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Bravo à tous
Rufus Shinra Top-1 !
Rp final

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-Bon, j’ouvre la voie, normalement on risque pas grand-chose. La plupart savent même pas comment enlever un cran de sécurité.

Elle lance la grenade électro-magnétique à proximité de la porte pour laquelle nous n’avons pas les accès requis. Au bout d’un instant, nous entendons une décharge, les lumières clignotent autour de nous, puis reviennent à la normale, et les portes s’ouvrent sous nos yeux. Nous courons à l’intérieur du département informatique de la section sécurité et détaillons la disposition des lieux.

Nous sommes entourés de postes de travail équipés de nombreux écrans. Certains employés n’ont même pas eu le temps de quitter leurs chaises, d’autres sont déjà cachés derrière celle-ci ou dans un coin.

-Bonjour Messieurs c’est la Police. Nous… réquisitionnons ce service.

Temerys fait alors tourbillonner son arme sur sa main tout en posant une fesse sur un des bureaux. On peut dire que cette fille est faite pour la subtilité.

-Permettez-moi tout d’abord de vous dire que…. Oh putain…

Elle marque une pause en tournant les yeux tout autour de nous alors que je la regarde faire, attendant la chute.

-MAIS CA PUE ICI. VOUS PUEZ VRAIMENT EN FAIT !

Elle commence à s’agiter dans le bureau, arme levée vers le plafond mais doigt positionné sur la gâchette. Je croise les bras et tapote du pied.

-Ya vraiment aucune douche ici ? Et vous avez pas bougé d’ici depuis le début si je comprends bien. Oh putain, ce que je vous mé-prise.
-Temerys. Calme-toi.

C’est le moment où on joue à méchant flic, gentil flic ? C’est bizarre, avant aujourd’hui j’aurais jamais pensé campé le bon rôle. Comme quoi tout arrive.

-Tu vas les effrayer avec tes manières.
-J’espère bien les effrayer. Comment est-ce qu’on peut se laisser aller à ce point ?
-C’est le moment où tu leur racontes pourquoi c’était toi qui les martyrisais dans la cour de récrée et pas le contraire ?
-Et toi, c’est le moment où tu montres qu’ils ont enfin trouvé un coeur dans ton corps. Ah ils l’ont cherché longtemps hein, et il était tout petit, mais bien là.

C’est presque distrayant comme échange mais je dois mettre fin au numéro.

-Bon… Messieurs. Vous avez devant vous deux professionnelles du terrain. Nous avons une certaine expérience des blessures de guerre.
-En dépit de nos physiques particulièrement avenants.
-Si vous êtes encore en vie, enfin colorés, c’est que j’ose croire que la perspective d’une mort, même fictive ne vous plait pas spécialement. Contre votre aide qui ne sera pour ainsi dire… presque rien, nous vous promettons de vous laisser envie.

Pour l’heure en tout cas.

-Et de ne pas informer d’autres de votre position.

Ça fera plus de kills pour nous à la fin.

-Bon alors, les sacs, on se bouge le cul et on me montre qui sait le mieux se servir de ses dix doigts ?

Un homme finit par lever le doigt.

-Toi tu me rappelles Jimmy Neutron. C’était un mec insupportable dans ma classe, un je-sais-tout qui s’arrêtait jamais de parler. Et en plus tu lèves la main comme à l’école, c’est trop mignon.

Nous nous approchons de son bureau tout en gardant un regard global sur le reste du local.

-L’idée c’est qu’on veut accéder au bureau du Président. L’ascenseur est bloqué. Je suis sûre que tu peux débloquer ça, Jimmy.

A ce stade, l’homme ne se formalise même plus du surnom. Il faut dire qu’il a une arme à environ 30 centimètres du crâne.

