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Nous sommes quatorze ans après les évènements de Kingdom Hearts 2. En tant d’années, les choses ont considérablement changé. Les dangers d’hier sont des soucis bénins aujourd’hui, et au fil du temps, les héros ont surgi de là où on ne les attendait pas. Ce sont les membres de la lumière qui combattent jour après jour contre les ténèbres.

Ce n’est plus une quête solitaire qui ne concerne que certains élus. C’est une guerre de factions. Chaque groupe est terré dans son quartier général, se fait des ennemis comme des alliés. Vivre dehors est devenu trop dangereux. Être seul est suicidaire. A vous de choisir.

La guerre est imminente... chaque camp s'organise avec cette même certitude pour la bataille.

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OK. Deuxième fois que je descends ces escaliers dans le noir, et… je crois que c’était moins stressant quand y avait des coups de feu qui résonnaient dans tout l’immeuble ! Nakada, toujours derrière moi, a son pistolet-mitrailleur dans une main et un gros sac dans l’autre, et moi je me cramponne à mon pistolet laser comme à ma vie, faisant tell-e-ment gaffe à pas m’étaler contre les marches. Et on arrive. Ahah. Je crois bien que c’est ici… Dans la mesure où on se retrouve devant une porte où on voit qu’y a eu des petits travaux à base de planches et de clous… et qu’en face de la porte, t’as un mur totalement troué par des kilos de chevrotine. Je me mets en-dehors de l’encadrement de la porte. Calmons-nous. C’est quand même pas un ami, le voisin. C’est un allié de circonstance ! Et les circonstances ont un peu changé ces dix dernières heures ! Je toque contre une partie encore intacte de son entrée. « C’est D.Va ! » Je crie, prête à riposter s’il tire. Nakada est derrière moi, encore sur les escaliers, franchement à couvert.

« Ouvre, maman. » dit mon voisin d’une voix nerveuse. Ca prend une petite dizaine de secondes. La porte s’ouvre sur une vieille dame noire, chauve, fumant un cigarillo. Et en parlant de cigarillo ouah ça… ça sent. « Entrez. » dit-elle, en tenant à sa main un révolver. Ca donne l’ambiance et surtout, je me sens pas trop deb d’avoir moi aussi mon pistolet en main. À tout moment ça pète, de toutes façons. On entre dans un appartement plus petit que le mien mais quand même assez sympa, avec un salon et une cuisine dans une même pièce. Le voisin nous attend, son fusil à chevrotine braqué vers nous, avec un survet’ de sport alors que je suis toujours en combinaison. Sincèrement ? La même qu’hier parce que j’ai juste pas arrêté, en fait. Je me sens pas ultra fraiche mais c’est pas comme si en face de moi, c’était le Haut-Duc du Palais des Rêves. Nakada pose le sac d’armes sur la table à manger. Justement sur cette table, beaucoup plus de flingues et de munitions que de couverts, mon gars !

« Tout en gardant nos armes en main, on peut éventuellement arrêter de se braquer. » Je hoche la tête en tentant un sourire, tout en regardant le voisin. Il a l’air de réfléchir mais hausse les sourcils d’un air indolent. On baisse nos flingues. « Asseyez-vous, j’vous en prie. »

« C’est gentil. » Je tire une chaise vers moi et je m’assieds. L’appart est moins moderne que le mien, ça me fait trop bizarre de plus voir la même structure dans les pièces avec un aménagement qu’a juste rien à voir. Genre les chaises sont en osier, comme chez mes grands-parents au Jardin Radieux ! « Tu t’appelles comment ? »

« Xav. »

« On s’est déjà rencontrés. » lui dis-je avec un grand sourire. « Contente qu’on ait l’occas’ de discuter. »

« Drôle d’occas’. » Je rigole. Allez je commence mon numéro de charme. « On fait avec ce qu’on a. Et merci. Sans toi, c’est une vingtaine d’hommes qui auraient tapé à ma porte. »

« Ils ont essayé d’enfoncer la mienne. »

« Tu sais que c’est moi qu’ils cherchaient ? » Il acquiesce. « Combien as-tu d’armes ? »

« On a tout amené. » dit Nakada avec un sourire avant de retirer le stuff du sac pour le rajouter à la collection de Xav. « On en a six, en plus de mon arme personnelle. » Je compte les siennes. Treize, dont des fusils d’assauts et un pompe auto. « Regardez. » Il prend une des armes et la retourne pour montrer un sigle, genre deux vagues blanches qui tourbillonnent. Basiquement, c’est la marque Pepsi. « C’est le symbole de Lord Business. Et… y a un rapport de qualité. Le symbole blanc, c’est de la merde. Vert c’est pas mal. Bleu c’est vraiment sympa « Oui ok. Puis y a violet et gold, j’ai bien compris. » Je rigole à ma propre remarque. « Ok, toi t’as quoi ? »

