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Nous sommes quatorze ans après les évènements de Kingdom Hearts 2. En tant d’années, les choses ont considérablement changé. Les dangers d’hier sont des soucis bénins aujourd’hui, et au fil du temps, les héros ont surgi de là où on ne les attendait pas. Ce sont les membres de la lumière qui combattent jour après jour contre les ténèbres.

Ce n’est plus une quête solitaire qui ne concerne que certains élus. C’est une guerre de factions. Chaque groupe est terré dans son quartier général, se fait des ennemis comme des alliés. Vivre dehors est devenu trop dangereux. Être seul est suicidaire. A vous de choisir.

La guerre est imminente... chaque camp s'organise avec cette même certitude pour la bataille.

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On dirait que mon camp a quelques problèmes de loyauté. D'abord les recrues qui s'entre-tuent durant l'entraînement et maintenant des fuyards qui nous ont lâché dès que les affaires n'étaient plus bonnes. Bon, de ce que je comprends, ils ne sont pas vraiment de chez nous, mais plutôt du côté de notre sponsor officiel : le Colisée de l'Olympe ! Enfin, vu que c'est la chef du groupe qui les a ramenés à l'époque, ça revient de même dans mon bouquin. Et je sais que je vais seulement les faire revenir en tant que gladiateurs. S'ils ont fui dès que les gens ne sont moins intéressés par des spectacles sanguinaires, je ne donne pas cher de la peau du con qui va devoir les diriger dans la gueule du loup quand il faudra attaquer Shinra.

Alors, comme pour la première mission, les informations sont encore une fois surprenamment limitées. Ils ont été vus pour la dernière fois dans les montagnes et ils s’adonnaient à leur spécialité traditionnelle : le pillage en masse de villages peu protégés. Je suis plus dans les banques et les entrepôts de sociétés louches avec le viol en moins, personnellement. Malheureusement, ça ne sera pas suffisant pour me permettre de les choper par surprise dans leur campement. J’imagine que ça serait trop en demander pour les Mercenaires d'être professionnels avec leurs missions et de choper le maximum d'informations possible avant d'envoyer leurs hommes. Je pense que je devrais leur proposer quelques suggestions pour l'organisation de leur empire du mercenariat.

Bon, concernant le nécessaire pour cette mission… cette fois, j'y vais avec une tenue professionnelle. C'est-à-dire : mon masque, mon costard-cravate, mon gilet pare-balles et… quelles armes devrais-je prendre ? Alors, on va déjà voir ce qu'on a encore en stock : deux pistolets crosskill modifiés, un car-4 et… aucun explosif ! Merde, j'ai tout utilisé dans la soit-disant maison du traître à San Fransokyo pour faciliter la fuite du gang. Partir sans projectiles me semble un peu imprudent. Bon, on va prendre un seul crosskill et une dague en fin de compte. J'aurais pris plus impactant en temps normal, mais je dois bien les ramener en vie, ces putains de fuyards !

Maintenant, voyons voir pour le recrutement de mes “amis” dans cette mission consistant à ramener les lâches dans l'arène... Je sais déjà d'avance que la moitié adore s'entre-tuer en toute amitié alors on va faire sans ces types : je n'ai pas besoin de salopards sanguinaires qui n'ont pas la moindre notion de camaraderie. Je me balade dans les alentours en me demandant si je vais tomber sur un seul connard qui pense moins pour sa poire et plus pour le bénéfice du groupe. Si chacun pense qu’à sa gueule, on crèvera tous quand la Shinra se décidera à se bouger le cul pour finir le travail. Il faudrait qu'on commence à intégrer l'esprit d'équipe dans ce groupe avant qu'on fasse quoi que ce soit ! Et je sais que ça va paraître hypocrite de ma part après mon petit discours, mais actuellement, je fais confiance à aucun de ces types pour se tenir droit à mes côtés face à des huns ou un peloton de guerriers quelconque. Je pense qu'on va devoir faire cette mission d'une façon plus subtile : on ajoute un silencieux sur son arme de prédilection et on se lance dans une balade solitaire dans les montagnes.

Le plan est le suivant : repérer un village dans les hauteurs, attendre sagement que les pilleurs se ramènent, les suivre jusqu’à leur campement sans se faire choper et avoir une conversation privé avec leur chef…. avec un flingue au niveau de sa tempe ou une lame que j’aurais volé sous sa gorge.

