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« ET ÇA FAIT ZUMBA, CAFEY, CAFEY, CARNAVAL ! Je suis dans le 4X4 blindé pisté par la BANALE ! »

Pourquoi j’ai demandé à Francis de m’accompagner ? Franchement, je m’en serais bien passé. Il m’a supplié et m’a promis de rester à l’intérieur du cockpit, il veut juste piloter un vaisseau m’a-t-il dit avec ses grands yeux d’homme battu.

Ou alors, c’était juste pour avoir accès à la radio pour écouter ses musiques préférées. A vrai dire, je n’ai pas vraiment le cœur de lui poser la question. J’essaye de me contenir pour lui faire plaisir. Après tout, ce n’est pas une mission très complexe que nous allons mener aujourd’hui.

Nous nous dirigeons vers le monde de San Fransokyo. Loin de moi l’idée de rendre une visite de courtoisie à cette chère D.Va, je viens pour des affaires plus… Pressantes. En effet, il se trouve que j’ai un grand vaisseau dont l’équipage est pour l’instant bien mince : il va falloir remplir tout ça et malheureusement, j’ai une tendance à me méfier des simples humains et de leurs performances.

C’est ainsi que j’ai jeté mon dévolu sur le Docteur Nelson Kawashima, spécialiste en robotique à qui j’avais acheté un brevet pour la Shinra. Je suis certaine qu’avec un peu de « motivation », il travaillerait avec joie pour le Consulat et surtout pour le fer de lance de la flotte impériale. Après tout, il doit certainement avoir envie de mettre ses talents au service d’une juste cause…


« On va atterrir chef ! » me lance Francis.

Je vais donc me préparer à sortir en toute discrétion tandis que mon pilote sort les crans d’atterrissage. L’appareil se pose sans encombre à l’astroport de la Shinra. Francis ouvre le sas.


« Je vous attends là, chef ?
- Tout à fait, je vais essayer de faire vite.
- Ok, je vous attends pour décoller ! »

Je me change en corbeau puis m’élance vers l’extérieur. Nous sommes en fin de journée, les lumières artificielles commencent à inonder San Fransokyo tandis que le soleil disparaît peu à peu dans la baie, au-delà du grand pont de la ville. Je me dirige immédiatement vers l’université. A défaut de trouver le docteur directement là-bas, je pourrais trouver son adresse personnelle.

Je survole les bâtiments de la ville, ou je slalom entre eux en fonction de leur hauteur. Il me semble plus facile de naviguer par les airs que par voie terrestre dans cette agglomération à la circulation parfois compliquée, surtout en fin de journée lorsque les gens rentrent chez eux après leur travail.

Après de nombreux battements d’ailes, j’arrive enfin à l’université de San Fransokyo, sans grandes difficultés, je retrouve le bâtiment que j’avais visité autrefois et où se trouve le poste de travail et de recherches du Docteur Kawashima. Je me pose discrètement près d’un arbre et reprend forme humaine à l’abri des regards et caméras indiscrets. Je fais quelques pas sur l’herbe bien entretenue des pelouses universitaires, avant de rejoindre l’accueil.

Là, une jeune femme souriante semble ranger des papiers dans des classeurs, elle se prépare à partir :


« Bonsoir Madame, que puis-je faire pour vous ? » me demande-t-elle, chaleureuse.

Je jette un regard vers le couloir qui mène aux laboratoires avant de revenir sur l’hôtesse.


« Je cherche le Docteur Kawashima, il est encore ici ?
- Vous aviez rendez-vous ? Excusez-moi, je vous ai déjà vue à la télévision ?
- Non, non. Je suis l’une de ses connaissances ! Et… Peut-être, c’est possible.
- Ah ! Je vois. Il vient de partir il y a quelques minutes, vous pouvez peut-être le rattraper au parking d’à côté. Sa place est numérotée, c’est la 219.
- Ah, merci beaucoup ! Je vous remercie ! »

Je salue vaguement la jeune femme avant de sortir le pas pressé à l’extérieur. Je me dirige avec rapidité vers ledit parking, placé juste à côté du centre de recherches. J’espère ne pas l’avoir manqué, s’il est déjà parti, je ne pourrais pas le retrouver ce soir et je devrais user de moyens plus « officieux » pour récupérer son adresse.

Une voiture passe justement devant moi, instinctivement je regarde le conducteur : c’est lui ! Et bravo le non-respect du cédez le passage. Le Docteur n’est pas très prudent. Il s’élance dans l’une des allées de l’université, je n’ai plus qu’à le suivre par les airs, et cela s’annonce être un exercice fatiguant.

