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Bravo à tous
Rufus Shinra Top-1 !
Rp final

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Oh putaaaain, ma tête… J’ai une de ces gueule de bois. J’ai mal partout.

« Monsieur, réveillez-vous s’il vous plaît.
- Hein ? Que… Quoi ? Vous pouvez m’entendre ?
- Bien sûr. Déclinez votre identité.
- Mais…. Vous pouvez me voir aussi ?! »

Le jeune miqo’te se leva instantanément. Il se regardait sous toutes les coutures. Sa peau, il voyait son épiderme, toute sa chair de la couleur d’une brioche bien grillée. Sa queue avait retrouvée son pelage, une fourrure blonde un cendrée tout comme ses cheveux. Il se palpait le visage, ses bonnes pommettes. Il touchait son torse, des pectoraux assez présents, fruit de ses entraînements quotidiens.  Et dans toute sa grâce, il jeta un œil dans son pantalon pour constater, avec une joie non-dissimulée, qu’il avait aussi retrouvé ses parties intimes. Il bondit dans son euphorie.

« Monsieur, s’il vous plaît. Un peu de tenue. Mais qu’est-ce que- »

Interrompu dans sa phrase, le félin anthropomorphe se jeta dans les bras de son locuteur pour lui faire un gros bisou, comme soulagé d’être en vie. Et c’était le cas, il était revenu d’entre les morts, fait de chair et de sang. Mais comment un tel miracle s’était produit ?
Alors que ses lèvres étaient collées contre celles d’un autre homme, ce dernier repoussa le félidé dans son lit.

« Tenez-vous bien ! Sinon j’appelle la garde !
- Excuse-moi, je n’ai pas pu me retenir. Hey mais, t’es pas mal en plus.
- Je ne suis pas de ce bord là, monsieur.
- Tu sais pas ce que tu rates.
- Déclinez votre identité.
- D’accord m’sieur le scribouillard. Qina’ran Euyevair, j’ai vingt-et-un ans.
- Profession ?
- Alors, aux dernières nouvelles, j’avais décroché un CDI en tant que statue de pierre. Un peu plan-plan mais au moins, j’avais plus besoin d’aller aux toilettes.
- Profession ?
- Guerrier Hun.
- Pour répondre à l’une de vos interrogation, vous n’êtes plus pétrifié. Nous avons réussi à vous guérir de cette altération, or, nous ignorons combien de temps cela a duré. C’est pour cela que nous avons besoin de votre coopération pour comprendre ce qui vous est arrivé.
- Mais pourquoi ? Comment ? Mais où est donc or ni car ?! J’étais une statue d’accord, et j’suis pas mort ? Vous vous foutez de moi ? J’étais bel et bien crevé, j’ai vu d’autres cadavres. J’étais dans un espèce d’au-delà chelou avec des mariachi et ça j’m’en souviens très bien !
- Vous délirez complètement monsieur. Nous allons peut-être vous laisser un peu de repos, le temps que vous repreniez des forces et vos esprits. »
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Cette journée lui avait semblé beaucoup plus longue qu’il ne l’avait imaginé. Après son premier entretient avec un homme en costume cravate, on l’avait laissé plusieurs heures seul dans cette espèce de chambre, ou de cellule selon le point de vu. Le miqo’te a littéralement tourné en rond pendant presque un tour de cadrant complet. Il a fait quelques exercices physiques, comme des pompes, des abdominaux et des squat. Il a passé des minutes entières à se regarder dans le large miroir qui était dans la pièce, n’en croyant toujours pas ses yeux.
Il était bel et bien revenu d’entre les morts. Comment une prouesse pareille a-t-elle pu se produire ? Et rien n’avait changé de place ou pris une ride, il s’en était assuré, à plusieurs reprises. Même si l’idée d’un plaisir solitaire lui avait traversé l’esprit pour en quelque sorte fêter ça, ce n’était ni le moment ni le lieu pour un quelconque onanisme. Il voulait faire les choses bien.

Bordel, dés que je sors de cet endroit, je file dans une source chaude et je pécho le mec le plus mignon que je puisse trouver sur cette terre. Il va prendre cher, héhé.

Mais à peine avait-il eut le temps de penser à un amusement ultérieur, que la porte de sa chambre attitrée s’ouvrit comme une porte coulissante. L’homme qui l’avait interrogé tout à l’heure déposa des vêtements propres sur la table ainsi que deux sphères sur le tas de linge. Le visage et le ton de Qina’ran changèrent totalement d’expression pour quelque chose de beaucoup plus sérieux. Il était méfiant tout à coup.

