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Emet-Selch



Identité

  • Nom  : Emet-Selch

  • Titre  : Ombre Ancienne

  • Camp : Consulat

  • Race  : Sans-cœur




TEST RP


Dans un silence de mort le vent soufflait, grondait de manière menaçante. Les terres arides étaient devenues un cimetière obscurci par les nuages noirs. La roche éclatée jonchait le sol, tout comme les centaines de clés qui déjà se recouvraient de poussière. Nombre d’entre elles étaient profondément, anarchiquement plantées dans la terre, témoignant de l’apocalypse qui s’était déroulée ici. Au milieu de ce paysage funeste se tenait un garçon en armure, presque encore un enfant.

Seul. Immobile.

De légers tremblements secouaient ses bras, ses épaules, ses jambes. Le grondement se fit fracas assourdissant. Il leva les yeux. Une tempête menaçait dans le ciel. Les nuages sombres tourbillonnèrent jusqu’à se fendre, laissant s’ouvrir un cercle qui surplombait les plus hauts rochers. Fasciné, il ne pouvait détourner son regard de ce qui venait de se révéler à lui.

Une lune. Une lune en forme de cœur qui baignait désormais la nécropole de sa douce lueur bleutée.

Tout autour de lui s’élevèrent des lueurs. Des dizaines, des centaines, peut-être des milliers. Elles montaient aux cieux, comme aspirées par cette lumière. Elles rejoignait le cœur de tout.

Le garçon baissa les yeux. Il comprenait. Il comprenait ce qu’il lui restait à faire. Son regard glissa sur la clé qu’il tenait toujours dans sa propre main. Ce fut la dernière chose qu’il vit avant de fermer les yeux. Lentement son bras se leva. Portant sa seconde main à la poignée il retourna la clé contre lui, posant l’extrémité contre son torse. Il eut un dernier instant d’hésitation. Avant de l’enfoncer dans son cœur.



*

Le regard d’Emet-Selch, consul de la création magique, se précisa, quittant le flou de la rêverie dans laquelle il s’était plongé. Ses sens lui revinrent peu à peu, l’ouïe suivant la vue. Ce qu’il entendit manqua de lui faire lever les yeux au ciel, ils parlaient toujours.

Néanmoins il resta immobile, sa tête reposant nonchalamment contre le dos de sa main, son bras posé sur l’accoudoir du fauteuil qu’il occupait au Sommet des Arts. Seuls ses yeux jaunes bougèrent, balayant avec détachement l'entièreté des consuls siégeant au sénat.

Quel ennui.

Ils déblatéraient ainsi depuis des heures, vainement. A son sens du moins puisqu’il semblait que certaines décisions avaient déjà été prises, mais il n’écoutait tout cela que d’une oreille distraite. Il s’agissait de sauver les apparences. Emet-Selch esquivait bien assez les réunions quotidiennes pour ne pas répondre présent à une session extraordinaire.

Du bout des doigts il commençait à tapoter l’accoudoir de son fauteuil, fixant la consule qui prenait la parole.

Plus de mille d’entre eux étaient réunis et cela ne tenait qu’à l’absence d’une personne : Genesis Rhapsodos. C’est vers lui que ses pensées dérivèrent. Nul n’ignorait les raisons de son départ, l’attaque de Kefka quelques jours plus tôt, la mort de Mizore.

C’était donc tout ce qu’il avait fallu pour le voir basculer.

Le cœur de Rhapsodos avait toujours été sombre, il l’avait senti. Et maintenant allait-il embrasser cette obscurité au nom de la vengeance, espérer mettre ainsi un terme grandiose à la Tragédie qu’était sa vie ?

Il se perdait en conjectures. Pour autant qu’il le savait, il pouvait très bien être déjà mort à cette heure. Néanmoins une vérité demeurait, incontestable. Tout porte-parole qu’il ait été, Genesis était un faible. Et son successeur le serait également.

Il avait eu vent des derniers mots prononcés par le Tragédien avant de disparaître. « Allez tous au diable ». Un léger sourire amusé vint animer le visage las d’Emet-Selch. Quelle ironie quand lui-même s’y précipitait. Il en aurait presque éprouvé un semblant de compassion.

Enfin l’oratrice termina son discours. On allait désormais procéder à un vote. Comme d’habitude il se rangerait du côté de la majorité. Ce n’était pas comme s’il éprouvait un quelconque intérêt pour les décisions et les orientations prises par le Consulat. Il aurait pu essayer de se montrer influent au sein du Sommet des Arts, espérer à terme en tirer profit. Certes par certains aspects on aurait pu le considérer comme un conspirateur, mais les grandes paroles, les beaux discours et les manipulations… C’était loin d’être sa méthode favorite. Alors, lui qui était d’habitude si prompt à se montrer bavard demeurait bien silencieux lors de ces assemblées.

