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Bravo à tous
Rufus Shinra Top-1 !
Rp final

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Encore et toujours le même bourdonnement de moteur du vaisseau. Cypher n’était de retour que depuis… Quoi ? Une semaine ? Il n’avait toujours pas réussi à dormir.

Correctement, du moins.

Néanmoins, aujourd’hui, il était prêt pour sa nouvelle affection. Par chance, il n’allait pas devoir disparaître pendant deux ans. Il n’avait qu’à prendre l’ascenseur et rejoindre les prisons du vaisseau-mère, rejoindre l’une des prisonnières.

- Tu es plus beau comme ça, Cypher. Soudainement, une présence se dessinait à ses côtés. L’odeur, aussi. Le traître n’avait rien détecté jusqu’ici, ne laissant qu’une seule explication.
- Reno. Il tournait son regard dans sa direction. Toujours un plaisir de t’entendre.
- Il faudrait que tu m’expliques. Il avançait d’un pas, agitant sa main devant le regard du Turk. Tu es capable de voir ? Ou non.
- La magie. Répondait-il. Et toi ? Comment tu parviens à cacher ta présence.

Reno riait un instant, posant sa main sur l’épaule avant de stopper son collège et appeler l’ascenseur qu’ils venaient de rejoindre.

- Chacun sa spécialité, mon gars. Les portes s’ouvraient et il poussait Cypher à avancer. Si tu veux, tu auras droit à un cours.
- Je sais pas comment le prendre. Il souriait, entendant son collègue presser le bouton. Tu m’accompagnes ?
- Disons que… Il devait se gratter le crâne. C’est moi qui étais à son observation. Il reprenait alors que le bruit de cloche résonnait. Si je parviens à me cacher de toi ? Il n’y a pas moyen qu’elle me détecte.
- Ouais. Il avançait, suivant la présence de Reno. Quelques choses à savoir ?

Ils avançaient dans un long couloir, Cypher étendait progressivement sa détection pour se rendre compte où il se trouvait. Des dizaines de présences le long des murs, plusieurs rassemblés, certaines semblaient coucher. Ils devaient se trouver dans les cellules des fraudeurs. Une porte, Reno devait faire quelque chose avant qu’elle ne s’ouvre sur un autre couloir où il y avait moins de présence.

Encore une porte, une autre action du Turk et la présence d’une seule et unique personne. Les cellules d’isolement.

- Elle a repris des forces, en faisant des pompes et d’autres conneries. Il tirait son collègue par le bras, rentrant dans une petite salle à en croire la réverbération. Ah, oui. Elle est capable d’invoquer un clone. Il se posait devant un mur. Bienvenue dans mon bureau ! Il n’y a rien à voir et… Il ricanait. Oh, ça sert à rien avec toi.
- Vous allez bientôt avoir fait le tour, non ?
- Pour les blagues ? Rude t’en réserve quelques-unes. Il posait sa main sur le mur. Bon, elle traine dans sa cellule et je note tout. Elle est de l’autre côté de la vitre et il n’y a toujours rien d’intéressant. Son visage tournait. Qu’est-ce que tu dois faire ?
- Parler avec elle, l’interroger, en apprendre plus.
- Rien que ça ! Il accentuait volontairement la voix. Quelle chance.

Cypher distinguait la silhouette de Narantuyaa, à moins de deux mètres de lui.

- Bon, je t’ouvre et je lui colle une balle si elle bouge ?
- Je peux franchir une porte, tu sais ? Le traître déposait sa canne, la laissant derrière lui alors qu’il déboutonnait un bouton de son veston. J’espère qu’elle ne va pas me cracher à la gueule.
- Tu seras la première personne à qui elle parlera, ça devrait aller. Il prenait alors une position assise. Amuses-toi bien, Cypher.

