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« La liste des complices s’est considérablement allongée mais nous commençons à y voir le bout. Dès que la menace de mort plane, les langues se délient bien vite pour dénoncer les supérieurs de mèche avec Hailong.
- Tant mieux. Rassemblons-les comme prévu dans la cour du Hall de l’Harmonie Suprême. Nous ne pouvons pas les garder dans les geôles éternellement.
- Très bien. »

Je me tourne vers les portes lourdes grandes ouvertes vers les plus profondes prisons de la Cité Interdite. Il n’y a pas de lumière extérieure ici. Seuls les pires criminels ou serviteurs séjournent dans les sous-sols.  

« Tu es sûre que tu veux y aller ? Ce n’est plus obligé, à ce stade. » dit-il.

En effet. Mais je ne sais pas. J’ai besoin de réponses et je crois que Hailong aussi.


« Ne t’en fais pas. A tout à l’heure Gao.
- Fait attention à toi. »

Nous nous enlaçons comme nous le faisons parfois, frère et sœur. Malgré les années, toujours aussi proches, toujours aussi fusionnels. J’ai de la chance d’avoir eu une telle famille, si aimante, si forte, si généreuse.

« A tout à l’heure. »

J’entreprends de descendre les quelques marches et disparaît dans les couloirs des geôles, non sans m’assurer de fermer les portes derrière moi. Personne n’entre, personne ne sort. Je suis le chemin en m’orientant en fonction des torches. Mes pas résonnent et au fur et à mesure que j’approche du prisonnier, j’ai un sentiment étrange.

Je n’ai pas d’esprit de revanche sur lui, ce n’est pas comme avec Yijun. Ce n’est pas la colère qui m’anime, plus un sentiment d’obligation : je fais ici ce qui doit être fait. Je suis déçue de moi-même. J’aurai dû mieux prévoir. Si j’avais su mieux le cerner, rien de tout cela ne serait arrivé.

C’est dans cet état d’esprit que j’arrive devant la cellule de Hailong : une cage en cercle. Il est maintenu en chaînes, tiraillé entre les différentes extrémités de la prison. Plusieurs torches le maintiennent dans la lumière, en m’entendant approcher, il redresse la tête avant de la relâcher avec un léger sourire.


« Vous voilà enfin. Je commençais à croire que vous ne viendriez jamais.
- Oh, j’aurai pu ne pas venir. Mais je me suis dit que vous auriez besoin d’un peu de compagnie. »

J’ouvre la cellule et rentre dedans en refermant derrière moi. Je m’assois sur un tabouret en bois posé là. Non sans le dépoussiérer un peu avec un mouchoir. C’est affreusement sale ici.

« Asseyez-vous je vous en prie.
- Je vous remercie, Hailong. » répondis-je avec une légère pointe acide.

Comme pour lui mettre la puce à l’oreille, je ne l’appelle pas par son titre. L’annonce indirecte que c’est déjà perdu pour lui. Je reste droite et lorsque le silence s’installe enfin, je le brise.


« Je suis venue vous faire part de la décision de la Justice vous concernant. Vous êtes reconnu coupable de bien des chefs d’accusation. Vous êtes condamné à mort, par décapitation. » annoncé-je, le ton neutre et froid.

L’homme est déjà mort, cela ne sert à rien de l’enfoncer plus.


« Les nobles gens de l’Empire ont eu bien des idées quant à votre sort. J’ai pensé que la décapitation suffirait, plutôt que l’écartèlement, le bûcher, les tigres ou la punition « rouge écarlate ». »

L’ancien prince reste silencieux. Loin de son opulence passée, il se maintient enchaîné, dans des vêtements usés, déchirés, abîmés. Il a été maltraité, c’est presque certain. L’Empereur était aimé, c’était de la folie de s’en prendre à lui.

« J’ai quelques questions malgré tout pour vous. Pourquoi tuez votre père ? Qu’avait-il fait pour mériter votre courroux ? » demandé-je, curieuse.

Il détourne un instant la tête, avant de commencer à parler en regardant le sol.


« Le désir du pouvoir… Il devenait faible, fatigué. Je n’en pouvais plus d’attendre et il était trop vieux pour gouverner. C'était mon tour. J’ai eu peur que vous preniez le trône à ma place ou celle de mon fils. J’ai voulu couper court au problème. »

Il marque une pause avant de reprendre :

« Vous vouliez le trône depuis le début, c’est cela ? » demande t-il assez soudainement comme si cela était important pour lui.

