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Les ascenseurs sont sans conteste le meilleur endroit pour faire des rencontres au Vaisseau Mère.  Il y a souvent tant d’étages à parcourir qu’on peut aisément tenir une conversation complète entre le moment où on y entre ou lorsqu’on en sort. Il arrive aussi que ce soit les plus longues minutes de votre vie, chacun regardant un point fixe de la cabine et n’osant rien dire.

Je glisse un regard dans l’un des dossiers que je tiens entre mes mains, où se trouvent  les détails à peu près arrangés de ma dernière escapade.  Quand la sonnerie de l’ascenseur retentit, avertissant de son ouverture, je lève les yeux de mon dossier et regarde devant moi prête à avancer. Quelle n’est pas ma surprise en découvrant devant moi la célèbre secrétaire-en-chef du Président. Je m’apprête à dire quelque chose puis me rends compte qu’elle regarde ailleurs, comme si elle était absorbée par une pensée dévorante. Elle ne m’a d’ailleurs pas remarqué, habituellement elle semble toujours avoir quelque chose à dire à ma vue. Je me mets donc de l’autre côté de l’ascenseur et appuie sur le bouton soixante-huit.

Après quelques instants, la cabine reprend son ascension sur fond de silence gênant. Puis, c’est comme si elle reprenait vie, je l’entends se tourner vers moi et se manifester.

-Oh.

Je me tourne vers elle, comme si ce « oh » me définissait et que je pouvais répondre à son appel.

-Mademoiselle Arad, que faites-vous ici ?
-Eh bien je… Je viens de monter dans cet ascenseur.

Elle hésite un instant.

-Oui, enfin, je le vois bien. Mais pourquoi montez-vous ?

Cette question semble sous-entendre que ma place se trouverait plutôt entre la cave et la salle des machines, je hausse les épaules.

-J’amène le rapport détaillé à mon officier responsable. Il manquait des détails qui étaient, selon ses propres mots, « troublants ».
-Troublants ? Ah oui.

Je regrette instantanément de lui avoir dit cela. Cela pourrait bien lui donner de nouvelles idées pour décrédibiliser le peu de résultats que j’ai l’occasion de présenter à l’étage numéro septante. Je baisse les yeux vers la jupe de sa robe fourreau soulignant ses formes d’actrices de l’âge d’or.
Je me félicite toutefois de tenir la comparaison dans ma combinaison noire très ajustée.

-Donnez-moi cela.
-Euh… Je ne suis pas sûre que…
-Mademoiselle Arad ? Vous vous souvenez de qui je suis, n’est-ce pas ? Je vois passer ce genre de papiers, somme toute banals, absolument tous les jours. Vous comprendrez qu’à mon niveau, la discrétion est une religion. Et Monsieur le Président sait qu’il peut compter sur moi dans tous les cas.

Très bien Scarlett, alors pourquoi me les demander  ? Je lui tends malgré tout le dossier qu’elle consulte en haussant un sourcil circonspect. Puis, elle finit par le fermer. Je doute que cette manoeuvre n’ait d’autre but que de prouver qu’elle est peut me donner des ordres et que je suis supposée les suivre. Je suis forcée d’admettre qu’elle a de bons instincts puisque je n’ai encore rien laissé paraître de mes véritables intentions.

-Si ça ne vous dérange pas, j’aimerais que vous veniez dans mon bureau.

Comme si cette question attendait une réponse négative. A vrai dire, cela ne me dérange pas, que du contraire, mais je ne vois pas très bien ce qu’elle aurait à y gagner. Elle arbore ce petit sourire satisfait qui forcément m’intrigue car elle ne le sort que dans les occasions où elle a clairement le dessus sur moi, alors pourquoi ?

Je laisse les portes de l’ascenseur s’ouvrir et se fermer au soixante-huitième étage sans en sortir.

