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Bravo à tous
Rufus Shinra Top-1 !
Rp final

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La route était longue et pourtant, Qina'ran ne ressentait pas la fatigue pour autant. Les paysages n'étaient que des copier-coller. Rizières et hameaux étaient comme un décor qui tournait en boucle. Mais le miqo'te était déterminé, il avait un but. Du moins, c'est ce qui lui semblait être la bonne solution. Si il y avait ne serait-ce qu'une possibilité pour croire en ça, il s'y engouffrerait la tête la première, même si ça tient maintenant au miracle, voir l'impossible. Comme il le dit si bien, il aime ce genre de défi qui tiennent d'un challenge irréalisable.
L'âme du félin marchait droit devant, et personne ne semblait remarquer sa présence, heureusement. Le premier qui verrait un sac d'os aurait un choc.

Si j'me souviens bien, ma statue devrait se situer en bas de montagne et à quelques mètres de la muraille. Si du moins, elle est encore là.

C'est en quelques heures, qu'il trouva un petit village de paysans. Tout semblait paisible et les habitants, malgré le dur labeur, tout était normal.
Et elle était là. La statue. Sa statue. Légèrement enfouie dans le sol, la nature ayant repris ses droits, un peu de mousse avait recouvert sa silhouette de pierre. Il s'en approcha, rempli de sentiments contradictoires. Chamboulé et ému. Heureux et effrayé. Il n'avait qu'une envie c'est de la toucher, de s'en approcher. Comme si il était attiré, qu'on l'appelait. Il n'avait pas changé d'un poil.
Il sentit comme de grands fourmillements dans le long de son cadavre et... Plus rien.

Et meeeeerde.


Dernière édition par ??? le Ven 5 Fév 2021 - 0:18, édité 1 fois
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Putain. Je suis vraiment trop naze sur ce coup. Pour avoir pensé une seule seconde que…
Bref. Qu’est-ce que j’fais maintenant ? Je vais pas coucher là toute la nuit, si ? Y a personne en plus. J’crois que j’ai pas l’choix, je vais continuer à rester là un moment. Peut-être que, genre, les miracles des divinités de ce coin ont un peu de retard, y a peut-être du monde sur la route.
On s’f’rait presque chier.


Le fantôme du Miqo’te était adossé contre son corps pétrifié sortant du sol. L’ennui le gagnait et ça se sentait. Il ne cessait pas de se lever, de se rasseoir, de tourner en rond, d’observer les alentours, alors qu’il réfléchissait, cette dernière n’étant pas vraiment sa spécialité. C’était un homme d’action, il fallait que ça bouge tout le temps et la patience, ce n’était pas son fort non plus. Il se persuadait que ça allait arriver à un moment à un autre, qu’un rayon allait descendre des cieux pour le ressusciter avec un cortège de trompettes et d’angelots accompagnant une déesse aux formes généreuses comme on pourrait l’imaginer, en exagérant beaucoup. Bien sûr, il n’en était rien. Il n’avait pour seul compagnie que la bise du bas de la montagne s’engouffrant dans les ruelles autour de lui et ses longs soupirs. Se surprenant même à siffler pour passer le temps.

C’est quand même dingue. J’ai passé ma vie à suivre un entraînement quasi-guerrier. J’ai frôlé la mort je-ne-sais combien de fois. Et tout ça pour me retrouver sur le paillasson entre la vie et la mort. J’croyais que les chats ça avait neuf vies ! J’étais peut-être sur ma dernière si ça se trouve, merde !
Je suis en train de rater la plus grosse teuf avec castagne à volonté et je suis cantonné là. J’ai l’impression d’être comme tout ces trouillards qui se planquent loin des champs de bataille. Sauf que là, j’ai pas trop l’choix. C’est tellement frustrant putain ! Si seulement cette sale garce m’avait pas pétrifié, je serais déjà en train de distribuer des beignes par dizaines juste pour le plaisir ! Pour une fois qu’on me l’autorise, j’dois me coltiner la garde de mon propre corps de pierre comme l’une de ces chochotte qui grelotte des genoux à l’idée de porter une épée et qui esquivent ça en surveillant les chevaux.
J’aurais deux trois mots à lui dire à celle-là si je la trouve, elle va m’entendre cette salope !

La personne honnis, elle se trouve déjà ici, imbécile de chat.

Il ne l’avait pas remarqué, une femme emmitouflé d’une longue cape et d’un dǒulì qui ombrageait son visage. Elle semblait être là depuis un moment et réussissait à l’observer malgré la forme spectrale de son énergumène d’interlocuteur. La mystérieuse dame avait tout ce qu’il y a de plus vivant pourtant, on ne voyait pas à travers elle et encore moins son squelette. Sa paraissait douce, mais à l’entendre, on pourrait imaginer que c’est un serpent qui se glisse à notre oreille pour nous susurrer de mauvaises choses.

