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Nous sommes quatorze ans après les évènements de Kingdom Hearts 2. En tant d’années, les choses ont considérablement changé. Les dangers d’hier sont des soucis bénins aujourd’hui, et au fil du temps, les héros ont surgi de là où on ne les attendait pas. Ce sont les membres de la lumière qui combattent jour après jour contre les ténèbres.

Ce n’est plus une quête solitaire qui ne concerne que certains élus. C’est une guerre de factions. Chaque groupe est terré dans son quartier général, se fait des ennemis comme des alliés. Vivre dehors est devenu trop dangereux. Être seul est suicidaire. A vous de choisir.

La guerre est imminente... chaque camp s'organise avec cette même certitude pour la bataille.

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Une dernière ligne droite. Je fonce vers le rideau métallique. J’ai l’impression que ça fait deux semaines que je suis partie ! Je me colle au mur de mon immeuble et je passe ma carte de résident devant le capteur, avant de retourner me cacher derrière la voiture la plus proche. Je suis à court de souffle. Je lève la main pour faire un signe discret à Iggy, qui court me rejoindre, suivie quelques secondes plus tard par Mousse. Dès que la grille est suffisamment élevée, je me faufile en-dessous. Une petite minute plus tard, on est tous là, avec les deux éliminés. On a décidé… enfin, j’ai décidé, qu’on ne se servirait pas des éliminés comme d’éclaireurs pour rentrer jusqu’au building. Ca aurait été plus safe, hein, je suis d’accord. Mais… je sais pas, ça ressemble quand même beaucoup trop à de la triche. Alors, oui. L’important c’est de gagner. J’aimerais autant gagner parce que je suis la meilleure plutôt qu’en utilisant des ward humaines qui me safe. Je ferme le rideau métallique et je regarde mes compères en souriant, toujours aussi… crasseuse, dégueulasse, bref, pareil qu’avant mais pire.

« Restons vigilants. » J’avance. Notre immeuble était safe. Était. Ici, je suis sûre de rien, mais a priori tout est ok. Kotetsu et Nakada m’auraient prévenue s’il y avait eu une nouvelle intrusion. « L’ascenseur s’est fait détruire super tôt, et j’habite au 16ème étage. » Je rigole légèrement. On va autant marcher ici que ce qu’on a parcouru depuis le début, en gros. Mais… on sera quand même rudement plus protégés. Nous avançons. Chip dort entre deux voitures. C’est… la nuit. Ca me fait limite mal de me dire que je vais rentrer et que tout le monde sera couché ou presque. Non, normalement au moins Kotetsu veillera. Enfin j’espère qu’il trouvera pas trop facilement le sommeil, ce serait vexant.
Et à la fois… je pourrai me coucher !

On quitte le parking et on commence à gravir les escaliers. On est attentifs tout le temps, malgré l’épuisement, parce que c’est juste la dernière ligne droite… Et à la fin, bah… je suis devant mon appartement. Je sors ma clé magnétique et je l’ouvre, pour tomber sur deux flingues levés. Nakada, Kotetsu. Je lève les yeux et soupire avant de sourire.


« Di ! »

Les deux viennent vers moi, me prennent dans leur bras. Je rends même pas l’étreinte, je me laisse couver comme une petite créature sans défense… avec un fusil d’assaut dans la main. Je regarde Kotetsu quand il s’éloigne de moi. « Comment tu t’en es sortie ? » Lui aussi a l’air super fatigué mais… va savoir par quel miracle, il est indemne.

Enfin… Le miracle, si, je sais ce que c’est : J’ai tout risqué pour le sauver et le ramener ici. Facile d’être full hp, quand c’est comme ça. Je me retourne vers Iggy, Mousse et Marc, le frère d’Iggy qui a été éliminé peu de temps après notre rencontre. Derrière eux, il y a la maman, Pat’. Je viens mettre une main reconnaissante sur l’épaule de Mousse, je tape un clin d’œil à Iggy.
« On s’est entre-aidés ! »

