Marques. Elle aurait eu sa chambre, et je suis sûr que dans le fond ça lui aurait plu de soulager la moitié de Costa. On lui serait tous passés dessus jusqu’à ce qu’elle en crève. Je suis sûr que Pavani se serait fait un malin plaisir à la baiser dans tout les sens et à bien lui cracher sur la gueule.

Veld anticipa ma réaction. Il fronça les sourcils pendant que cet imbécile continuait de rire. Le pas décidé, je m’approchais de la chaise avant d’être intercepté par la poigne sourde de ses mains sur mes bras.

Oh, ooooh… Ça se vénère, je crois. Vous allez faire quoi ? Racontez-moi tout !


Non, murmura Veld pendant que j’essayais de lui faire lâcher prise. Impossible de récupérer mes bras, ce qui contribuait à la montée de colère naissant au plus profond de mon être. Il essaye de gagner du temps. Ce qu’il disait tout à l’heure était peut-être pas si faux, si ça se trouve l’immeuble est encerclé à l’heure actuelle.

Lâche-moi, Veld. C’est un ordre. Si ça t’inquiète tant que ça, tu n’as qu’à surveiller les environs, je prends le relai.

Je ne peux pas te laisser faire ça.

Si, tu peux. Dehors, sifflai-je entre mes dents.

Ses sourcils se relevèrent, il savait que de toute évidence j’aurais le dernier mot. Il me lâcha, reprit sa veste et sortit de la pièce par là même où j’étais arrivé. Notre prisonnier me défia du regard, alors que je laissais ma colère apparaître sous la forme d’un sourire.

Vous n’êtes pas très malin. Il était peut-être votre seule chance de vous en sortir.

Depuis que je vous ai vus, je me doutais que j’en avais plus pour longtemps. Vous êtes le pourri à la tête de la Shinra, et vos clebards ce sont les Turks. Personne ne s’en tire vivant.

Je lui remis le sac en tissu sur la tête et je donnais un coup de pied dans la chaise qui tomba à la renverse.

Je vous donne encore… cinq minutes à vivre, de toutes façons. Vous quitterez jamais cet immeuble.

Et vous non plus.

Je me saisis d’un jerrycan posé là et l’ouvrit avant d’en verser son contenu en un flot lent mais continu sur son visage. Je m’arrêtais quelques secondes pour poser une dernière question en m’accroupissant à côté de lui.

Putain mais c’est pas de l’eau c’est de l’essence, vous êtes taré ! Dit-il haletant.

Redites moi… ce que vous lui auriez fait. J’ai peur de ne pas avoir bien entendu tout à l’heure.

Vous êtes un connard ! Pavani recommencera encore et encore jusqu’à ce qu’il réussisse à vous atteindre. Votre meuf on va la droguer, la violer, la battre si ell-

Je le coupai en vidant complètement le jerrycan pendant de longues secondes avant de le lui lancer au visage. Il grogna au moment de l’impact, peinant en même temps à retrouver sa respiration. Je sortis un cigare de la poche de mon sweat et l’allumai à l’aide d’un briquet, il sursauta au son du mécanisme libérant la flamme.

Attendez… vous…

Je pris une longue bouffée de tabac dans mes poumons avant de la lui recracher au visage. J’en pris une seconde, m’assurant que les braises soient bien vives, et l’écrasai sur son visage au travers du tissu imbibé. Je me redressai immédiatement alors que les flammes commençaient à naître, encouragées par ses cris. En quelques secondes, tout le haut de son corps était dévoré par le feu. Il se débattit quelques instants avant de laisser ses bras retomber contre le sol, inertes. Je sortis de la pièce et retrouvais Veld, adossé dans la cage d’escalier, le regard dirigé vers les étages inférieurs.

J’imagine que tu te sens soulagé, c’est bien.

A vrai dire, pas vraiment.

Il soupira avant d’entamer sa descente. Je le suivis, et au bout de quelques paliers, nous entendîmes des pas précipités monter dans notre direction. Nous vîmes finalement Reno se présenter devant nous.

