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Nous sommes quatorze ans après les évènements de Kingdom Hearts 2. En tant d’années, les choses ont considérablement changé. Les dangers d’hier sont des soucis bénins aujourd’hui, et au fil du temps, les héros ont surgi de là où on ne les attendait pas. Ce sont les membres de la lumière qui combattent jour après jour contre les ténèbres.

Ce n’est plus une quête solitaire qui ne concerne que certains élus. C’est une guerre de factions. Chaque groupe est terré dans son quartier général, se fait des ennemis comme des alliés. Vivre dehors est devenu trop dangereux. Être seul est suicidaire. A vous de choisir.

La guerre est imminente... chaque camp s'organise avec cette même certitude pour la bataille.

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A la suite du Président, j’avais laissé Rude sur la terrasse du café et je m’étais dirigé vers un magasin de fringues. Si je voulais rentrer dans la banque et essayer de soutirer des infos à une des hôtesses, il allait me falloir quelque chose de chic, pas un truc de clodos. Ce qui était cool, quand t’étais Turk, c’était qu’en mission t’avais pas vraiment vraiment de budget à respecter, c’était un des avantages. J’avais une carte spéciale, de la compagnie, fallait juste que je reste quand même raisonnable.

J’avais fait une, deux boutiques avant de trouver mon bonheur. Les magasins de luxe ici c’était pas ce qu’il manquait. J’avais opté pour une tenue de bureaucrate en vacances. Un petit blazer, entrouvert sur un t-shirt uni, un pantalon bien taillé et des chaussures de ville. Mon apparence soignée, j’avais fait un retrait d’argent à l’une des bornes dispersées dans toute la ville et j’avais fourré tout ça dans un attache-case que j’avais acheté sur la route en y allant. Il me restait plus qu’à rejoindre la grande banque centrale de Costa.

J’ai passé la première porte, j’ai attendu qu’elle se referme avant que la seconde se déverrouille et je suis rentré. J’ai jeté un regard à gauche et à droite, le hall était surveillé par trois caméras disposées en triangle. Ça voulait dire qu’il y avait pas d’angles morts, que toute la pièce était couverte par la vidéosurveillance. Il allait falloir penser à ne pas trop lever la tête.

J’ai à peine le temps de regarder où sont postés les vigiles qu’une hôtesse d’accueil vient à ma rencontre et me demande si j’ai rendez-vous. Je lui dis que non, poli, mais que je viens pour ouvrir un compte. La classique. Elle me demande de m’asseoir dans la salle d’attente et se dirige vers sa station de travail. J’en profite pour regarder si je fais pas un peu tâche vis à vis des autres clients. Je vois des grosses montres bien chères et bien lourdes, des costumes entièrement faits sur mesure, des tonnes et des tonnes de mallettes. Là, c’est sûr, je passe pas pour le plus riche et c’est tant mieux, c’est pas ce que je veux.

J’attends p’tête bien cinq minutes avant qu’on vienne me prendre en charge. Une banquière, ma foi plutôt sympathique à regarder, avec des talons aiguilles et un tailleur. Elle se présente à moi, et me demande de la suivre. On passe dans un couloir sur le côté ouest du bâtiment, et on finit par atterrir dans son bureau.


Monsieur Reynolds, donc. J’ai cru comprendre que vous souhaitiez ouvrir un compte ?

Oui, tout à fait.

Ce serait plus… pour une épargne, pour un compte courant ?

A vrai dire, de l’épargne. Je voudrais placer cet argent, pour être précis.

Je pris ma mallette et la posai sur le bureau devant moi. Je l’ouvris en appuyant sur les petits clips, laissant la banquière écarquiller les yeux sur la petite somme que ça représentait. Elle reprit vite ses esprits, et m’interrogea sur la provenance de cet argent. Je lui souris avant de lui répondre.

Puisque votre banque n’a pas l’air de savoir se mêler de ce qui la regarde, je suis hommes d’affaires à San Fransokyo. Peut-être est-ce un problème ?

Non, non, pas le moins du monde, tenta t-elle, réajustant ses lunettes et se préparant à attraper un contrat sortant de son imprimante. Je vous laisse remplir le formulaire donc.