Une fois le vote établi, la réunion se poursuivit.



*

La séance avait été levée en fin d’après-midi. Enfin. Emet-Selch était un homme de patience, mais celle-ci s’effritait rapidement lorsqu’il était confronté à ces consternants rituels d’humains. Il s’était rapidement éclipsé avant que quelqu’un n’ait l’idée saugrenue de le prendre à parti et afin d’éviter l’affluence des consuls qui retourneraient dans leur monde d’origine.

Il marchait donc seul dans les couloirs menant à la sortie du Sommet des Arts. En cet instant, loin des regards, Emet-Selch paraissait étonnamment vieux.

Cela ne tenait pas à son visage qui, malgré sa pâleur, demeurait lisse et sans âge, tout au plus aurait-on pu l’estimer encore jeune. Ni à la mèche blanche qui barrait ses cheveux bruns juste au dessus de son front. Il s’agissait d’autre chose d’imprécis dans sa manière d’être. Peut-être était-ce son pas traînant, fatigué. Ou sa grande silhouette trop mince pour les vêtements qu’il portait, une ample et épaisse robe noire ornementée de fourrure blanche et de dorures inspirant une majesté passée, oubliée. Ou encore ses épaules constamment voûtées, comme ployant sous un fardeau invisible.

Il marchait, seul, sur le chemin qu’il avait choisi d’emprunter.



*

Le soleil se couchait sur le Jardin Radieux, baignant la ville de ses teintes orangées. Emet-Selch s’était allongé à l’ombre d’un arbre, adossé au tronc, les yeux fermés. Il paressait. Une récompense méritée après avoir enduré cette interminable réunion. L’ombre était agréable. Pour un être des ténèbres comme lui, elle était d’ailleurs préférable à la lumière. Le soleil ne le brûlait pas mais ses rayons étaient incommodants. Ici, à l’abri de la cime de l’arbre, il pouvait s’en retourner à ses rêveries.

« Emet-Selch ? … Monsieur ? »

Ses sourcils fins se froncèrent avant qu’il n’ouvre les yeux, et ses lèvres au naturel tordues dans une moue contribuaient à exprimer l’agacement qui se lisait sur son visage. Son regard tomba sur un jeune homme qui lui faisait face, vêtu de l’uniforme de l’académie du Consulat.

« Je suis désolé. Je- Je ne voulais pas vous déranger, s’excusa l’étudiant d’un air penaud.
- Et bien, le mal est fait désormais » répondit-il de sa voix grave et traînante.

Emet-Selch se releva d’un bond et s’épousseta les épaules. Il jeta un coup d’œil rapide en direction du jeune homme puis revint à la tâche de retirer la poussière de ses bras… Avant de reporter au bout de quelques secondes un regard perplexe dans sa direction. Allait-il se décider à parler ?

« J’imagine qu’il y avait une bonne raison à l’idée d’arracher si cruellement un homme au repos auquel il aspire… ?
- Oh- Ah ! Oui monsieur. Je souhaitais vous parler de votre dernière création. »

Évidemment. Emet-Selch s’étira la nuque et fit quelques pas, tournant le dos à l’étudiant, laissant ses bras se balancer légèrement.

« Magnifique, n’est-ce pas ? »

C’était faux. Sa dernière création était un oiseau de foudre, façonné dans l’énergie éthéré et pourvu d’une conscience. C’était cette conscience précisément qui lui avait valu son succès car il ne s’agissait pas d’une invocation, il n’aurait pas dû être capable d’en posséder une. Et pourtant Emet-Selch l’avait créé, on avait parlé de miracle.

Tel était son rôle de consul des créations magiques. Il avait toujours eu une affinité particulière avec la magie, jusqu’à développer la faculté de la sculpter comme il le désirait. Il lui suffisait d’imaginer un concept puis de le modeler en faisant ployer l’énergie éthérée à sa volonté. Cela pouvait lui permettre de créer des oiseaux scintillants, ce qui réjouissait les artistes. Cela pouvait lui permettre de créer de nouveaux sortilèges, ce qui lui l’intéressait beaucoup plus.

Mais il ne fallait pas trop leur en demander. Comme on disait, quand le sage montre la lune l’idiot regarde le doigt. Au moins cela lui permettait-il de poursuivre certaines recherches.