Oh putain, t’es qui toi ? Tu peux voir ? Mais c’est génial ! Y a une vivante qui peut me voir ! J’te fais pas peur au moins ?
Si exaspérant, ça en tient de la bêtise, irrespectueux spectre.
Hey ! J’vais pas m’laisser insulter comme ça longtemps dis donc. En plus, t’as une façon super chelou de parler. Tu te prends pour qui pour parler en haïku ? Un genre de poétesse qui pète plus haut que son cul ? J’te préviens tout de suite, j’aime pas trop non plus les gens issus de la noblesse de ces terres.
Mais tu vas te taire, je suis venue te revoir, et tu me conspues. Avec les années, c’est de la sagesse manquée, tu t’es renfoncé. Regarde toi ombre, rancunier et imbécile, te voilà bien sot. Dans ton triste sort, tu ne pourras jamais rien, je suis assassin.
Alors si c’est un énigme, je comprend pas tout c’que vous m’racontez là. Mais si y a un truc que j’comprend parfaitement, c’est que t’es en train de m’émoustiller sévère et pas dans le bon sens ma mignonne. On t’a jamais appris qu’il fallait caresser les chats dans le sens du poil ?
De poils et de cran, tu en as toujours eu trop, sinistre animal. Tu es l’oppresseur, qui m’a jadis massacré, mais je reste un dieu.
Mais bien sûr, un dieu ! Et les pandas ça vol sur des boulettes de riz. Tu veux que j'me plisse les yeux en me mettant deux sucres sous la lèvre à faire des non-sens pendant que tu y es ? Tu me prends pour une bille ? Bordel si c’est toi le machin magique qui va me tirer de ce faux pas, je veux bien me suicider tout de suite pour mourir une nouvelle fois. Et arrête de marquer des pauses pour faire style, ça rime même pas ton truc.
Je suis invincible, et te voilà déjà mort, tu n’existes plus. Ton fantôme est là, pour me tourmenter encore, et récidiver. Je suis revenue, pour t’anéantir cette fois, quelle belle occasion. Tu n’aurais pas dû, revenir sur ta défaite, victoire sera mienne. Je suis là fragile, l’être jaune de synthèse, il m’a bouleversé. Mortelle de nouveau, tu seras collatéral, à mon ascension.
Donc, c’est ça, tu veux qu’on s’frite en fait c’est ça ? T’as pas besoin de faire un aussi joli ruban pour me faire ce cadeau. J’vais te donner la leçon de ta vie.

Alors qu’il n’avait rien oublié de son entraînement et de son expérience martial, Qina’ran se mit en posture de combat. Toutefois, c’était inutile. Son adversaire leva son chapeau de paille pour révéler une longue chevelure noire terne et un visage monstrueux, déformé. Qui en devint bien plus disgracieux lorsque cette dernière, cria de toutes ses forces à en déformer sa mâchoire et révéler ses dents qui avaient de quoi faire rougir n’importe quel requin. Un rugissement perçant, si intense que celui-ci propulsa le revenant à toute vitesse contre le muret d’une maison, littéralement balayé par le souffle. Tout ses membres se dispersèrent au choc contre la paroi, il était éparpillé un peu partout. Fière de sa prouesse mais peu expressive, la monstruosité féminine tourna des talons pour repartir. Quand brusquement, des petits bruits se firent entendre.

Tu croyais vraiment que t’allais m’avoir avec un truc aussi ridicule ? En tout cas, je te conseil de te brosser les dents plus régulièrement ma jolie, parce que tu pues d’la gueule !

Sur ces mots, le bassin séparé du reste du corps, infligea un coup de pied bien senti dans le visage de l’épouvantable mégère. S'en était presque cartoonesque. Le crâne du miqo’te ne pouvait s’empêcher de sautiller de satisfaction, avant que tout son corps se reforme de lui-même, ramassant sa tête en dernier et la revissant comme si de rien n’était.

J’pensais que les déesses étaient plutôt mignonnes, mais toi, t’as vraiment une sale tronche que j’arrive pas à encadrer. T’es la meuf qui m’a tué, tu pensais que j’avais oublié une face de cake pareil ? T’as d’la chance, j’ai toujours fait dans le ravalement de façade. Je te promets de mettre tout mon coeur et toute ma putain de force pour t’arranger le portrait bien comme il faut salope.
Tu n’es plus rien, tu ne seras jamais plus, je me hisserai.
Oh la nulle ! Elle a oubliée une syllabe en plus ! Trop la honte ! Ça se donne un genre de connasse qui pète dans de la soie, mais au final, tu traînes dans la fange.
Mais tu vas te taire, répugnant petit humain, cesses donc cette langue. Tu n’es bon à rien, vulgaire et bien ignorant, je vais t’égorger.

Musique : Home of dragons (arrangé par Project Destati) - Kingdom Hearts II
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