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Noël... une fête merveilleuse, qui apportait joie, sourire, cadeaux, surprises, bonne humeur... une fête rayonnante de lumière et pourtant... depuis que la princesse Ariez avait enlevé le Père Noël, celle-ci n'existait plus réellement... ou en tout cas, n'était définitivement plus la même. Pire : le portail menant vers le monde de Noël semblait, de toute évidence, avoir été détruit. Malgré les efforts de la Lumière, la fête avait été différente cette année encore. Il y avait même cet enfant, Ioan Kappel, qui avait sûrement passé ses fêtes de Noël dans le Monde du Jouet, toujours en pleine tension à cause de la bataille désormais imminente qui permettrait à ce monde d'être libéré de la menace des Commandos.

La Lumière n'avait jamais rien tenté pour libérer le Père Noël. Cela, Ven pouvait en quelque sorte le comprendre : le groupe était débordé, devait combattre et s'investir sur de nombreux fronts et peinait à assurer la sécurité de ses propres mondes. Mais à titre personnel, il ne pouvait admettre que le Noël suivant se déroule dans les mêmes conditions.

Alors de sa propre initiative, le jeune homme avait décidé de monter une opération pour secourir le Père Noël. La perspective l'excitait au plus au point : il avait toujours souhaité le rencontrer ! Mais bien sur, une telle mission n'était pas sans risques : bien que l'Éclaireur ait montré la Coalition Noire comme étant affaiblie, il s'agissait tout de même de s'introduire dans les cachots de l'un des mondes appartenant au groupe et de l'en libérer... lui, ainsi que les autres prisonniers, dans l'idéal.

C'est pourquoi dans un premier temps, il avait commencé par aller voir Aqua mais... au moment de lui en parler, il s'était ravisé. Elle aurait pu trouver l'idée trop dangereuse et tenter de l'en dissuader.

Ventus avait donc eu une idée : il était allé voir Roxas. Son... double pouvait parfois se montrer particulièrement inconscient et insouciant, selon certains. Il se racontait plutôt du mal à son sujet dans les couloirs du Château Disney mais Ven ne s'en était pas soucié. Pour lui, il était une personne de confiance et il pouvait tout à fait lui demander.

Enfin, il l'avait suivi dans son idée sans vraiment hésiter et du coup, les voilà tous les deux qui arrivaient au niveau du Château de la Bête. Leurs planeurs Keyblade s'étaient posés dans la forêt. Si les prisonniers n'avaient pas été transférés depuis le changement de Boss du groupe, le Père Noël devrait en toute logique se situer dans les cachots de ce monde qui était autrefois le QG de la Coalition Noire.

- T'aurais une idée pour passer sans se faire remarquer ?


Ven réfléchit : ils ne devraient pas se précipiter. D'autant que rien ne lui garantissait que les conséquences de l'assaut de ce Jecht sur la Cité du Crépuscule se soient ressentis jusqu'ici. Il valait mieux éviter de passer en force, la discrétion était de mise. Surtout s'ils souhaitaient éviter qu'il y ait des victimes inutiles.

- Et dis, t'aurais pas une idée d'où seraient les cachots ?


Hmm... qu'est-ce qu'ils pourraient faire si Roxas n'était lui aussi jamais venu par ici, ce qui était plus que probable.

- Je crois avoir aperçu un village tout à l'heure. On pourrait peut-être interroger les habitants au cas où ils en sauraient plus, au pire ?
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J’étais charmé. J’t’explique ; j’étais en train de me toucher les couilles au château comme d’hab, c’était la fin d’aprem, on était bien. J’étais dans ma chambre, puis j’avais envie d’un shinracola. Alors j’suis descendu parce que j’en avais plus, et je visais la réserve là, près des cuisines. Je m’étais dit que si je tirais un pack ça se verrait pas, puis comme ça je pouvais le foutre dans mon mini frigo t’sais.

Donc ouais, j’descends, et là j’vois mon… putain, faudra que j’éclaircisse ça quand même. Bon bref, y’a Ventus qui arrive en galopant t’sais et il m’expose son plan : aller sauver le père noël. Au début j’me disais que c’était chaud, parce l’emmener direct toquer chez la coa ça ressemblait à tout sauf à un bon plan. Mais ça avait l’air de tellement y tenir à coeur, puis c’était comme un rêve de gosse pour lui de rencontrer le père noël… J’ai craqué ouais. Quoi de mieux pour un daron que de faire un make a wish pour son gosse, hein ?

Donc on s’est tirés en planeurs, et… putain j’avais l’impression de me revoir tout gamin, trop content d’aller sauver le monde. Le mec était souriant et tout, et moi ça me faisait tout bizarre. Surtout que l’gamin était équipé, planeur, donc keyblade, armure et tout l’bordel. J’regrettais limite qu’y s’soit pas pointé plus tôt, j’aurais adoré lui apprendre tout ça.

Bref, j’étais bourré de questions, mais j’devais d’abord m’assurer qu’il lui arrive rien.

Et alors a peine arrivé, il était méga chaud. Il enchaînait les questions, et moi j’étais méga content d’y répondre en plus !


Bon ! Alors… Le village déjà c’est moyen comme idée. Faut réfléchir méga large dans ces moments là. Déjà, petit disclaimer, on est en plein plein dans le territoire ennemi, et personne sait qu’on est là. Ça veut dire que si on se fait chopper, on peut compter que sur notre cul, tu comprends ?

Bah ouais. On avait prévenu personne avant de se barrer. Donc si on revenait pas, nos « potes » sauraient même pas où chercher. Hm.

Bon, normalement t’as pas à t’inquièter, j’connais la coa, y’en a pas un qui tient la route. Si on en croise un, on le démonte aussi sec. On le bute p’tête pas parce qu’on est pas des connards, enfin, ça ça dépendra de c’qu’y nous fait.


