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Bravo à tous
Rufus Shinra Top-1 !
Rp final

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-Capitaine Matadi.
-Oui Mademoiselle Arad.

Nous avons opté pour des talkies – walkies pour communiquer cette fois. Les gummiphones nécessitant d’appeler la personne systématiquement et tout le monde n’en possédant pas un, les officiers du pont nous ont donné à Temerys et à moi de quoi pouvoir rester en contact avec eux.

-Est-ce que les premières classes que vous avez aperçus se trouvent toujours  dans la salle de loisir ?
-Oui. Ils y sont toujours. Evidemment, je ne sais pas si ils sont tous car je ne connais pas leur nombre total mais pour le moment ils sont… 4.
-Très bien. Temerys ?
-Ouais, M’dame.
-T’es bien en position ?
-Parée, chef !
-Très bien. A 3, on y va. 1…2…
-TROIIIIS.

Au loin j’entends les détonations, ou plutôt les déflagrations résonner en continu. Je suis le mouvement et enclenche la marche du mécha Shinra. Je ne pense définitivement pas être la meilleure pilote, et je n’ambitionne pas forcément de ressembler à la coréenne de San Fransokyo mais il est certain que nous avons plus de chances avec ces machines qu’avec nos seuls corps et nos armes contre quatre soldats de premier ordre rassemblés dans une pièce.

Je fais pivoter son tronc et pas ses jambes et lance directement la grosse artillerie pour fragiliser le mur et la porte dans laquelle mon mécha ne peut pas passer, faute de taille. Les impacts se multiplient devant moi, trouant la paroi et laissant apparaître la pièce derrière de plus en plus clairement. Je crois apercevoir que Temerys est déjà entrée dans la pièce. Je fais avancer la poignée correspondant à la main droite pour frapper le mur à coups de poing en titane et le briser pour de bon.

M’étant frayée un passage suffisamment large, je pénètre dans la pièce. A travers la vitre à réalité virtuelle, je vois apparaître les trois cibles devant moi marquées par des points rouges mouvants.

-Il en manque un.
-Non, c’est bon je m’en suis déjà chargée.

Nous nous mettons toutes les deux côtes à côtes tandis qu’ils reculent dans la pièce, l’un se cachant derrière un bar et les deux autres étant passés dans une autre pièce de la  zone récréative.

-Vas-y, je te le laisse celui-là. Il est déjà blessé.

J’exerce une pression sur la poignée et essaie de stabiliser ma visée en m’aidant de l’assistance puis je lance un gros projectile explosif à visée automatique. L’explosion est retentissante, disproportionnée, je ne m’attendais pas à ça. Le coin de la pièce est totalement dévasté. Le bar n’existe plus, le mur qui nous sépare de l’autre pièce est noirci et à moitié détruit.

-Wow Nina, c’était pas la peine d’y aller aussi fort hein. Tu vas vraiment nous le détruire notre vaisseau.
-Il y a un problème avec le vaisseau ?
-Non non, c’est bon Capitaine. Rien à signaler.
-Très bien, parce que nous n’avons plus de vision caméra. Elles ont dû être désactivées lors de votre attaque.
-Bien reçu, on reste sur nos gardes.

Tandis que nous avançons dans la fumée générée par les explosions, nous apercevons.

-Recule, recule ! Bazooka !

J’ai à peine le temps de comprendre et de commencer ma marche arrière. Je vois le gros canon et la tête de l’homme dépasser du passage que nous venons de créer vers l’autre pièce. Je vois l’explosion sur l’arme, puis je sens la pression, je suis entraînée en arrière, écrasée dans le mecha. Puis, un autre choc, cette fois dans le dos, quand toute la carcasse arrière du mecha vient se plier contre le mur sur lequel nous nous écrasons.  Quelques secondes passent, je crois. Je me sens comme dans un éteau, ma tête tourne, je ne suis même pas sûre que j’ai encore forme humaine. La lumière est flouée par la fumée autour de mon cockpit. Mon buste est douloureux, comme si j’étais incapable de respirer, moi qui ne le fais pas réellement. Je ne saigne pas évidemment, mais j’ai du mal à reprendre la maîtrise de moi-même.

-Nina !? Ca va ?!
-Je ne perçois pas d’activité cardiaque dans le mecha.
-Merde ! Putain Nina !

J’entends le haut-parleur du talkie mais je n’arrive pas à parler. Puis j’entends de nouveaux impacts de balle, mais sur mon cockpit cette fois. Ca y est. Ils viennent pour moi. La vitre finit par se briser et je suis extirpée du cockpit mais je n’arrive pas à voir par qui, puis je reconnais sa voix.

-Ca va ? Merde, réponds-moi !

Je cligne des yeux, marmonne et essaie de me réhabituer à la lumière tandis que je sens mon corps posé sur le sol.