Il hochait la tête comme réponse, faisant alors parcourir sa magie dans son corps. Elle était là, la cellule n’était pas grande, il n’avait pas besoin d’en faire trop. Un éclair parcourait son corps avant qu’un éclat ne brille et qu’il se téléporte directement dans la cellule, impossible d’être discret avec cette téléportation. Cypher se retrouvait maintenant devant Narantuyaa, ayant franchi la distance en un claquement. Il tournait son regard, souriant, prenant son souffle avant d’entamer la discussion.

- Hey, Narantuyaa… Il laissait une seconde, en profitant pour s’adosser à la vitre teintée. Ça fait longtemps. Il tournait le regard, mimant qu’il observait l’endroit. Qu’est-ce que tu fais ici, seule ?

Probablement la pire entrée en matière, il y avait de la chance à ce qu’elle se jette sur lui.
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Allongée sur le sol, Naran était en train de fixer le plafond de sa cellule.
Elle comptait les fentes.

387, une intersection, deux bandes de métal, puis 387 autres.
Dans quelques… heures ? Minutes ? Jours ? Dans quelques instants, l’eau jaillira de ces fentes.
Une pluie tiède, vaporeuse, presque agréable comparée au lavage au karcher des cachots de la Coalition Noire.
L’occasion de faire sa lessive, aussi.

Restait l’attente ; sans soleil, sans montre, sans même l’écho de gardes pour tenir compte du temps qui passe.
Naran aimerai bien prétendre qu’elle guettait les présences autour d’elle, même dans ces moments d’ennui… Mais c’était encore au-dessus de ses moyens.
L’apparition de Kurt Brown fut donc une surprise totale.

La Mongole bondit, sur pied trop vite, chancelante, yeux écarquillés. Un meilleur jour, elle aurait plissé les yeux, ou misé sur un rêve, une hallucination… Mais aujourd’hui, elle ne put que rester bouche bée.
« … Brown ? »
S’il y avait bien une personne qu’elle n’attendait pas à voir…
Soyons sérieux. Ça faisait bien longtemps qu’elle avait arrêté d’espérer la venue de qui que ce soit.

Quelques secondes, avant que la réalité – si c’était bien la réalité – ne s’impose à elle.
Kurt Brown, Mercenaire… et ancien SOLDAT de la Shin Ra. Traître à sa faction, rallié à leur cause par les beaux yeux de Lenore et –
Lenore était captive de la Coalition.

La faim ne la laissait pas réfléchir en paix.
Allié ou ennemi, elle n’avait aucune façon de savoir. Il était là… Et c’était déjà beaucoup.
Sa bouche avait déjà formé sa réponse, de toute façon – Réponse qui coula de ses lèvres sèches, de sa voix rendue rocailleuse par le silence.
« Ecoute, je profite du climat. C’est charmant, en cette période de l’année… »

Tendue sur ses appuis, Naran étendit sa présence, cherchant les présences alentours. Allait elle avoir une occasion, grâce ou à cause de Brown… ?
« Ça me fait drôlement plaisir d’avoir de la visite en tout cas. Que me vaut l’honneur… ? »

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Il écoutait, patiemment, haussant presque les épaules à sa dernière mention. Le Turk avait-il un plan, un schéma de pensée, quoi que ce soit pour parvenir à tenir un interrogatoire avec la mercenaire ? Pas vraiment. Il était en roue libre.

Il ne pouvait pas prévoir l’imprévisible.

Retrouver une personne qu’il n’avait pas croisé depuis des lustres, dans une cellule de confinement et sans n’avoir réellement partagé un moment de vie ? Il détenait une bonne définition de l’incapacité de préparer sa discussion.

Narantuyaa lui répondait, c’était déjà une victoire en tant que telle.

- J’avoue. Il tournait légèrement le regard, balayant la pièce et se souvenant vaguement de ce qu’il en avait déjà vu. Spacieux, bien éclairé, à l’écart des voisins bruyants. Il souriait, c’était forcé. Comment est-ce que tu es parvenu à décrocher un tel palace ?