Ouais, c’était p’tête pas la meilleur perspective de noël que de buter des mecs. Puis, j’devais la jouer sympa, parce que si j’y allais comme d’hab, j’allais passer pour un boucher… ce qui était pas le plan de base.

Donc, le village, c’est non. J’sais pas si les mecs de la coa te connaissent, mais moi ils ont ma tronche, et à mon avis j’suis pas leur pote depuis qu’j’les ai humiliés au tournoi. Et comme on se ressemble, on risquerait de s’attirer une tonne d’emmerdes si des gardes patrouillent là-bas. Va falloir qu’on se démerde.

Et là, petite pause dramatique. J’fais genre que c’est la galère, qu’il faut improviser un plan en urgence et tout.

FORT HEUREUSEMENT, du temps où je bossais pour les XIII… J’ai eu des missions à faire ici. Alors j’connais un peu le patelin. Les cachots sont, comme tu t’en doutes, au sous-sol, dans l’aile ouest. Sauf que si on passe par la porte d’entrée, on est baisés. ‘fin p’tête pas, mais j’trouve que c’est pas discret comme start, qu’est ce que t’en penses ?

Je marque une pause, j’sens qu’il suit, qu’il a l’esprit vif, et ça c’est bien !

Bon, t’inquiètes pas, j’connais un passage secret. Viens.

On a traversé le pont en courant, parce que le moins de temps on restait à découvert, forcément, le moins de temps ils avaient pour nous voir. Puis on a atteint la grille, et j’ai passé la tête pour voir. Ça va, franchement ça se tentait.

Ven, viens voir. Tu vois la grande porte, tu vois les escaliers juste avant ? Bon de chaque côté t’as un genre de tour, ronde, en pierre ? A mon top, tu cours en ligne droite là-bas. Flippe pas, si y’a une couille j’suis là.

Nan, nan c’était vraiment une porte dérobée, sauf que personne la connaissait celle-là. En fait c’était un mécanisme avec les quatre statues qu’il y avait dans le jardin, fallait les aligner d’une certaine façon, sauf qu’elles pesaient une tonne et que devait y’avoir personne en mesure des les bidouiller. Du coup ils ont dû laisser comme ça, et voilà.

Donc moi j’allais m’occuper de ça, puis refermer derrière nous avec un petit coup de psychisme.


A vos marques, prêts…. Partez !
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Elle avait quitté la chambre tôt ce matin-là et je ne l'avais pas vue de tout le jour. J'étais descendu dans le hall puis avais rejoint la salle de bal pour profiter en fin de journée d'une vue sur la  vallée à travers la verrière . On n'allumait pas de bougies si ce n'était pas nécessaire ; en journée ce château pouvait dégager une ambiance particulièrement sinistre, sombre. Plus encore alors que nous venions à peine de voir passer le solstice d'hiver. Le soir avait l'avantage des lumières incandescentes, feutrées, ennivrantes.

Je bus une gorgée dans la tasse de thé au visage d'enfant servie un peu plus tôt par Mrs Samovar. Une couche épaisse de neige recouvrait le sol de la terrasse. J'ouvris la porte-fenêtre rencontrant une certaine résistance  causée par le gel qui avait solidarisé la structure. Plein d'enthousiasme, j'avançai tout droit enfonçant mes pieds d'une quizaine de centimètre dans cette poudre encore vierge. Immédiatement, je fus saisi par le froid, définitivement pas équipé pour affronter l'hiver. Mes pas n'en furent que plus maladroits mais j'atteignis la balustrade et cachai mes mains dans mes manches pour les réchauffer autant que possible. Je les frottai l'une contre l'autre et les amenai à portée de bouche, soufflant dessus et faisant de petits mouvements de pas sur place pour ne pas m'engourdir. La vue, eh bien, était comme à son habitude spectaculaire. Une vue que je n'aurais jamais pu avoir au Jardin Radieux —s'il était encore nécessaire de trouver des arguments pour rester ici .

Oui, il y avait le Sommet des Arts, oui, de grands chantiers, mais cette nature à perte de vue, apparemment sans limite, tous ces arbres recouverts par le givre, ces pans de montagne enrougis par le soleil couchant, ce n'était qu'ici. Je baissai les yeux vers le précipice inquiétant, cette immense falaise meurtrière destiné à protéger le château de quiconque oserait.

-Monsieur ?

Sans avoir besoin de me retourner, j'avais reconnu les manières et la voix du majordome.

-Prendrez-vous votre souper dans la grande ou la petite salle à manger, devant la cheminée ?
-Bien euh...dans la petite, j'imagine. Faites comme vous préférez en fait.  Je ne sais pas si elle sera rentrée à temps. Pourquoi cette question si tôt ?

Big-Ben eut l'air soudainement très gêné.

-Eh bien justement, puisque Madame n'est pas là, je... Enfin, c'est mon devoir de m'assurer que vous seriez d'accord.
-D'accord...pourquoi ?

Tout cela était bien mystérieux.

-C'est Noël, Monsieur. Et le personnel, ainsi que moi-même organisons toujours une petite fête entre nous dans notre office. Habituellement, je m'assure que Madame est d'accord, mais puisqu'elle n'est pas là.
-Ah.

Oui, je ne comptais pas les jours. Je n'avais jamais été un grand admirateur de Noël à vrai dire mais je savais que cela comptait pour d'autres et c'était apparemment le cas des personnes habitant ce château. Ces personnes qui en dépit de leur état avaient une âme, des souvenirs, une famille, des amours.

-Cela vous déplait-il Monsieur ?
-Non, du tout. Je vous souhaite de très bonnes fêtes, Big-Ben, à vous, et aux autres.
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