Les trois premières étapes n’existeraient même pas sous la tutelle de Bain. On aurait déjà la position de leur trou à rats. Putain, j’espère qu’il a réussi à s’enfuir quand sa planque s’est faite compromettre… Les gars, je vous promets quand j’en aurais fini avec ces missions sans queue ni tête, je me servirai des ressources des mercenaires pour vous retrouver et on fera sombrer cette Shinra de merde dans les ténèbres de l’oubli tandis que nous rentrerons dans l’histoire de la criminalité sur un piédestal doré !

Je suis chanceux, nous sommes en plein hiver. Plus je monte à travers la fine neige des montagnes rocailleuses, plus mon plan me parait être un coup de génie. Avec les traces qu’on peut facilement laisser dans tout ce blanc immaculé, une fois que les dissidents auront pillés un village, je saurais comment les retrouver. Ça sera aussi simple que de dévaliser une banque à San Fransokyo. Malheureusement, je ne peux pas vous dire combien de temps ça va me prendre pour trouver un village aussi loin de Thèbes. J'aurais dû prendre des informations avant de me tirer… Putain, l'ironie de la chose m'échappe pas. Je me suis vraiment précipité pour le coup. Je suis certainement trop habitué à entrer dans le lard et à avoir une personne tierce pour me dire où je dois aller et ce que je dois faire.

Après un temps indéterminé à me les geler à travers la neige qui devenait de plus en plus épaisse, je trouve enfin un village ! Encore fumant, avec de nombreuses traces de pas humains qui en ressortent pour s’enfoncer davantage dans le relief accidenté de la montagne à l’ouest. La neige est clairement ensanglantée aux alentours du village, ils n’ont pas hésités à tuer la populace. Je me demande s’il y a des survivants… Bah, c’est leurs emmerdes, pas la mienne. Je suis ici pour ramener ces connards dans le Colisée de l’Olympe, pas pour jouer aux héros sauveurs de l’orphelin et de la veuve.

Une vingtaine de minutes plus tard, je peux apercevoir le campement de nos amis les Huns. Je grimpe à un arbre pour avoir une meilleure vue de l'endroit sans les avertir pour autant. Principalement des tentes et aucun cheval en vue : ils ne sont clairement pas dans leur environnement. Je pense m'en servir à mon avantage. Le plus compliqué sera de pénétrer dans la tente du chef sans que ses gardes m'aperçoivent et je ne pourrais pas fuir avec l'une de leurs montures vu qu'ils en ont pas encore volé apparemment. Ils semblent être suffisamment organisés pour faire des tours de garde et des patrouilles autour du camp. Va falloir que je la joue fine... Du mieux que je puisse voir, il y a au moins quatre gardes qui tournent autour des sept tentes. Et si ma vision ne me trompe pas, on a une crevasse à côté de la plus grande d’entre elles. Si mon temps à voler les riches m'a bien appris quelque chose, c'est que le type qui est le plus haut dans la hiérarchie a toujours la maison la plus grande et somptueuse… métaphoriquement parlant, dans notre cas. Est-ce que la boss m'en voudra si j'en balance un ou deux dans le vide ? Bah, des dégâts collatéraux, ça peut arriver.

Je me permets d'attendre calmement de là où je suis histoire de bien analyser leur petit tour de garde. Il ne semble pas qu'ils observent l'intérieur de leurs installations, mais je ne vais pas prendre le risque de m'infiltrer alors qu'il y a des chances que des soldats soient prêts à me sauter dessus dès la seconde où je rentre. Ils semblent éviter de passer à côté de la crevasse. Je vois qu'ils ont quand même un instinct de survie malgré leurs atrocités. Je pourrais attendre sagement la nuit… Ouais, on va faire ça, en priant que je ne devienne pas un putain de bonhomme de neige entre temps.

La nuit tombe enfin. Et j’aurais presque oublié l’existence des étoiles à force de vivre dans une métropole comme San Fransokyo. Elles sont splendides…et l’une d’entre elles viennent de disparaître !? Comment c’est possible ? Ce sont des putains de mondes comme celui-ci ! Ok, je garde ma concentration sur l’accomplissement de cette mission et après, je m’occuperai de comprendre ce que je viens de voir. On met le masque et c’est parti !

