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Nous sommes quatorze ans après les évènements de Kingdom Hearts 2. En tant d’années, les choses ont considérablement changé. Les dangers d’hier sont des soucis bénins aujourd’hui, et au fil du temps, les héros ont surgi de là où on ne les attendait pas. Ce sont les membres de la lumière qui combattent jour après jour contre les ténèbres.

Ce n’est plus une quête solitaire qui ne concerne que certains élus. C’est une guerre de factions. Chaque groupe est terré dans son quartier général, se fait des ennemis comme des alliés. Vivre dehors est devenu trop dangereux. Être seul est suicidaire. A vous de choisir.

La guerre est imminente... chaque camp s'organise avec cette même certitude pour la bataille.

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La pluie, soutenue, tombe en gouttes fines, percute le bitume avec des sonorités symphoniques. Un éclat menaçant déchire le ciel, avant que son grondement ne se fasse entendre... la foudre percute en rythme, avec l'harmonie d'une musique qui se joue sous les oreilles de spectateurs dans l'ombre de la ville. A l'occasion de l'éclair, Nazik apparut en silhouette, droit et immobile au sommet d'un monde plongé dans les ténèbres. Sa tête, recouverte par une chevelure mouvante, hoche lentement de droite à gauche, examine méthodiquement ce lieu vide de toute vie. Rien n'a changé en ces lieux, en apparence seulement. L'illusion est très bien ficelé, la saturation passée fait penser à un rêve fantasque qui laisse, de nouveau, place à la réalité. Les ruines n'en sont plus, du plus modeste au plus orgueilleux, le décor trône immaculée de toutes les destructions essuyés. Qui n'a jamais rêvé une nuit ? Parfois, au réveil après être sorti du royaume onirique, plus aucun souvenir n'est gravé mais même avec ça, il arrive qu'un rêve soit marquant. Il reste incrusté dans l'esprit. Si les détails sont flous pour l'esprit, le coeur s'en rapelle dans les moindres détails qui importent.
Soucieux comme au réveil d'un sommeil mouvementé, l'élu de la clef retrace le court de la bataille royale, de la même façon qu'on se rattache au souvenir d'un songe qui nous échappe.

On y réfléchit, on détaille et quoiqu'on fasse, certains points nous échappent de l'esprit comme du sable nous glisse entre les doigts. Heureusement, le coeur, lui... lui se rapelle de tout, sa mémoire, bien que sélective, est sans faille. Cette idée suffit à dessiner un sourire satisfait sur le visage du Maitre des Ténèbres. L'immense satisfaction d'avoir voler le kill de Death à Kuro et de voir ce dernier, comme une hyène sur un os, se jeter sur son gummiphone pour un peu de gloire. A quel point un simple message peut nous en apprendre tant sur la nature d'un homme ? Et si son coeur se rapelle cette victoire avec tant d'orgueil, c'est peu probable que Death ne se rapelle de l'humiliation qui va de pair. Qu'importe, finalement.
Lulu la Sorcière... et son souvenir qu'il tient, pendu à sa main... peut-on rêver plus beau trophée ?

Et ce sprint final à la Ville de Traverse ! Bon sang ! Nazik en éclate de rire rien que d'y penser... la bataille royale l'a poussé à bout, au point d'allez se cacher dans un coffre pour en mourir ? Heureusement que le ridicule ne tue pas ! Se faire agresser par un babouin qui fait du Kung-Fu, aussi ? L'élu a plus vécu en un seul mois qu'en toute une vie. Plus que tout, à ce point éreinté par tout ça, il... en perdit par moment sa capacitée à réfléchir, fut bien obligé de s'en remettre à son instinct. D'une façon ou d'une autre, le jeune homme fut forcé d'écouter son coeur, plus que jamais.
L'appel des ténèbres est silencieux mais depuis tout ça, il parait assourdissant à Nazik.

Dong... Dong.... Dong... le clocher retentit pour la première fois depuis quelques temps. Son écho se répercute sur toute la Citée du Crépuscule, sa parole sinistre s'abat sur la ville. Tout en haut de la tour, le coalisé reste imperturbable, et souriant, contemple d'un air mauvais la ville qui reprend du service. Dong, dong, dong... une vouivre, machinalement, frappe à répétition la cloche de ses énormes pattes. Dong, dong, dong... un nuage de ténèbres enveloppe le jeune homme puis s'élève en fumées. Confiant jusqu'à l'absolu, faisant acte de foi envers ses propres pouvoirs, Nazik se laisse tomber les yeux fermés dans le vide. Sans rugir ni gémi, sans jamais s'annoncer, sa créature ailée n'attends pas pour le réceptionner, une patte sur chaque épaule.
A battements d'ailes touts doux, la créature descend son maitre tranquillement.