« Où est-ce que vous avez trouvé ça ?
- C’était dans vos effets personnels avant que vous embarquiez sur le vaisseau mère de la glorieuse entreprise Shinra. Soyez reconnaissant que des villageois aient alertés des autorités, aussi compétentes que nous, pour vous sortir de là, et non, un groupuscule avec des intentions plus controversées.
- C’est à moi, en effet. C’est peut-être la seule chose à laquelle je tiens encore. Touchez-la et je vous démonte la gueule.
- Ce ne sera pas nécessaire. Votre porte-bonheur c’est -
- L’énergie du monde, cristallisé en cette unique et précieuse sphère. Et elle est en effet, très chère à mes yeux.
- Hum. C’est cela. Cependant, cet objet a un nom, nous appelons ça des matérias et il en existe de toutes les sortes, capable de techniques et de sorts dont normalement certains seraient incapable de réaliser naturellement. La vôtre ne faisant pas exception, il en existe déjà plusieurs de ce type. C’est une matéria Talent E ; c’est le genre de magie qui permettrait de copier certaines techniques pour que le porteur de cette orbe jaune puisse les réutiliser.
- Je me fiche de votre jargon. Appelez-ça comme vous voulez, je vous interdis d’y toucher.
- Soit. Tout ça pour dire, que vous savez utiliser cet artifice et que cela nous intéresse, pour le moment.
- Pardon ? J’ai connu meilleur comme manière d’approche pour me draguer.
- Au vu des événements, récents, qui accablent le vaisseau ; nous allons vous faire passer un test. Si vous réussissez, nous vous aiderons du mieux que nous pourrons.
- Et qu’est-ce qui s’passe exactement ?
- Vous ne suivez pas beaucoup les informations. Il se passe une espèce de bagarre générale et il ne peut en rester qu’un apparemment de cette lutte soudaine. Personnellement, je ne compte pas y participer. Or, quelques quidam au sang chaud ont décidés d’y mettre plus d’entrain et de semer le trouble dans nos rangs. Enrayez la menace et nous tiendrons nos engagements envers vous.
- Ok. Alors, pourquoi les fringues et la - vous dites comment déjà - matéria ?
- C’est un uniforme provisoire pour que nos gardes ne vous jettent pas dehors dés que vous franchirez cette porte.
- Et la boule ?
- C’est une magie qui est affilié à votre élément naturel. Nous avons pris soins de faire quelques test dans votre sommeil, y compris quelques analyses sanguines.
- Pour résumer ?
- C’est une magie.
- Pour faire quoi ?
- Laser. »
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À peine avait-il traversé la porte que le garde qui était posté devant sa cellule lui indiqua la droite du couloir d’un simple geste de main dans lequel il venait de débarquer. Un long corridor métallique bardé de flèches jaunâtre indiquant les différentes parties du vaisseau accessibles depuis son emplacement actuel.

L’homme en tailleur lui avait fourni une tenue assez différentes de ses guenilles qui ne couvrent pas grand-chose. Le miqo’te était habituellement torse nu et n’avait qu’un saroual agrémenté d’un peu de fourrure de yack ou d’animaux plus rares comme la panthère, la tenue classique d’un voyageur mongole.
Cette fois-ci, c’était un espèce de veste noire, surprenamment cintrée, à manches longues, boutonnée en diagonale, un col un peu relevé avec des petites bandes rouges néanmoins assez large pour laisser entrevoir un peu de froufrou blanc. Le flanc gauche n’était pas en tissu mais pareil à de la cotte de maille cuivrée, peu épaisse et souple. Il y en a aussi un peu qui dépasse de sa veste sans pour autant faire négligé, d’un alliage plus claire que le reste semblable à du laiton flexible. C’était tout de suite pensé pour, esthétiquement parlant.  En effet, il y avait plusieurs ornements et protections de ce même métal, notamment une épaulière gauche recouvrant assez bien cette partie de son corps sans pour autant gêner ses mouvements. Une autre raison de penser qu’ils ont pensés à tout, il y a une fente à l’arrière pour ne pas gêner la queue du félin.
Son pantalon était beaucoup plus simple que son haut, un bas assez près du corps simplement recouvert de maillons en fils d’archal ressemblant au reste des parties métallisées. L’uniforme était également fourni d’une ceinture de cuivre, dans laquelle Qina’ran avait déjà inséré les deux matérias qu’il avait en sa possession. Un détail qui fit réfléchir quelques secondes le chat humain quand aux réelles intentions dans la firme dans laquelle il avait mis les pattes.
Ses bras étaient recouverts jusqu’au bout des doigts par de longs gants en tissu sombre, en accord avec le reste de la tenue. Des cuissardes pour ses jambes, taillées telle une cosse montant jusqu’au milieu de ses cuisses, en cuir  un peu plus rigide, comme pour servir de protection assez moindre et rehaussant la posture d’un talon en cuivre pur.

