D.Va
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le Dim 26 Jan 2020 - 6:34
« Ok les amis. » Je pose la caméra dans un noir de fou, alors que celle-ci filme en mode nuit. Le résultat sera bizarre mais intéressant. Je crois que ma machine est… en équilibre sur un vieux baffle endommagé. " J’ai assez peur. C’est… spécial. » Je m’assieds en tailleur à terre, pour pas devoir me pencher pendant cinq minutes. « San Fransokyo’s got talent. C’est maintenant. Comme vous le savez, je fais partie du jury. » Je fais un sourire à moitié réjoui. Pas parce que je suis pas contente d’être là, c’est vraiment mon choix. Maiiiiiis… Est-ce que c’était un bon choix ? Est-ce que je vais pas détester la prod ? Les concurrents ? Le jury ? En fait… l’initiative à la base m’emballait trop mais voilà. « Je vous explique un peu pourquoi je stresse. J’ai pas envie qu’on ait une image de moi après ce que je vais faire ici. Genre… J’ai pas besoin de venir ici, pour être connue. Je le fais  pour le fun. J’ai peur de regretter. Mais enfin, j’ai peur de parfois être un peu cassante, de vous dégoûter un peu… Mais bon ! Aujourd’hui, vous allez être avec moi tant que je le pourrai. Bon quand je serai à l’écran, durant un numéro, ça sert à rien. Mais voilà, en backstage, on se retrouvera. » Je fais un petit clin d’œil. Je vois une lumière qui s’allume. Le show va commencer. « Sur ce, les gars, à tantôt ! » Je ferme ma caméra, je me relève, je me tape les fesses pour faire partir l’éventuelle poussière. Un écran s’allume à côté de moi. On ne sera pas diffusés en direct pour les sélections mais bien pour les demi-finales, la finale, etc. Mais du coup, l’écran ici me rediffuse quand même tout ce qu’il se passe sur scène, sachant que beaucoup de choses seront coupées au final. J’ai pas un grosse expérience des plateaux mais j’ai déjà fait deux trois trucs.

Un homme est sur la scène. Les cheveux courts, la peau mate, c’est pas quelqu’un que je connaissais avant mais c’est Tony Grist, visiblement. Un présentateur vedette du coin.
« Mesdames et messieurs. Nous sommes réunis ce soir pour la première édition d’un show universellement connu et vu dans de nombreux mondes. Sauf que… je le sais. Vous le savez. Nous le savons tous. San Fransokyo est unique. San Fransokyo est bourré de jeunes et de moins jeunes gens absolument extraordinaires. Des inventeurs, des athlètes, des danseurs, des performers. Et de nombreux cas exceptionnels sont venus ce soir, pour être LE talent de cette première édition. » Un tonnerre d’applaudissements vient interrompre Tony Grist. Il sourit finalement. « Vous pouvez les applaudir, oui et cela, durant l’entièreté du show, car vous savez que tous ces phénomènes ont besoin de vos encouragements pour être encore meilleurs. »

La caméra fait un traveling autour de lui, alors qu’il la suit du regard. « Je vous explique les règles. Chaque candidat a quelques minutes pour montrer son talent à un jury de quatre experts. À la fin de la prestation, chaque membre du jury devra dire si oui ou non le candidat passe à l’étape suivante du concours. Trois oui, et le candidat passe. Mais attention… les quatre membres du jury ont chacun un buzzer. Si ceux-ci n’aiment pas le numéro, ils peuvent appuyer sur le bouton. Si les quatre buzzers sonnent, c’est l’élimination et l’arrêt immédiat du numéro. »

Et en-dehors de ça, va continuer à faire ton numéro sereinement alors que tu entends une énorme alarme des familles crier au monde que ton truc est pas si bien que ça. Moi, je… je sais pas. Je trouve ça chaud. Je vais vraiment essayer de ne jamais l’utiliser, juste pour le principe. Sauf si, on sait jamais, y a des propos choquants, discriminatoires ou quoi. Non je sais bien que les sketchs qui vont commencer à éclater tout le monde, c’est pas mon truc. Moi je comprends qu’on dise ce qu’on pense, mais dire un truc juste pour choquer, je suis pas d’accord.

« Je vous présente le jury pour ces phases de sélection. L’un des plus grands physiciens, inventeurs de ce monde, le docteur Wilson ! »

Sur l’écran, je vois l’homme un peu plus âgé que tout le monde entrer sur le plateau, avec sa blouse blanche aux manches retroussées. Il a l’air assez sympa, et je lui ai un peu parlé, il est méga intéressant mais clairement on n’a pas les mêmes critères. Il vient près de Tony Grist, lui serre la main avec confiance en saluant le public qui… le connaissait pas, on va pas se mentir. Mais si t’as vu la bande-annonce, la hype monte forcément un peu ! Et bon, c’est pas habituel dans ce format d’émission mais comme ce sont des personnalités locales, et qu’il y a une petite chance pour que ça soit diffusé dans d’autres mondes… présenter le jury a été prévu par la prod. Bon moi je suis pas contre !