Créer le dialogue, l’intérêt, répondre sur le même ton qu’elle…

De quoi faire croire à la caméra un semblant de consistance, à moins que Reno soit déjà occupé à se tenir le ventre dans l’hilarité de la situation. Machinalement, le Turk se redressait et laissait sa main glisser sur les parois de la prison, marchant mollement au cœur de ses propres réflexions.

- Content de te rendre heureuse. Il tournait au premier coin. Et quant à ma présence ? Disons que… Il était retourné à la Shinra et avait pour but de lui extorquer un maximum d’informations ? Je recherche quelque chose, quelqu’un. Il tournait son regard, souriant avant de s’arrêter et pointer son regard dans sa direction. Vous êtes partie toutes les deux et n’êtes jamais revenues, pourquoi ?

Il pouvait désormais commencer à mentir, probablement la meilleure option. Pour ce qui était de la souffrance, il attendrait qu’elle devienne totalement hermétique à ses paroles ou que les informations qu’il recherchait se trouvent à la pointe d’un tison.

- On cherche depuis quelque temps, à Port-Royal. Il glissait le long du mur, prenant place à même le sol. L’une des rares informations que j’ai réussies à avoir ? C’était ta présence ici, j’avais du mal à y croire… Mais… Force est de constater que mon tuyau était bon.
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« Heh. Un bon tuyau… Ecoute, j’suis ravie de vérifier tes sources. »
On pourrait penser qu’après tant de temps à ronger son frein, l’amertume aurait cessé de la tourmenter. Mais, après l’espoir brutal de voir quelqu’un - mieux, quelqu’un de connu - pénétrer sa cellule, la réalisation n’en était que plus brutale.
« Mais sinon, il me semble que je dois ce beau logis à Death et sa coalition… »
Death. Notre ami commun ? Elle n’osait même pas affirmer un tel contresens.
Naran fit quelques pas vers son visiteur, examinant son visage légèrement désaxé.

Il était tranquille face à elle.
Tranquille face à une centaine de jours synthétiques dans cette prison sans porte.
Tranquille face à son emprisonnement, comme si la situation d’une ancienne camarade n’avait aucune prise sur sa vie actuelle.
Sans crainte pour la présence irrégulière derrière l’écran…
Sans pression sur le fait d'être ainsi en territoire ennemi.


Naran tut ses soupçons, ses théories, et même l’interrogation qui la taraudait. Un jour, elle lui demanderait comment il avait pu apparaître ainsi face à elle… Mais pour l’heure il lui fallait établir quelque chose.

« Par ailleurs, je serai ravie de te renseigner sur la personne que tu cherches, quel qu’elle soit… Mais je voyais ça sur une plage, un cocktail à la main. Je suis sûr qu’avec tes compétences, ce ne serait battement de cil… »
Sa main vogua à sa gauche, faussement nonchalante.

« Et puis, comme tu dis, je suis attendue à Port Royal depuis un sacré bail ! »
"On cherche depuis quelque temps, à Port Royal". Qu’est ce qu’il voulait dire ? Naran scruta son visage maintenant trouble. Y avait-il un signe ? Un langage codé ? Un cypher à déchiffrer pour obtenir son aide… ? Ou était ce bien, comme elle le craignait, les mots d’un traître ayant encore retourné sa veste ?

« Tiens, faudra d’ailleurs que tu me tiennes au jus, parce que j’ai pas entendu grand-chose des mondes depuis mon arrivée… Dis-moi, comment va ma distillerie ? »
Si l'énième faction de Kurt avait mis Port Royal à feu et à sang, autant qu’elle le sache.

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Autant annoncé que cette discussion tournait en une direction qui ne l’arrangeait pas, probablement que la souffrance en serait la finalité

- Oh, j’aimerai biens que nous nous en allions avec ma magie. Il levait alors la main, claquant des doigts pour faire naître une maigre fumée. C’est la panne sèche et il faut que je récupère.