Tapotant du pied comme pour s’habituer à son accoutrement, il s’étira prestement avant d’accomplir la mission qui lui était assignée. Le guerrier Hun avait pour ordre de se rendre jusqu’à la cafétéria et revenir dans sa cellule pour y faire son rapport. Le point en question se trouvait deux étages au dessus. On avait explicitement expliqué que la moindre personne qui se mettrait en travers de sa route devait être maîtrisé d’une manière ou d’une autre, l’usage de la force étant bien sûr autorisé et fortement recommandé. Ça faisait un petit moment qu’il n’avait pas participé à un tel concours pour savoir qui avait les plus gros muscles.
Se mettant immédiatement en route, Qina’ran Euyevair s’enfonçait dans le corridor en suivant les renseignements qu’on lui avait prodigué et les flèches sur les murs. Malgré ça, il se sentait un peu perdu dans l’immense vaisseau, même si une indication le rappela très vite à l’ordre. Tout était nouveau pour lui. Cet énorme boîte en fer volante dans laquelle il voyageait, l’entreprise Shinra, le battle royal. C’était un dépaysement soudain qui le faisait réfléchir. Et surtout, il se demandait qu’est-ce qu’il allait faire après, ou plutôt, qu’est-ce qu’ils allaient faire de lui.
Sur son chemin, l’homme aux oreilles frétillantes de chat aperçu une lumière rouge s’allumer et s’éteindre à l’intersection devant lui. Il entrait dans une zone sensible, là où le danger pouvait survenir. On lui avait bien sûr dit que c’était lorsqu’il verrait ces alarmes que ce serait les secteurs les plus périlleux. Il restait sur ses gardes, il avait ralentit son rythme de marche, ses yeux scrutant le moindre recoin. Il se placardait contre un mur avant de jeter un œil aux virages qu’il devait emprunter. Il était extrêmement prudent à ce niveau.
Les escaliers étaient droit devant lui et un son se fit entendre, à en lever une de ces oreilles comme pour en capter la localisation. Ça venait des marches. Un garde montait en courant à toute allure. Qina’ran se planqua juste à la sortie. La sentinelle arriva à son niveau et d’un coup d’un seul, l’officier se prit le pied de Qina’ran, faisant basculer le garde en avant. Malheureusement, il en fallait plus pour en venir à bout d’un agent entraîné par la Shinra, surtout si il était armé. Le patrouilleur se rattrapa aussitôt après une belle gamelle, se tournant instantanément vers celui qui lui avait fait un croche-pied, pointant son arme à feu automatique sur lui. Surpris d’un coup  en entendant le bruit de chargement de l’arme, Qina’ran sauta dans un coin pour esquiver les balles. À couvert derrière un mur, il traversa ensuite le couloir de son assaillant pour se rendre en face. Se concentrant une poignée de secondes, prenant de l’élan, le félin sauta et durant ce bond, balança sa main dans le vide. Ce geste fit apparaître cinq rayons laser qu’il tira dans la direction du garde, s’échangeant tout deux une rafale de tirs. L’un d’eux frôlant, le miqo’te changea de plan et se mit à courir directement sur sa cible avec vitesse et détermination, lui collant un coup de poing en pleine joue à lui en faire perdre le casque qui dissimulait une partie du visage de tout les garde Shinra. Pas abasourdi pour autant, le garde voulait directement lui tirer dessus à bout portant, or à peine eût-il le temps de pointer son arme sur le félin que celui-ci fit un coup de pied retourné pour le désarmer. Ça allait donc se jouer au corps-à-corps. Une droite ascendante de la part de l’être humain, que le miqo’te encaissa difficilement à en juger par son visage douloureux. Un direct gauche, paré cette fois avec son genou. La jambe du guerrier Hun se déplia sans tarder pour infliger un coup de pied bien senti dans le thorax de son opposant, le faisant reculer et lui coupant le souffle. Le félin, pour clôturer le match, tourna sur lui même pour administrer un autre coup de pied, en pleine mâchoire. Son autre pied levé au-dessus de la tête du factionnaire, sa jambe s’abattit sur le crâne de la sentinelle, l’envoyant évidemment au tapis, complètement sonné. Victoire par K.O en faveur de Qina’ran.