Je me relève et me met à tourner autour de lui, avant de lui répondre toujours sur le même ton :


« Non, pas vraiment. »

Je soupire doucement. Je réalise enfin ce qui s’est passé. Nous avons fait une grave erreur, tous. Autant lui que moi.

« Je voulais que l’Empereur me nomme Chancelière de l’Empire… Je l’aurai aidé à gouverner, mais je n’aurai pas pris sa place. Vous avez détruit votre dynastie, assassinée votre famille pour… Prendre le pouvoir ? » demandé-je, étonnée et moi-même surprise.

J’ai moi-même fait des choses graves pour acquérir plus de pouvoir, j’en suis consciente et je regrette certains de ces actes chaque jour. Mais jamais je n’aurai eu l’idée de tuer ma propre famille pour cela. C’est juste inimaginable.

Hailong ne répond pas. Le silence parle de lui-même ici. Je soupire.


« Mon fils et ma mère. Que va-t-il leur arrivée ? » demande-t-il enfin, la voix moins sûre d’elle.

Voyant que je ne cherche pas à l’humilier davantage, peut-être se montre-t-il plus… Naturel ?


« Plusieurs idées ont été proposées. Égorger votre mère et brûler votre fils. Les pendre. Les jeter dans un lac les pieds lestés, les exiler dans les mines du Dongbei… Luo Yating a même proposé de les pendre à la Porte du Ciel pour plusieurs jours de sorte que les corbeaux les rongent. » énuméré-je tout en voyant le visage du Prince se décomposer peu à peu.

« J’ai fait en sorte que nous choisissions une alternative plus… Douce. » conclu-je alors que Hailong redresse son regard vers moi, comme pour en savoir plus.

« Votre mère s’est murée dans le silence, mais je ne la crois pas complice de votre crime. Elle ira finir ses vieux jours dans un temple du Sichuan en ermite, elle perdra ses titres et ses privilèges mais elle vivra dans de bonnes conditions. Quant à votre fils, l’exil dans les mines me paraissait bien dur. Au lieu de le laisser mourir dans le froid, il restera ici à la Cité Interdite. En tant qu’eunuque. » avoué-je enfin, pour le soulager.

Émasculé un enfant ne me fait pas vraiment plaisir, mais c’est une assurance future que personne n’aura l’idée de venir le chercher pour une quelconque rébellion ou que sais-je : pire qu’une femme impératrice dirigeante, un empereur eunuque deviendrait la risée de toute la Chine en un instant.

Son nom sera rayé des registres, il recevra une nouvelle identité et vivra ici. S’il est trop rebelle, nous aviserons mais en attendant cela me semble juste. Cela évitera aussi que des nobles, des fonctionnaires ou d’autres cherchent à se venger sur l’enfant.


« Vous vous attendez à un merci ?
- Pas vraiment, mais il serait de circonstance, je crois.
- Quand est-ce que je vais mourir ?
- Demain, à l’aube. Il n’y aura qu’un comité restreint, moi, des fonctionnaires, quelques généraux et les seigneurs les plus importants de l’Empire. C’est toujours mieux qu’une foule déchaînée par la perte de leur souverain. »

La conversation semble toucher à sa fin, et pourtant j’ai encore des points à voir avec lui.

« Vous ne le savez à présent, j’ai quelques pouvoirs surnaturels. J’aimerais que vous me répondiez honnêtement : lorsque vous mourrez, souhaitez-vous que j’aide votre âme à rejoindre paisiblement l’au-delà ? » demandé-je, le ton moins froid, plus empathique, plus chaud.

Il me regarde en souriant, il pense probablement que je me moque de lui. Et pourtant, il répond :


« Faites-le si cela peut vous donner bonne conscience. J’ai tué mon père, ma famille… C’est ironique et égoïste je crois, mais sans vous je ne trouverai pas le repos.
- Une autre dernière volonté ?
- Prenez soin de ma mère et de mon fils. Ils n’ont rien à voir dans tout ça… Même s’il devient un eunuque… Qu’il ne souffre pas trop de sa vie.
- Je ferai le nécessaire. Je pense que vous comprenez l’horreur de vos actes, je ne vais donc pas m’attarder dessus. Sachez que j’ai apprécié vous connaître, même si nos liens se sont vite détériorés. »

Une tournure de discussion qui me surprend moi-même.

« Je regrette vraiment ce qui s’est passé. » lancé-je tout en me dirigeant vers la sortie de la cellule.

