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Nous sommes quatorze ans après les évènements de Kingdom Hearts 2. En tant d’années, les choses ont considérablement changé. Les dangers d’hier sont des soucis bénins aujourd’hui, et au fil du temps, les héros ont surgi de là où on ne les attendait pas. Ce sont les membres de la lumière qui combattent jour après jour contre les ténèbres.

Ce n’est plus une quête solitaire qui ne concerne que certains élus. C’est une guerre de factions. Chaque groupe est terré dans son quartier général, se fait des ennemis comme des alliés. Vivre dehors est devenu trop dangereux. Être seul est suicidaire. A vous de choisir.

La guerre est imminente... chaque camp s'organise avec cette même certitude pour la bataille.

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Debout dans le couloir royal, faisant face aux pilonnes bordant l'allée, elle regardait à travers l'espace entre deux d'entre eux, en direction de la reproduction du château de la lumière taillée dans la grande haie au centre du jardin. Devant celle-ci se tenaient trois femmes, trois subordonnées. La Commandante Fiona gardait une main sur l'épaule de son ancienne seconde, alors que la Lieutenante Ambre la serrait dans ses bras. De sa position, la générale ne pouvait voir des larmes ou même les détails des expressions faciales. Elle n'entendait pas les voix davantage. Et pourtant, aussi pathétique psychologue fut-elle, elle était absolument convaincue que Ambre était en larmes. De souvenir, même lors de la guerre de Sherwood, elle ne l'avait jamais vue dans cet état. Et si cela était arrivé, cela devait sûrement dater de ses débuts dans les rangs de la lumière, débuts durant lesquels deux gardes sur trois craquaient en public, sous la pression de l'entraînement et par chagrin d'avoir quitté leur monde d'origine. Au centre de ces embrassades, il y avait Nathalie. Si une expression pouvait être distinguée malgré la distance, c'était le grand sourire de la jeune femme au teint hâlé et au chignon bas absolument impeccable. Elle était habillée en civile, de ses vêtements qu'elle avait apportés du Jardin Radieux, un pantalon en jeans noir, des chaussures sportives assez simples, un chemisier blanc surmonté d'un pull en laine bleu marine. Si la générale s'était accoutumée à une chose, c'était au goût des vêtements féminins, qu'elle pouvait trouver réellement ravissants, quelle que soit leur provenance ou leur vulgarité. Bien sûr, elle ne manquait pas de faire des remarques et de souligner l'indécence d'une telle tenue, mais elle ne pouvait dire honnêtement qu'elle les trouvait peu ravissants. Et en l'occurrence, l'Officier Nathalie était très belle.

À ses côtés se trouvait un grand sac à dos. Elle devait avoir l'air d'une voyageuse, sans être trop remarquable non plus. Des valises auraient trop attiré l'attention. Ce genre de considération n'était pas issu de la réflexion de la Générale mais de celle des trois soldats qui se trouvaient, ensemble, dans le jardin. Chacune était une femme du monde plus que Ravness ne le serait jamais. Les adieux durèrent encore une dizaine de minutes, durant lesquelles la trentenaire les regardait, assez triste. Il lui était impossible de ne pas être affectée. Elle savait ce qu'elle avait fait. Elle assumait son choix. Mais... à la simple idée que l'Officier pourrait mourir, la Générale tremblait à en faire tinter les attaches de son armure. Nathalie se tourna vers elle et lui fit un salut moins formel que le précédent qu'elle lui avait adressé. Elle leva une main, maladroitement, et vit Nathalie s'engouffrer dans le garage Gummi. La Commandante vint serrer contre elle la lieutenante, avant que, quelques minutes plus tard, elles ne revinrent jusqu'à l'entrée du château. Ravness entendit à sa gauche les jeunes femmes monter les escaliers, et les vit enfin au début du couloir, sur le tapis rouge.

Et les deux femmes les plus proches d'elle qui existaient, les deux des trois personnes qu'elle osait considérer comme des amies, ou au moins des proches, avancèrent dans le couloir, s'approchèrent, sans la regarder. Et il était trop dur pour la générale de nier ressentir quelque chose. Elle sentit son cœur s'écraser sur lui-même, être martelé.
« Ne me traitez pas comme votre ennemie, officiers. » dit Ravness d'un ton chargé de reproches et d'une pointe de chagrin. Elles s'arrêtèrent. Fiona la regarda assez durement, alors qu'Ambre continuait de détourner le regard. « Nous l'avons convenu à quatre, avec le Lieutenant Hegda. »

« C'est bon, Générale. On a juste besoin de temps. » répliqua la commandante, les sourcils froncés, polie mais agacée. « Avant de daigner me regarder ? » s'offusqua Ravness, avant de continuer avec un ton toujours aussi nerveux. « Ça ne me fait pas plaisir, figurez-vous. Tout cette histoire. Je ne l'ai pas voulue. »

La Lieutenante Ambre leva ses yeux humides sur elle, alors que la colère semblait la gagner. « C'est vous qui l'envoyez à la mort. Ne rejetez pas la faute sur nous. » La générale se raidit alors que la commandante fit une grimace crispée. « Nous avons décidé toutes les trois que les traîtres ne seraient pas évincés mais qu'ils seraient éloignés ! » s'énerva la générale, d'une voix plus forte. « Et aucune de nous ne savait alors que votre meilleure amie serait concernée ! »