Eeeeet incroyable triomphe du Hun ! Ouais putain ! Ça fait du bien d’s’en prendre une un peu d’temps en temps. Pfiou, ils sont plus coriace que j’le pensais ces gaillards. Ils sont aussi coriaces que des soldats Chinois. Ce gusse en à la carrure du moins, c’est agréable d’affronter et de mater un mec bien bâti. Va falloir que je me méfie, autant en un contre un j’peux gérer, mais si y en a cinq comme ça qui me sautent dessus, j’suis foutu. Surtout leur gros canon à feu d’artifice là, c’est quoi c’machin ? Ça fait un mal de chien et un bruit des enfers ! On dirait des toutes petites flèches qui transpercent la peau. Ça m’a éraflé mais ça va passer.

Le miqo’te s’empressa d’emblée dans les escaliers. Il devait se rendre deux étages en dessous et rien ne semblait indiquer la présence d’un autre adversaire. Cependant, un autre type d’obstacle se dressa devant lui : les portes de l’étage de la cafétéria étaient condamnées. Il avait beau forcer dessus et il donna même un énorme coup de pied dans la porte, mais rien n’y faisait, pas une éraflure ne semblait vouloir débloquer l’accès. Il devait trouver un autre moyen d’y accéder.

Musique : Let the battles begin! Ex-Soldier - Final Fantasy VII Remake
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Un bruit sourd et brutal se fit entendre, de quoi donner des frissons à n’importe qui.
Vu que les portes qui menaient au lieu dans lequel il était supposé se rendre étaient toutes fermées - voir même obstruées par des débris - le miqo’te s’était rendu à l’étage du dessus, non sans embûches. En effet, en remontant les escaliers, c’est une autre série de couloirs qui se dressait devant lui, toujours accompagné par cette même lueur rougeâtre clignotant par endroits dans une atmosphère très pesante. Il avait croisé différents types d’individus, il y avait ceux qui patrouillaient plus tranquillement sans même le calculer, et il y avait ceux qui ouvraient le feu sur l’homme chat sans sommation. Le guerrier, plutôt bagarreur de nature, ne refusait pas une invitation de se battre et leur avait mis une sacré dérouillée, ces derniers lui offrant une certaine résistance à en laisser quelques poils derrière, mais rien de grave jusque là. Qina’ran arborant pourtant un magnifique œil au beur noir, des plaies proches à des entailles par-ci par là et un peu de son sang sur le coin des lèvres. On dirait vraiment qu’il s’était battu toutes griffes dehors, comme si il jouait pour sa vie. Et ça, ça l’excitait un peu ce genre de sport ; même si il préférerait tendre sa main aux perdants et les encourager plutôt que de les laisser complètement sonnés dans un coin du vaisseau.

Avec lui, c’était le cinquième garde qui l’avait agressé à son compteur. Un peu plus propre cette fois-ci. Il s’était à peine retourné, et c’est en pointant son canon dans la direction du félin qu’un coup de poing parti directement dans la gorge du forcené pour l’empêcher de respirer, avant de se retrouver au tapis d’un autre coup de poing, faisant rebondir sa tête contre le mur, s’effondrant, le bassin en l’air. Le miqo’te ne pût s’empêcher de donner une petite claque sur le derrière de son adversaire vaincu.

« Une prochaine fois mon pote, héhé. »

Se craquant les doigts, il reprit sa route. Marchant calmement, il réfléchissait comment accéder au palier inférieur. Les indications murales ne pouvaient plus l’aider. Toutefois, il se souvenait qu’il y avait des gardes qui eux, ne l’attaquaient pas. Sans doutes qu’ils avaient mieux à faire que de ce battre dans cette espèce de match à mort généralisé. Où tout simplement qu’ils tenaient à la vie pour éviter de se jeter tête baissée dans cette véritable orgie destructrice. Vagabondant un peu plus, il cherchait donc des sentinelles qui ne voulaient pas lui faire la peau, avec peut-être un peu plus de subtilité pour les aborder malgré sa dégaine défoncée.
Il ne lui fallut pas très longtemps avant de tomber sur un duo de patrouilleur. Il se détendit, souffla un bon coup et s’avança vers eux avec une mine plus décontractée.