Je reprends ma forme d’oiseau et j’essaye de prendre un peu de hauteur pour pouvoir suivre de loin sa petite voiture bleue. Sa machine fonctionne vite, si bien que je commence déjà à forcer pour tenir le rythme. Heureusement, quelques vents en provenance de la mer me permettent de me hisser plus facilement vers le ciel.

Il a intérêt à être sympathique le petit Nelson lorsque je tomberai sur lui. Peut-être même littéralement s’il habite à l’autre bout de la ville. Je garde toujours un œil sur lui, pour éviter qu’il ne s’échappe. Bien vite, il sort du campus universitaire et se retrouve pris dans les embouteillages de fin de journée, ce qui me laisse l’occasion de rattraper mon éventuel retard, voir de me poser quelques instants sur des feux de circulation pour reprendre mon souffle.

La voiture repart, et moi avec. J’espère que nous ne sommes plus très loin, je ne pourrais pas tenir très longtemps. Il sort des axes principaux et commence à s’engouffrer dans des petites rues pavillonnaires, un peu éloignées du centre-ville. J’avais le souvenir qu’il vivait plus dans un appartement, mais l’argent de la Shinra lui a peut-être permis de devenir propriétaire d’une maison en périphérie de la ville.

Tant mieux pour lui.

Après quelques minutes, il se gare devant une petite maison avec un jardin. Il sort de sa voiture et rentre chez lui. Je trouve un arbre et je reprends forme humaine pour aller le saluer de la façon la plus polie qui soit : en tapant à la porte d’entrée. J’ai pris une tenue très locale pour passer inaperçue, très professionnelle. Petit tailleur noir, talons et maquillage léger. Les cheveux bien coiffés comme toujours.

Je réajuste une dernière fois mes cheveux, puis je me place devant l’entrée et le plus simplement du monde : je sonne. Rapidement, le docteur vient m’ouvrir. D’abord surpris de me voir, il me sourit chaleureusement.


« Oh, bonjour Madame Song ! Je ne m’attendais pas à votre visite ! Qu’est-ce… Comment allez-vous ?
- Bonjour, Nelson ! Je vais bien je vous remercie… Et vous ? Votre maison semble très jolie, très coquette.
- Quel bon vent vous amène ?
- Le vent de l’opportunité et de la prospérité mon cher Nelson ! Puis-je entrer ?
- Mais certainement oui, je vous en prie ! »

Je rentre donc, suivi de Nelson. Une maison simple, décorée selon la mode de ce monde. Beaucoup d’éléments de technologie que nous ne connaissons guère en Terre des Dragons. Mais le cœur d’utilisation des objets est toujours plus ou moins le même : des choses pour le confort, du chauffage, un toit, des accessoires de divertissement. Une abondance en vérité. Je serai curieux de visiter un habitat pauvre de San Fransokyo, pour comparer à titre purement de curiosité.

Il me conduit au salon tandis que je laisse mon pardessus dans l’entrée. Il m’invite à m’asseoir dans un fauteuil -très- confortable, il faut bien l’admettre. Il me sourit très poliment et me demande si je souhaite boire quelque chose. Je demande un mojito sans alcool. Il se dirige vers une sorte de buffet d’où il sort des verres et des bouteilles. Il se sert la même chose que moi je crois, je ne vois pas bien de là où je suis.


« Qu’est-ce qui vous amène aujourd’hui, Madame Song ? J’ai eu des échos dans les médias qui disaient que vous étiez une haute dignitaire du Consulat en Terre des Dragons, n’est-ce pas ?
- En effet oui, je suis Impératrice désormais, en plus de mes fonctions au Consulat. » répondis-je très naturellement.

Je ressens comme une vague d’étonnement de son côté de la pièce. J’en profite pour regarder un peu partout pour vérifier qu’il n’y a rien qui puisse m’enregistrer… Pas de caméras apparemment, visibles du moins.

Nelson arrive de son buffet et me tend mon mojito sans alcool que je me presse d’humer pour vérifier sa composition. Rien de louche à première vue. Cela ressemble bien à un mojito fait maison. Il s’assoit à son tour et me regarde, toujours un peu surpris.