J’ouvre la grille avec la clef. Le métal grince et je m’apprête à sortir.  Je me retourne une dernière fois vers Hailong, ancien Prince. Désormais simple homme devant la Justice de la nation qu’il a trahi par désir du pouvoir. Un avertissement pour tous.


« Réfléchissez bien à vos erreurs Hailong. C’est votre dernière nuit ce soir. Demain, je vous mènerai en douceur dans le monde d’après où vous ferez face à votre jugement. Au revoir.
- J’ai joué, j’ai perdu… Maintenant, je vais dormir. Adieu. »

La grille se referme et je sors d’ici le pas lourd et la mine grave. Quelle sinistre affaire. Et pourtant, l’opportunité est bien là. Puissent les Cieux m’être favorables en cette période trouble.

Je dois le faire, pour la Chine.

A l’extérieur, toujours encadrée par de nombreux gardes, je rejoins mon frère Gao dans la cour devant le Hall de l’Harmonie Suprême. Un lieu approprié pour ce que nous nous apprêtons à faire. Après la visite au Prince, il est temps de définir l’avenir des dizaines, des centaines d’hommes et de femmes qui ont souhaité se joindre parfois sans savoir à son entreprise contre-nature.

Je traverse le pavillon, je réajuste ma coiffure, mes bijoux et ma tenue. La démonstration se veut spectaculaire, il faut que mon personnage soit à la perfection pour cette scène unique en son genre.

La Justice est en marche.

Les portes s’ouvrent. Les tambours de la Cité Interdite résonnent pour annoncer mon arrivée dans la cour. Je ne suis pas encore Impératrice officiellement, mais les usages commencent déjà à s’appliquer peu à peu. Devant moi, une foule de traîtres à genou sur les dalles de pierre. La tête baissée. Une véritable armée de gardes assure la sécurité de la cérémonie. Les bourreaux sont également là, avec leurs grandes épées.

Il y a moins de personnalités pour eux que pour Hailong. A vrai dire, à part des fonctionnaires, quelques généraux -pour leur montrer l’exemple- et quelques seigneurs du Sud, nous sommes seuls.

Je descends les marches lentement au rythme des percussions. Puis tout s’arrête lorsque je prends position à quelques mètres des premiers traîtres. Le silence est pesant, lourd. Surtout pour les personnes agenouillées.

Je jette un rapide coup d’œil à Francis qui hoche légèrement la tête en me faisant un « pouce levé » avec sa main droite. Je crois que ça veut dire que tout se passe bien. Je me racle un peu la gorge, je vais devoir parler fort que tous m’entendent.


« Vous avez été tous condamné à mort pour avoir participer au plus grand massacre que l’Empire ait connu en bien des années. Vous avez humilié vos ancêtres en faisant le choix de trahir Sa Majesté et de répandre le sang d’innocents. Vous vous êtes montrés indignes de votre place de choix en tant que serviteur de la Cité Interdite. Même dans le mensonge vous vous êtes enfoncés dans l’abîme du crime le plus grave de notre glorieuse civilisation. Vous ne méritez plus de vivre comme avant. » commencé-je, le ton accusateur, grave et froid.

« Que Justice soit faite ! » lancé-je rapidement ensuite.

Les premiers rangs sont vite envahis de gardes qui prennent à bout de bras les traîtres pour les amener devant, légèrement en hauteur pour qu’ils soient bien visibles de tous. Ils les maintiennent pencher en avant pour ceux qui résistent. Les bourreaux se mettent en position.

Ces condamnés-là sont les gradés qui étaient au courant de la machination du Prince et qui ont suivi consciemment. Aucun pardon pour eux. Il faut que tous comprennent que la trahison est inacceptable, encore plus au cours du règne à venir.

Lorsque tout est en place, je lève la main. Les tambours recommencent à battre le rythme. Les épées des bourreaux se lèvent, puis s’abattent en un concert sanglant sur les nuques des traîtres à l’Empire. Les têtes roulent et sont vite récupérées par les gardes. Les corps sont traînés sur le côté pour être emballés dans des sacs de tissu, puis ils s’en vont pour être incinérés.

Au suivant.

La seconde rangée prend place, toujours des gradés, certes de moindre importance, mais ils étaient les petites mains de Hailong. Des donneurs d’ordre. Ils paieront aussi. Dans ceux-là, les premières femmes. Des serviteurs de la Cité Interdite qui ont trahi leurs vœux de servir leur maître avec honneur et dignité.