« Hey ! Salut les… Gars ? »


À peine eut-il le temps de les aborder qu’ils braquèrent leur arme à feu sur lui sans même réfléchir. Qina’ran leva les mains en l’air le plus haut possible avec le visage le plus penaud du monde, presque surjoué, tout à faut ahuri.

« T’es qui toi ? On t’a jamais vu dans le coin. T’es un des participant du battle royal ?
- Bordel les gars. Vous voyez pas dans quel état j’suis ? J’vais pas vous casser la gueule à vous aussi. Je veux économiser mes forces, j’ai encore mal de boulot qui m’attend à la cafétéria.
- T’en as battu combien exactement ?
- J’en sais rien j’ai perdu le compte. Mais je tiens à dire que c’était de la légitime défense ! Y a d’autres de vos collègues que j’ai vu passé, eux ils m’ont pas foncé d’ssus comme des malade mentaux.
- Mouais… T’es suspicieux quand même, tu seras pas le premier phénomène de foire à traîner dans les parages.
- Bref, au lieu de pointer vos gros engins sur moi, vous pourriez p’t-être m’indiquer la cafétéria ? J’ai essayé les escaliers mais c’est bloqué. Vous me dites où c’est et j’m’en vais sans faire d’histoires.
- L’ascenseur est encore fonctionnel. Y en a plusieurs dont un près d’où tu viens. C’est pas dur, c’est fléché.
- Mais t’es prévenu, là-bas, c’est une véritable boucherie. Ils sont tous en train de se battre comme des forcenés. On t’a jamais vu, ok ?
- Ok, ok. Merci les gars en tout cas. »


Qina’ran se rendit donc au fameux ascenseur. Il aurait dû y penser plus tôt. Mais un détail le perturbait un peu. Il ignorait complètement ce qu’était un ascenseur, il arrivait à peine à le prononcer correctement. Nonobstant sa méconnaissance des technologies modernes, il savait parfaitement lire, et c’est donc en suivant de nouveau les fléchages et les renseignements des deux hommes légèrement plus pacifique que leurs collègues, qu’il se trouvait devant un des nombreux élévateur. Deux grandes plaques métalliques se trouvaient devant lui. Il essayait des les ouvrir avec ses pattes, mais rien n’y faisait, il n’arrivait pas à les ouvrir, même en forçant. Il tâtait un peu partout les portes, les murs, rien non plus.
Jusqu’à ce que des bruits se firent entendre. Deux employés arrivaient à son niveau en discutant à voix basse. Qina’ran se planta droit comme un piquet, essayant d’avoir l’allure de quelqu’un qui savait tout à fait ce qu’il faisait et qu’il était tout à fait normal qu’il se trouve ici et maintenant à ce moment précis. La paire de fonctionnaire se mirent à côté de lui, l’un d’eux passant une carte métallique sur un écran, enclenchant un son de validation. Le miqo’te ne savait pas où se mettre, il était couverts de bleus et avait saigné par endroits, sans parler qu’il était en train de stresser comme jamais. Il salua tout simplement les employés d’un haussement de tête, il était gêné et pas du tout à l’aise et ça se sentait à des kilomètres.
Les portes s’ouvrirent et tout les trois s’engouffrèrent dans la petite pièce, refermant ses panneaux derrière eux. C’était le moment le plus incommodant et le plus long de sa vie. Un quasi-silence pesant dans à peine six mètres carrés, les deux autres travailleurs qui chuchotaient pas si furtivement que ça, pour bien sûr parler de cet étrange personnage aux allures de racaille. Il restait de marbre, alternant entre un sourire jaune décomposé et se mordre les lèvres alors que la cage les emmenait vers le bas.
Les portes s’ouvrirent de nouveau en faisant sursauter la cabine. Les salariés s’en allèrent en trottinant promptement, comme si ils voulaient vite partir de cet endroit pour ne pas être vu en compagnie de cette énergumène, laissant donc Qinar’an seul dans l’ascenseur.

Bordel ! J’ai vraiment cru que je tiendrais plus et que j’allais les cogner, rah ! Bon, comment ça marche ce truc ? Le mec a appuyé sur un bouton et ça nous emmène où on veut. Euh… Là ! La cafétéria !

Musique : A Trap is Sprung, Finding Keycards - Final Fantasy VII Remake
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Soixante-troisième étage. Ouverture des portes.