« Bonjour Docteur Wilson. Nous ferons court, car vous savez que nos candidats sont extrêmement stressés. Nous connaissons vos spécialités. Vous êtes un scientifique de renom. Vous avez une réputation incroyable dans le milieu et… avez la particularité de toujours vous mettre dans des situations périlleuses. »

Le docteur rigole de bon cœur. « Oui et bien écoutez, c’est vrai qu’il m’est arrivé de réparer un vaisseau en plein espace intersidéral, dans une tenue adaptée à l’espace, alors que la machine continuait de voler et d’éviter les sans-cœurs ! » Il finit sur un rire. Moi aussi je rigole.

« Ok donc les rumeurs disaient vrai ! Docteur… pour vous, de quoi doivent faire preuve les candidats ? »

« Avant tout, d’originalité. Moi… que ce soit des sciences, de l’art ou des épreuves de force, je m’en fiche un peu. Évidemment, j’apporterai mon point de vue scientifique sur les inventions et les trouvailles des éventuels chercheurs qui viendraient sur la scène. »

« Oui car c’est vraiment la spécificité de San Fransokyo par rapport aux autres mondes. »

« D’où ma présence. » Le Docteur Wilson rigole encore en regardant le public qui répond lui aussi par un rire. « Mais au-delà de ça, moi… si je vois que la chose qui est présentée a été créée, montée, faite avec originalité, sens du spectacle, pour moi c’est bon. »

Les gens applaudissent Wilson qui va s’asseoir devant la table du jury, tout à gauche.

« À présent, veuillez accueillir le second membre du jury : Madame la Maire du monde de San Fransokyo, Amasa. »

Celle-ci rentre sous un tonnerre d’applaudissements suggéré par la prod. Franchement je le dis sans méchanceté. Elle et moi avons un passé. Notre rencontre a été très bizarre mais je la kiffe franchement.
Elle est super bien habillée. Ses cheveux sont plus courts qu’avant, tombant en carré impeccable, légèrement sous son menton. Mais ses vêtements sont coquets, avec des motifs floraux et une couleur dominante violette.
« Bonjour à tous. »

« Madame la Maire, vous savez que nous devons nous dépêcher, aussi vous poserai-je seulement quelques questions. Tout d’abord, votre présence ici est-elle liée à votre campagne électorale qui viendra sûrement dans un peu moins d’un an, puisque les prochaines élections sont dans moins de deux ? »

« Oui et non, Tony. » Elle répond de manière beaucoup plus sérieuse que Wilson. C’est une personne gentille mais elle a pas vraiment la réputation d’être quelqu’un de vraiment rigolo. Elle est pro. Après bon, je pense que personne ne se dit qu’elle est méchante non plus. « J’aime être maire de San Fransokyo. Je n’ai aucune envie de quitter ce poste, parce que c’est un travail que j’adore. Être ici me permet de montrer ce plaisir. J’espère convaincre beaucoup de téléspectateurs de ma bonne foi. Et en-dehors de ça, je trouve qu’il est vraiment important d’afficher au monde notre fierté vis-à-vis de tous ces talents qui composent notre ville. »

« Bien. Pour vous, de quoi doivent faire preuve les candidats ? »

« D’honnêteté, Tony. De sincérité. Le meilleur candidat serait pour moi celui qui se livre au public, qui donne absolument tout ce qu’il a pour convaincre. » Hum… réponse vague mais plutôt efficace. Amasa va à sa place, à la droite de Wilson.

« La troisième membre du jury : la Soldat 1ère Classe, représentante de la Shinra dans notre monde, D.Va ! »

Je sors des backstages et rentre sur scène, applaudie par des centaines de gens. Je ne suis pas en combinaison, j’ai décidé d’opter pour un skin assez classique pour moi : un short assez court en bas, et un hoodie en haut. Comme chaussures : les Roxas II, un classique pour une accro du sponsor comme bibi ! C’est assez sexy mais… disons que quand on assume de diffuser des photos de soi en maillots de bain sur un dirigeable dans toute la ville, faut un peu tenir la distance après. Pour être bien reconnaissable de loin, j’ai quand même fait le maquillage obligatoire avec les moustaches de lapin roses sur mes joues. Je salue le public avec des cœurs, des coucous. Ca m’avait manqué, ça faisait longtemps ! Je fais la bise à Tony, en me mettant sur la pointe des pieds, parce qu’on me verra pas serrer la main de quelqu’un à la télévision.