-Le protocole de quarantaine du niveau 70 a été lancé directement depuis le bureau du Président. C’est lui qui a le plus Haut niveau d’accréditation du Vaisseau-Mère.
-Sans blague, on aurait pu le deviner nous-même.
-Mais vous devez quand même avoir les capacités de reprendre la main sur le système, non ? En cas de problème je veux dire… Si jamais le niveau présidentiel est compromis par exemple.
-Bah… ça n’a jamais été fait mais je suppose que… Attendez.

L’informaticien reste silencieux plusieurs secondes, entre plusieurs commandes dans son terminal, parcourt plusieurs fois les mêmes données.

-Bon, qu’est-ce qui se passe ? On le voit bien que ya un problème !
-Bah euh, je comprends pas… On dirait que quelqu’un a déjà désactivé le protocole de sécurité de l’ascenseur.

Quelqu’un aurait donc réussi à atteindre le niveau qui Président et assiéger son bureau ? Aurions-nous donc perdu la partie avant de l’avoir commencé réellement.

-D’où est venue la désactivation ?
-Du niveau 70 directement. Et attendez…
-Quoi ?! Mais quoi putain ?! Ce connard va me faire éliminer pour infarctus.
-L’ascenseur est en bas. Il est descendu depuis environ une demi-heure et il n’a pas bougé de là.
-Est-ce qu’on peut voir les images de surveillance de devant la sortie de l’ascenseur en question  au moment où les personnes sont sorties ?

Nous attendons quelques minutes et puis, apparaissent devant nos yeux ébahis l’homme le plus riche au monde et sa célèbre petite bande. Scarlett est là, ils ont emporté des affaires. Dieu seul sait où ils ont eu le temps de filer maintenant.

-Attends, si la secrétaire est là c’est que… C’est pas qu’une expédition pour trouver à bouffer… Ça veut dire que.
-Le Capitaine quitte le navire et nous laisse là, pauvres rats que nous sommes.
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-Essayez de repérer leur localisation maintenant.
-Tout le monde au boulot ! Vous nous faites un Scan complet du vaisseau. Si vous les avez pas trouvés dans une minute je tire dans le pied d’un homme au hasard.

Ils s’y mettent donc, toute l’équipe informatique du département sécurité, en train de scruter tous ces moniteurs, toutes ces silhouettes mouvantes à analyser sur les images. Temerys me lance un regard étonné et s’approche pour entamer une discussion qui s’impose.

-On aurait pu penser qu’ils seraient équipés d’un système de détection de visage dans un endroit comme celui-ci.
-Hem… Ouais.

Je ne parviens pas à canaliser mes pensées. Tout cela n’a mené à rien.

-Bon, qu’est-ce qu’on fait ? Est-ce qu’on devrait pas… justement essayer de se pointer au niveau 70 et prendre le contrôle de cette bonne vieille ville volante ? Ça c’est une arme de dissuasion massive ! Ok, on a raté le Président, mais quelqu’un d’autre s’en chargera à coup sûr à notre place sur terre.

Je ne peux pas vraiment à répondre  à ça, ou du moins pas dans la plus grande transparence. Mes pulsions me poussent à agir de façon incohérente, une façon que Temerys ne pourrait pas comprendre.

-Dis-moi ce que tu veux qu’on fasse, je te garantis pas qu’on réussira, mais on essaiera, ça ouais.

Je ne sais pas ce qui me vaut ce revirement de situation mais je sens bien aux battements de son coeur qu’elle est sincère. Evidemment, ça ne me garantit pas qu’elle n’essaiera pas de se retourner contre moi à la fin mais nous n’en sommes pas là pour le moment, toutes deux convaincues que nous sommes probablement le meilleur atout l’une pour l’autre, ou presque.

-Je veux que trois d’entre vous vérifient les machines prêtes à décoller. Il est évident qu’ils s’en vont, alors un vaisseau doit les attendre quelque part. Temerys restera ici avec vous et moi je pars à leur poursuite, dès que vous me dites où ils ont été repérés. Dès que vous identifiez le quai, Temerys tu me donnes les coordonnées par le système de haut-parleurs. Ou bien tu te sers de ton gummiphone, au choix. L’avantage c’est que si tu le fais par les hauts-parleurs, d’autres vont sortir de leur trou pour aller à sa rencontre.