-Où est-ce qu’on est ?
-Les soldats, Nina, les premières classes tu te souviens ? Putain ta peau refait encore des trucs bizarres noirs.
-Donne-moi mon arme.
-Non, c’est bon, je vais me charger de ces fils de pute. Je reviens.

Elle me laisse sur le sol froid. Je crois avoir compris qu’elle avait vu ma transformation, du moins partiellement. Je m'y sens perdue, déséquilibrée, totalement à la merci du premier qui passerait là. Il ne faut pas qu’elle en voit plus. J’essaie d’attraper mon arme sur ma ceinture mais mon bras ne réagit pas. Je n’ai pas la force. Puis je me rappelle que si je la tue, ça ne changera rien, qu’elle sera juste désaturée et libre de parler pour le reste du jeu. Non. C’est stupide. Laissons-la croire à cette histoire de problème de peau.
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Nous arrivons sur le pont, non sans peine. Mon bras est appuyé sur les épaules de Temerys qui me donne la force que je n’ai pas d’avancer en maintenant une pression sur mon dos. Mes jambes se dérobent sous mon poids. Nous arrivons devant l’équipage, tout le monde se retourne vers nous et se tait dans un premier temps.

Elle me dépose sur une chaise roulante et me pousse dessus sur le côté telle une assistée. Mais je ne proteste pas, je ne parviens pas vraiment à réaliser ce qui s’est passé. Je sais juste que ma peau n’a pas encore repris totalement son apparence d’origine. Temerys le remarque à nouveau et interpelle un des officiers assez proches.

-Envoyez-nous un médecin !
-Non je… c’est pas la peine.
-Qu’est-ce que tu racontes ? Tu tiens à peine debout, ton mécha a pris un gros choc.

Oui mais voilà, je n’ai aucune envie de devoir simuler une humanité en ce moment, je n’en suis tout bonnement pas capable. C’est juste le pire moment pour révéler ma véritable nature, devant tout ce monde qui me regarde. Ce serait juste la fin de l’aventure pour moi à la Shinra. Et ça n’aurait plus de sens d’espérer, puisque… quel genre d’homme, et a fortiori « ce » genre d’homme, pourrait sérieusement envisager de se lier à un être tel que moi ? Je sais ce qu’ils pensent tous de nous. Bien sûr la réciproque est souvent vraie, pour la plupart des gens, mais nous faisons des exceptions. Contrairement à eux pour qui nous sommes tous des créatures imprévisibles, dangereuses et destructrices.

Au bout d’un moment, pour mon plus grand malheur, un médecin arrive.

-Ne…ne me touchez pas !
-Je veux juste prendre vos constantes, mademoiselle, calmez-vous.
-Non je…

Je me lève de la chaise et manque de basculer.

-Nina !

Temerys me rattrape à temps. Elle me fait rasseoir de force même si je suis incapable d’opposer une grande résistance.

-Si tu ne veux pas, il ne te touchera pas.
-Ca va aller… je vous assure que ça va aller dans peu de temps.
-Docteur, qu’est-ce que vous pensez de ses blessures ? Elle m’a déjà dit qu’elle faisait des réactions épidermique suite à une maladie génétique.
-Il faut juste que je me repose.

Je lève les yeux vers le médecin pour y lire l’inévitable verdict, celui où il démêlera le vrai du faux. Ma vision est floue mais je peux lire la perplexité dans son regard. Je vois qu’il murmure quelque chose à Temerys.

-Qu’…qu’est-ce qu’il dit ?

Je suis prête à tendre les mains vers son cou pour l’étrangler et l’empêcher de prononcer un mot. Elle pose sa main sur mon épaule et essaie de m’apaiser.

-C’est rien, il me dit qu’il ne connait pas cette maladie mais que c’est préoccupant.
-Vous devriez faire des analyses une fois cette histoire réglée, mademoiselle.

Je n’arrive pas totalement à croire à ce qu’il me dit là. Il est supposé savoir de quoi il parle. Normal qu’il n’ait jamais entendu parler de cette maladie, elle n’existe pas, ou alors sous une forme uniquement dégénérative et pas régressive. Mais je ne peux pas exclure la possibilité qu’il suspecte quelque chose et plutôt que de me confronter, décide de faire part de ses suspicions dans un rapport à sa hiérarchie. Il faudra que je veille à ce que cela n’arrive pas.

-Vous pouvez l’emmener à part pour qu’elle se repose. Je ne pense pas qu’elle risque quoi que ce soit dans l’immédiat sinon un sommeil profond.

En sortant du pont, je sens une agitation tout autour de nous, j’entends Temerys pester.

-Qu’est-ce qu’il y a ?
-Rien… rien…

Je lève les yeux vers eux et j’en surprends plusieurs en train de sourire, plus ou moins discrètement.

Qu’est-ce qu’ils ont ? N’est-ce pourtant pas évident ? Ils se réjouissent de ton échec, tu donnes des ordres à tout le monde mais aujourd’hui ton cul n’est sauf que grâce aux capacités de ta complice.
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