Descente de l'arbre en toute discrétion. Approche du camp en faisant de mon mieux pour marcher dans les traces de pas déjà en place. Pas la chose la plus aisée à faire, mais ils ont des pieds suffisamment grands pour me laisser une belle marge d'erreur. Le plus gros soucis de la neige reste néanmoins le bruit. C'est le plus grand danger quand on essaye d'être discret dans une telle situation: le bruit de mes pas que l'ennemi peut entendre et s'en servir pour me repérer. Je dois rester du mieux que je peux en adéquation avec les déplacements de ces connards pour limiter le risque. Je commence à me faufiler par le côté du camp le plus proche possible de la crevasse. Le plus vite je m'en approche, le plus vite je serais dans une zone dans laquelle ils ne s'embêteront pas à patrouiller. Et si l'un d'entre eux décide de suivre mes traces, ça serait un aller sans retour en bas du putain de précipice !

Et je suis maintenant officiellement dans le camp, dans l'antre des bêtes. Et je continue à marcher dans les traces en m'assurant de ne pas me faire choper trop vite. Pour le moment, personne devant ou derrière moi. Je continue à les suivre le plus rapidement possible sans provoquer trop de vacarme. Je suis proche de la crevasse, je continue à s'avancer et… attends, il y a des traces qui continuent à ce niveau-là ? Et merde… Je peux voir que l'un des gardes a décidé de dévier de sa route au cas où. Soit ils ont dû changer les routines selon le temps de la journée, soit il a été suffisamment curieux pour causer une légère emmerde dans mon plan. Tu sais quoi ? Je ne peux pas me permettre qu’il reste en vie. Il remarquera l’ouverture que je vais faire dans la tente avec ma dague et avertira ses petits amis pour venir me faire chier. Et hors de question que je m’approche pour qu’il se retourne au dernier moment et que je foire mon coup dans le dos ! Je sors mon pistolet crosskill avec le silencieux au bout. Je vise et… bim, un tir en pleine tête. Le corps du salopard tombe dans la crevasse avec tout son équipement que j’aurais pu prendre pour me faire quelques munnies au passage. Leurs arcs doivent valoir une fortune sur l’internet des mondes civilisés.

Maintenant, il est temps de se faire une entrée par l’arrière. On range le flingue, on sort la dague, on met la lame en dessous de la délicate toile et on lève le bras pour déchirer tout cela.... Un jeu d’enfant, pour l’instant.

Il est l’heure d’être un bon parleur et de convaincre le maître des lieux de se bouger le cul  pour retourner au Colisée de l’Olympe. Qu’il le veuille ou non ! Ça devrait bien se passer, j’ai un argument tranchant et un autre tout aussi éblouissant … pour quelques microsecondes, cela dit. Le patron de ce beau monde est pour l’instant seul dans sa tente en train de manger, assis un petit tabouret entouré du maigre butin qu’ils ont réussi à accumuler depuis leur fuite. Bordel, ça me rappellerait presque l’époque durant laquelle j’attaquais des supérettes avec mes premiers gangs. C’est à ce point pitoyable ! Assez de temps passé à observer les poteries et des récoltes fraîchement volées. Quoique… Il y a ce tissu rose qui pourrait m’être bien utile. Autant s’en servir maintenant ! Dès qu’il ouvre la gueule, je passe le ruban au-dessus de sa tête et avant qu’il ne puisse agir, je le baillônne sagement pour être sûr qu’il n’ordonne pas à ses gardes de venir rejoindre les festivités. Et on enchaine cela avec la dague au niveau de la gorge tout en maintenant la tête au cas-où avec l’autre main.

“Salut, mon gars. Il s’avère que toi et tes amis ne se sont pas tenus correctement depuis votre arrivée ici. Les mercenaires m’envoient juste pour faire un petit rappel. Vous êtes des gladiateurs, plus des pillards !”

“Mmmmhmmmmh !”

“On ne parle pas la bouche pleine, connard. Alors voici comment on va faire. Soit vous retournez sagement au Colisée pour continuer les spectacles, soit vous restez des pillards et je vous flingue tous.”

“Mhhhhhh ?”