« Ainsi tu es venu m’adresser tes louanges. Comme c’est attendrissant. »

Il pencha légèrement la tête dans sa direction avant de tourner les talons pour lui faire face. Un sourire en coin moqueur apparut sur ses lèvres devant sa gêne. Emet-Selch porta une main au niveau de son cœur, éloigna l’autre dans un geste ample et mima une révérence. Si l’étudiant semblait déstabilisé il ne paraissait pas surpris. Après tout, Emet-Selch était réputé pour son attitude excentrique.

« Tu me vois profondément touché par une telle attention.
- J’aimerais vous poser une question. » L’étudiant prit une grande inspiration, ce qu’il s’apprêtait à lui demander se payait manifestement au prix d’un grand effort. « Il y a… Je veux dire, d’autres étudiants et moi nous trouvons vos créations si particulières. Pensez-vous que votre inspiration ait un lien avec le fait que… Enfin, on dit que vous êtes un… un…
- Un sans-cœur ? » compléta Emet-Selch en anéantissant le tact dont il essayait de faire preuve.

L’étudiant hocha timidement la tête pour confirmer. Le consul croisa les bras et pencha la tête sur le côté alors que son sourire narquois s’élargissait.

« Tout d’abord tu me flattes, puis tu en profites pour me poignarder d’une cruelle vérité. Un sans-cœur, est-ce donc là tout ce que je représente ? fit-il avec une peine exagérée. Je ne suis pas aussi sans cœur que cela, et il pourrait bien être brisé par de telles paroles.
- Non, ce n’est pas ce que je… !
- Allons ! » Il balaya sa propre question d’un revers de la main, reprenant une expression neutre. Il avait assez joué et il lui semblait comprendre dans quelle direction s’orientait cette conversation. « Tu as une idée en tête n’est-ce pas ? »

Le jeune homme demeura silencieux quelques instants, réticent à se lancer. Il s’arma finalement de courage avant de s’expliquer.

« J’étudie la peinture. On m’a toujours trouvé talentueux mais depuis mon arrivée à l’académie je constate que je suis encore loin d’être le meilleur. Il me reste beaucoup de chemin à faire si je souhaite un jour surpasser mes camarades. » Des détours, des détours. Emet-Selch eut envie de porter sa main à son crâne. Il lui avait pourtant posé une question simple. « J’aimerais pouvoir créer quelque chose qui perdurera… Et je me demande si aller chercher certaines choses plus profondément en moi pourrait m’y aider. Je veux dire- Cela vous réussit plutôt, non ? » Il soupira. « Mais c’est peut-être trop risqué. »

Enfin il en était venu au fait, et son interrogation était pour le moins… prévisible.

« Nourrir sa passion, explorer sa part sombre est une immense source d’inspiration. » Tout en lui répondant, Emet-Selch rythmait son discours de quelques pas décrivant des cercles autour de lui de sa démarche extravagante. « Si bien que même les sans-cœurs et les simili peuvent éprouver des émotions quand ils pratiquent leur art. » Il s’arrêta, posant une main sur sa taille, brandissant l’autre en levant son index pour marquer son point. « Enfin… Ça c’est ce que le Consulat te dirait. »

Ce qui l’arrangeait. Certes il n’était pas le sans-cœur primaire qui cherchait à tout prix à dérober des cœurs, mais tout de même. Il préférait éviter de s’infliger la peine d’être traqué par des défenseurs un peu trop zélés de la lumière. Le Consulat avait au moins cet avantage.

« Quand à mon avis… » Il haussa les épaules et secoua les mains comme pour en signaler la simplicité. « Si quelqu’un se dresse sur ton chemin, tous les moyens sont bons pour le surpasser. Il faut savoir faire des sacrifices pour atteindre ses objectifs. » Il marqua une pause, le sourire moqueur revenant au coin de ses lèvres alors qu’il tendait une main dans sa direction pour appuyer son discours. « Mais on dirait que tu es sur la bonne voie. Dans un grand jour pour le Consulat tu viens me trouver en ne pensant à rien d’autre que ta postérité. Cultive cet égoïsme et il te mènera loin. » Le silence retomba. Un silence gêné, l’étudiant avait les yeux baissés. Emet-Selch détourna le regard une seconde. Avait-il dit quelque chose de déplacé ? « C’était un compliment au cas où tu ne l’ais pas compris. »

Le jeune homme s’excusa, de nouveau, avant de le remercier et de s’en aller, non sans avoir juré qu’il ferait tout pour devenir un grand peintre.

