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J’te l’dis gamin, l’Jimbo, il sait surement pas à quoi s’attendre. AH ! On va s’marrer ! J’me suis fait tout beau pour l’occasion, t’as vu eh ? J’fais des efforts ! C’est ça que t’appelle tout beau ?

Eh ! C’veut dire quoi ça ? Regarde-toi…T’es tout sale, tu empeste, et en plus, tu portes une tenue rapiécée que t’as fait avec des morceaux de cuirs et de tissus trouvé dans les poubelles. Bah oui, c’est c’que j’dis, j’me suis fait tout beau ! Si ça t’nais qu’a moi, j’serais allé en pagne et v’là ! Oh bon sang… Et c’est sensé être quoi ? Un gilet ? C’ça, un gilet. Avec plein d’morceaux d’cuir attaché entre eux par d’lanières. Et pourquoi le short de cuir au juste ? Mais t’connais vraiment rien toi. C’pas parce que j’suis bien habillé qu’faut qu’je puisse pas courir ou m’battre. L’pantalon long d’chair molle, ça restreint l’mouvements, c’nul ! C’est le comble du mauvais goût…

Raah c’bon, chouine pas la chair molle ! D’toute façon, l’Jimbo, il nous a pas invité dans l’luxe eh ! R’garde autours, c’pas la citadelle ! Evidemment, c’est un patron d’un gang, il ne va pas t’inviter chez lui… Eheh, il s’rait vraiment con s’il l’faisait. Quant au lieu… On est dans le quartier des entrepôts, le genre qui se vide assez régulièrement de ses ouvriers. Eh ? Il croit qu’je vais m’battre et veux pas d’témoins ? Possible… Ce genre de rixe sont assez fréquent dans le coin. Tu vois ces bâtiments tout autour de nous ? Ce sont des entrepôts. On les reconnaît par la façade de crépis et le toit en métal. J’me fiche d’tout ça moi ! Qu’est-ce qu’ça m’apporte ? Bon sang…Réfléchis. S’il a choisi un entrepôt, c’est car il a besoin de place. Il va surement te mettre au défi, te tester. Ou peut-être qu’il veut juste profiter de l’espace pour rassembler son gang et t’intimider. Eheh, comme si une bande d’peau rose pouvait m’faire peur.

Rah mais sont où l’comité là ? On s’fait chier ! Continue de tourner dans le quartier…Il finiront par arriver. Le gars au bar t’a dit d’être dans le quartier vers vingt-trois heure. J’sais même pas quelle heure il est, fait toujours l’même ciel ici ! Bienvenue à Illusiopolis…

Rah, ça m’énerve ! J’pas qu’ça à faire moi ! Et tu veux faire quoi d’autre ? Ça fait un mois qu’on tourne en rond… C’bon, en rajoute pas toi !

« Pouah la vache, il est encore plus moche que tu le disais. »
« Eh, le taré ! »

J’me r’tourne. Eh, mais r’garde qui v’là ! L’bridé ! L’même qu’a l’clinique ! C’tombe bien ! C’lui qui m’a donné l’adresse. L’gars du Jimbo, membre du réseau. M’porte d’entrée si j’veux m’faire recruter ! Et puis, l’gars, il m’a vu dans une clinique, avec d’sang partout. Ça peut faire qu’bonne impression !

« Bwe eheh ! » qu’je me marre en r’pensant au carnage qui m’a m’né à la clinique. « J’pensais pas r’voir t’tronche toi ! Alors, l’est où l’chef ? »

« Le chef il a pas envie de te rencontrer. Il dit que t’a l’air d’un mytho. »


Qu’est-ce qu’il m’chante l’ptite crotte ? Couleur de peau sombre, cheveux lisse… Agrabah ? A t’souhaits. Non, Agrabah, c’est un monde. Ah.

BAH ! Je m’en fiche d’où qu’il vient. J’suis pas un mytho ! J’tord m’babines dans un grand rictus quand j’regarde l’autre chair brune.

« Ah ouais ? Et il envois deux d’ses gars rien qu’pour m’dire ça ? » j’peux pas r’tenir un p’tit ricanement. Ils me prennent pour un con l’gars ! D’jà, il aurait vraiment d’temps à perdre l’Jimbo. M’envoyer au bar, m’dire d’venir ici avec une heure. Pour qu’deux trou d’cul m’disent d’rentrer.
C’est surement qu’il n’a jamais dit ça… Sans rire !

« Un truc à nous dire ? » Qu’il m’dit l’autre truc d’Agramoche.

« Ouais. On y va bientôt ou on s’encu… »
Bordel ! Mais t’es dégueulace ! EH ! Je t’ai pas d’mandé d’me censurer chair molle ! T’pas chez les adorateurs d’bisous ici ! On fait A MA FACON, et t’avises pas d’me déranger !