Vous avez appris des trucs… ?

Pas vraiment. Il faut dire que nous n’en avons pas eu le temps.

Ah merde. Bon bah moi j’ai du nouveau. Arad est en ce moment en train de rencontrer Pavani. Et… y’a trois bagnoles qui viennent d’arriver. Noires, vitres teintées, des Mac10 en bandoulière…

Vous êtes armé ?

Matraque et flingue, dit-il en relevant l’arrière de sa veste.

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Loin des lumières de la ville Dd736708773db3f50ba2
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Déjà que j’ai pas grand-chose à redire en temps normal… Là ^^’.

Non mais sérieusement, j’ai adoré, tout y était. Déjà les descriptions, je ne sais pas si c’est voulu mais… t’as vraiment fait un effort ? Tu nous emmènes dans un hôtel en construction, tu nous décris un peu le chantier, le truc avec les bâches là, j’imaginais presque le spot de chantier illuminant la seule partie claire de la pièce. J’y étais vraiment.

Puis l’ambiance, depuis quelques rps, on parle de films et tout. Ta gestion des personnages et des dialogues est vraiment bonne. J’aime beaucoup Veld, vraiment. Je l’imagine vraiment le mec un peu vieux, dur et solide, j’aime bien comment il s’adresse à Rufus et vient lui demander de l’aider à tenir la chaise, ça renforce le côté « d’égal à égal ».

Vincenzo, bon, c’est un voyou comme un autre, et j’aurais peut-être cru qu’il tiendrait un peu plus longtemps mais bon…

c’est pas comme s’il avait balancé des informations super importantes
Il devait se douter qu’il s’en sortirait pas même s’il panique à la fin, en même temps quand tu te rends compte que tu vas cramer ça se comprend.

Alors, évidemment, le gars est pas très subtil, je me suis dit que le plan tel qu’il le raconte, qui est… franchement plutôt trash ça collait peut-être pas trop avec ce que j’avais dit sur le sens de l’honneur, le traitement des femmes et tout, dans le rp de l’enlèvement. Genre quand j’avais joué sur la corde sensible. Comprends-moi bien, comme je l’illustre dans mon dernier rp, ces gens-là n’hésitent pas à consommer des femmes comme du bout de viande mais… là, tu parles d’enlèvement suivi viol collectif jusqu’à la mort… waw. On est passés à un niveau carrément supérieur ! Mais bon, c’est pas dramatique, je trouverais juste intéressant que Pavani soit pas juste un grand malade super puissant, genre, qu’il y ait quand même des qualités chez lui, de l’intelligence et tout par exemple.

C’est ce que je veux dire en fait, j’ai juste pas envie que notre ennemi soit « le gros méchant parodique » et nous les justiciers de l’ombre. Donc voilà, je vais te suivre sur le délire pervers, et j’espère qu’on trouvera des choses un peu plus… ambivalentes sur lui.

Malgré tout, j’ai beaucoup aimé l’attitude de Rufus à ce moment-là. A la fois, chaud et froid. Froid dans ses mots, dans ses gestes, que ce soit pour Veld ou Vincenzo. Il ne perd pas son temps en vaines paroles, il annonce la couleur à Veld et c’est tout. Et chaud parce que, ouais, on le sent tout à fait tendu, sûr de lui, mais tendu. J’aime bien cette facette plus violente du personnage, c’est très différent de ce que tu nous sors avec Roxas, même si c’est définitivement une mort assez…horrible aussi. Mais voilà, le fait que tu agisses comme ça, méthodiquement, sans t’impliquer vraiment physiquement, limite en prenant ton kiffe avec ton cigare, ça rajoute vraiment au style et à l’ambiance.

J’ai évidemment super hâte de connaître la suite, l’assaut et tout, je me dis que ça ne peut être que marrant Very Happy. Je suis contente que ce n’ait pas été juste un bluff orchestré par Vincenzo pour gagner du temps !

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