« Que du blanc. Les mecs l’ont acheté directement avant de venir, sans avoir vraiment fait d’économie. Du coup c’est explosé au sol, tu souffles dessus, ça rouille. »

Je fais une moue pensive et je regarde les six nôtres. « Ahhhh. » dis-je en souriant. « On a une verte. Un pompe. Et tu le veux ? »

« On en a dix-huit en tout, sans compter ma chevrotine perso et ton jouet. Vous en prenez douze. Je prends le reste y compris la verte. »

Je secoue la tête. « C’est mort. » Je le regarde dans les yeux avec un sourire et… ah il est pas content ! « J’ai pas besoin d’autant de guns. Mais je te laisse la verte et toutes les munitions de pompe. Du coup tu peux prendre les autres pompes, je m’en fiche. Et moi je prends tes trois fusils d’assaut, je reprends le mien, et trois armes de poing. Et je prends toutes tes munitions M43 ou équivalents, pour mes fusils, et la moitié des munitions d’armes de poing. »

« Tu rigoles forcément. » Je le vois tapoter son fusil à chevrotine de son autre main. « Tu me laisses deux fusils d’assaut dont je pourrais pas me servir parce que j’ai pas de réserve ? Toi t’es tranquille, là-haut. Les mecs qui te cherchent ils doivent forcément passer par moi, t’as même pas besoin d’autant de flingues, t’as que des gosses et ton mec ! » Je fronce les sourcils, continue mes moues bien expressives. Je vais jamais lui dire qu’on est quatre et pas deux joueurs dans mon appart. C’est parfait s’il pense que les filles sont pas en jeu. Mais du coup… « Ok. Tu me donnes ¾ des assauts. Moi de mon côté, je te promets qu’on viendra t’aider à bloquer l’escalier. Et si je trouve des cartouches plus tard, je t’en donne une partie. »

Il a l’air de réfléchir. « Tu pars en expédition ? »

« Bientôt, oui. »

« Tu vas vers une des caches d’armes ? »

« Ah ça… pas tout de suite, non. Pas avant d’être bien secure au niveau du reste. Mais je trouverai forcément des Bambis pour remplir mes poches. »

« Ok. Quand t’iras vers les caches, tu me préviens et on s’allie. Mama s’occupera de tes filles. » Je prends quelques secondes. Echanger, c’est une chose. On a des intérêts en commun. Mais plus je tue, plus j’ai de gold pour la cache d’armes. Il a un sérieux intérêt à venir avec moi et loot tout mon fric à la première occasion. C’est… super risqué. Beaucoup la joueront pas comme ça, ils vont tous y aller avec leur magie, leur pouvoir, dans les autres mondes, mais ici, c’est… armes à feu et technologie. Un moment, ce qui me distinguera des autres survivants de SF, c’est la qualité de mes joujoux et ma quantité de munitions.

« On verra, Xav’. En fonction de si on peut vraiment se faire confiance. »

« Ouais. Bah j’accepte l’échange. Prends-le comme un geste. » Je hoche la tête et fais un sourire éclatant avant de laisser Nakada se servir et remplir le sac. Je dis au revoir à la famille, on monte un premier étage et « Pfiou… tu dirais qu’on s’en sort comment ? »

« Franchement on s’en fiche un peu. L’important c’était qu’il comprenne qu’il a quand même intérêt à nous aider. »

« Ouais mais inversement, aussi. Grâce à lui, on va pouvoir survivre la blinde. Et quand il se fera fumer, on le saura. »

On rejoint l’appart, un peu plus tard, et purée. J’ai l’impression de pas avoir arrêté. Jila vient me prendre dans ses bras comme si j’étais partie neuf heures. Non la vérité c’est que je passe mon temps à partir et revenir depuis neuf heures. Ca oui. Babak est devant la télé, Fahimeh elle… danse devant un miroir, et Hengameh vient direct vers nous pour visiblement estimer le poids du sac qu’on ramène !

« Conseil de guerre ! Un bol de chips et du Nano pour tout le monde ! » Je laisse Babak et Jila s’occuper de tout ça alors que Hengameh s’installe déjà, franchement super impliquée. Presque trop ? Bah oui, carrément ! J’en aurais presque totalement déjà super marre qu’elle me demande de lui filer un méga calibre toutes les dix minutes. Mais bon quoi, ça les concerne, je vais quand même laisser les filles écouter la discussion et moi, je vais faire semblant d’écouter ce qu’elles ont à dire !