En quoi ça t’es utile ? Regarde-les, ils font déjà une tête… T’comprend pas quoi dans tu t’la ferme ?!

V’là qu’les deux sont en train d’reprendre l’route.


« Il a l’air complètement taré ton truc… » Qu’il murmure au bridé.
« Je te l’avais dit… »

AH ! Comme si j’les entendait pas l’deux tourtereaux là !

J’les suis pendant un p’tit moment. Eh, t’as vu gamin, cette éclairage ?
Oui, et ? L’haut est tordu, on est passé d’vant plein d’fois.  Ils nous font tourner en rond l’petits saligauds…

« Eh l’gars ! » qu’je leurs gueule.


« Qu’est-ce que t’as le taré ? »  

« J’me fout qu’votre chef soit à l’bourre. On peut l’attendre là où il doit v’nir. Pas l’peine d’nous faire tourner comme d’cons là ! »

L’deux s’regardent un instant, y’en a qui s’marre. M’font un autre signe, d’les accompagner. Et change d’direction. Eh bah !

J’continue d’les suivres, l’deux humains. On est sur une autre route, et v’là qu’ils s’arrêtent d’vant un grand entrepots. Ah, c’dois être là  

L’bridé m’fait signe d’attendre, tandis qu’la chair brune rentre d’dans. Bah ! Ils doivent rassembler tout l’gang et tout !

C’prend pas longtemps, v’là qu’le bridé m’fait signe d’rentrer et d’le suivre. On passe un p’tit couloir, et v’là qu’je suis dans l’cœur de l’entrepots.
Eh… ? Pas beaucoup d’monde… C’est bizarre…

J’laisse m’regard autours, mais nah, rien à faire. J’vois qu’le bridé, l’chair brune, une nana qui a l’air d’venir d’même coin qu’le bridé. Pour c’qui est des deux autres…

Jimbo, c’est un d’deux eh ?
Oui…Voyons… Jimbo est blond… Sont tous deux blond ! L’un est plus grand que l’autre…je crois que Jimbo a une petite taille. Et la coupe de cheveux… Entre les cheveux mi long et ceux rasé. Je pense que c’est C’lui rasé et qui a pas une tête d’gars qui vis la pire journée d’sa vie ? Ouais, j’sens que c’est lui aussi.

J’repose m’regard sur l’gars, l’Jimbo. C’marrant, pas d’percing, pas d’tatouage. L’sourire blanc qui aveugle. Pas vraiment l’genre que j’imaginais d’un chef d’gang ! BAH !


En tout cas, sont cinq. C’pas mal, cinq. Z’aurait été moins, j’me s’rais d’mandé si c’était l’vrai. Tu vois c’que j’veux dire ?

M’rictus d’crocs jaunit, j’le fais disparaître. Assez jouer l’couillon là, j’suis d’vant l’big boss. Faut qu’je montre un peu sérieux. J’croise l’bras, j’le regarde.

J’dis rien, j’attends qu’il pose s’questions. Il a pas d’temps à perdre, moi non plus. Et dans c’genre d’milieu, l’petite courbette, ça fini juste avec une b…
Bon sang ! …dans l’derrière !

Alors p’tit Jimbo. Qu’est-ce qu’je vais d’voir faire pour t’convaicre mrm… ?
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La gueule du machin, sérieusement. Erik ne savait pas qu’en dire — ou, au contraire, peut-être y avait-il trop de choses à exprimer à propos de ce grand, gros tas de muscles à la chair verdâtre et suante qui se plantait là, devant eux, bras croisés. La créature faisait probablement deux fois sa largeur d’épaules, et autant de fois sa profondeur : une bête taillée dans le marbre dont il n’avait absolument pas envie de prendre un pain dans la tronche. La tenue, un patchwork de tissus et de cuirs mal accordés, quoique ridicule, ne suffisait pas à compenser la menace qu’il représentait de par son seul physique. Mais par le Créateur qui lui avait cousu ça ?! Ca ne ressemblait à rien ! L’escroc glissa malgré lui un regard sur Jimbo, jaugeant sa réaction. Il souriait, pour l’heure, conciliant comme confiant. Comment, par le Nuage Noir, faisait-il pour avoir l’air si… c’est quoi cette odeur ?

Erik fronça les sourcils, étouffant une grimace. Un relent âcre agrippait ses narines. Ca vient de ça ?! pestait-il pour lui. Comment bosser à côté d’un truc qui sentait la mort ? « Bienvenue, Karg’orth, » commençait cependant Jimbo, se passant, tout comme l’orc, de toute révérence, inclinaison ou tout salut. Il portait le même costume que celui dont il s’était affublé à la Coupe Noire : une coupe simple, nette, élégante, mais dans un tissu d’un blanc immaculé qui ne faisait, dans ce sombre entrepôt, que crier « JE SUIS LA YOUHOOOOU !! » La chemise bleu ciel n’aidait, de toute évidence, pas.