Un tendre mensonge. Par ailleurs, il ne parvenait pas à se souvenir de la dernière fois où sa réserve de magie était totalement à sec. Au tournoi ? Probablement. C’était aussi l’une des rares fois où il utilisait autant de sort et d’artifice, surtout à l’encontre de l’Innommable… Il balayant l’idée d’un revers de la tête. Autant oublier cette histoire. Un vieux réflexe vint alors, il plongeait alors sa main dans son veston pour en sortir son paquet de cigarettes. Il en amenait une à sa bouche et l’allumait pour ensuite tendre le paquet à Narantuyaa.

- Avec le blocus de la Shinra, l’industrie locale fonctionne à plein régime. Il aspirait la fumée, de longues secondes avant de la cracher. Et pour le moral, la production à le luxe de nous permettre d’oublier les vaisseaux dans le ciel.

Probablement la dernière image qu’il avait de Port-Royal, celle des vaisseaux visibles depuis le sol et menaçant les mercenaires depuis l’espace.

- Pour le reste… Le visage de Cypher s’obscurcirait un instant, son chemin de pensée ayant été plus rapide que ses paroles. Death est la personne que je recherche. Il s’assombrissait, dorénavant. Il a tué Lenore, pour ensuite la ramener à la vie sous forme d’un mort-vivant et en faire son esclave. Une douleur sourde naissait dans son cœur, une qu’il ne contrôlait pas réellement. Alors, oui. Il se forçait à sourire. Je sais où trouver Death, sauf que ce n’est pas possible que j’y arrive seul.

Une once de vérité dans un océan de mensonge, peut-être que c’était ce qu’il manquait à rendre l’intervention plus “réelle”.

- Une histoire de vengeance, tu dois avoir l’habitude à force. Et j'ai besoin de monde, de moyen...
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« Si c’est pour t’élever contre Death, mon aide t’est toute acquise… »
Sourire vide. Plus de magie ? Pourquoi se rendre si vulnérable, en plein milieu de force prétendument ennemie ? Comment comptait il quitter cette misérable cellule ?

Il était peut-être fou. C’était une explication plausible, après tout. Vu toutes les absurdités qui lui déballait…
Lenore mort-vivante ?? Puis quoi encore, Rufus Shin Ra nommé Eternel ?
Peut être n’était il pas traitre mais simplement timbré.
La Mercenaire était presque soulagée par l’hypothèse. Après tout, un allié devenu fou, c’était toujours mieux qu’un parjure… Elle prit l’une des cigarettes que Kurt lui tendait, tentant tant bien que mal de rendre son geste naturel.

« Enfin, pour rappel, notre dernière confrontation ne fut pas exactement heureuse… » Naran grimaça, et sur son propre visage elle imaginait les aspérités de cicatrices qui tailladait ses pommettes, son nez, son arcade gauche... Sa fierté, aussi.
« Quoiqu’avec ton aide, tout est possible ! » Son ton était devenu acide. Difficile de maintenir une façade amicale dans cette situation. Il n'empêche, elle ne pouvait couper Kurt sur sa lancée. Toute information qu'il pouvait lui donner, réelle ou fausse, était un espoir de plus de s'en sortir. Et... Et ça faisait des années (ou était-ce des semaines ?) qu'elle n'avait pas entendu de voix qui ne soit pas la sienne.

« Mais donc, tu parle de blocus, de vaisseaux si proches qu’on les voit dans les cieux de Port Royal… Comment es-tu venu jusqu’ici ? » Si véritablement Kurt Brown avait perdu la tête, autant entretenir son délire. Si, par contre, il avait quelque chose à se reprocher… Bah.
« Et, vraiment, excuse-moi d’appuyer sur ce point, mais je tiens à la question… Où sommes-nous, exactement ? »

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La cafétéria c’est bien, mais je préfère quand c’est le jour des pizzas. Comme ça, j’attends la fin quitte a être en retard au boulot, mais je peux ramener du rab pour moi et pour noisette mon petit écureuil avec lequel je me suis lié d’amitié. Une drôle d’histoire qui me fait rigoler à chaque fois que je la raconte ! Comme quoi, les gens qui fraudent les transports peuvent être très mignons !

