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Nous sommes quatorze ans après les évènements de Kingdom Hearts 2. En tant d’années, les choses ont considérablement changé. Les dangers d’hier sont des soucis bénins aujourd’hui, et au fil du temps, les héros ont surgi de là où on ne les attendait pas. Ce sont les membres de la lumière qui combattent jour après jour contre les ténèbres.

Ce n’est plus une quête solitaire qui ne concerne que certains élus. C’est une guerre de factions. Chaque groupe est terré dans son quartier général, se fait des ennemis comme des alliés. Vivre dehors est devenu trop dangereux. Être seul est suicidaire. A vous de choisir.

La guerre est imminente... chaque camp s'organise avec cette même certitude pour la bataille.

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« Sécurité. » Dis-je en tapotant un cran sur le fusil d'assaut de Fahimeh. Je m'approche d'Hengameh et je fais pareil. « Sécurité. » répété-je d'une voix monocorde. Elles visent toutes les deux des verres  et des bouteilles de vin sur la rambarde en pierre qui nous sépare du vide. On est sur le toit de notre immeuble. Et... on a plus de munitions qu'avant, maintenant qu'on n'a plus à se soucier d'un de nos voisins. Je reviens vers Fahimeh, je mets une main sur la crosse de son arme et... « si tu appuies sur ce bouton-ci. » Je le fais. Le chargeur tombe de lui-même, rebondissant sur le sol dans un sale bruit métallique. Je le ramasse et lui redonne. « Vas-y, recharge. » dis-je, toujours assez froidement. « Tu dois entendre un clic. » Elle le fait assez facilement et me regarde en souriant, genre... Je détourne le regard et vérifie que Hengameh y arrive. Concentrée comme elle est depuis le début de la journée, je suis pas vraiment surprise de sa réussite mais je la félicite pas, je la regarde à peine. « Quand vous vous déplacez avec vos alliés, toujours le canon vers le sol. Tenez votre arme comme ça. » Je prends un des fusils à terre, passe la bandoulière au-dessus de ma tête pour que l'arme ne m'échappe pas, si j'arrête de la tenir. Ma main droite saisit la poignée de l'arme, ma main gauche vient soutenir le garde-main, je ramène le fusil sur mon corps, canon vers le bas. Les filles m'imitent.

« Maintenant levez votre arme, visez, tirez. Prenez le temps. »

Elles lèvent leur canon. « Attends. » Je vais vers Hengameh et corrige sa posture, ajustant son bras et baissant un peu son canon parce que là elle vise le vide. Je vais derrière elle, vu que j'ai pas tellement envie de me prendre une rafale parce qu'elles paniquent. Je regarde Fahimeh qui a une posture impeccable. J'avais pas compris, hier, mais c'est elle qui a flingué Xav', c'est pas Hengameh. Et ça c'est bizarre mais impressionnant quand même. Hier elle avait un pompe. Si je pouvais me le permettre pour demain, je lui laisserais que le pompe, vu son intuition sur ça mais... mais non. Demain, il nous faut quelque chose qui peut flinguer un gars depuis une fenêtre. Elle est plus en chair que Hengameh, qui est vraiment toute fine, et... je sais pas, elle me semble plus costaude. Un moment, faudra voir comment elle encaisse de porter deux armes assez lourdes en même temps! Mais ce sera sûrement quand elle sera plus grande. Moi-même, je sais que je me fatigue vite, juste avec un fusil d'assaut tout le temps braqué devant moi. 

Elles tirent et échouent toutes les deux. J'ai mis l'arme en semi-automatique, histoire qu'on gaspille pas trop non plus, et surtout pour que la visée soit jouable. Elles recommencent plusieurs fois jusqu'à ce qu'une première touche.
« Ok ! » Je crie pour qu'elles arrêtent. « Si vous vous retrouvez en intérieur, dans un couloir, le bruit va être vraiment énorme. Ca peut vous effrayer. » Même si je leur parle différemment qu'hier, qu'avant-hier, j'oublie pas que ce sont des enfants, ou des jeunes ados. Enfin bon, elles sont à l'école primaire, tu vois. « Ici, y a pas de souci, on est sur un immeuble, y a plein de vent. Mais ce sera pas toujours comme ça. »

Elles s'entrainent comme ça quelques minutes à toucher. Je viens derrière Hengameh. « Tu veux bien que je t'aide ? »

« Merci. »