Ils sourient, peut-être un peu gênés. « Je… suis claquée. Les gars, vous pouvez prendre les coussins des fauteuils et les mettre à terre pour dormir, si vous voulez. Demain, on nettoie l’étage en-dessous pour que vous ayez un endroit décent pour vivre jusqu’à la fin. » Je fais un signe à Kotetsu tout en enlevant mon blouson en cuir, bien sale et plein de sang, dévoilant mon t-shirt encore pire. « Tracasse. Je vais embêter Hengameh et Fahimeh. Elles dorment ? » Il a l’air un peu déçu mais me répond en souriant. « Normalement. »

Je lui souris. Quel rêveur, je te jure. Copain ou pas, c’est genre… impossible que je le laisse s’occuper de mes blessures sous le t-shirt avant un bonnnnn moment. Au lieu de ça je préfère infliger cette vision de cauchemar aux deux grandes ! J’entre dans leur chambre. Il fait noir, j’entends des respirations assez rapides. « Les filles ? »

« Hmm ? » Je pouffe de rire. Pire comédie jamais vue. « Je suis rentrée. » dis-je en souriant et en allumant la lumière. Elles se redressent, en pyjama. Et elles sourient, toutes les deux. L’une de manière plus claire que l’autre. Mais voir Hengameh qui est au moins contente que je sois pas éliminée, ça me fait un petit truc. « Mais… » Fahimeh sourit mais met ses mains sur ses joues. « Tu es dégoutante ! »

« C’est ton sang ? »

Je rigole et tant pis, je m’approche de Hengameh avant de lui faire un bisou sur la tête, et tant pis pour la crasse. Je fais la même avec Fahimeh. Elles crient toutes les deux de dégoût. « Oui. Allez levez-vous, il est temps de gagner votre croute ! »

Je vais avec elles jusqu’à la salle de bain, ferme derrière nous, et je commence à enlever mes habits, jusqu’à me retrouver en sous-vêtements. Elles m’ont déjà vu en maillot en vrai, genre beaucoup, grâce à un D.Rigeable qui diffuse des photos de moi en petite tenue ! Nice ! Mais quasi nue, jamais, et pour cause je suis pas vraiment leur mère, pour rappel. Je l’aurais évidemment jamais fait en temps normal mais elles sont toutes les deux en jeu pour le battle royale. Je sais que je les mets moi-même sur le banc de touche, pas pour les ennuyer, mais pour leur permettre d’avoir une… infime chance de l’emporter. Ici… « Vous pouvez apprendre. » dis-je en souriant, un poil mal à l’aise, clairement. Je me suis pas retrouvée en soutien-gorge devant quelqu’un depuis… euh… mes quatorze ans ? Mais je fais genre. Parce qu’ici, c’est moi la tutrice ! Alors je sais pas trop bien ce que je suis en train de leur enseigner mais… en février, nous sommes en guerre !

Je m’assieds sur un tabouret, pose mes mains sur mes cuisses.
« Je ne suis pas… vraiment formée pour ça, donc on va le faire comme on pense ! » Je fais un clin d’œil, je tire ma montre le long de mon bras pour découvrir les bandages improvisés. Je veux toujours la garder, quand même. « Enlevez le tissu autour de mes poignets. » Elles disent plus rien, ont l’air assez effrayées. « Vous ne vous sentez pas prêtes ? »

« Si. » répond immédiatement Hengameh, me défiant presque du regard. Fahimeh sourit et acquiesce. Elles défont chacune le nœud imbibé de sang autour de mes poignets, et dévoilent les entailles au niveau de mes poignets. « Vous voyez toutes les coupures ? Je ne saigne plus mais ça va s’infecter si on ne fait rien. » Je me lève pour passer les plaies sous le robinet quelques secondes, en faisant la pire des grimaces. Je me rendais plus compte à quel point j’avais mal. Fahimeh cherche directement sous l’évier à la recherche de Betadine et de quoi la poser. Elle donne quelques morceaux d’ouate à Hengameh et imbibe un à un les tissus. Et elles commencent à nettoyer les plaies, chacune un bras, pendant que je déguste. J’ai quand même laissé traîner ça pendant deux jours, recouverts par une vieille taie d’oreiller, donc… ouais ça pique bien.

