Cacher dans cette maison abandonné, à la manière d'un rat retranché dans sa tanière. Nazik devra bien sortir, tôt ou tard, à la recherche d'un bout de fromage à grignoter pour se sustenter. En attendant, il se complait dans sa couardise de la même façon qu'un cochon, plein d'autosatisfaction, se roule dans la boue. Le bois crépite, et la fumée s'échappe à peine au travers des menuiseries obstrués par du mobilier. Ses vivres descendent, bien qu'il rationne sa pile de vivre rassemblé sur place, l'ennui grignote son humble réserve. L'eau n'est pas tellement un problème, comme par miracle, l'eau courante fonctionne encore bien... bien que le flux que crache le robinet n'est pas clair. Ca a un drôle de goût, soyons honnête. Une drôle d'allure et une odeur tout aussi bizarre. Néanmoins au chaud, et à l'abri surtout, le jeune coalisé récupère tranquillement. Sa seule distraction, c'est son gummiphone et lui-même, venant d'un monde où c'est encore moderne pourtant, le jeune homme se désintéresse des livres de la bâtisse.
Son portable est une source d'information en direct là où les écrits sur papiers, par nature, ne relate que des savoirs du passé.

D'un geste du pouce, le jeune homme éteint son appareil et laisse ce même bras reposé sur un genou levé, assis à terre l'autre jambe allongé. Tout autour, il y a des livres. Pris de pitié envers sa propre ignorance, il soupire pour expier son manque de curiosité et se lève tranquillement. Dehors, de temps à autres, des bruits de combats se font entendre mais la plupart du temps, c'est assez calme. Simplement, lorsqu'une meute de moteurs rugissent, les choses ont vite tendance à exploser et les tirs se font incroyablement soutenus.
Ces moments ne... ils ne se taisent pas, le son s'éloigne simplement au bout d'un moment et l'on dirait que des monstres passent par là.

Après tout, ce n'est pas fou de croire que le Consulat a une ribambelle de créature. Le Porte-Parole lui-même a été vu sur gummiphone se ballader à dos d'un arbre vivant et par réputation, le Moulin Rouge est à mi-chemin entre une maison close et un zoo. Qu'importe, n'écoutant que son coeur et son instinct, Nazik refuse de sortir. Quelque chose, ou quelqu'un, le forcera bien assez tôt à sortir, le moment de s'en allez se manifestera de lui-même. En attendant, le coalisé est très bien tapi dans l'ombre de cette maison soi-disant abandonné.

Dans le bazar mis par ses invocations, au petit hasard, le jeune homme attrape un livre à deux mains, avec tendresse. Il souffle dessus pour que la poussière fuit la couverture en un petit nuage. "Les Règles de l'Art de la Serrurerie"... assez ouvert d'esprit, Nazik y réfléchit mais feuillette les pages sans conviction, sans lire non plus. Pris de désintérêt, il jette le livre au feu qui le remercie d'un sursaut de vitalité. A quoi la serrurerie peut servir à quelqu'un armer d'une Keyblade, au juste ? Et sans grand intérêt, il attrape un autre livre. "La Passion de l'Art"... et déjà, un peu plus curieux, il détaille des pages au hasard.
C'est... au vu des extraits capté par son oeil, c'est un livre qui parle de philosophie et qui vante la passion.

Après tout, pourquoi pas ? Le jeune homme s'assoit en tailleur et entame la lecture près du feu.