J’aime bien noisette, au début il avait pas un caractère facile, c’était peu de le dire ! Mais a force de pizza aux quatre fromages, j’ai réussi a en faire un ami. Mon… seul ami en fait. Je pensais pas que la vie serait si dure quand j’ai accepté cet emploi à la Shinra. Les autres gardes passent leur temps à se moquer de moi, des fois ils lacent mes chaussures de façon a ce que je tombe quand je me réveille. Ce genre de trucs pas très rigolos, mais bon on fait avec.

Non, Noisette c’est mon petit réconfort du soir. J’y ai appris plein de tours ! Mais ça marche que si j’ai une part de pizza a lui offrir. Il est pas bête c’est sûr !

Enfin bon, je revenais de la cafétéria plus tôt que d’habitude, les brocolis j’aimais pas trop ça. Du coup, j’me suis dit que j’pourrais reprendre mon poste plus tôt que prévu et en profiter pour faire une sieste le temps que je reprenne mon service. Je marchais donc dans les couloirs du vaisseau pour rejoindre les cellules. Là-bas, il y avait une prisonnière. Mais elle était pas comme les autres prisonniers, non. En fait, ça me faisait de la peine de la voir ici. Je pense pas qu’elle méritait d’être là, nous on enfermait les méchants, pas les pauvres dames innocentes. Et pourtant, j’avais posé des questions, mais non personne n’avait voulu m’en dire plus a son sujet.

Elle était belle. J’aurai bien aimé pouvoir faire connaissance avec, mais elle devait pas forcément apprécier beaucoup les gardes. Peut-être que dans une autre vie, elle et moi on aurait pu… connaitre nos prénoms déjà. Ça aurait été super. Mais bon je devais me faire à l’idée que ce serait pas possible.

Lorsqu’elle dormait, des fois je l’observais. J’avais l’impression de la connaître un peu. Je savais ce qu’elle mangeait et ce qu’elle ne mangeait pas au début de son emprisonnement. Je l’avais déjà surprise à parler dans son sommeil, je sais que tout ça peut paraître bizarre mais je ne faisais rien de mal. Je voulais juste la connaître.

Toujours est il qu’en passant dans le couloir, j’ai jeté un coup d’oeil à sa cellule, et là… Je l’ai vue en train de discuter avec un type en costume. J’savais pas grand chose sur eux, mais j’avais entendu les bruits de couloir. Apparemment c’était jamais bon signe de les voir. Ils étaient méchants, et dangereux. Jamais je n’avais parlé à l’un d’eux, mais c’était connu qu’il ne fallait pas s’en approcher.

Mais ça m’inquiétait. J’avais pas envie qu’il lui fasse du mal, seulement qu’est ce que je pouvais bien y faire ? Un simple garde comme moi ne ferait pas le poids contre un de ces mecs super entraînés. D’un autre côté si elle mourrait… je pense que je m’en voudrais jusqu’à la fin des temps.

Non ! Maman m’a toujours dit que quand on veut on peut ! Je devais réfléchir vite ! Je suis retourné a la cafétéria et j’ai repris un plateau. La cuisinière me connaissait bien elle savait que j’aimais bien reprendre du rab. Bien sûr elle a été surprise que je redemande des brocolis, mais en la flattant sur sa cuisine c’est passé.

J’ai retraversé les couloirs en direction de la cellule, le plateau dans les mains et je me suis arrêté à la porte. Je connaissais le code de sa cellule, j’avais déjà pensé à aller lui parler mais… je l’avais jamais fait. J’avais déjà réfléchi à ça, mais à chaque fois que je mettais la rencontre en scène dans ma chambre, mon colloc se moquait de moi et, je m’apercevais que je n’avais rien à lui dire.

Je pris une grande inspiration avant de rentrer dans la pièce. Je pense que je mesurais pas trop le poids de mes actes, c’est sûr que j’allais perdre mon boulot après ça. Mais je le sentais pas. Je présentais qu’il allait se passer quelque chose.