« Mais vous pouviez pas l'envoyer dans un monde moins dangereux ?! » La Générale secoua la tête. « Pas ici. » murmura-t-elle, alors que ses yeux se posèrent sur le Caporal Anouar et le Sergent Rodrick, tous deux en garde devant la porte de la Salle du trône. Bien sûr, elle avait confiance en eux mais, comme Nathalie elle-même l'avait dit, un minimum de personnes devait être au courant. Pour beaucoup, la jeune femme avait été envoyée sur un autre front, au Jardin Radieux, dans son monde d'origine, pour y combattre le Consulat de l'intérieur. Cela était, bien entendu, faux. Elle et quatre autres soldats avaient été envoyés à la Cité du Crépuscule. La Générale avança dans le couloir et se dirigea vers la bibliothèque royale, suivie par ses deux subordonnées. Les gardes les laissèrent passer. Elle savait que la Reine Minnie n'y était pas à l'heure actuelle, se faisant un devoir de toujours connaître la localisation de Sa Majesté.
Et les Trois Premières Lances de la Lumière se retrouvèrent entre un bureau et des rangées d'ouvrages, gênées, en colère et tristes.
« Soyons sérieuses. Bien sûr que nous devons garder un contrôle sur le Monde des Jouets et le Pays Imaginaire, mais nous n'avons aucune vision d'ensemble sur les mondes qui appartiennent à la Coalition noire. »

Ambre essaya de répondre mais recommença aussitôt à pleurer. Ravness baissa les yeux et attendit qu'elle se reprît. « Mais... Pourquoi... Pourquoi pas le Château de la Bête ? Pourquoi pas Agrabah ? Pourquoi pas la Forêt de Sherwood ? »

« Le Château de la Bête n'est pas un centre décisionnel, et y agir en tant qu'infiltré est quasiment impossible. Et Agrabah... malheureusement, elle serait vite repérée. »

« Elle a quand même un certain teint. » s'énerva Ambre. « Je crois qu'elle a des origines de là-bas, d'il y a vraiment longtemps ! »

« Mais d'autres qu'elle y vont. Et l'envoyer seule à Agrabah est pire qu'avec un groupe à la cité du crépuscule, même s'ils sont séparés. Écoutez... » La Commandante la coupa. « S'ils la trouvent, ils la tortureront. Vous le savez. » La Générale opina sombrement. « Je ne les envoie pas saboter, militer ou prendre contact avec la rébellion. Pour l'instant, ils doivent juste se trouver un abri, garder un œil sur la fenêtre et nous faire des rapports. Et... elle veut se racheter. Elle aurait pu refuser. »

« Oh pitié ! » cria Ambre en se rapprochant alors dangereusement de la générale, jusqu'à n'être plus qu'à une trentaine de centimètres, les poings serrés. « Tout le monde n'est pas comme vous, générale ! Tout le monde ne veut pas mourir pour la lumière ! Elle a accepté parce qu'elle se met toujours une pression dingue ! » Les pleurs revinrent déformer sa voix, la joncher de sanglots. « Elle veut tellement tout le temps vous plaire à toutes les deux ! »

La Commandante se rapprocha pour de nouveau consoler la jeune femme rousse, mais « Ne me touche pas, toi ! » La jeune fille rousse repoussa violemment Fiona, qui sursauta, avant de se diriger vers la fenêtre et de tourner le dos à ses deux supérieures. Elle pleura longuement... sans s'arrêter, sous le regard interdit de ces dernières. Ravness jeta un oeil à Fiona qui, dorénavant, semblait se sentir aussi mal qu'elle ne l'était. « Ambre... »

« Pourquoi tu ne l'as pas prise avec toi ? » sanglota Ambre, toujours de dos, cachant son visage et son état. « Pourquoi tu... Jonas et Kahei sont des grands garçons et ils font tout ce que tu dis. Ils auraient été ok si tu leur avais dit de rester avec la Générale et que tu avais pris Ambre dans ta petite aventure solo de merde ! »

« Je... Je ne voulais pas que la Générale se retrouve seule et... » Fiona fit une pause, jetant un regard coupable à sa supérieure. « comme... enfin... comme vous préférez les filles... » Ravness resta bouche-bée, sentant la colère et un profond embarras rosir ses joues. « Commandante ! »

« Je... Sincèrement. Ce n'est pas méchamment mais vous parlez très peu aux gardes hommes. Et... par contre, LeiLei vous a tapée dans l'oeil, Jody et les deux Indiennes aussi, vous adorez Joséphine, vous « Arrêtez maintenant, c'est bon ! C'est totalement indécent ! » se fâcha la générale, hésitant seulement à continuer de peur d'amener sa seconde à développer encore et encore et « le »dire. « C'est... » elle n'ajouta rien, resta figée, le regard se baladant de l'une à l'autre. Ambre ne semblait pas prêter d'attention à ces dernières allusions. « Du coup, je voulais qu'elle soit avec vous et... Mais ça n'a jamais été dans le but de lui faire de la peine. Je... »