-Il est vrai que certains de vos rapports peuvent s’avérer troublant. J’ai eu l’occasion de regarder vos états de service et…
-Ah. Puis-je vous demander pourquoi ?
-Eh bien, force est de constater que vous avez un taux de réussite plus satisfaisant, ce qui est plus surprenant c’est de savoir comment vous réussissez. Cette histoire de thé par exemple…

Bon, j’admets que je ne fais pas autant attention que je le devrais, préférant souvent la facilité aux vaisseaux Shinra où l’on est obligés de côtoyer le monde sans pouvoir s’en prendre à eux. Nous nous regardons droit dans les yeux, comme si nous jaugions l’adversaire avant un combat. Il n’y a pas d’animosité apparente mais c’est comme si chacune d’entre nous détaillait l’autre pour lui trouver le plus de défauts.

Nous arrivons enfin à l’étage septante et nous passons toutes les deux devant l’accueil où l’hôtesse salue Scarlett d’un signe de tête et me dévisage comme à son habitude. En passant devant le bureau du président, je jette un coup d’oeil vers la porte comme si j’allais apercevoir ou entendre quelque chose. Cela n’échappe pas à Scarlett, particulièrement attentive à ce genre de petits détails.

-Le Président est en réunion, il reçoit plusieurs visites cet après-midi.

Nous entrons dans le bureau de la secrétaire dans lequel je suis désormais presque une habituée. Elle dépose ce que je suppose être une carte mémoire sur le bureau devant elle et s’assied.

-Vous pouvez déposer votre dossier là, je le ferai parvenir à qui de droit.

J’exécute et m’assieds devant elle, je suppose que la raison de ma visite si mystérieuse et improvisée va m’être révélée dans les prochains instants.

-Bien qu’il y ait effectivement certaines curiosités dans votre dossier, j’ai des échos plutôt positifs vous concernant. Sans aller dire que vous êtes devenue une célébrité ici, j’entends de plus en plus parler de vous, et le fait d’avoir rencontré notre Président est forcément révélateur de cette popularité croissante.

Comme s’il avait été invoqué par son nom, l’interphone s’allume soudain.

-Scarlett, mon rendez-vous vient de prendre fin plus tôt que prévu. Dans combien de temps  arrive Monsieur Samwell ?

L’attitude de Scarlett a changé du tout au tout, elle semble moins confiante et très légèrement troublée, ce qui me laisse perplexe. Son rythme cardiaque s’intensifie et retentit dans tout son corps jusqu’à ses tympans, elle oublie de respirer, ce qui a le don de réveiller mes instants. Je serre les poings et enfonce mes ongles dans ma chair.. Il n’y a pas grand doute sur l’intérêt que Scarlett porte au Président mais si elle devait rougir à chaque fois qu’il allume son interphone, elle serait cramoisie en permanence. Sans doute s’est-il passé quelque chose. Elle remet une mèche en place comme s’il avait le pouvoir de la voir à travers les murs en ce moment même.

-Dans dix minutes, Monsieur le Président. Je vous apporte un nouveau café ?
-Deux. S’il vous plaît.

Comme si elle avait oublié ma présence, elle se met à l’oeuvre dans un réflexe plus naturel que celui de respirer. Elle quitte son bureau et m’y laisse toute seule quelques instants. Je tourne les yeux vers le couloir que je peux apercevoir à travers sa porte vitrée où je la vois prendre la direction du bureau présidentiel ; puis j’observe l’environnement qui m’entoure. Je reprends mon calme et desserre la tension dans mes mains.

Quelques instants plus tard, elle refait apparition, toujours aussi satisfaite. Elle s’éclaircit la voix et semble se rappeler ma présence.

-Ah oui, Mademoiselle Arad. Donc.

Elle s’installe à nouveau et semble étonnamment heureuse de me voir ici, ou bien est-ce du fait de son tout récent passage éclair dans les sphères présidentielles.

-Votre affectation actuelle n’étant probablement  pas définitive ou absolument indispensable, je me suis arrangée avec votre supérieur pour que vous me rendiez l’un ou l’autre service en lieu et place de certaines de vos tâches. Il n’y a pas vu d’objection.

J’avoue ne pas bien comprendre ce qu’elle entend par là, je marque l’étonnement sur mon visage.