Je lui indique le poste de travail équipé d’un micro, une multitudes de boutons s’y trouvent, permettant de diffuser le message dans certaines zones du vaisseau seulement.

-Euh Nina, c’est très gentil tout ça, et ne le prends pas mal, mais tu n’es tout bonnement pas de taille à affronter toute la b…
-Je les ai trouvés ! Ils sont déjà sur le Quai A12.

Je me rue derrière l’informaticien qui s’est manifesté et regarde son écran. Je ne comprends pas trop pourquoi, mais le Président se trouve uniquement avec Elena et deux autres Turks, aucun signe de Scarlett ou de Reno sur les images, alors qu’ils étaient bien avec lui en descendant de l’ascenseur. Pourquoi s’entourer d’une Turk incapable de se battre et s’être séparé de ses deux hommes de main entre temps ? Les aurait-il envoyé auprès de Scarlett afin de ne pas voyager ensemble et diminuer les risques ?

-Ok, donc s’ils sont déjà sur les quais, on peut y aller ensemble.
-Non je préfère que tu restes ici.

Elle est exaspérée, elle n’a visiblement aucune envie de rester ici. Je lui lance un regard confiant espérant m’attirer sa sympathie. Vu ce que je m’apprête à faire, je ne peux pas me payer le luxe de l’avoir près de moi.

-J’ai besoin que tu restes pour surveiller les agissements. Si jamais ils changent de plans entre temps et qu’ils bougent, il faut que tu m’avertisses.On se retrouve plus tard.
-C’est des Turks, Nina, pas des débutants. A 5, on a réussi à gérer Elena uniquement. Qu’est-ce que tu crois qu’il va se passer si tu dois te battre contre Rufus Shinra, deux Turks, et peut-être encore d’autres qui vont rappliquer d’une minute à l’autre ?

Je hausse les épaules, et remets mon équipement en place. Je sors ensuite des lieux et une fois en dehors du champ de vision des caméras et m’étant assurée qu’il n’y a personne autour, je passe un portail noir.

J’arrive de l’autre côté, non loin du quai d’embarcation mais dans un endroit peu exposé. Immédiatement, j’entends les coups de feu retentir. D’autres sont déjà là et semblent avoir repéré la position du Président et de ses éléments. Je reprends mon souffle, les voyages sont de moins en moins ardus mais me laisse toujours engourdie quelques instants.

Au bout de quelques minutes, je me rapproche de la zone en guerre. Le passage est impossible, trop d’hommes ont les yeux rivés sur le chemin qui mène au au quai. Les coups ne cessent de partir dans un sens et dans l’autre. Plusieurs hommes ont déjà perdu leurs couleurs du côté des soldats. Les deux Turks et le Président sont toujours dans le jeu. Je me glisse alors accroupie vers la bordure du quai et m’approche du précipice dont je ne peux voir la fin tant il est profond et sombre. Je descends dans le trou en m’accrochant au bord de la passerelle puis m’accroche à la structure de la paroi que je commence à traverser latéralement.

Je m’approche ainsi progressivement du vaisseau actuellement en préparation sur le quai A12. Plus j’approche, plus j’entends leurs voix. Plus j’entends et plus je sens que quelque chose cloche. La voix du Président n’est pas du tout celle dont je me rappelle, ou plutôt non, c’est l’attitude et l’expression dans la voix qui n’y sont pas, pas du tout. C’est trop… familier, trop fanfaron. Il faut que j’en aie le coeur net.