Les épées s’abattent à nouveau, certains ont crié mais nous ne faiblissons pas. La terreur est palpable dans les autres rangs. D’un geste, je fais stopper les tambours et tandis que les corps sont traînés à leur tour au loin, je marche parmi les pêcheurs.

Certains tremblent, d’autres pleurent. Si je devais appliquer strictement la Loi, ils devraient tous mourir. Cependant, certains n’ont fait que suivre les ordres sans poser de questions. D’autres n’ont pas eu le choix et ont été menacé. D’autres ont juste été manipulé. Je me sens miséricordieuse aujourd’hui, trop de sang a déjà coulé. Mettons donc un terme à cette folie débutée par Hailong.


« Je vais vous laisse trois choix. » crié-je presque pour être entendue au-dessus des tambours qui arrêtent de battre en un bref instant.

« Vous pouvez choisir la mort comme vos supérieurs ou bien… L’exil, dans des monastères bouddhistes ou taoïstes où vous finirez vos jours en vous repentant. Pour racheter votre faute, je vous offre également l’opportunité de servir une nouvelle fois l’Empire en me jurant allégeance jusqu’à ce que je vous relève de votre service : la moindre faute sera récompensée par la mort que vous méritez. Vous porterez ce poids jusqu’à votre mort en essayant de vous faire pardonner pour cet acte impardonnable. » expliqué-je.

Je retourne en direction des marches. Les eunuques nettoieront les traces de sang après. Au moins, les corps ne sont plus là. Xupeng, nouveau responsable des eunuques de la Cité Interdite s’avance et demande sur un ton très officiel :


« Qui choisit la mort ? »

Pas de réponses. Xupeng se tourne vers moi, je lui fais signe de continuer.

« Qui choisit l’exil ? »

Pas de réponses non plus. Cela ne m’étonne guère, la plupart ici sont jeunes : ils n’ont pas envie de finir leurs jours là-bas.

« Qui choisit de se repentir en servant notre nouvelle souveraine ? »

Dans un élan de survie -inattendu-, tous s’inclinent tout en criant de toutes leurs forces :

« Nous méritons de mourir ! Laissez-nous vous servir Songzi Huayan ! »

La première partie de la phrase est plus commune dans notre langue que vous ne le croiriez. Je ne me laisse pas berner par celle-ci, ce que je note cependant, c’est que tous préfèrent tenter une seconde chance plutôt que de se faire décapiter.

Un choix qui n’en était pas vraiment un. Et puisque, j’apprécie la fidélité, nous allons les traiter de telle manière à ne pas les laisser ainsi libres. Ils ont déjà tué un Empereur, ils pourraient recommencer.

Je fais signe à Xupeng et à Francis de s’approcher.


« Discipline les serviteurs, notamment les femmes, pour qu’ils comprennent bien comment servir réellement. Une sorte de « formation complémentaire ». N’oublie pas de leur rappeler la chance qu’ils ont que je les épargne.
- Ce sera fait, ne t’en fais pas.
- Francis.
- Oui chef ?
- Tu prends tous les gardes restants et tu leur fais subir des entraînements extrêmement difficiles et épuisants. Je t’affecterai Jiahao lors de ces exercices pour qu’ils savent qu’ils ne pourront expier leur faute qu’en étant mon bras armé.
- Hé ! Hé ! J’ai carte blanche ?
- Oui.
- Parfait ! on va s’marrer ! »

Oh oui.

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Dernières Confidences Signat10

"So much power in the mind, Yes divine
Take your chance, you'll never be next in line"









Impératrice Céleste Éternelle Meng Tian -蒙天-, Fondatrice de la Dynastie Song, Porteuse du Mandat Divin, Reine des Hans, des Mandchous et des Peuples du Sud, Grande Magistrice des Arts Magiques, Protectrice de la Terre des Dragons, Souveraine Légitime de toutes les Terres sous le Ciel, Ambassadrice des Cités Dorées du Consulat, Consule de l’Étiquette et Dame de Chengdu






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And here i go again, pour cette notation du dernier gros rp dans la trame ascension de l’impératrice Huayan, on est parti :

- Premières phrases et déjà un commentaire. Eh oui, « il est chiant ce ronso ! ». Alors, qu’en est-il ? Bah en fait, je me demande comment ça s’est passé tout ça. Visiblement, tu dis que Hailong avait pas mal d’alliés/complices, et des supérieurs qui plus est. Du coup, je me demande comment ça se fait qu’il n’y ait pas eu de plans de secours si jamais l’ascension du prince échouait. Le prince était si sûr et certain que sa première idée allait marcher du feu de dieu ? Ce serais bien ignare.