« Résultat, elle nous a trahies. » répliqua sèchement Ambre, sans pleurer davantage. « Si elle meurt, je quitte la Lumière. » Les sourcils de la générale se froncèrent, attendant la suite. « Et je ne vous le pardonnerai jamais. » 

Ravness resta médusée, miséreuse dans une situation qu'elle n'avait jamais connue. Des gardes l'avaient déjà défiée, mais jamais la Commandante, et jamais sur un sujet aussi grave et émotionnellement impliquant. Elle avait l'impression d'être une enfant ayant commis une bêtise et devant la réparer, alors qu'au fond, bien que cela lui fît de la peine, elle savait avoir bien agi. Le front de la Coalition noire ne pouvait être éternellement évité. Les jours de bataille allaient un jour commencer, et la lumière ne pouvait se contenter de mener des escarmouches au Pays imaginaire. C'était moins une punition qu'une opportunité qui se présentait. Mais sans doute était-ce vrai : La Générale Primus avait peut-être profité de la vulnérabilité de l'Officier Nathalie pour l'envoyer elle à la Cité du Crépuscule, là où elle avait une chance de réussir et de se racheter. La jeune femme était désespérée et voulait faire ses preuves... Dans la même situation, Ravness aurait sûrement accepté avec la même conviction.

« Je suis navrée. » dit la Commandante Fiona, regardant l'une après l'autre les deux autres gardes. Si elle ne pleurait pas, ses yeux n'en étaient pas moins humides. « C'est ma faute. Et je n'aurais pas dû vous accabler, Générale. »

« Cessons. » intervint Général Primus d'une voix calme, tentant de reprendre le contrôle de la situation sans craquer ou s'énerver. « Nous allons tout faire, d'ici, pour qu'elle et ses hommes survivent et mènent à bien cette mission. Toutes les trois. Le plan qu'elle a élaboré est solide. Et elle doit nous faire un rapport toutes les six heures. Si par malheur elle est capturée. » À cette idée, une certaine colère l'envahit. Perdre un de ses gardes était une fatalité à laquelle elle s'était bien sûr préparée. Mais aucun d'entre eux n'avait signé pour la torture. « Je mènerai moi-même une expédition pour la libérer. »

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Le Départ de l'Officier Signatureprimus
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Deuxième partie de l’après BR. Qu’est-ce que j’ai à dire ici ? Déjà, disons-le, on était sûrement surtout sur un RP “à faire” qui est la suite logique du précédent. Ce n’est pas nécessairement un mal, dans tous les cas. Surtout qu’ici, on ressent tout de même que tu avais envie de le faire et que tu as pris plaisir à l’écrire. Parfois, les rp de ce type tombent dans l’autre case, je ne vise personne en particulier avec cette remarque (ça m’arrive, personnellement).

Enfin, je digresse, comme toujours. Pour moi, ce rp a une très grande force. Et cette force, c’est les dialogues. Pour moi, ils sont très justes. Je les trouve convaincants, c’est totalement en phase avec les caractères des personnages, ça sonne bien et ils parviennent à nous faire éprouver de l’empathie pour les trois amies de la garde qui, l’heure étant venue, sont obligées de se séparer.

Nathalie et les quatre traîtres sont envoyés dans la gueule du loup. Et ça provoque des réactions très intéressantes. Parce que, faut le dire, c’est carrément dangereux pour ces gardes. Ils vont devoir se rendre en civil en territoire ennemi. Ils seront contraints de venir sans armes à cause des fouilles, sinon ils seront vite déçus. Et ils vont devoir rester bien discrets, au risque de subir le sort que beaucoup connaissent dans les cachots de la Coalition Noire.

Et donc, une sanction si dure que celle-ci, ça fait réagir les PNJ qui sont les plus proches d’elle. Fiona et Ambre contestent vivement sa décision. On ressent beaucoup d’empathie, autant pour l’une que pour l’autre qui sont totalement dans une position délicate. Et au final, on finit même par se sentir mal pour Ravness lorsqu’on part sur toutes ces allusions sur sa sexualité qui sont carrément gênantes. Elle est prise entre deux feux, elle sait bien elle-même que sa décision est lourde de conséquences.

Décidément, je n’aurai une fois de plus que des compliments à faire. Je n’ai rien à redire tant pour le fond que pour la forme, j’ai encore préféré ce rp au précédent. Je pense qu’il mérite un joli bonus et j’ai ma petite idée sur le sujet...

En tout cas, j’ai hâte de voir ce que donnera cette petite guerre de l’information à la Coalition Noire avec cet espionnage ^^

Exploit accompli !

Facile : 10 points d’expérience, 110 munnies, 2 PS en Défense.

Avant de partir, l’Officier Nathalie te laisse un petit quelque chose. L’ancienne enseignante te laisse un livre très intéressant traitant de magie. Après un tirage au sort aléatoire, tu obtiens la compétence :

Projection : Actif. En se concentrant, le possesseur peut projeter une image de lui ailleurs pour troubler l’ennemi. Mag : 10
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