Je suis à présent trois mètres derrière. Ils me font dos et tirent. Je vois qu’Elena interagit régulièrement avec son gummiphone mais je ne parviens pas à comprendre ce qu’elle dit et avec qui elle parle. Pourquoi ne sont-ils toujours pas partis d’ailleurs ?

Sans trop réfléchir et me disant que je n’ai plus de temps à perdre avant de les voir monter dans le vaisseau, je me hisse discrètement à leur niveau, m’immobilise de façon à être stable puis je tire un coup dans la tête du premier Turk puis fais pareil avec l’autre mais cette fois-ci juste en bas de l’omoplate gauche.

Ils tombent tous les deux. Elena dénaturée et le Président se retournent vers moi.

-Encore toi ?
-Qui c’est ?

Je passe de l’un à l’autre, arborant un regard incrédule devant la réflexion du Président.

-Je ne sais pas si je dois me sentir vexée, Monsieur. Je croyais tout de même vous avoir fait bonne impression lors de notre première rencontre, et même vous avoir suffisamment intéressée lors de ces derniers jours.

Elena sourit. Ca confirme ce que je pensais, même si je ne sais pas trop de quoi il retourne. L’homme, qui je suppose n’est pas le Président lève son arme et s’apprête à me tirer dessus à son tour. Je n’ai pas le temps de réfléchir, tant pis, peut-être que je suis en train de commettre la plus grosse connerie mais je tire plusieurs coups dedans.

-Putaaaaaiiin.

Je sors mon gummiphone et appelle Temerys.

-C’était pas lui.

-Merde, qu’est-ce qu’on fait ?
-Continuez de chercher, moi je reste dans les parages et j’essaie d’obtenir des infos.
-Je t’arrête tout de suite, il n’y a pas la moindre chance pour que je lâche quoi que ce soit.


Sont-ils seulement encore dans le même parsec ?
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-Laisse-tomber, Nina, c’est trop tard, on vient de trouver leur vaisseau, ils se barrent en ce moment même.  

Le son de la voix de Temerys traverse le haut-parleur. Mes ténèbres ne font qu’un tour dans mon corps : premier réflexe, je me tourne vers le vaisseau qui attendait la diversion et je grimpe dedans pour les rattraper. Elena intervient.

-Attends, t’es pas sérieuse là ? Tu vas quand même pas les suivre jusque dans les tréfonds de l’espace ? Tu te rends bien compte qu’il n’y a aucune chance pour que ça marche ?

Temerys est toujours là elle aussi, de l’autre côté de la ligne.

-Nina ? Qu’est-ce que tu fous ? Ne me dis pas que tu vas grimper dans un vaisseau. Tu m’as dit toi-même que tu savais pas piloter, c’est l’élimination assurée. Dehors y’a a des tonnes de gars dans leur vaisseau prêts à tirer sur le premier petit vaisseau qui se pointerait à portée de feu.  

Oui mais voilà. Tout ça pour ça ? Nous nous retrouvons comme des idiotes, pratiquement seules et délaissées au bon plaisir de l’équipage restant du Vaisseau-Mère. Il n’y a pas le moindre coeur dans tout cet univers sur lequel je pourrais me déchainer, pas la moindre secrétaire que je pourrais ravager.

-Reviens au stand de tir, je te rejoins là-bas.

Je fais demi-tour, je me sens simplement et terriblement vide, dépourvue d’objectifs. Personne ne peut me donner de missions, personne d’intéressant à impressionner, personne à dévorer en oubliant absolument tout autour. Je passe les pieds lourds devant les Turks désaturés puis je saute dans le vide, me rattrapant à temps à un grillage sur les parois du précipice. L’instant d’après, j'entre dans un nouveau portail dans lequel je me laisse pratiquement tomber tête la première pour ensuite me rouler à terre à l’intérieur même du stand de tir. Je me retourne sur le dos et je regarde le plafond avec une envie irrépressible de gueuler et de laisser sortir toutes mes ténèbres de ce corps à apparence humaine.