« Et que puis-je faire pour… Une Impératrice comme vous, Madame ? Euh enfin… Votre Majesté, c’est ça ?
- Vous pouvez m’appeler Madame Song, nous ne sommes pas dans un contexte très officiel, docteur Nelson.
- Hé bien merci… Que puis-je faire pour vous, Madame Song ?
- L’Empire et le Consulat ont besoin de vos connaissances et de votre expertise en robotique de façon assez « pressante ».
- Je ne suis qu’un humble docteur en robotique Madame, vous me flattez…
- Inutile de jouer au modeste, Nelson. Nous avons besoin de vous. Accepteriez-vous de venir travailler au Jardin Radieux pendant quelques temps ? Vous seriez payé, nourri et blanchi par le Consulat et vous aurez accès à un soutien sans failles de notre administration et du Grand Atelier. »

Il m’écoute mais semble déjà hésiter. Il n’a pas l’air bien convaincu. Ce que je peux comprendre, partir de son monde comme cela, sans vraiment y avoir pris le temps d’y penser. Quitter son travail pendant un temps… Cependant, il y a un facteur que Nelson néglige dans cette équation, c’est qu’il n’a pas vraiment le choix.

« Je ne sais pas si… Si c’est bien raisonnable. Je peux travailler sur vos projets depuis San Fransokyo, non ?
- Le projet que je veux vous confier nécessite une certaine discrétion, y compris vis-à-vis de cette chère Shinra qui a d’autres chats à fouetter que de surveiller nos petits travaux, j’en suis certaine. »

Je bois un peu de mon mojito, le laissant se noyer dans cette confusion que je viens de créer. Hum. Pas mauvais, il a de la bonne menthe, le bougre. Il semble réfléchir et hésitant.

« Écoutez, docteur Nelson. Vous partez quelques temps, quelques mois maximum, vous menez ce projet à bien et vous rentrez avec vos affaires, plus une très, très jolie coquette somme pour vos efforts. Et puis, vous pourrez profiter des merveilles du Jardin Radieux. Cela me semble être une belle proposition. Vous pourrez peut-être même croiser des consuls comme la Dame Pamela Isley et autres joyeuses personnalités ! » tenté-je, l’air aimable.

Il semble réfléchir à nouveau, puis revient vers moi :


« Quel est votre projet ? » demande le scientifique curieux.

Je souris tout en sirotant un peu mon mojito pour le faire patienter un peu, faire monter la pression.


« Vous vous rappelez le brevet que je vous ai acheté au nom de la Shinra ?
- Très bien oui !
- Je veux la même chose, mais en mieux pour mon propre vaisseau. »

Il porte une de ses mains à son menton et se le frotte, certainement est-il pris d’une réflexion. Y aller ou pas ? Cupidité ou rester ici ? Pamela ou Josiane de la photocopieuse ? Un choix difficile, certes, mais je pense qu’il va finir par mordre à l’hameçon.

« Bien sûr, tout ceci est confidentiel, je vous fais confiance pour ne pas ébruiter ce projet. A quiconque. Les conséquences seraient… Regrettables, si vous voyez ce que je veux dire. » continué-je tout en finissant mon verre.

« Qu’en dites-vous ? » demandé-je enfin.

Il me regarde puis hoche la tête, positivement. Manifestement, nous sommes d’accord. C’est parfait, je me lève et il fait de même.


« Rassemblez vos affaires, prévenez votre employeur que vous devez vous absenter quelques temps, vous êtes attendu sous quarante-huit heures au Jardin Radieux. Le Consulat vous prendra en charge à votre arrivée. Travaillez bien Docteur Nelson et vous serez, grassement, récompensé. A très bientôt. » lancé-je en souriant avant de quitter la pièce.

« A bientôt, Madame Song ! Merci pour votre confiance ! » répond-il.

Je sors de la maison, puis reprend ma forme de corbeau pour rejoindre Francis au plus vite et quitter ce monde avant que ma présence ne soit remarquée par quiconque. La discrétion est notre meilleur atout. Et bientôt, mon vaisseau aura un équipage formidablement bien préparé aux conditions difficiles du vide interstellaire, le tout financé par le Consulat.

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Il nous faut un docteur Signat10

"See I'm a legend and I always win
The stars in the cosmos they bow to my whim
Come on boy, I'm running out of time
I'll keep you here forever 'till you give me what is mine"








Impératrice Céleste Éternelle Meng Tian -蒙天-, Fondatrice de la Dynastie Song, Porteuse du Mandat Divin, Reine des Hans, des Mandchous et des Peuples du Sud, Grande Magistrice des Arts Magiques, Protectrice de la Terre des Dragons, Souveraine Légitime de toutes les Terres sous le Ciel, Ambassadrice des Cités Dorées du Consulat, Consule de l’Étiquette et Dame de Chengdu







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