Nakada pose sur la table le gummiphone, avec Kotetsu en vocal.
« Ca va, t’es en sûreté ? Tu peux parler ? »

« Oui. » répond Kotetsu genre en méga-murmures. Ok ouais il peut parler mais pas fort non plus. Je me rapproche de la table, contente d’entendre sa voix, résistant difficilement à la tentation de me lancer dans v’là les questions. « Allez vite les enfants ! » Je m’installe à table, tirant le sac d’armes vers moi. Les affrontements ont commencé depuis hier, franchement… tu dirais ça fait un mois tellement l’appart, c’est comme si on s’était battu contre des chiens à l’intérieur. Le salon est dans un boxon de fou, avec déjà Nakada qui range pas ses draps et ses fringue, et… les gosses qui ont rien à faire, bah du coup ils font n’imp’. Vingt secondes plus tard, tout le monde est à table. Jila et Babak sont en Objectif Chips pendant que Hengameh sert tout le monde en Nano. Et je commence. Petite pression, petite boule au ventre.

« Bon déjà, ‘Tetsu. Où est-ce que tu es en ce moment ? »

« Dans la cave d’un restaurant. C’est là qu’ils mettent leur nourriture et… je suis caché derrière un gros sac de farine. »

« Tu connais le nom ? »

« Je n’ai pas eu le temps de regarder. J’ai… » Gros bruit de dingue genre il frotte son gummiphone au carrelage. Jila crie en se bouchant les oreilles, pendant que Babak reste bien focus. « Et ce matin j’ai essayé de m’approcher. J’ai couru trois cent mètres sans que personne me remarque, c’était franchement fou. » Yes ! Je hoche la tête, trop contente de lui ! Trois cent mètres c’est ça de gagné pour demain c’est franchement une trop bonne nouvelle. « Mais je suis passé devant une ruelle occupée par un groupe. J’ai sprinté au hasard, j’ai tenté toutes les portes, j’ai trouvé le restaurant et j’ai réussi à rentrer dans la c… » encore un gros bruit.

« Envoie-nous ta localisation gps, on s’en sortira avec ça, c’est déjà super. » Je rassemble mes esprits. Il faut une bonne minute avant que Nakada récupère la position de Kotetsu. Il l’imprime, direct, avec un plan satellite jusque-là. « 1, 5 kilomètres… » dis-je en regardant le plan du centre-ville. Ouais non ça aurait été trop facile qu’on vive dans la banlieue, sans les buildings, la moitié des magasins et tout. « Première étape, on descend l’immeuble. »

« Ca, ça va. Mais on peut pas sortir par l’entrée principale. Le boulevard devant chez nous est juste…le pire des guet-apens. Ca n’a pas arrêté de tirer depuis » Je m’interromps. Plusieurs coups de feu. Je hausse les épaules en riant. On a descendu les stores d’absolument toutes les pièces et on a baissé la luminosité histoire de pas trop se faire voir depuis les autres immeubles. Là pour l’instant ça va, tout le monde a une artillerie de garderie. Mais quand tu vas avoir des snipers dans les mains de tes voisins, purée… « On passe par le deuxième étage, on entre chez ceux qui vivent là-bas et qui ont été éliminés. On se débrouille pour « Non attends ! Le Parking ! On passe par le parking souterrain ! » J’interromps Nakada en faisant un méga sourire ! « Ta moto est pas ici par hasard ? » Il secoue la tête. « Ok bah… On trouve deux motos au sous-sol. Et on fonce comme des tarés dans la ville. En moins d’une minute on est sur Kotetsu. »

« Alors… non. » Il rigole. « Déjà, qu’est-ce qui te dit qu’il y aura deux motos pour nous ! »

« Y a genre au moins dix motards dans l’immeuble, déjà ! »

« Mais… qu’est-ce qui te dit qu’elles seront encore là ? » Je m’énerve pas parce qu’avant tout, je sais que j’ai grave raison et que je vais le convaincre. Je lève une main et je pointe la fenêtre. « T’entends tellement de voitures depuis début février ? Les seules voitures qu’on voit sont celles qui ont été abandonnées le 31, quand ça a commencé. »

Je vois qu’il est pas d’accord et qu’il a un truc soi-disant intelligent à dire. Je soupire. « Peut-être que c’est pour une bonne raison que les gens ont abandonné leur voiture, tu penses pas ? Ca fait des cibles faciles. »

« J’ai parlé de taper une voiture ? J’ai parlé de ça ?! » Bon là je m’énerve. « On prend des motos. On passe où on veut ! Entre les voitures, à fond la caisse et… » Je tape mon poing dans ma main. « On est couverts, partiellement, par les voitures, justement ! Purée c’est parfait ! Tout est… là ! Tu sais conduire une moto, t’es un super mécano, tu pourras facilement les… voler ! »

« Et tu sais conduire une moto ? »

… Je rigole et détourne les yeux pour regarder Fahimeh et lui faire un clin d’œil. Elle me décoche un beau sourire. « Figure-toi, Nakada… » qu’elle commence avec son ton de duchesse. « que D.Va est une pilote professionnelle. Elle sait tout piloter ! D’ailleurs, elle fait partie de l’unité des pilotes de méka ! Elle sait piloter des vaisseaux, des « C’est bon, j’ai compris. » Ahah il rage !