Le sans-cœur l’observa s’éloigner. Son expression changea alors qu’il devenait un point dans le lointain, glissant vers un mélange de mépris et de dégoût. Les humains étaient décidément si prompts à se tourner vers leur part d’ombre…

Il se tourna vers l’arbre, envisagea de s’installer de nouveau mais changea rapidement d’avis. Mieux valait trouver un endroit plus calme avant qu’un nouvel enquiquineur n’ait l’idée saugrenue de venir le déranger.

Emet-Selch leva une main et, d’un claquement de ses doigts gantés de blanc, disparut dans un couloir de ténèbres.



*

Un océan obscur s’étendait à perte de vue. Une mer immobile aux nombreux récifs, fragments de ce qui avait été détruit, de ce qui avait fini ici, à la Fin du monde. Sur ces flots sombres marchait Emet-Selch, son pas usé n’y créant aucune ondulation. Comment l’aurait-il pu ? Tout était mort en ces lieux. Tout était voué aux ténèbres.

Un parfait refuge de solitude auprès de tout ce qui avait été perdu.

Il s’aventura dans des cavernes emplies de cristaux sans éclat, avançant d’une manière machinale. Il savait très bien où il allait. Parfois il entendait grouiller des ombres mais elles s’écartaient sur son passage, retournant se dissimuler dans les ténèbres. Il n’y prêtait pas une véritable attention.

Traversant l’obscurité, il arriva finalement sur une plate-forme creusée dans les résidus des mondes qui avaient sombré. En son centre brillait un faisceau de lumière verte. Emet-Selch s’en approcha. Il leva une main hésitante et du bout des doigts frôla le halo.

Le sans-cœur se tenait désormais au beau milieu d’une place déserte.

Une place circulaire au sol pavé au centre de laquelle on pouvait voir une fontaine dont l’eau ne s’écoulait plus. Tout autour se dressaient de charmantes maisons aux toits de tuiles violettes. A chaque fenêtre étaient suspendues des fleurs. Mais il ne fallait pas se faire d’illusion. Aucune vie ne s’échappait de ces habitations. Le vent ne venait plus battre légèrement les volets de bois. Les bancs sous les tonnelles étaient destinés à demeurer inoccupés. Le ciel était sombre, dénué d’étoiles.

Il n’était pas dans un autre monde, seulement dans le souvenir qu’il en avait.

Emet-Selch s’approcha de la fontaine, la fixant tandis que son esprit voyageait vers de lointaines pensées. Il s’assit sur le rebord, passant distraitement sa main à la surface de l’eau qu’il ne parvenait à troubler.

Il se souvenait. Il se souvenait d’un temps où cette place vivait. Il se souvenait. Elle venait souvent s’asseoir ici comme il l’avait fait, il s’en souvenait. Quelques fois, il était même venu lui parler.

Il se souvenait.

Les choses auraient-elles été différentes s’il avait accepté sa proposition ?

Emet-Selch entrelaça ses doigts et vint poser son visage dessus, ne laissant désormais visibles que ses yeux brillant de colère et de regrets.

Un jour, il arrangerait tout.

Quoi qu’il en coûte.





Questions diverses



1) Votre personnage est-il capable d’aimer, d’avoir une relation ?

Non.

2) Si l’esprit de votre personnage s’incarnait en un animal mythologique ou chimérique ou réel (nuances acceptées). Que serait-il ?

Un léopard.

3) Qu’en est-il de la fidélité et de l’esprit de camaraderie de votre personnage ?

Étonnamment poussés.

4) En vue de votre race, quand pouvez-vous dire que votre personnage a forgé une amitié. Citez quelques unes de vos relations amicales.

Il n’en a pas et n’en souhaite pas.

5) Quelle est la devise de votre personnage ? S'il y en a plusieurs, donnez les toutes.

Il n’a pas de devise particulière.


6) Vis à vis de votre façon d'écrire, quels sont vos points forts et points faibles ?

Je pense que je me débrouille, en tout cas j’ai généralement de bons retours. Mon principale point faible est la lenteur ainsi que parfois un manque de motivation absolu qui peut durer plusieurs mois avant de passer.

7) Pourquoi incarner ce personnage ?

J’ai eu un gros coup de coeur pour ce personnage, je le trouve vraiment très intéressant et surtout il me paraissait pouvoir parfaitement s’adapter à l’univers Kingdom Hearts.


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Salut !

Allons-y.

C'est une fiche intéressante. J'avoue avoir été surpris, à sa lecture, par le fait qu'elle soit assez courte compte tenu du gabarit du personnage. Et j'avoue que ça m'a inquiété parce que c'est toujours plus facile d'être touché par la qualité d'un texte quand il est long que quand il est court... tout simplement parce qu'on n'a plus le temps d'être "touché". Pour le coup autant je connais ton niveau, autant je ne connais pas ton ambition sur cette fiche. Enfin bon, je dis ça... La fiche est justement intéressante parce que dans tous les sens du terme, elle n'est pas très généreuse.