“C’est un mot qui prendra tout son sens dans quelques siècles pour vous, sauf si tu ne coopères pas.”

“Mhhh! Mhhh !”

“Bon, ok, tu commences sincèrement à me les briser à être malpoli. Alors, voici ce qu’on va faire. Je vais te rendre la parole, mais si tu commences à crier pour alerter tes amis, je m’assure que ton butin ne sera pas seulement tâché du sang de tes victimes, capisce ?”

Le barbare commence à hocher de la tête pour approuver le simple pacte que je lui ai proposé. Je relâche la main qui était sur son crâne pour défaire le bâillon improvisé tout en resserrant le couteau qui était sous sa glotte, en guise de rappel de ce qui pourrait arriver s’il tentait de crier à l’aide.

“La femme avait au moins eu le courage de m’affronter comme un homme.”

“Faut évoluer avec son temps, branleur. Alors, tu comptes continuer ton existence en t’attirant la faveur des foules ou tu vas continuer à piller pour un quart de ce que tu pourrais gagner ?”

“Quelles foules ? Le Colisée est vide depuis la mort de son champion. Et les adversaires qu’on nous avait promis ne sont jamais venus nous proposer un combat à notre hauteur !”

“Tu tiens tant à avoir un combat digne de toi, putain de lâche ? Voici comment on va se la jouer, alors : tu retournes avec tout ton beau monde au Colisée de l’Olympe, je t’y attendrais. Tu m'affrontes dans l’arène. Tu gagnes et je te laisse piller Thèbes comme bon te semble. Tu perds et vous devenez gladiateurs jusqu’à la fin des temps : autant pour la gloire et l’argent que pour la mort et la déchéance. Est-ce que cela intéresse donc, le potentiel futur Attila ?”

Il commence à rire. Ce petit rire fier que tout bon sociopathe se doit d’avoir. On dirait qu’on a un preneur.

“Tu viens de me proposer ta ville sur un plateau d’argent, mercenaire.”

“Nous verrons cela une fois dans l'arène. Maintenant, tu te retournes pas et ne gueule pour l’assistance de tes potes et demain, et demain… tu auras ton combat contre Hoxton !”

Je retire lentement la dague d’en-dessous de son cou avant de la ranger. Je le vois se lever de sa chaise alors qu’il refuse de se retourner pour me faire face ; je sors néanmoins mon Crosskill au cas où il tente de me faire un coup de pute. Je sors de la tente par l’arrière tout en gardant le viseur de mon arme aligné avec sa tête. Au premier faux pas, il est mort. Heureusement pour lui et pour mon contrat, il ne fait rien qui puisse lui coûter sa vie tandis que je le perds de vue et que je fonce en dehors du camp pour rejoindre le Colisée.

Je suis de retour à l’arène des dieux. Je préviens mes collègues que les Huns seront de retour mais que leur chef m’affrontera pour décider s’il rejoint les gladiateurs pour les prochains shows. Bon, je leur cache que le pacte contenait le possible pillage de Thèbes en cas d’échec mais ce n’est pas mentir… c’est juste cacher quelques informations à leur insu. De plus, ils n’en sauront rien ! Je vais le rétamer ! Du moins, j’ai intérêt. Je n’ai pas spécialement envie de me foutre directement dans la merde auprès de ce nouveau groupe. Pas le temps d’y réfléchir, j’entends déjà l’autre gnome en train de gueuler à s'époumoner. J’imagine que nos invités sont de retour. On y va avec le masque et le nécessaire pour le combat : la tenue habituelle, le flingue Crosskill sans silencieux cette fois et un glaive que j’ai emprunté à l’une des recrues. On va rire. Et on n’oublie pas le masque ! Ne jamais oublier le masque !

Je me dirige vers le hall où je vois le peuple attendu. Des hommes des steppes sans aucun cheval pour montrer la terrible technique du “Hit and Run” dont je suis tant admiratif. Le chef s’approche de moi avec le sourire le plus arrogant possible. Il s’imagine certainement déjà en train de me détruire pour pouvoir raser la cité grecque.

“C’est donc toi, Hoxton ? Je m'attendais à quelqu'un de plus imposant. Je n’estime pas grandes les chances d’un lâche qui prend les gens dans le dos pour s’assurer un véritable combat. Bientôt, Thèbes sera à moi !”