Sa direction, juste en bas, le quartier dit "de la Shinra". Le quartier est chic, ou du moins souhaite être ainsi. Les boutiques s'y toisent, pas tant concurrentes qu'en compétition, la même entreprise s'y divise en dizaines d'enseignes. Qu'est ce que ce bruit qui parvient à nos oreilles ? Il s'agit des talons d'un vieil homme, habillé impeccablement, quoi qu'un peu débraillé suite à une soirée que l'on imagine bien arrosée. l marmonne des phrases incompréhensibles, et se soutient à l'aide d'une canne merveilleusement décorée, un travail d'orfèvre à n'en point douter ! D'un air guilleret, il continue sa marche, sans que l'on sache vraiment s'il sait où il est. Et c'est alors que, de l'ombre, surgit une petite tête blonde, un gosse des rues vêtu en haillons qui commence donc à tourner autour du vieux gentleman.
Il ne tarde pas à repartir... les poches plus pleines qu'avant et, visiblement, l'enfant vient des quartiers plus délabrés de la ville.

Qu'importe ! Ca sera le travail de la Garde Noire qui, très probablement, l'engagera contre trois munnies à surveillez là où ils ne sont pas. Ou celui des SOLDATS qui, presque autant que la Coalition, font régner l'ordre parmis ces quelques maisons. Avec délicatesse, la vouivre stationne son vol au-dessus du sol, à peine quelques centimètres avant que les pieds de Nazik ne touche terre. Le sans-cœur volant lâche prise, laisse son maitre atterrir le pas guilleret et disparait dans les hauteurs, d'une impulsion venteuse qui secoue la place.
Ses vêtements et ses cheveux dansent, furieux... lui-même conserve un doux sourire en direction d'un café pour s'y prélasser.
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La haine brûle en moi et, un peu plus chaque jour, me fait bouillir de l'intérieur. Ca en devient insoutenable. Kuro et Nazik se sentent poussés des ailes, ça ne me plait pas. Death se cache dans sa convalescence, les laisse faire à leurs guises mais m'ordonne de corriger leurs écarts. A l'image d'une cocotte-minute, ça menace d'éclater à tout moment mais je sais comment l'empêcher. Si la haine est la chaleur qui menace de me faire éclater, la discipline sera ce qui me refroidira. Je serre les dents au point de m'en poncer l'émail et les poings jusqu'à m'en saigner les paumes de mes propres ongles. Faute de mieux, j'inflige à moi-même cette douleur que les sources de mes rancunes sont pour l'instant épargnés.
Le pas furieux, je marche à toute vitesse dans les rues en direction de la gare centrale.

Invoquer un Darkside dans ma ville ne lui a pas suffit ?! Cet insolent poursuit son audace, exhibe ses pouvoirs comme si quelqu'un pouvait en avoir quelque chose à foutre. Non content de faire le malin dans ma ville, il ose se pavaner sur les réseaux et ridiculiser notre nom en jouant les trolls ? A l'heure où nous devons être craint, cet idiot balance des piques comme à la cour de récrée ?
Mes pas pleins de haines martèlent le pavés à un rythme soutenu.

Une vouivre se fait abattre en plein ciel, sans que ça n'attire particulièrement mon attention et après tout. Un mot de ma part suffit pour que ce monde tout entier reprenne des airs de Bataille Royale. Kuro n'arrive décidément pas à le gérer, je m'occuperais de lui juste après... mais en attendant, quelqu'un doit bien remettre ce guignole de Nazik à sa place. J'ai un truc à lui dire et... c'est tout. Il ne me répondra pas, ne le pourra pas.