Room Serviiiice !

Je rentrais dans la pièce et apportais le plateau vers la prisonnière. Je l’ai regardée droit dans les yeux, et j’avoue que j’ai senti mon coeur sursauter dans ma poitrine. Je rassemble tout mon courage pour lui faire un clin d’oeil et d’un coup, je frappe le mec en costume avec le plateau. Un grand coup au visage et il tombe au sol. Ni une ni deux, je me jette sur lui pour l’immobiliser, mon poids étant pour une fois un atout de taille.

Vite ! Sors d’ici ! C’est peut-être ta seule chance ! Cours !

Je sens l’homme se débattre, ainsi qu’une odeur de cigarette qui me fait tousser. Je déteste les fumeurs, la fumée me donne mal à la tête.


Allez ! Dépêche toi !
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Naran avait déjà passé le miroir coulissant qui servait de porte ; s’était déjà élancée dans le large couloir aseptisé ; haletait déjà d’une course qui lui montait à la tête.
Un vaisseau, elle en était maintenant sûre.
Un énorme vaisseau.

Les hublots défilaient autour d’elle. D’autre miroir, d’autres prisonniers…
Et quantité d’idéogrammes qui clignotaient au-dessus d’elle.
Pas de plan ; ou aucun qu’elle ait le loisir de lire.

Une alarme, loin derrière elle, se réverbéra sur toute la longueur du couloir. La lumière, jusqu’ici bleu doux presque tamisé, flasha une fois. Puis l’entièreté du vaisseau sembla s’embraser.
Un rayon blafard, cru comme les ampoules de la Coalition, bombarda chaque interstice. Une lumière suffisamment forte pour la faire ciller, sans parler des aboiements radio qui vibraient des murs à intervalles réguliers.
Mais Naran courait toujours.

Elle ignora les bruits de pas derrière elle, les voix furieuses.
Il lui fallait une foule, un refuge, une porte de sortie, tout à la fois…

Un frisson agita son dos quand le premier tir sonna.
D’une enjambée à gauche, elle évita une balle étrangement lente. Puis un second tir, à droite, et elle bondit en hauteur. Un énième vint se perdre sur un mur, là où cinq secondes plus tôt elle avait posé le pied, et –
L’interface d’un des miroirs avait été enclenché.

Naran ne ralentit pas.
Le bruit de ses pas pulsait à ses oreilles, plus fort que les hurlements grésillants des radios, plus important que le frétillement d’électricité qui envahissait maintenant le couloir.
Un rire lugubre s’insinua à ses côtés. Une trainée jaune serpentait vers elle, vibrante de malice, dents, nez et moustache d’un dragon des légendes.
Un de ces monstres qu’elle avait survolés du regard, voisin de cellule sur ce vaisseau titanesque. Impossible de le considérer comme allié, vu la folie furieuse qui animait son regard ; pourtant, Naran savait son propre visage tout aussi sauvage, tout aussi avide de destruction.

Elle laissa le dragon zigzaguer devant elle, grimaçant de l’air électrique, euphorique de l’effroi que la créature causait auprès de ses geôliers.
Voilà la distraction qu’elle cherchait.

Alors qu’en face d’eux, une escouade de soldat se mettait en position de tir, Naran put enfin ralentir.
La créature électrique fonça dans le tas, ignorant les balles comme s’il s’agissait d’autant de goutte de pluie.
Un instant plaquée au mur, Naran repris rapidement sa dance, et tira d’elle-même trois répliques identiques. Trois doubles, qui s’engagèrent avec elle dans la masse des soldats. Trois répliques qui restèrent en arrière, bataillant avec le dragon miniature.

L’originale, elle, s’était emparée d’un des soldats. Coup par coup, d’abord, elle le guidait vers l’arrière garde ; puis, quand elle l’eut jugé suffisamment loin de ses camarade, Naran frappa son genou, sa nuque, son front, et l’homme s’étala à terre.
Trainant le cadavre, la Mercenaire continua son périple jusqu’à trouver un renfoncement isolé. Le son de panique, de tir et de cri encore proche, elle arracha l’uniforme de son adversaire.