Je viens derrière elle, j'ajuste la position de ses bras, et ma main vient se poser sur son ventre. « C'est bien d'être tendue, de ne pas être tout molle. » dis-je avec un chouïa plus de douceur. « Mais tu dois te relaxer. Ton ventre est tout rentré sur lui-même. Respire. Laisse l'air venir dans ton ventre. Et puis... parfois tu peux arrêter de respirer, mais juste pour le temps du shot. Pas plus, pas moins. » J'attends quelques secondes. « Vas-y. » Elle tire. Je ressens le recul jusque dans mon propre corps. Elle rate mais avec ma main sur son ventre, elle parvient à garder quelque chose de stable. « Allez. Recommence. » Elle tire trois fois, toujours avec quelques secondes entre chaque tir, et c'est bien mieux. Les impacts se rapprochent de la cible, jusqu'à ce qu'une bouteille éclate.

« Demain, si vous ne touchez pas, c'est pas gravissime. Simplement en tirant, même si vous ratez le gars, il pourra pas prendre ses aises, il va être plus mobile donc moins précis, il se mettra à couvert. Bref. Il nous ennuiera moins. Si quelqu'un vous vise, ne prenez pas trop de risques, restez à couvert, signalez la position et je viendrai vous aider. »

Je tapote sur leur tête leur casque audio, des casques gaming en fait, offerts par des sponsors que j'étais censée distribuer à des fans. Disons que je le ferai plus tard ! Et grâce à ça, demain, on va pouvoir communiquer tout le temps, kit main libre, et on va juste tout détruire avec une super vision de jeu.
Parce que un jour pour s'entraîner à tirer, dans aucun monde c'est jouable. Je m'attends pas à ce qu'elles tuent, demain. D'ailleurs j'ai traîné Kotetsu dans le nettoyage du quartier, hier, et il a touché personne. C'est pas grave. Si tu crois que dans les armées, tout le monde sait se battre ? Genre c'est effarant le nombre de soldats, de miliciens, qui ne se sont jamais vraiment battus, qui n'ont jamais tiré sur quelqu'un, qui ont peu de technique. L'important, c'est le nombre, c'est le feu nourri, etc.
Elles s’entraînent encore pendant une demi-heure avant qu'on fasse une pause. Y a le poids de l'arme qui les fatigue, et surtout y a le froid d'être aussi haut dans la ville, avec un vent qui souffle quand même.

Je m'assieds à terre en frottant mes mains l'une contre l'autre.
« On... ne rentre pas ? » me demande Fahimeh en souriant maladroitement. Je secoue la tête et ne réponds pas. Hengameh s'assied aussi et ouvre son thermos. « Demain vous aurez chacune un sac à dos avec de quoi tenir deux jours, des habits de rechange et des compresses. Vous serez avec Kotetsu, Nakada, Mousse ou Iggy. Vous ne serez pas seules, si jamais. »

« On... » Fahimeh a l'air inquiète. « J'ai froid, Di. »

« Arrête, Fa' ! » s'énerve Hengameh. Elle fait la fière mais elle a froid aussi.« Demain, on a une vraie opération. Vous allez vous balader en pleine nuit, de toit en toit, dehors. Ensuite vous vous posterez à une fenêtre, qui sera ouverte pendant toutes les attaques. Vous aurez froid. »  Je souris, juste pour être polie.

« Est-ce qu'on ne peut pas être toutes les deux, Hengameh et moi ? » Je secoue la tête. La vraie raison, c'est qu'elles ne sont pas assez expérimentées ou malignes, faut quand même dire ce qui est. Kotetsu est pas plus expérimenté, limite il l'est encore moins qu'elle, mais ne serait-ce que si je lui donne un ordre, je suis sûre qu'il le comprendra. Et la fausse raison... « Si jamais vous vous faites attaquer, et si vous êtes groupées, vous serez toutes les deux éliminées. »

« Oui mais... » Fahimeh a l'air super mal à l'aise. Autant à cause du froid que de la situation, je ne sais pas. Je ressens... vraiment de la peine. Et j'ai juste envie de la prendre dans mes bras, de lui dire de rester ici, de pas s'en faire. Mais les choses ont été dites. Alors je reste distante, je fronce les sourcils et c'est tout. Et je subis ! Mais je vais pas me faire du mal pour rien. « Kotetsu et Nakada ne nous aiment plus. » Elle a l'air ultra triste. C'est dit bizarrement pour une fille de douze ans, mais... elle est en quatrième primaire, elle est encore très bébé, et elle a pas toujours le plus gros vocabulaire. Mais elle se fait comprendre. Hengameh a l'air perturbée par ce qu'elle dit. Je suis pas non plus totalement un monstre. « C'est pas ça. » je réponds en détournant les yeux. Je veux pas avoir l'air de faiblir. « Vous avez quand même pris une grosse décision hier. Quand on fait ça, ça peut effrayer. C'est normal. Mais ils vous adorent.»