Les panneaux métalliques s’ouvrirent en même temps que la voix qui l’annonçait, pour entrebâiller sur une parcelle de l’enfer. Les gens se ruaient les uns sur les autres, des coups de feu détonant dans tout les sens pareil à un feu d’artifice, des cris guerriers se mêlant à aux hurlements des blessés et des vaincus. Un véritable carnage. Qina’ran n’en croyait pas ses yeux.
Il avait à peine connu cette sensation et ce genre d’évènements, sur un champ de bataille ou dans les villages que ses précédents camarades de bataille, qu’il ne portait pas forcément dans son cœur. Il n’était pas vraiment du genre barbare, à piller et à mettre à feu et à sang. Il se chargeait juste de éloigner les citoyens Chinois un peu trop audacieux, ceux qui brandissait une épée face à l’armée des Huns. Et tel un champion, le miqo’te les provoquait en duel honorable à mains nues. Il n’a jamais connu la défaite à ce jour pendant ces fameuses joutes où l’honneur était en jeu. Mais il y a une chose qu’il n’aimait pas : le perdant devait bien entendu mourir. Il ne s’en chargeait jamais alors que les autres nomades, bien plus avides de sang, y mettaient un plaisir malsain, chose qui le dégoûtait au plus haut point. L’homme chat à même tenté de les en empêcher, or, on ne peut pas contredire Gengis Khan.
Se précipitant dans la direction de ce massacre, une balle perdue faillit bien en finir avec lui d’un coup en lui passant juste devant le nez. Contemplant les alentours, il se demandait vraiment comment il allait arrêter tout ces véhéments agitateurs. Des flammes, des clameurs, un bordel sans nom qui empêchait le chat de réfléchir correctement. Il aperçu un immense arbre au milieu de la salle, qui semblait être habituellement protégé par une vitre.

Si j’monte assez haut, peut-être que j’arriverais à tous les pétrifier d’un coup. Mais il faudrait que j’attire leur attention. Mais comment traverser la guérilla sans m’en prendre une passage ? En fait, c’est comme une épreuve, sauf qu’à la place de grosses haches qui pendouillent au plafond et des pics mortels m’attendant à la réception, c’est des connards qui se foutent sur la gueule. Ok. Qui ne tente rien n’a rien ! J’espère que je vais pas y laisser ma queue, putaaain !

Assuré comme jamais, il fit le plus rapide et le plus dangereux sprint de sa vie ; une course d’obstacles bien dangereuse.
Une première personne se rua sur lui, agitant son épée au dessus de sa tête, en arrivant presque à son niveau, le miqo’te bondissait la jambe tendue. Son assaillant finit avec les deux semelles en pleine figure étalé au sol.
Reprenant sa route, un tireur le prit en joug. Qina’ran s’arrêta net pour courir dans la direction opposée, puis en zigzag, pour s’abriter ensuite derrière une table. Son souffle était très court, il était un peu essoufflé, toutefois il se devait de continuer. Il cherchait partout, regardait aux alentours alors que les balles sifflaient à ses oreilles et déchiquetaient sa cachette, le bois ne servant pas de bonne couverture. Il y avait une autre table juste à dix mètre à sa droite. Il précipita vers elle, mais au lieu de se cacher sans rien faire, il poussa la table jusqu’au tireur. Arrivant à son niveau, il balançait la table directement sur lui, que le mitrailleur esquiva aussitôt. Le félin sautait vers lui pour asséner un bon coup de poing en pleine mâchoire. Son ennemi répondit en lui donnant un coup de crosse dans le menton, bien douloureux bien sûr. Voulant lui asséner une beigne à son tour, le guerrier Hun le para cette fois en déviant avec son avant-bras. Enroulant sa patte autour du membre du garde qui l’attaquait et l’agrippant fermement, le chat bien amoché saisissait son adversaire en le ramenant vers lui, le faisant basculer sur son dos, avant d’effectuer une prise pour le renverser au sol. D’une balayette et en le faisant chanceler, le tireur était à terre à plat ventre, le bras maintenu. Qina’ran avait même été un peu trop violent sur ce coup, puisque le bras de celui qui le canardait avait cassé, à en juger par le râle qu’il poussait alors qu’il le laissait à son triste sort loin de son arme de lâche.
Il était près de l’arbre mais deux derniers soldats l’avaient repéré alors que le félin se dirigeait dans leur direction, comme si d’un simple échange de regard, c’était une invitation à s’entre-tuer. Il fonça vers eux, parvenu à leur niveau le félidé glissa sur ses genoux pour esquiver leur attaque. Se relevant sur ses mains, il tourbillonna sur lui-même d’un tour, assénant deux coups de talon sur ses détracteurs. Un peu sonné par cette attaque, Qina’ran se releva d’un coup, choppant le fusil du premier pour donner un coup de crosse au second. Il fit pivoter l’arme pour asséner un autre coup contondant à l’un pour ensuite donner un coup de coude assez brutal dans les naseaux de l’autre. Et de toutes ses forces, le guerrier assomma un de ses opposant avec l’arme à feu comme si il s’agissait d’une batte. Finissant le second, un talon visant l’estomac, se retournant, pour le terrasser d’un nouveau coup de coude en pleine dents, le faisant s’effondrer. Le Hun balança l’arme, blasé, énervé, et révolté par ce genre de gadget.