-…Oui très bien. Mais de quoi s’agirait-il ?
-Ce n’est évidemment pas des missions de la même importance que celles qui vous sont données par votre hiérarchie et donc par extension dans la suite logique de la direction, mais j’aurais à l’occasion quelques services à vous demander. Je ne souhaite pas importuner les hommes du Président pour ces tâches d’une importance toute relative.

Alors que moi, « Nina Arad », anonyme du fin fond d’une unité de la Shinra, je suis toute disposée pour accomplir les besognes de sa majesté la reine.

-Je vois. Je suppose que je n’ai pas vraiment le choix puisque vous avez l’accord de ma hiérarchie.
-Exactement.

Un sourire triomphal apparaît sur son visage, très loin de la jeune ingénue qui répondait à l’interphone quelques instants plus tôt.

-Je préfère que vous vous montriez discrète concernant ces tâches. Si je fais appel à quelqu’un en particulier, ce n’est pas pour en faire la promotion dans tout le vaisseau. De plus, je crois savoir que vous êtes une créature peu sociable.

Je sais cependant me montrer étonnamment sociable quand cela s’avère nécessaire,  j’aurai tout le loisir de lui démontrer dans un avenir plus ou moins lointain.

-Je vous ferai parvenir des ordres et vous viendrez faire vos rapports directement auprès de moi. Il ne sera pas nécessaire d’en écrire un.
-Très bien.
-Vous pouvez y aller, Mademoiselle Arad.
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Héhé.

Très facile : 5...

Non, bah non. Je... sais pas. Je l'ai lu trois ou quatre fois depuis ce matin. Et, franchement c'était cool. Déjà, une bonne chose à remarquer ici, c'est qu'il s'agisse d'exploits ou de missions, tu te débrouilles toujours bien. C'est important de le souligner.
Parlons un peu des tâches de café sur la nappe blanche, histoire de s'en débarrasser.

De ce que j'ai relevé... parce que je fais pas la chasse aux fautes non plus, j'ai vu qu'il y avait un pluriel qui couillait. Bon... Et, un mot qui n'avait rien à foutre là. Je cite, parce que j'ai appris a faire des crochets sur mac depuis la dernière fois :

"[...]elle oublie de respirer, ce qui a le don de réveiller mes instants."

Moi, j'aurais dit instinct, plutôt qu'instant par exemple. Ça m'a valu de niquer le rythme de la lecture et de repasser deux fois sur la phrase. C'est vraiment un détail tout bête mais c'est un peu dommage.
Et ... c'est tout.

Passons au positif !

Déjà, la tension. J'sais pas si ça s'applique a quelqu'un qui lirait ce RP comme premier du Cygne mais en ayant les antécédents... Tout le long, j'ai senti la tension. Un peu comme un concours de couilles permanent, mais en plus raffiné. En plus courtois. Et donc cette tension, elle est bien gérée ! Du début, à la fin. Ça donne envie de lire la suite toujours un peu plus, et t'en finis à te demander quand ça va péter. Et justement, spoiler, ça pète pas. Et c'est là que ça me fait penser a la maitrise du truc. C'est comme si tu terminais le RP sur un clin d'oeil au spectateur en mode "eh non ! la prochaine fois =)" et, c'est le truc le plus intelligent à faire évidemment.

Scarlett... bon. Je le redis, à part avec Killian Jones, j'suis assez content en général. Vous faites pas de conneries avec c'est cool. Toi, plus que de l'utiliser, comme je t'avais déjà dit, tu la développes aussi. C'est cool ! Soyez sûrs que si vous faites de la merde je vous le dirai, mais... non j'ai pas vu une connerie jusque là et ça me semble quand même à souligner aussi. Je le dis et redis parce que je suis vraiment content !

Et dans la continuité de ce "eh non ! la prochaine fois =)", je dois dire que j'ai hâte de voir la suite. Ce point c'est un peu la synthèse des deux précédents. J'ai envie de savoir c'que Scarlett va bien pouvoir lui demander, et ça en toute confiance.
C'était cool !

J'reste toutefois sur mon idée de départ:

Très facile : 7xp, 70 munnies, 2 PS en magie !
T'as un bonus, j'lance pas le dé.

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