L'introduction et la conclusion m'ont plu, je dois dire. On se pose des questions, en lisant ça. C'est très... Franchement, j'avoue qu'il fallait oser. C'est assez idéal, quand on prend un personnage FF, de l'intégrer le plus possible dans KH. Pour ça on peut essayer de l'intégrer vraiment à un monde, comme le jeu l'a fait avec Tidus, Wakka ou même Cloud et Zack avec le Colisée de l'Olympe. Mais ici, tu as pris un personnage FF, et au lieu de l'intégrer à un monde, tu l'as intégré au fondement de Kingdom Hearts, à son histoire la plus méconnue mais aussi à son origine-story. Donc ça, je ne peux qu'applaudir. Et c'est pas timide. Tu es allé loin dans cette idée.

J'avoue avoir été... je sais pas ce que j'ai pensé du coup de la keyblade qui ressemble quand même... beaucoup à la keyblade des coeurs. Car c'est la keyblade des coeurs qui ouvre un coeur aux ténèbres. C'est original mais est-ce que c'est tellement possible à ce moment-là, compte tenu de ce qu'on sait ? J'ai un léger doute. Après... Non vraiment c'est assez cool. Tu nous as fait un personnage entièrement enveloppé de mystères. Là où tu as très bien réussi ton coup, c'est qu'on ne sait vraiment rien de lui. Sa seule motivation qu'on peut connaître, c'est le fait qu'il veut peut-être remettre les choses dans l'ordre, pour une fille potentiellement dans un certain jeu.

Non donc ça c'est vraiment chouette.

Outre l'intro et la conclusion, il y a ce moment où tu es à la réunion au sommet des arts, et celui où un étudiant vient te parler.

J'ai bien aimé le moment de la réunion. Ce contraste entre un personnage que tu nous présentes comme parlant souvent... avec ce mec qui, au final, ne s'intéresse pas du tout aux enjeux et aux discussions de la réunion. Ce que je trouve chouette, mais là je suis peut-être un peu influencé par ce que je sais d'Emet-Selch, c'est que tu n'as pas besoin de nous montrer que le personnage parle beaucoup pour qu'on te croie quand tu dis que le perso est d'habitude plus bavard. Tu nous le montres assez prétentieux, dans la narration. Il a un avis arrêté, il pense savoir tout mieux que tout le monde et du coup... oui... un mec comme ça, ça aime parler. J'adore son désintérêt, ou plutôt... le mépris qu'il a envers tout ce qu'il se passe. C'est original avant tout parce que je suis moi-même profondément opposé à la complaisance dont nos personnages peuvent faire preuve pour ne pas vexer les autres rpistes. Alors moi quand tu arrives pour dire que Genesis et son successeur sont des faibles, j'achète.

Attention que les consuls n'ont pas de fauteuil au sommet des arts =) C'est des gradins en pierre. Le swag ne t'est pas permis à ce point malheureusement.

Mais je n'ai pas vraiment aimé la discussion avec l'étudiant. C'est... Je sais que de toutes façons, tout est décidé par toi, que c'est le rpiste qui décide de ce qui arrive à son personnage, dans un cadre solo, mais ici j'ai trouvé ça forcé. Le fond est pas mal du tout, et l'incarnation d'Emet est vraiment super. C'est plus la situation que j'ai trouvée un peu plan-plan. Du reste...

"C’était un compliment au cas où tu ne l’ais pas compris"

Y a une double faute, ici. La forme conjuguée "ais" n'existe pas. C'est "tu ne l'aies pas compris" si tu veux utiliser le subjonctif présent. Et bon... au cas où + subjonctif n'est pas correct. Tu ne vas pas dire "Au cas où je sois absent."

Alors bon, quelque chose de très oral, ce serait le subjonctif + indicatif : Au cas où tu ne l'as pas compris.

Mais bon, c'est pas correct non plus dans un bon français. Au cas où demande un conditionnel. Donc => Au cas où tu ne l'aurais pas compris.

Je dois dire que j'ai pas vu de fautes sinon, mais en ce moment je suis un peu rouillé. Bon alors. J'adore l'histoire de ton personnage. La description physique est très subtilement intégrée au texte. Tu aurais pu aller plus dans le détail et à la fois j'ai trouvé ça très chouette; Et le caractère c'est super. Voilà sur ce point, super.

Je vais te donner le grade de Commandant.

Fiche validée et toutes conneries du style.

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Emet-Selch Signatureprimus
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