Quelques minutes passent, ou plus, je n’en sais rien, mais après un temps j’entends le sas s’ouvrir. Je ne me lève même pas pour vérifier que c’est bien qui je crois. Mon arme est à environ deux mètres de moi mais je m’en fous totalement. Si vous voulez frapper dedans, c’est le moment c’est l’instant.

-Putain Nina, décroche ton gummiphone, je t’attendais dehors pensant que t’avais pas le code.  Comment t’es entrée ?

Je croise les mains sur mon ventre, je sens chaque centimètre de la surface de ma peau se retenir de trahir cette identité, mais même ça, je ne sais plus si j’ai envie de le faire. Une idée reste pourtant : je sais qu’à la fin de ce jeu, il faudra reprendre le cours normal de cette vie et affronter les conséquences de nos actes. J’ai presque envie d’y être et d’affronter ces conséquences, même si cela ressemble à un quitte ou double. Cela me ferait me sentir plus vivante, cela me donnerait l’impression d’exister.

-J’ai… j’ai… regardé quand t’avais tapé le code.
-Hm, ok.

Elle vient s’asseoir à côté de moi et s’allonge puis soupire longuement.

-Bon, qu’est-ce qu’on fait maintenant ?

Je quitte les plafonds des yeux pour tourner la tête vers ma co-condamnée. J’avoue que plus ça va, plus je ne la comprends pas.

-Je nous ai fait prendre de gros risques, je me suis jetée toute seule dans la gueule du loup, j’étais prête à me barrer et te laisser seule ici et toi tu me demandes encore mon avis ?
-Qu’est-ce que tu veux que je fasse ? A cause de tes idées, j’ai perdu Carter, Cold et Walt. Alors il ne reste plus que toi.
-C’est vrai que vu comme ça…  Mais ouais, pourquoi moi ? C’est pas juste parce que je connais Carter si ?
-C’est vrai, tes plans sont pourris. Mais j’aime bien ton style. Puis j’en sais rien, j’ai l’impression que tu fais pas ça juste pour le jeu, pour le kill et les récompenses. T’es putain de déterminée, comme si tu voulais prouver quelque chose à quelqu’un.

Je ne réagis pas vraiment à ça même si mon silence en dit long.

-Il te plaît non ?

J’écarquille les yeux. De quoi ? De qui ?

-Ouais, il te plait. Eh ben…

Elle se lève et se frotte l’arrière du pantalon avec vigueur.

-Je pense que t’es une grande malade de penser à lui de cette façon. C’est probablement le mec le plus manipulateur de l’histoire de l’humanité. Mais bon, t’as l’air à moitié tordue vu ta façon de chauffer un mec, alors…. Si ça tombe, ça vaut le coup d’être ta pote à terme. On peut même coucher ensemble si jamais t’es en manque.  

Quoi ? Bon, je l’avais pas venu venir ce coup-là, ou peut-être un peu alors, mais pas qu’elle rentrerait aussi vite dans le vif du sujet.

-Non ? Bon, tant pis.

Pas que cela me mette spécialement mal à l’aise, je décide quand même de changer de sujet.

-Et sinon… Qu’est-ce qu’on fait avec le reste de l’équipage ?
-Tu sais… la blague du Président avec le système d’aération m’a donné à penser. Tu aimes le steampunk ?
-Hein ? Quoi ?

Elle s’en va un instant chercher quelque chose puis réapparaît avec deux masques à gaz.

-Je nous ai trouvés des copains.  

Elle m’en lance un et enfile le sien puis se met à parler à travers le filtre qui lui donne une voix encore plus grave.

-Ils crèvent tous, passent en mode désaturés, on devient les seules survivantes. Nos blases sont repris dans des chansons et dans des mèmes ; nos styles futuristes imités sur Gummi.ly.  
-Ok, très bien, mais où est-ce qu’on se fournit en gaz tueur ?
-Département scientifique !  
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