« C’est décidé. On prend cette rue-ci. On arrive devant le restaurant. Toi, Nakada, tu t’arrêtes pour prendre Kotetsu, tu continues et tu contournes le pâté de maisons avant de revenir ici. Moi, je continue en attirant un max l’attention. Je vais… » Je cherche une ruelle bien paumée. « Ici. J’appelle un méka… et je pars comme je suis venue, en claquant de style, comme à la fin de la moitié de mes missions ! »

« Et nous ? » demande Hengameh. Je souris parce que j’ai tout prévu. « Toi, Fahimeh, j’aimerais que tu fasses le compte de tout ce qu’on a comme nourriture et comme boissons pour préparer le rationnement. Hengameh, tu es la responsable pendant mon absence. Donc… si jamais ça se justifie, je t’autorise à… » Je réfléchis avant de prendre mon pistolet laser et de le poser sur la table à manger. « le prendre. Mais uniquement pour vous défendre. » Choix parfait. Bon dégâts monocible et surtout, faible recul ! Hengameh a pas l’air super convaincue mais elle a l’intelligence de pas se plaindre, sous peine de perdre l’arme. « On sera partis… quinze minutes, grand max, normalement. Vingt, le temps de descendre et de remonter l’immeuble. » Je souris à chacun de mes quatre petits rejetés d’Agrabah. Tout va bien se passer.

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Battle Troc ! Avatar-DVa2
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Suite des aventures de D.Va dans le BR. Moment de diplomatie pour parlementer avec son voisin.

Qu’est-ce que j’ai à en dire ? Hmm… un peu comme le précédent, j’ai pas énormément à dire. Tu profites surtout de ce rp pour poser les bases de qui sont tes voisins du dessous et amener une explication sur les armes des caches d’armes. C’était pas forcément nécessaire, mais je pense que cette idée de système de couleurs que t’avais trouvée était sympa ! Plusieurs fois, j’ai hésité à la reprendre, le truc étant que… je retrouvais plus le rp où tu l’avais détaillée. Visiblement, c’était juste… le deuxième xD

La négociation de qui prend quelles armes n'est pas trop facile. Non, de ce côté là, rien à reprocher, on voit que Xav’ se laisse pas trop marcher dessus et qu’il fait passer ses intérêts avant tout. Bon, évidemment, y’a un compromis de fait de son côté… mais aussi du tien, car il faut que les intérêts convergent quoi.

Après, on a le petit conseil de guerre de la famille avec l’appel vocal pour inclure Kotetsu. Et là, par contre, un truc intéressant sur lequel j’ai envie de réagir : la dispute D.Va/Nakada à propos du parking souterrain et notamment des motos. D.Va qui est carrément sûre d’elle sur le fait que y’aura deux motos qui les attendront dedans parce que y’a masse motards dans l’immeuble. Là encore, ce n'est pas forcément une critique, c’est l’opinion personnelle, comment moi je verrais la chose dans leur situation…

Je suis plutôt team Nakada ici. En fait, l’argumentaire de D.Va ne m’a pas du tout convaincu, pour moi, il étaye même le fait que les gars ont tout intérêt à prendre leur moto et se barrer car c’est putain d’idéal dans un contexte pareil. T’évite plein d’emmerdes comme le bouchon du rp précédent, t’as la maniabilité qui peut te permettre de te tirer d’une embuscade. Dans un tel contexte, y’aura pas vraiment de lois qui comptent donc tu peux un peu foncer à la vitesse que tu veux, clairement…

Après, voilà. Y’a ceux qui attendent la mort chez eux, qui jetteront immédiatement l’éponge. Mais qui dit que y’en aura deux comme ça dans le bâtiment ? C’est risqué. Après, je n’ai évidemment rien à proposer comme alternative, donc je suis peut-être team Nakada sur le raisonnement, mais le tout se tient et l’opinion de D.Va est parfaitement valide, hein. Ce que je disais, c’est juste, moi, je suis pas d’accord avec elle et c’est marrant ^^

Bon, j’ai surtout réagi à ce point, mais je pense pas trop avoir grand chose à ajouter. Je pense que je m’arrêterai ici pour cette notation. Y’a tout de même un peu d’enjeu donc je noterai ça facile.

Exploit accompli !

Facile : 11 points d’expérience, 100 munnies, 2 PS en Symbiose.
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