« C’est super, les filles. Vous avez des épingles sur la première étagère, et des kilomètres de bandage. Là, vous allez le faire ensemble. » J’attends que les filles soient prêtes, en restant tout sourire. « Tu prends un bout du bandage, Fahimeh, tu le mets sur le poignet… et tu fais plusieurs fois le tour du poignet au même endroit, tu serres bien bien. Non, plus fort. Ok. Hengameh, faut que tu tiennes ce qui a été fait au niveau du poignet. Fahimeh, tu commences à bander au-dessus du pouce. » Elle fait ce que je lui dis, revient en arrière quand elle voit qu’elle aurait pu être plus précise. Je l’ai déjà dit mais… Fahimeh est tellement « la fille », tu vois. La petite fille parfaite, coquette, qui fait les choses avec précision, là où Hengameh est plus brute, moins à l’aise avec ces choses-là, mais d’une finesse pour d’autres choses. « Fais encore une fois le tour de la main, et reviens sur le poignet. Et Hengameh, tu mets l’épingle pour que ça tienne. » Et de un ! « Allez, l’autre maintenant ! Tu essaies, Hengameh ? »

Elle fait pareil que sa sœur, assez proprement aussi. Et je me trouve avec les deux mains bandées en faisant un grand sourire. « Maintenant vous enlevez les compresses que j’ai sur le ventre et sur le dos. Là vous allez m’aider à me laver le dos. » Je sais pas si c’est moi qui ressens encore une gêne supplémentaire ou si c’est Hengameh, mais y a un truc qui se passe dans le regard et personne n’est vraiment à l’aise. Je… crois que c’est normal ? Ca fait deux ans qu’elles vivent chez moi sans être mes filles, que je les prends dans mes bras, mais finalement j’ai quand même laissé une certaine barrière, notamment dans l’intimité ! Puis en vrai, elles n’ont jamais eu un vrai parent à part la Seyyede. Et… ça je peux comprendre, pour le coup. Mieux que n’importe qui. Quand tu tombes mal, tu t’habitues pas trop aux câlins et aux trucs normaux entre enfants et parents.

Je vais sous la douche, en gardant mes sous-vêtements, ainsi que ma montre, évidemment, et je lance l’eau. Je rince de fou tout mon corps pour faire partir tout le sang, et viens frotter comme je peux avec un gant de toilettes, sans trop mouiller les bandages, la plaie au ventre, avant de me tourner vers les filles et de les laisser faire.

« Allez on traîne pas trop en longueur. » Je ris de nervosité, elles rient aussi. Je sors de la douche, Fahimeh vient mettre une serviette sur mes épaules, comme les deux sont pas beaucoup plus petites que moi. Elle me frotte les cheveux avec gentillesse.
« Vous allez mettre un bandage autour de mon ventre, maintenant. Je ne vous dis plus rien. » Je soulève mes coudes perpendiculairement à mon corps et je les laisse faire, fermant parfois les yeux parce que… j’en peux plus. Malgré tout, y a une part de moi qui se sent bien de recevoir cette attention-là. Malgré tous les likes et les fans et tout… en vrai je dois être la pire des martyrs, toujours en manque d’amour. Enfin bon.
Hengameh va me chercher mon pyjama dans ma chambre pendant que Fahimeh continue de plus ou moins sécher mes cheveux. Et faut pas rire, je mets mon pyjama toute seule ! C’est pas un plâtre que j’ai !


« Merci les filles, vous pouvez aller vous coucher. » Je leur fais un bisou sur la joue avant d’ouvrir la porte de la salle de bains. Je vais vers ma chambre. « On peut dormir avec toi ? » demande Fahimeh d’une voix radieuse. Je… me retourne en souriant. « Euh… » Je rabats mes cheveux mouillés en arrière, de nervosité. « Pourquoi vous… » Je m’interromps, genre j’ai rien dit. Comment je suis… nulle… Je me dégoûte. Mais la question a bien été posée et j’aurais pu me prendre un ouragan en mode : ah bah si ça t’ennuie, on va retourner dans notre chambre, tracasse pas ! Au lieu de ça, Hengameh répond direct. « Comme ça, on peut laisser nos lits aux étrangers. » Je hausse les sourcils et… « Euh oui je suppose, si vous ça vous gêne pas. C’est vrai que… ils sont quatorze à dormir dans le salon, là. » et je baffouille. Roh la catastrophe. Je… suis juste ultra surprise parce que… Elles ont treize et douze ans mais.