Il s’avance en me bousculant de l’épaule alors qu’il entre dans l’arène et que ses pom pom boys se dirigent vers les gradins. Après son passage, j’ai droit au satyre qui me regarde d’un air totalement dépité.

“Alors, que je récapitule bien : tu organises un match dans le Colisée de l’Olympe SANS mon autorisation avec des tarés fous dangereux qui risque de saccager l'arène, tout ça pour les réintégrer parmi mes combattants ? Mais ça ne va pas la tête ?! Et c’est quoi cette histoire concernant Thèbes ?”

“Ne t’inquiètes pas, j’ai le numéro du branleur qui leur sert de chef ! Tu restes derrière, tu te détends et tu admires ce qu’un roi du crime de San Fransokyo peut faire à un pillard sans code d’honneur.”

“Je vois difficilement la différence entre les deux.”

Je me contente de ricaner à la faible provocation du coach de tous ses recrues qui s’empalent en boucle alors que je me dirige au centre de la structure pour un combat qui s’annoncera aussi dantesque que pitoyable. Évidemment, vu que le propriétaire n’a pas pu de faire de la pub pour ce combat, les seules spectateurs sont les huns et quelques péquenauds sans aucune importance.

On se tient maintenant face à face. Il a encore ce sourire tellement pête-cul qu'il ferait un bon méchant dans un show pour enfants. Ça serait presque amusant, mais quand on rentre dans le monde du crime, on apprend une leçon très rapidement : ne jamais sous-estimer un connard par son arrogance. Beaucoup ont fait l'erreur et en sont morts. Je le sais bien, je suis celui qu'ils ont sous-estimés ! Profitons néanmoins que le match n'ait pas encore commencé pour observer rapidement ce que le salaud porte sur lui ! Longue épée fine, un arc et une armure relativement lourde pour l'époque. Ouais, rien qui pourrait stopper des balles, mais ça va être dur si je veux faire du corps à-corps. Les seuls points faibles sont au niveau des bras et la tête. Oui, le type est suffisamment arrogant pour ne pas mettre un casque. Après, j'en ai pas mais c'est la profession qui veut ça !

Je me demande si je devrais lui laisser une chance pour le spectacle ou pas…

“Une fois que je t’aurais vaincu, je pillerai cette cité et je serais reconnu comme la pandémie des dieux !”

Ambitieux mais incroyablement arrogant. Je vais lui apprendre une leçon à la San Fransokyo. Je sors mon pistolet et je tire directement sur le genou droit. Et il tombe sur celui-ci, tout naturellement. Second tir dans celui de gauche et il est maintenant en une position digne d'un connard qui tente de se repentir pour ses péchés à n'importe quel bâtiment religieux. Je commence à m'approcher lentement du type alors que le public commence à me huer. Ouais, vous pouvez le faire, ça ne changera pas le fait que j'ai votre chef à ma merci ! J'en profite pour me tourner vers les huns qui aboyaient davantage pour leur montrer mon doigt préféré : c'est le troisième.

Je me retourne et je réalise cette petite diversion a été suffisamment longue pour que le chef sorte son arc et prépare une flèche. Il la bande, prêt à tirer alors que je fais de mon mieux pour lui en tirer une. Peu importe où ça touche tant que ça le blesse et nique sa visée. Une balle qui touche le sol à quelques centimètres du type. La flèche part et je me la prends dans l'épaule gauche.

“Ah, fils de pute !”
 
Putain, tu m'étonnes qu'ils évacuaient les flics qu'on a touché avec une flèche dans les rares occasion qu'on utilise des arbalètes ! Je n'ai même pas de vocabulaire pour exprimer ma douleur en dehors de ces quelques mots : putain de merde, j'ai besoin d'une trousse de secours, merde ! Je gâche une deuxième munition en le ratant de près au niveau de la tête. Il sort une autre et il prépare son tir. C'est ma dernière balle, je DOIS la rendre utile ! Une seconde pour viser alors qu'il bande une nouvelle fois l'arc.

Pense vite et choisis quoi cibler ! Tête, épaule droite ou gauche, estomac… épaule droite !