Il arrivait au niveau de l’arbre et commença à grimper dessus avec des petits sauts, pareil à un véritable fauve, il avait des fois le comportement et surtout, quelques atouts, comme cette agilité à faire des bonds légèrement plus haut que la normale humaine. Arrivé à bonne hauteur, surplombant la masse de gens encore en vie, ceux qui étaient évanouis voir même, ceux qui étaient morts, un spectacle à gerber, il se devait d’agir. Il siffla. De toutes ses forces, il siffla plusieurs secondes avant de hurler comme un fou à lier.

« HEEEEY ! BANDE DE SALOPES ! »

Il était prêt. Il avait attiré leur attention pour la plus part. D’un flash, d’un seul. Il n’avait le droit qu’à un essai ou sinon, il finirait en centre de cible pour fléchettes, troué de toutes part. Ses yeux se mirent à briller. La seconde d’après, un éclair. Une lumière balaya la zone, suivie d’une espèce d’aura pierreuse éthérée. Tout ceux qui l’avait regardé à ce moment précis étaient pétrifié. Il avait réussi. Le calme était revenu.
Néanmoins, il savait que son sort n’allait pas duré très longtemps. Plus le nombre de statues de pierre était important et plus cette altération d’état était temporaire. Il devait se dépêcher.
Mais il se fit interrompre d’un coup. Un énorme bruit d’explosion se répandit dans la pièce. Des flammes infernales crachaient d’une énorme porte démolie par la déflagration. Et de ce feu, un homme s’extirpant en riant, enfourchant une grosse cylindrée. C’était là, un annonciateur de mauvaises nouvelles pour le miqo’te.

Musique : A Trap is Sprung, Battle - Final Fantasy VII Remake
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« HAHAHAAAAA ! Je vois que je suis tombé sur une nouvelle ambiance dans cette boîte de nuit délirante !
- Oh non, c’est lui ! Barrez-vous !
- Et coucou ! La course est loin d’être terminée ! Ça vous dérange si je participe ? »


Le personnage haut en couleurs venait de débarquer dans l’immense salle circulaire sur une moto, s’annonçant avec beaucoup d’audace dans la voix, une énergie digne d’un spectacle. Il faisait des cabrioles à couper le souffle sur son bécane, virevoltant sur sa selle alors que ça avait l’air d’être tout sauf aisé de manier ce genre de véhicule, surtout dans un espace aussi restreint. Alors qu’il tournoyait, ou frimait selon le point de vu, il découpait, tranchait dans le vif tout ce qui se trouvait sur ce chemin, personne n’était épargné, ceux qui avaient été pétrifiés tout comme ceux qui essayaient de s’échapper. Rien qu’en entrant dans la pièce et en faisant un tour complet, il avait au moins tué une dizaine de personne en leur donnant un coup de sa moto ou avec son épée qu’il faisait tourbillonner avec une aisance toute aussi déconcertante.
Le flamboyant pilote freina devant le miqo’te à en faire crisser ses pneus. Il pouvait ainsi mieux le distinguer. C’était un homme assez grand et transpirant une assurance hors du commun, qu’on pourrait presque comparé à de la démence. Passant une main dans sa longue chevelure coiffé en mulet, ses yeux malgré leur bleu rivière, bouillonnaient littéralement. À en juger par l’état de ses vêtements, ce n’était pas la première fois qu’il faisait un carnage aujourd’hui. Et surtout, il riait, il riait d’une façon extrêmement sincère. Ça l’excitait, enflammé était ses intentions et passionné était son cœur. C’était le genre d’événements qui lui faisait vrombir les entrailles, ne pouvant plus s’arrêter de ressentir cette joie, cette ivresse pour le combat.