Je m’en saisis et le retournais vers moi.

Si vous me permettez, j’aime beaucoup votre bracelet. Dior ?

Elle regarda son bracelet et me sourit. Cela lui fit tendre les doigts, et je pus enfin savoir si elle disposait d’une bague à son annulaire, ou non. Elle n’en avait pas, cible verrouillée.

Oui c’est exact ! Le contrat vous sied-il ?

Je commençais la lecture, du moins je la feins, et je finis par sortir un stylo de ma poche une fois arrivé à la fin du contrat. Je le fis tomber au sol, et me penchais pour le rattraper. Un rapide coup d’oeil en dessous de la table me permit d’affirmer deux choses. La première, c’était que cette femme disposait d’une paire de jambes que j’aurais été ravi de voir écartées. La seconde, c’est qu’il n’y avait pas plus de micro sous ce bureau qu’il n’y en avait dans la pièce. Une bonne chose.

Je me redressais, m’excusais, et finis par signer le bas de la feuille. Je lui tendis le contrat, un sourire bienveillant mais néanmoins professionnel bien dessiné sur le visage.

Je n’ai pas été tout à fait honnête avec vous, dis-je la mine désolé. C’est mon très vieil ami, Jonathan, le commissaire, qui m’a conseillé votre banque. Ce qui fait de moi… un total étranger à ce monde. Je me disais qu’une fois votre service terminé, vous pourriez me faire faire la visite guidée de la ville ?

Elle sembla me jauger quelques instants. Mais je n’en étais pas à mon coup d’essai. Elle allait mordre à l’hameçon.

Vous ne croyez pas que d’autres personnes seraient plus qualifiées que moi ? L’agence de tourisme par exemple ?

Héhé.

Je n’ai pas vraiment foi en l’agence de tourisme, à vrai dire. Des rares rues que j’ai parcouru avant d’arriver ici, je les ai vraiment trouvées sympathiques, lumineuses… si j’avais une âme de poète, je pourrais même les qualifier d’étincelantes et… A mon sens, vous êtes bien plus représentative de ce monde que ne le serait une vulgaire agence de tourisme.

P’tite disquette. Flatter l’égo. Elle marche, j’parie cent balles. Et puis ce petit regard vite fait vers la mallette....

Êtes-vous vraiment en train de proposer un rendez-vous à votre banquière ?

Je le crains, dis-je navré.

Elle fit mine de réfléchir quelques instants, pour feinter l’inaccessibilité. Quelle perte de temps.

Et Blake ne peut pas remplir cette fonction ? Après tout, c’est un peu sa ville.
Elle s’amusait de cette discussion, je le voyais dans son regard. Comme un jeu du chat et de la souris. Hors du travail… rah.

Il a eu quelques soucis dernièrement. Il refuse de m’en parler, mais je sais que niveau financier, il a connu des jours plus heureux. Je lui ai bien proposé mon aide mais, vous le connaissez peut-être, lui et son égo légendaire. Puisque l’on en parle, mon compte est ouvert ? Je pourrais faire un virement si je le souhaitais ?

Euh… oui, bien sûr, dit-elle, perdant le fil de la discussion. Lui faire croire qu'elle perd mon attention, étape deux.

Très bien ! Comme ça, ce sera chose faite, j’aimerais lui virer un petit millier de munnies. Plus, il ne le pardonnerait pas, plaisantai-je.

Elle pianota sur son clavier avant de s’arrêter quelques instants. Elle sembla presque perdue.
Vous êtes sûr ? Il ne me semble pas vraiment avoir besoin d’argent, me dit-elle en tournant son écran vers moi. Trois secondes, pas une de plus. C’était le temps dont je disposais pour récolter le maximum d’informations sur son compte affiché devant mes yeux. Au delà, je risquerais de paraître louche.

Je sautais l’état du compte courant pour voir les dernières opérations effectuées. Effectivement, il ne se refusait rien. Surtout lorsque l’on recevait, en plus de sa paye, un virement mystérieux de plusieurs milliers de munnies. Je me redressais et mimais l’incompréhension.