Son visage était crispé en un rictus rieur alors qu’elle enfilait l’armure du soldat Shin Ra. A peine si elle accorda un regard à l’homme dénudé, pour reprendre ses traits, reproduisant grossièrement le visage ridé et les sourcils broussailleux de…
Hector Jiven, lieutenant de la Shin Ra.

Son pas de course était maintenant celui d’un soldat. Pressé, mais discipliné, avec un dos droit et une main sur son arme.
Arme qu’elle ne savait pas opérer, mais qui pesait agréablement dans sa main.

Se souvenait elle encore des signes de la Shin Ra ? Quels étaient leurs codes, leurs rangs, leurs directives… Est-ce que le chaos ambiant serait suffisant pour –
Les néons grésillèrent.
Et, soudainement, le dédale de couloir fut plongé dans le noir.



Au sol, un motif rouge commença à luire. Une suite de signe, d’indications… Et un chemin d’évacuation.

Suivre cette direction serait s’exposer.
Tous ses poursuivants l’y attendraient de pied ferme.

Ventre à terre, Naran fonça tout de même. Qu’avait-elle à perdre ?
Si, véritablement, ses poursuivants trouvaient le moyen de l’acculer… Elle avait bien une munition, dans cette étrange arme de métal.
Suffisamment pour échapper à sa cellule, au moins.

Entre son trot militaire et ses sobres hochements de tête, Naran atteint le sas d’évacuation sans être inquiétée.
Mais, débouchant sur un si grand espace, elle eut un haut le cœur.
Après des mois dans quelques mètres cubes, un tel vide avait quelque chose d’impossible, de morbide. Elle resta bouche bée, fascinée par les différents navires affrétés, par l’afflux de soldats et de mécanicien, par ce monde vivant et actif qui l’avait entouré pendant tout ce temps.

En fond, séparé du hangar par un fin film translucent…
Port Royal.
Si proche.

Depuis combien de temps est ce que la flotte entourait son monde ?
La vue des autres navires Shin Ra massés autour de son refuge était...

Naran n’arrivait pas à ressentir de la peur. L’adrénaline encore trop présente, à n’en pas douter.
Ne restait qu’une forme d’anticipation.
A ce que la Shin Ra voulait leur infliger… Et à ce qu’elle pourrait leur faire en retour.

Profitant d’une escouade de passage, la Mercenaire s’avança sur l’esplanade. Sur ses talons, deux nouveaux doubles mimait comme elle le pas militaire des SOLDATs, quoiqu’il eurent tôt fait de s’éparpiller sur le tarmac. Puis, au hasard des embarcations, toutes scintillantes de propreté, elle finit par tomber sur un gros chasseur garé en bordure de piste. L’engin était criblé de tuyaux, et dégageait une odeur lourde, presque poisseuse.
Son pilote, affolé par l’alerte orangée qui pulsait tout autour de lui, semblait déterminé à arracher les protubérances une à une.
Toujours casquée, Naran s’approcha, et se glissa au sein de l’habitacle. Quelques instants plus tard, le pilote l’y rejoint, et se trouve plaqué contre le métal de son véhicule.


« Illusiopolis, s’il te plait. » Chaque syllabe était énoncée avec soin.
Si Port Royal était en danger, il était temps qu’elle appelle du renfort…

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Bonjour bonjour n.n C’est moi qui vient commenter votre RP. J’espère que vous n’êtes pas trop déçus !

Mon commentaire sera court (je pense), et j’espère que vous saurez me le pardonner ; simplement, je ne pense pas avoir de point de grammaire ou d’orthographe à effectuer, pour commencer. Il n’y a pas de faute récurrente qui ait pu me sortir de ma lecture donc ne vous en faites pas, vous avez géré de ce point de vue !