Bon j’arrête.
« Bah on va les prévenir et on y va ? »

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Le SOLDAT revient ! Avatar-DVa2
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Je suis reparti pour une notation du Battle-Royale !

Je commence directement dans le vif du sujet avec un commentaire au fur et à mesure de la lecture.

“Enfin j’espère qu’il trouvera pas trop facilement le sommeil, ce serait vexant.” Faut savoir ma petite, il est relou ou pas à s’inquiéter pour toi ? Haha. J’avais juste envie de réagir.

Bon, là encore, je m’en souvenais, mais heureusement que D.Va les accueille après ce qui s’est passé chez eux. Parce qu’en vrai, ce serait méga chaud pour eux si elle le faisait pas, faut le dire. Rien d’étonnant ceci dit car c’est… D.Va ^^

Fatalement, j’ai pas énormément à dire sur le début du rp. Pour moi, de toutes les manières, le cœur du rp, c’est ce qui suit, c’est le moment un peu chelou entre D.Va, Fahimeh et Hengameh. Alors, ouais, peut-être qu’on va me demander pourquoi je trouve que c’est un moment zarb’ ? Si y’avait pas le BR à ce moment là, si on était pas dans un contexte pareil où c’est un peu le dawa partout et où la vision du sang est courante, donc bah… faut le dire. C’est pas à des gamines de 12/13 ans respectivement qu’on demanderait de changer les bandages d’une blessure. Blessure qui est quand même à la base vénère. Enfin, de tête, ça coulait vachement bien quoi.

Donc clairement, c’est le moment créé par le contexte, mais il est intéressant et la manière dont tu l’as joué était bien, particulièrement au début. Enfin, j’avais clairement l’impression qu’on parlait bien de gamines de 12/13 ans. O-BLI-GE que la première réplique, ça serait “Ah, c’est dégoûtant !” ou un truc du genre, tu vois ? Et ouais, moi je trouve le début de l’échange concerné assez malsain pour les mêmes raisons et c’est bien rendu. T’en as forcément conscience, de tout ça, toi, la personne qui écrit et t’as voulu bien le faire ressentir.

Je sais que c'est pas évident et je salue d'avoir tenté l'idée de ce rp avec la contrainte de temps, mais forcément, sur le milieu, donc pendant l'exercice, je les ai forcément trouvées un peu plus effacées. Là encore, je chipote, mais ouais, avant et après l’exercice, c’est parfait. Pendant, je sais pas. Genre, elles sont forcément sérieuses et concentrées, mais elles m’ont pas forcément l’air si… discrètes, de base, tu vois ? Après, c’est peut-être moi qui les ressent d’une autre manière.

Après, voilà, ça reste un rp qui construit toujours un peu plus la relation D.Va/Fahimeh et Hengameh. Le spot est clairement sur elles. Et c’était important qu’elles soient mises à contribution pour quelque chose. Pourquoi ? Depuis le début, elles devaient tout de même se sentir bien mises à l’écart des événements et ça vient adoucir un peu la note pour mieux faire passer la pilule. Après, c’est normal. Quelque part, elles ne devraient pas avoir à être impliquées dans un tel conflit à leur âge, je ne questionne pas du tout la moralité de la chose.

Et… Voilà. Au final, je pense pas que mon propos était forcément intéressant mais j’ai dit ce que je pensais du rp. J’ai kiffé l’idée en tout cas ^^

Hmm… pour la difficulté, j’hésite un peu entre les difficultés Facile et Normale. Mais même si c’est pas le cœur du rp, y'a un petit cheminement au début. Et comme on l'a vu lors de ton premier rp, ça aurait pu être tendax si quelqu'un avait atteint le parking ou encore les escaliers, particulièrement parce qu'on est dans le contexte du BR. Du coup, le choix est fait !

Exploit accompli !

Normale : 23 points d’expérience, 230 munnies, 3 PS en Symbiose.
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