« Et Xav'. » dit Hengameh assez sombrement. « et sa maman. »

Je hausse les épaules. « C'était des concurrents. On s'en fiche. Vous vous en êtes débarrassée trop tôt, seulement. Il aurait pu nous servir demain. C'était notre meilleur tireur, à part moi, et... on a été obligée de demander de l'aide à Ig' et Mousse. »

« Ce sont des concurrents aussi ? » demande Fahimeh. « Je les trouve chouettes. »

Je fais une moue. « Non. Ni les garçons, ni Iggy et Mousse. Ils ne me feront pas ça. » Je bois une gorgée de Nano, pour me réchauffer avec du bon sucre rapide. Je m'essuie les lèvres avec ma veste. « Kotetsu n'est pas de ce genre et Nakada travaille vite fait pour moi. Si je gagne, il y gagne. Et les ados ne se font pas trop d'illusions. Ils font ça pour s'amuser, limite. »

Je prends une inspiration. Je les laisse encore se reposer quelques minutes, et puis on y retourne.

Dernière édition par D.Va le Jeu 15 Avr 2021 - 15:42, édité 2 fois

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Et... sans s'attacher, cette fois ! Avatar-DVa2
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Bonjour Hengamehj ! Pardon, fallait que je te taquine une nouvelle fois avec cette faute de frappe de première ligne haha.

On commence sur une D.Va toujours un peu déçue et en colère de ce qu’elle s’est pris. Mais qui, en dépit de tout, toujours prise d’affection pour les filles, leur apprend à tirer. Et moi, je relève immédiatement quelque chose dans le deuxième paragraphe. Malgré qu’elles aient parlé de retourner à Agrabah après le tournage et tout… D.Va a absolument pas abandonné ses idées. Elle y croit toujours, elle continue de parler de l’avenir, de quand Fahimeh sera suffisamment grande pour voir si elle peut porter deux armes lourdes en même temps et tout.

Et… ouais, j’ai pas ressenti ce problème dans le dernier rp forcément, mais dans celui-là, peut-être un peu plus. Elles sont en froid et tout et elles sont sur un exercice qui demande de la concentration, mais elles disent quand même presque rien, sont vraiment discrètes au début. Genre, tu sais, je verrais bien par exemple à un moment l'une des deux sœurs qui se soucie de comment s'en sort l'autre et tout, un petit détail qui leur donne plus de présence et... bon, je chipote de fou. L'hôpital qui se fout de la charité, je suis loin d'en faire autant avec mes PNJ xD

Tfaçon, sur la seconde partie du rp, au niveau de la pause elles ont une bonne présence donc c’est un peu injuste, ce que je commençais à dire. Dans la seconde partie, on repart sur une base moins distante, plus… maternelle ? Et, ouais, c’est très juste, on a forcément ce moment où les sœurs ne veulent pas se séparer mais où c’est logiques qu’elles le doivent. C’est juste trop chou, tout mignon et honnêtement, je ne sais pas trop quoi en dire de plus que ça !

Tiens, parlons du titre. J’en parle rarement, mais je le trouve bien choisi. C’est loin de révéler le contenu et bah… oui, c’est un peu dans le principe. D.Va essaie de garder de la distance, mais au final, elle n’y parvient pas vraiment, elle reste très maternelle avec les enfants.

Enfin, en résumé, globalement, ouais, j’ai plutôt aimé. On était encore sur le type de rp que rien t’oblige à faire mais que t’as tout de même fait et sans le bâcler. C’est cool. En revanche, on a bientôt atteint le tiers du Battle-Royale et je commence à me demander si D.Va va se confronter à certaines personnalités de San Fransokyo. Mine de rien, ça commence déjà à faire un bout de chemin ^^

Exploit accompli !

Facile : 12 points d’expérience, 120 munnies, 2 PS en Dextérité.
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