La mongole s’échappe, par les Eternels, c’est quelque chose ! Je suis heureuse de voir cet épisode de la vie de Naran arriver à son terme, parce que je pense qu’elle a aujourd’hui plus de choses à nous dire hors de sa cellule qu’en-dedans.

Globalement, je dois dire avoir beaucoup aimé les participations de chacun. Vous avez tous la capacité d’être très efficaces dans votre mise en ambiance : une chose qui est à souligner. Cypher / Kurt, Naran, en particulier, même dans vos réponses les plus courtes vous arrivez très bien à installer votre personnage.

Je trouve que c’est un RP fluide et, dans l’ensemble, même dans les moments plus « action », lisible.

S’il y a une petite chose qui m’a un peu embêtée au cours de ma lecture (bien qu’en réalité je le comprenne parfaitement et pense que vous n’avez pas eu tort), c’est peut-être qu’on ressent vraiment le « allez, c’est bon » qui tient au contexte de ce RP. En somme…

… Rufus, ton texte est très sympathique à lire. Tu nous présentes Dusty. On le visualise bien dans ta narration et dans ta façon de rendre son air un peu pataud et penaud. Toutefois, il arrive « comme un cheveu sur la soupe » et en cela (et notamment comment il se débarrasse de Kurt avec une aisance assez étonnante) on est en tant que lecteur frappés par un ressenti de « allez hop Naran, bye, on se revoit au Macumba ».

En réalité, et comme je l’écrivais plus haut, je ne suis pas contre le fait que tu aies fait ça. Naran est restée longtemps dans les geôles de la Shinra et Kurt n’allant pas répondre à ce RP (je crois ?) tu as choisi de permettre à cette joueuse de pouvoir de nouveau profiter de son personnage. Pour moi cela se justifie amplement. Mais je me dois de relever que, narrativement, ça fait un peu bizarre. Je pense que tu ne m’en voudras pas trop de le soulever.

Naran, sur cette lancée, je relève que ton post d’échappée est parfois plus confus que ce que tu as pu faire dans d’autres de tes textes. Ne t’alarmes pas, le tout demeure pleinement compréhensible, mais on sent que tu avais un peu envie de partir de ce vaisseau !

A ce titre, tu as tout de même pris le temps de mettre en place une stratégie qui justifie que ton personnage s’en tire plutôt bien (prendre la place d’un SOLDAT) mais je crois que tu aurais pu un peu plus appuyer, sur la fin de ton texte, sur le fait qu’on cherche Naran activement. Ton post paraît perdre un peu cette pression-ci pour un fourmillement d’activité plus général, et du coup, une partie de la pression que l’on ressentait dans les premiers instants de ton post s’estompe.

Pour l’essentiel cependant, je pense que tu as réussi à faire quelque chose de cohérent et de plausible pour ton évasion. Je ne suis pas la personne la plus au fait de toutes les technologies Shinra (n’hésitez pas à m’instruire), mais pour moi tu as pu bien concilier évasion et respect général des protocoles de la multimondiale. Quoiqu’il en soit félicitations ! Tu es sortie !!

DONC ! Un RP fluide, sympathique à lire. On peut être surpris et un brin sortis de la chose par le post inattendu de Dusty, mais il se justifie pleinement en vue du contexte du forum. Des échanges intéressants, bien que je resterai triste de ne pas avoir eu la suite de l’entretien Naran/Kurt, où j’aimais tout particulièrement l’échange en double-teinte des deux intervenants. Je me demande où cela aurait pu aller. Un post d’évasion bien rendu, où la confusion du personnage est palpable mais où l’action reste pour l’essentiel bien lisible.

En résumé : Naran est une femme forte et indépendante, mais il aura fallu un Dusty pour faire céder la défense impénétrable de la Shinra. Un RP agréable et fluide !

Cypher : Facile — 10 XP, 100 munnies, 1 PS en Défense et 1 PS en Symbiose.

Naran : Difficile — 35 XP, 350 munnies, 4 PS en Dextérité.

Rufus : Très facile (mini-série) — 5 XP, 50 munnies, 1 PS en Défense.

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