Je tire et ça passe ! L’impact est direct alors qu’il lâche son arme et foire la trajectoire de sa flèche. Heureusement d’ailleurs, un peu plus sur la droite et je me la prenais en pleine tête. Sa confiance en soi n’est pas pour rien, clairement. Mais je dois profiter de l’occasion pour en finir. Pas envie d’avoir une plaie infectée à cause de ce connard ! Je fonce vers lui et je lui donne un coup de genou sur le menton. Son torse tombe en arrière dans la position la plus inconfortable possible, visiblement assommé ou pire. J’entends soudainement un tonnerre d’insulte de la part des valeureux supporters du chef hunnique. Je prends cette saloperie bloquée dans mon épaule pour essayer de l’enlever mais sans exploit. Néanmoins, j’ai un dernier mot pour ses abrutis.

“Écoutez-moi bien, les huns ! Suite à la défaite de votre patron, vous êtes maintenant de retour en tant que gladiateurs, comme il l’avait promis ! Et si l’un de vous tente de se faire la malle une nouvelle fois, je m’assurerais que ce branleur crève ! Ce message d'intérêt publique vous est offert par le Colisée de l’Olympe !”

Je me permets de sortir de l'arène après cette annonce pour trouver Hippocrate ! Il va enfin m’être utile pour m’assurer que le chef ne soit pas mort et me soigner derrière. Pas envie de pavaner une plaie infectée jusqu’à la fin des mondes.

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Deuxième notation pour la nouvelle recrue ! J’y ai pris un peu de temps, désolé. Alors, mon impression sur cette mission que je t’ai donnée. Ecoute, j’ai apprécier. C’était pas mal. On tombe un peu plus dans les cordes d’Hoxton et c’était le but !

On a un texte d’une bonne taille, je n’y ai pas vu spécialement de fautes à part une étourderie ou deux, ce qui est déjà pas mal !

On a assez peu de descriptions (décor ou personnages) mais on a quand même des détails glissé ici et là dans la narration qui permettent de visualiser l’histoire. C’est tout de même dommage parce que le même texte avec juste une description de la montagne enneigée, bien escarpé, bien galère à traverser, ou de la stature des huns, bien brutasses, grands, baraqués, énervés, ça aurait rajouté de l ‘épicness au même texte. Ou même juste insisté sur ce froid et cette neige, bref tu m’as compris.

Les combats me paraissent cohérent, bien décrit même si un peu plus de résistance du boss aurait été apprécier, de même au niveau des dialogues. Ils paraissent juste, mais le chef hun se fait convaincre un peu facilement. On ressent pas la brutalité et le sanguinaire de celui-ci dans ses gestes ou ses mots. Une balle dans la jambe ? Je pense qu’il se serait relever malgré tout pour venir t’arracher les yeux.
Ceci dis on y croit quand même !

- le personnage et son caractère sont super bien dépeint par ton style de narration. On suit son raisonnement logique, son ressenti sur le moment, il est minutieux malgré son côté bourrin, il organise son action en cherchant à s’assurer le minimum de problème et ça j’adore.

« J’imagine que ça serait trop en demander pour les Mercenaires d'être professionnels avec leurs missions et de choper le maximum d'informations possible avant d'envoyer leurs hommes. Je pense que je devrais leur proposer quelques suggestions pour l'organisation de leur empire du mercenariat. »
Hahahahaha…. Les renseignements ça fait parti de ta mission mon coco.

« Bah, c’est leurs emmerdes, pas la mienne. Je suis ici pour ramener ces connards dans le Colisée de l’Olympe, pas pour jouer aux héros sauveurs de l’orphelin et de la veuve. »
C’est tout a fait l’esprit mercenaire, bravo !

Il y a également des clins d’oeil aux rps des autres et ça, j’apprécie toujours. Je suis pas super convaincue par l’interprétation de Philoctète mais ça passe logique quand même donc ça va. Dommage qu’il n’y ait pas eu de spectateurs un minimum quand même , ou que tu n’ai pas fait durer un peu le combat final.

Ce rps est vraiment plein de bonnes choses et de bonnes idées, je suis ravie de te compter parmi nous !
Mission réussie !

- difficulté et récompense


Normal : 20 points d'expérience + 200 munnies + 2 ps en dextérité, 1 ps en force.

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Lenore Caldwell, la présentation

La fiche de compétence
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