Sayaka, à la droite de l’escroc, s’était pour sa part raidie à l’arrivée de l’orc. Bras croisés elle aussi, ses doigts s’étaient légèrement enfoncés dans le cuir de son blouson noir. Son visage n’en trahissait rien. Elle avait toujours le même regard, inflexible, froid. Peut-être était-il plus dur que d’ordinaire, où il semblait surtout indifférent.

« Je ne pense pas avoir besoin de me présenter, » poursuivit le contrebandier. « Et voici quelques de mes « collaborateurs » — avec lesquels tu auras peut-être la chance de travailler. » A ces mots, Vund, notre ami originaire de la Terre des Dragons, en retrait, sourit avec un brin de cynisme. C’est qu’il s’était toujours senti plus « sbire » que « collaborateur. » Les autres appréciaient la reconnaissance implicite du patron. Jimbo n’était pas facile à vivre tous les jours, mais on ne pouvait pas lui retirer qu’il avait un petit affect pour les quelques hommes qu’il avait embauché.

Mais passe aux choses sérieuses, on a pas toute la nuit à rester ici ! Il y avait les affaires courantes du réseau et puis.. le Chapitre — qualifions-les simplement et subjectivement d’une bande d’immonde salopards — mobilisait beaucoup de leur temps et de leur énergie. « Bon ! » paraissait acquiescer le blondin, tapant dans ses mains ; l’écho s’en répercutait sur les murs de taule de l’entrepôt. « Passons rapidement sur les questions d’usage. J’ai hâte de pouvoir passer aux plus… pratiques, » sifflait-il avec un soupçon d’enthousiasme. Lui qui était venu à ce rendez-vous en traînant les pieds… le voilà qui avait soudainement l’air investi. Erik ne cherchait plus à comprendre. Il ne put retenir un léger soupir. « Oui, tu m’excuseras, la contrebande, c’est comme n’importe quel business. Y’a des questions qui reviennent à tous les entretiens. » Le contrebandier haussa les épaules avec nonchalance. Il fit quelques pas vers leur invité, allant se flanquer sous son nez, manifestement peu impressionné par la « chose. » Mais quelle idée d’aller te foutre là ! L’escroc voyait déjà le petit blond réduit à l’état de crêpe. Il détaillait donc Jimbo, cherchant en fait à entendre ce qu’il venait de se dire ne plus vouloir comprendre. Quelque chose le dérangeait. Il ne savait pas quoi. Quelque chose de malaisant. Quelque chose d’inhabituellement crispé dans son air faussement décontracté.
Faussement. Voilà. C’était ça. C’était là.

« On fera simple : qui, et pourquoi ? » La voix de Jimbo traînait, un peu plus que d’ordinaire. Erik ne pouvait s’empêcher de le voir comme une cocotte minute désormais : il avait mis un couvercle par-dessus son déplaisir latent, son envie de ne pas être là, et ses mots s’y heurtaient, s’y fracassaient. 

« Un pilote, c’est une aubaine sur laquelle tu ne peux pas passer » lui avait dit Angie. Il le savait. Mais il aurait préféré continuer à chercher le gars de sa bande qui avait disparu dans la nature. Il n’avait rien pu faire pour ceux qui étaient restés coincés à Port-Royal avec le blocus. Mais là ? Charles était quelque part juste sous son nez.

Il y avait de quoi le faire grincer des dents.

Ou pire.

Erik flanqua ses mains dans les poches de sa veste en jean. Jimbo enchaînait. « Pour autant que j’aie pu demander des renseignements sur toi, t’es plutôt un « nouveau venu » à Illusiopolis. Mais j’aimerais le savoir de ta bouche : d’où tu nous sort ? Pas besoin de m’faire le livre de ta vie. Concentre-toi sur ce qui est intéressant. » Ce disant, le contrebandier se détachait de la face de l’orc. D’un pas lent et mesuré, il entreprenait de lui tourner autour. La démarche rappelait celle du prédateur qui avise sa proie. Il y avait du vrai en cela : Jimbo détaillait le nouveau venu, le soupesait du regard — l’estimait. La candidature de Karg’orth lui soufflait encore un léger vent de méfiance, qu’il cherchait à taire. Il se moquait assez de l’endroit d’où l’orc venait. Qu’importait ! La véritable question qu’il voulait poser.. celle qui l’intriguait… c’était de savoir pourquoi. Car… « Un pilote qui sait bien se défendre… c’est un profil recherché, » poursuivait-il à voix haute. En son affaire, Jimbo avait toujours plus recherché les profils qui l’intéressaient que reçu des demandes de gens qui voulaient s’associer avec lui. Et puis, à voir le CV de la bête : cette histoire de SDF pilote lui avait trituré l’esprit. Si ses compétences étaient avérées, alors il aurait dû être disputé par tous les autres gangs de magnats des armes et de la drogue qui se battaient des territoires toujours plus impressionnants. Si tel était le cas, et qu’il était tout de même ici… c’était qu’il visait expressément son entreprise.

