Monsieur le Président, rejoignez vos appartements immédiatement.

Reno venait d’entrer dans mon bureau sans même prendre la peine de s’annoncer. Cela ne pouvait dire qu’une chose, le vaisseau-mère était attaqué. Et pourtant, aucune annonce, aucune alarme n’avait été sonnée. Scarlett entra dans la pièce une poignée de secondes après escortée par Rude.

Monsieur le Président, que se passe t-il ?

Je n’en ai pas la moindre idée, Reno ?

Je vous expliquerai une fois en sécurité, mais trainez pas. Allez, allez.

Il se dirigea vers le côté de la pièce, pianota sur le clavier tactile affiché au mur et fit s’ouvrir la porte de mon appartement. Je me levai, claquai du doigt pour que Nation Noire s’y dirige et me saisis de mon arme à feu ainsi que de munitions avant de rejoindre mes quartiers. Je descendis les quelques marches qui y menaient et m’installai sur un long canapé d’angle en cuir blanc. Scarlett me rejoignit et s’assied à bonne distance avant de poser le regard sur Reno. Rude gardait l’entrée, et je fus surpris de le voir équipé d’une arme à feu.

Vous comptez m’expliquer ?

Ouais. Rude, verrouille l’étage et rejoins nous.

Il ressort, je le devine s’approcher de mon bureau et j’entends au loin toutes les portes se verrouiller.

Bon, Monsieur le Président. Un espèce de taré à pris tout l’univers en otage. Un Battle Royale qu’il appelle ça.

Continuez, Reno. Vous m’intéressez.

Il jette un regard à Rude avant de se retourner vers moi.

En gros, on sait pas ce que ça implique. On sait pas s’il veut vraiment la mort de tout le monde, même si ça a l’air d’un jeu. Tout ce qu’on sait, c’est qu’un des SOLDATS a pété un câble dans un des dortoirs et que ça a commencé à tirer dans tout les sens.

Je vois. Son nom ?

Le Sergent Avery Johnson.

Très bien, vous vous en débarrasserez plus tard. Quel est le plan ?

Eh ben… C’est à dire qu’on y a pas vraiment réfléchi pour l’instant. On s’est dit qu’on allait vous mettre en sécurité le temps que ça se tasse, et qu’ensuite…

Un plan infaillible à ce que je vois. J’aurais préféré être prévenu en avance et pouvoir moi même prendre les décisions.

Rude descendit les marches et verrouilla l’appartement de l’intérieur.

C’est l’anarchie, en bas. Tout le monde se tire dessus, j’arrive pas à établir une liaison le réseau est saturé.

Eh bien passez par le réseau des Turks, paniqua Scarlett.

Bien madame.

Il porta son index à son oreillette et s’éloigna de nous le temps d’obtenir ses informations.

Reno, vous restez dans les parages. Je ne veux pas vous voir sortir d’ici sans mon ordre, avec Rude vous allez défendre la porte. Personne n’entre, ni ne sort sans mon autorisation. Il en va de votre prime.

Reçu, Monsieur le Président.

Je me levai et me dirigeai vers mon bar personnel avant de me saisir d’une carafe en cristal contenant l’un des meilleurs malts.

Un verre Scarlett ?

Juste un doigt, Monsieur le Président.

Je servis deux verres, et les ramenai vers nos assises, les posant sur la table basse en verre. Au même moment Rude revint vers nous.

J’ai demandé aux Turks de faire un peu de nettoyage. Ils nous tiendront au courant.

Très bien, dis-je en prenant une télécommande posée non loin. Nous allons pouvoir suivre leur progression en direct.

J’appuie sur quelques boutons, et l’ensemble des caméras de surveillance s’affiche désormais sur mon écran. Je jette un oeil à Scarlett, tenant son verre à la main.

Mettez vous à l’aise Scarlett, nous ne savons pas pour combien de temps nous en avons.

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