Visiblement, il ne me dit pas tout, dis-je en frottant l’arrière de mon crâne, les sourcils haussés. Je suis content qu’il ait trouvé une… solution ? Disons cela.

Elle retourna l’écran dans sa direction avant de, je le devinais, fouiller un peu la liste des opérations récentes ce qui me laissait imaginer une activité anormale. Un commissaire ça gagne combien par mois, à Costa ? Pas autant, j’imagine. Moins qu’un Turk j’espère, parce que sinon j’ai raté ma vocation.

Désolé de vous avoir embêtée avec mes histoires. D’autant plus que c’était indiscret. J’avoue ne pas savoir quoi en penser. Est-ce que le Carlotta est une bonne adresse ?

Elle se retourna vers moi, et à nouveau, réajusta ses lunettes. Aïe, quand elle faisait ça, je sentais qu’il se passait quelque chose d’électrique en moi.

Oui, pour les touristes, reprit-elle, soudainement beaucoup plus intéressée par la conversation. Mais n’étais-je pas censée vous servir de guide ?

Elle a vu la thune… Là, elle veut carrément m’embarquer dans un resto hors de prix. On pourrait presque parler de michto, hein.

C’est vrai ! Bon eh bien… retrouvons nous ce soir, sur la petite place juste à côté, à l’extérieur ? Cela vous convient-il ?


C’est parfait !

Très bien ! A ce soir….

Elle leva les yeux au ciel, genre exaspérée.

Azel.

Azel ! C’est noté !

Je sortis du bureau et me dépêchais de rejoindre l’extérieur. Là-bas, je jetai mon blazer dans une poubelle près d’une ruelle, et je me mis en route en direction de la suite présidentielle. Si je me débrouillais assez bien, je serais peut-être même libre à temps pour mon rendez-vous de ce soir.




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Je pense que... C'est vraiment bien. Bon, déjà, tu te precipites pas. Tu prends le temps de nous faire une intro qui n'était pas nécessaire mais qui par contre est appréciée, vraiment. D'autant que tu fais ça sur un sujet dans lequel tu n'es pas spécialement à l'aise de base, genre la mode et le luxe. Bon, évidemment tu nous habitues déjà au luxe avec Rufus mais ici tu soignes les détails, tu prépares le terrain et même... Tout au long du rp, t'as continué à faire des références, peut être plus légères mais quand même, au sujet.

Bon, on va pas se mentir, le coup de la banquière canon qui aime l'argent, c'est pas le truc le plus original que tu nous aies sorti, mais... Si effectivement la base est assez classique, la forme, tes dialogues avec elle, sont vraiment pas mal.

C'est totalement un rp de séduction, le but est d'avoir des infos et pour y arriver, faut la piéger en l'amadouant, la flattant. L'ambiance est électrique, comme tu le dis, t'as deux adultes qui se plaisent bien et c'est pas feint, même pour Reno. Il y a peu de place au doute, donc je me dis que ça doit être assez excitant et déstabilisant, suffisamment pour la rendre moins vigilente. Alors je vais pas mentir non plus et c'est la seule vraie chose que j'aurais à redire. Je ne suis pas certaine que même en étant séduite, une femme montrerait les opérations sur le compte du commissaire de la ville et ça même si elle croit que c'est son ami. Mais bon, c'est vraiment pas dramatique, c'est juste mon intuition.

Pour le reste je te trouve très bon, les réparties sont bonnes, les descriptions salées entre deux dialogues sont misogynes mais... Amusantes Very Happy

Oui, puis, ça revient un peu sur ce que je disais plus haut mais vu que c'est un rp d'action, fatalement il y a plus de descriptions. Et tu ne les sautes pas parce que ça te saoule, non, tu le fais en donnant de l'importance aux détails, toujours dans cette idée de film de casse, avec les caméras à l'accueil, vérifier si il y a un micro en dessous de la table, tout ça.

Je fais cette notation sur mon GSM pendant un monologue de Pedro, je sais pas du tout ce que ça va donner en longueur xD.

Bon et t'aurais pu ne pas jeter le blazer, il avait l'air bien Sad
Très Facile : 5 points d'expérience + 60 munnies + 1 PS en symbiose

Et tu gagnes un rapport avec ça !



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