Les SOLDATS s'agitent, se tiennent plus droits et aux aguets, piaillent dans leurs outils de communications. Ils ont l'habitude de me voir allez et venir mais pas comme ça, j'avance comme si j'allais retourner le quartier. Et que voit-je ? Immobile, j'en suis stupéfait un instant, cet enfoiré nous fait tout ce cirque et... pourquoi... ? Pour ensuite se prélasser à la terrasse d'un café ? Pas un mot. Une seconde, puis deux et enfin trois. Je prends une ample respiration, tâche tant bien que mal de me refroidir malgré que je sois déjà rouge comme un démon. Malgré toute l'envie que j'en ai, il n'est pas question de le tuer, pas pour l'instant.
Touts ces grands airs de diva n'empêchent pas que je pourrais le tuer sans faire exprès. Peut-être même qu'un cri me suffirait.

Je m'élance en sa direction d'un sprint, trop vif pour que quiconque dans la place ne puisse y réagir, si vite que même les balles de SOLDATS n'auraient pu me rattraper. Les chaises, les tables et les gens volent sur ma route jusqu'à ce que j'arrive face à Nazik. Face à lui, le dominant de tout mon haut alors qu'il ose être assis à se prélasser. Quel putain de coalisé a le droit de s'asseoir vu la panade dans laquelle on est au juste ?! Parfaitement immobile, rigide même, ce n'est que mon bras qui se lève et s'abat.
Voilà, je le gifle.

Ma main lui traverse la face sans problème ni résistance, je ne lui laisse ni le temps de se pavaner, ni l'occasion de me répondre. Ce n'est que maintenant, qu'enfin, la populace se met à crier et à fuir, avec un temps de retard. Rien à faire, franchement, je suis de la Coalition Noire ou pas ? J'ai beau vouloir épargner notre peuple, au moins un peu, on leur marche dessus depuis des années. Pour en revenir à Nazik, il est étalé à terre, la bouche en sang et tuméfié. Salement. Inconsciente.
Un peu inquiet, je tape du pied dans son ventre... il gigote, respire entre deux gerbes de sangs crachés... ouf.

Un geste de la tête, sec, pour que des gardes noirs débarquent et viennent l'embarquer. Après ça, je me retire d'un pas décidé mais beaucoup plus serein.
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Me voilà pour ces notations. Spoiler alert, on est sur de l’après BR qui spoil beaucoup le parcours du Battle-Royale. Ceci étant dit, je pense qu’à peu près tout le monde a entendu parler des trucs dont on parle sur Discord, mais sait-on jamais. C’est toujours dommage de se faire un peu gâcher des surprises comme ça ^^

J’ai pas grand chose à dire sur ce rp côté Nazik. On est purement sur un post d’après Battle-Royale. Il ne s’y passe pour ainsi dire pas grand chose, mais ce n’est pas un mal. Je trouve que c’est important de temps en temps ce genre de rp “mise au point” très introspectifs. Nazik revient sur tout ce qui lui est arrivé de marquant pendant le BR : le kill de Death volé à Kuro, la grande confrontation avec Lulu, le dernier jour très intense à la Ville de Traverse.

Et donc, là, le truc pas trop attendu : Jack qui répond et réagit à ce rp de manière assez contrastée avec Nazik. Là où Nazik est très relax, Jack bouillonne de rage de ce qui s’est passé, une hérésie pour un homme si fidèle à Death, hem. Donc on a cette réaction à ce qui s’est passé à la Cité du Crépuscule lors du BR aussi de ton côté et puis BAM, la baffe dans la gueule du pauvre Nazik. J’ai pas grand chose à ajouter sur ton intervention. Elle est simple et efficace.

Ce qui est juste un peu dommage, c’est que ce rp s’arrête ici ? Attention, je ne m’attendais pas à ce que ça s’éternise, ni à ce que t’en fasse dix caisses, mais une dernière réponse de Nazik pour réagir n’aurait pas été un mal, surtout que par la suite bah on ne sait vraiment pas ce qui s’est passé suite à cette baffe. Nazik l’a gardée comme un souvenir relativement mémorable et c’est tout.

Enfin, au-delà de cette mini déception, ça reste bien.

Exploit accompli !

Je vous note tous les deux en facile.

Jack : 12 points d’expérience, 100 munnies, 2 PS en Force pour avoir collé la baffe.
Nazik : 10 points d’expérience, 100 munnies, 2 PS en Défense pour avoir encaissé la baffe.

En repartant après avoir démonté toutes les tables sur ton passage, Jack, tu trouves un papier chiffonné. Il s’agit d’un rapport ! Tu peux MP Général Primus pour en savoir plus Smile
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