- Y’a une petite contradiction je trouve, Huayan se plaint de ne pas avoir vu le coup venir, on sent presque du regret. Mais d’un autre côté, elle est devenue impératrice, et dans le précédent rp, semblait contente de son ascension. J’imagine que le point ici, c’était de montrer que Huayan a l’échec en travers de la gorge malgré qu’il lui eu été profitable. Peut-être aurais-tu pu insister un peu dessus ? Aborder l’état d’impératrice, et montrer que malgré ça, Huayan rumine cet échec ?

- J’aime beaucoup la justification de Hailong. Elle est assez humaine au final. Huayan devenait de plus en plus puissante, qu’il craigne qu’elle ne lui dérobe le trône à la mort de son père, c’est légitime.

- Au final, la phrase de Huayan donne raison en un sens à Hailong. Certes, Huayan n’aurait pas été l’impératrice elle-même, mais je suis sûr que Hailong aurait vite compris qu’une femme de pouvoir comme elle en chancelière. C’est à se retrouver avec un empereur « pantin », manipuler dans les ombres par elle. J’imagine que c’est ce que tu sens-entend par la réflexion de Huayan, elle aussi en est consciente.

- Je suis toujours aussi surpris de voir l’incrédibilité de Huayan face à cet acte. Je ne connais pas énormément la culture Chinoise, donc peut-être que le parricide est plus rare là-bas ? Mais en règle générale, c’est quelque chose de commun dès qu’il y a des histoires de pouvoirs.

- J’aime bien comment le syndrome du sauveur se ressent dans le discours de Huayan vis-à-vis de la mère de Hailong. Là où quelqu’un de bienveillant sauterait immédiatement à la conclusion. Elle prend bien le temps de lister les divers supplices qu’elle aurait subi, et combien grâce à elle, il n’en sera rien. On sent combien elle aime se lancer des fleurs à sa propre personnes, et combien elle attend de Hailong d’en faire de même. Ce que j’adore le plus, c’est la réponse de Hailong. « Vous vous attendez à un merci ? », suivi de son changement de sujet. Il voit clair dans son jeu, et ne lui fera pas ce plaisir. C’est top ! Y’a une sorte de conflit passive, et ça rend l’échange plus savoureux.

- « - J’ai joué, j’ai perdu… Maintenant, je vais dormir. Adieu. » », ce « Maintenant je vais dormir » fait étrange, de trop. Tu aurais gagné à n’avoir que ce J’ai joué, j’ai perdu… Adieu.

- J’aime beaucoup la représentation que t’as fait du prince. Très humble, ses intentions sont claires. On sent un homme qui n’est pas aussi mauvais qu’il pourrait l’être, et ça le rend plus crédible. (C’est bien également que tu ne sois pas tombé dans le cliché du grand méchant qui déballe tout son plan. Ici, c’était succinct, droit au but venant de Hailong. Plus proche d’une vraie confession)

- Intéressante description de l’exécution. A ces époques-là, c’était autant un spectacle qu’une parade de pouvoir, tu le représente bien.

- C’est dommage qu’il y ait cette unanimité. J’aurais trouvé ça intéressant que certains acceptent l’exil plutôt que de servir cette femme (Surement certains ont été endoctriné à la voir comme un ennemi ? Ou lui reproche la mort de leurs collègues et amis lors de la défense de la cité interdite ?). J’aurais trouvé ça intéressant aussi d’en avoir qui accepte la mort, des gars qui s’en voudraient et préférerait mourir. (Comment Huayan y réagirait ? L’accepterait-elle ?). Là…C’est trop lisse. Tous les condamnés survivants qui sont unanime à servir Huayan, je trouve ça trop beau, trop facile.

- Des ordres difficiles mais nécessaire. Croire au repenti, ce n’est jamais très payant.


Donc, pour résumé ?

Très bon passage entre Hailong et Huayan. Humble, et crédible dans son exécution. J’ai beaucoup apprécié d’y voir une Huayan dans son défaut, et un Hailong qui n’y fait aucune courbette. Une bonne description de l’exécution, juste un petit regret sur la fin, avec un choix trop unanime à mon goût.

Mais voici qui boucle toute cette trame d’Hailong et l’ascension de l’impératrice Huayan. Sacré travail mine de rien, ce n’était pas une petite trame ! Bravo de l’avoir mené à bien !


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