Et Jimbo se demandait pourquoi.

« Ah, oui, » se prenait-il à préciser. « Y’a une différence substantielle par rapport à n’importe quel entretien, par contre. Pas besoin de te tortiller en me sortant des motivations de Prince. Tu peux y aller. On est pas chez les sauveurs des mondes. »
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Des motivations de prince ? AH ! Et puis quoi encore ! Il m’dit n’importe quoi l’Jimbo ! Mais j’dois r’connaître qu’il a d’cran. M’approcher comme ça, et bah, c’pas tout l’monde qui l’fait ! Et…Bwaaargh gamin ! Arrête ! J’sens ton cœur qu’bat à mille à l’heure, c’me saoule ! Parce que tu crois que je contrôle ça ? Je n’y peux rien ! C’quoi l’problème ? T’fait peur l’Jimbo ? Le « Jimbo » c’est un chef de gang, qui clairement à l’air très à l’aise, et qui risque de s’énerver selon ce que tu vas répondre à sa question ! Bah j’vais dire l’vérité, c’tout Quoi ? Mais, t’es fou ! Tu ne peux pas lui…attend, attend !

J’laisse l’Jimbo tourner un peu autours, pour l’blague, j’me bande même un peu l’muscles, qu’il voit c’que c’est pas d’la camelote. Et puis j’lui répond tout d’suite, parce que moi aussi, j’suis pas un ORK qui aime qu’on m’fasse attendre !

« J’étais pirate d’routes stellaires, j’pilotais l’vaisseau, j’fais plein d’pillages d’cargo. J’pas mal fuit l’Shinra aussi. Et puis, y’a une opération que c’était v’rment mal foutu, et on c’fait gauler. » J’me prend pas l’tête avec l’détails, si vraiment ça l’intéresse, bah il aura qu’a demandé ! « D’là, on m’a vendu à un gang d’coin, et l’gars c’sont bien amusé sur moi »

J’baisse un peu l’tête vers Jimbo, pour murmurer, c’fait un peu mise en scène, mais c’drôle !

« T’sais, piqure, seringue, c’genre d’trucs »

Et v’là qu’je me met à marcher. Eh ! Pourquoi j’serais l’seul à m’faire tourner autours. J’essaye d’tourner autour d’Jimbo, mais l’gars veut pas s’laisser faire.
Bon sang, arrête ! Non seulement, ça fait débile, d’avoir deux gars qui tourne en rond comme ça, mais en plus, regarde son regard, tu es en train de l’agacer ! Nah gamin, c’pas ça. Il s’agace pas là, il s’amuse. Ça l’fait marrer, eheh. T’connais v’raiment rien au milieu toi eh ? T’crois qu’il s’passe quoi si t’fais pas un peu ton show, si t’essaye pas d’montrer que t’en as dans l’froc ? T’es un faiblard, t’fais bouffer. Et personne, j’dis bien, PERSONNE n’mange un ORK ! Et surtout pas une peau rose !

« Autant t’dire, qu’j’ai une p’tite dent contre eux maintenant qu’je m’suis barré d’leur planque. »

J’tord m’babines dans un grand rictus à nouveau. C’me fait marrer, ç’fait longtemps qu’j’ai pas eu à m’vendre eheh. C’toujours aussi drôle !
C’est horrible…

Je m’éloigne un peu d’Jimbo, j’fais quelques pas, j’suis lent, j’roule des épaules. C’comme si cet entrepôt, c’était chez moi.  J’me r’tourne vers Jimbo pour mieux l’regarder dans l’yeux.

« L’truc t’vois. C’est qu’les grands gang, ils s’en foutent. Voir même, j’suis sûr qu’si je leur raconte c’que j’viens te dire. Ils m’venderaient sur l’champ et m’ramènerais chez m’ptits « copains » » J’mime l’guillemet avec m’doigts.

« Toi par contre. On m’a dit qu’les gars ils s’amusent à jouer sur ton territoire. »

J’ricane un peu.

«Eheh… C’tout bénef pour moi. J’trouve un job, peut-être même un lieu où pieuter. J’fais chier l’chairs molles qui m’ont pris pour une souris de labo. Et en prime, t’es un p’tit groupe, vendre ou sacrifier t’gars juste parce que ça t’apporte un truc…C’pas ton truc eh ? »

J’viens frapper dans m’paluches, c’fait un p’tit bruit.  

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