« Alors mon petit chat ! On est perdu ?
- Pas vraiment mec. Mais si c’est la baston qu’tu cherches, j’suis ton homme.
- Hahaha ! Je crois que j’ai enfin trouvé un partenaire adéquat ! On va danser pour se réchauffer toi et moi ! 
- Putain, mais c’est qu’il m'chauffe en plus.

- Mais j’en oubli mes bonnes manières ! Mon nom est Rochey. Je suis un accroc de la vitesse. Les gens m’appellent l’as de la moto ! Et toi mon ami plein d’assurance, quel est ton nom ?
- Qina’ran. J’suis pas vraiment venu là pour jouer à celui qui a le plus gros engin. Y des types de la Shinra qui m’ont dit de venir ici et de recadrer les perturbateurs que t’as découpé en morceaux. J’crois bien du coup que tu fais parti de cette liste noire.
- HAHAHAAA ! J’adore ta façon de t’exprimer, t’as le moteur encore chaud j’espère ?
- J’suis chaud bouillant mon gars.
- Allez mon ami ! Donne moi tout l’amour que tu as ! »


Rochey fonça en plein sur Qina’ran avec son deux-roues, dont une en avant comme si il voulait le déchiqueter avec son pneu. Le félin esquiva en sautant sur le côté et sentit la lame de son adversaire passer au dessus de sa tête. Le guerrier Hun avant de toucher le sol, lança une série de laser en direction du fou du guidon, sans succès, avant de faire une galipette pour se remettre debout. Le soldat fit demi-tour, exécutant une belle pirouette en tournant sur lui même, c’est en accompagnant son mouvement avec son épée qu’il blessa le miqo’te au bassin à lui en arracher un cri.

« Alors jeune homme ? On perd de la vitesse ? Allons ! Du nerf !
- Si tu crois que tu vas m’avoir comme ça mon gars, la nuit ne fait que commencer ! 
- J’aime ce regard dans tes yeux ! Continues ! »


Qina’ran se releva avec peine avant de lancer des lasers dans la direction de Rochey, les esquivant juste en bougeant la tête.

« Tu crois vraiment que tu vas m’avoir avec ce genre de vieilles ruses de chauffard ? Tu peux mieux faire ! 
- Tu crois ? »


Sur ces mots, un paquet de néons qui étaient accrochés au plafond s’écrasèrent en direction du soldat à moto. Il esquiva bien sûr, mettant presque son véhicule au sol, le faisant glisser lui et sa monture à moteur dans un sifflement. Alors qu’il évitait les dégâts du plafond, Qina’ran monta sur la deux-roues son adversaire, lui maintenu la tête contre son front et lui lança le sort de monstre qu’il avait appris, tout en hurlant de colère. Il avait réussi.
L’as de la moto était pétrifié, arborant une expression satisfaite à cheval sur son engin. Qina’ran tomba en arrière, essoufflé. Il n’en pouvait plus et il saignait plus que tout à l’heure. Et à en juger par l’état des lieux et les flammes qui commençait à gagner les lieux, il devait s’enfuir le plus loin possible. La mission était elle un succès plus ou moins reconnu, or le retour à la base était bel et bien compromis.
Un craquement. La statue de Rochey se mit à se fissurer et éclata, libérant la personne qui y était emprisonné. Les forces du miqo’te étaient au fond du fond et il pouvait à peine tenir debout face à un démon pareil, il était certains ; il ne faisait pas le poids face à lui.

« En voilà un joli regard ! Tu m’as fait les yeux doux et je te renvoi la pareille mon ami !
- Bordel… Mais tu veux pas me foutre la paix ?
- Inutile de me résister voyons ! Tu as tourné la clé de mon moteur et maintenant, je ne veux que faire la route avec toi mon charmant compagnon félin !
- Et ça veut dire quoi ? Si c’est une invitation, t’es pas vraiment mon style, même si t’es plutôt beau gosse j’dois l’admettre.
- Allez monte mon mignon ! On va s’envoyer en l’air !
- Pardon ?! »


Sans même qu’on lui donne son avis, Qina’ran se fit embarquer sur la moto de Rochey, à l’arrière. Il n’avait jamais connu une telle sensation de vitesse auparavant. Et surtout, il était super effrayé, il avait l’impression qu’il allait basculé n’importe quand. Le fou du guidon avec son mulet lui attrapa les mains pour les mettre autour de sa taille. Pensant au début que c’était une technique de drague, c’était surtout pour que le miqo’te ne tombe pas à la renverse.

Musique : Speed Demon - Final Fantasy VII Remake
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