« D.Va. Comme pour les autres membres du jury, deux uniques questions. Tout d’abord, qu’apportez-vous à cette émission ? »

Je fais un grand sourire. À part une bonne tranche d’audimat, il veut dire ? Drôle de question, je suis pas n’importe qui ! « Écoute Tony, pour moi c’est bien simple. Si tu enlèves mon skill aux jeux vidéos et ma capacité à piloter des mékas de plusieurs centaines de kilos dans les airs… j’ai aucun talent, comparée aux autres membres du jury. Mais j’apporte deux choses. Déjà, le talent des autres, j’en fais quelque chose. Je m’évertuerai toujours, dans ce monde ou ailleurs, à permettre à tous d’exploiter leurs compétences et de devenir des mégas bêtes dans leur domaine. Ensuite, je suis une performeuse. Je sais ce que c’est de vouloir être la première. Et contrairement à beaucoup de gens, c’est souvent moi qui arrive au top. »

Le public rigole ou m’applaudit ou hue gentiment ma petite prétention. Je fais un clin d’œil à la caméra. Le tout c’est de le dire avec le sourire. « De quoi doivent faire preuve les candidats ? »

« Ici, je vais m’adresser aux candidats qui vont passer les sélections. C’est bien de réussir le premier pool. Mais vous n’êtes rien sans votre courage, sans votre persévérance. Si vous n’abandonnez jamais, si vous vous battez comme des lions, là… vous serez un sacré talent pour cette émission. »

Je vais m’asseoir à mon tour alors que Tony Grist appelle le dernier membre du jury, Mokonzo. Il arrive avec sa canne et son grand manteau blanc. Comme dans la pub. Pfiou. « Mokonzo. Vous semblez être quelqu’un d’impitoyable, de terriblement exigeant. Qu’en dites-vous ? »

« Je le suis. Je compte sur les autres membres du jury pour apporter de la gentillesse à nos candidats, parce que moi, je n’en montrerai aucune. Je ne dis que la vérité. Ma vérité. »

« Et de quoi doivent faire preuve les candidats, selon vous ? »

« D’exactitude. Les concurrents doivent montrer le fruit d’un travail acharné, ininterrompu. »

Ok. Bon. Il s’assied à ma droite. Je regarde en souriant Amasa qui me rend poliment mon sourire. « À présent, mesdames et messieurs. Les premiers candidats vont se succéder devant notre jury de San Fransokyo’s got talent ! »

… Bon. Sans la musique, ça donne moins bien mais enfin. On a un petit battement avant que le premier se mette en place, que la régie soit ok. « Madame la Maire, comment allez-vous ? » Notre voix est diffusée partout, sans surprise. On n’entendra rien à la télé, bien sûr, sauf éventuellement dans le bêtisier. Ici, c’est pas du direct comme je le disais. Mais au moins comme ça, je suis sûre qu’Amasa m’insultera pas, cette fois ! Je lui souris. Elle lève ses yeux de son calepin que genre… elle utilise vraiment ? Elle me sourit elle aussi. « Bien et toi ? »

« Mais super ! Trop contente de faire ça avec vous. »

« Oui c’est vrai que c’est sympa. »

« Attendez, moi qui voulais à ce point qu’on fasse des trucs ensemble. » Elle rigole légèrement. « Le binôme de fou qu’on peut faire. Non c’est bien, c’est une bêta qu’on va faire ici. Ok comment on procède ? »

« Je… vais dire beaucoup de choses très ennuyeuses aux candidats, qu’ils ne comprendront pas. Et toi… tu réexpliqueras tout avec des termes d’internet. »

« Hmm… » Je fais semblant d’hésiter en me retournant légèrement vers le public, attentif. « Oui bonne idée. Mais ça sert à quelque chose ? »

« Non mais comme ça, tu seras vraiment utile. » Le public rigole, je pince mes lèvres en souriant. « Woy… Vous tirez à balles réelles, aujourd’hui, Amasa. »

« Si tu as une autre idée, je suis preneuse. »

« Ok alors. » Je croise les jambes sur la chaise. « Je… je descends les candidats plus bas que terre, je les fais pleurer. Et vous, vous les consolez comme seule une mère-grand sait le faire. » Elle rigole, le public aussi. « Oui oui, ça me va très bien. Dis par contre, D.Va, plus sérieusement. »

« Oui dites-moi. Je… Je sens que vous allez me vanner très violemment. »

« Non alors. Tu te rends compte que tu es à la télé ? Parce que ce short ? À ce prix-là, autant rien mettre, ça donne le ton et ça fait monter la part d’audience. »

« Ouille. » ponctue le professeur Wilson en regardant mes jambes nues. Je fais une moue un peu vexée, mais… allez pas vraiment. « C’est ma culture, Amasa. À Illusiopolis, y a tellement de styles vestimentaires qui viennent de partout. Tout s’est mélangé et au final on fait ce qu’on veut. Non mais moi aussi ça m’a étonnée, en venant ici, de voir des mecs assumer le long manteau blanc et la blouse de docteur fou comme si c’était vraiment des tenues normales. »

Je fais un clin d’œil à Mokonzo, à ma gauche, qui sourit légèrement. « Un gros pull avec un mini-short, c’est tellement absurde que je pense quitter l’émission. » Yeah. Bonne ambiance. Et franchement, premier degré. J’avais un peu peur avec Mokonzo. On est bientôt coupés par Tony qui nous annonce le premier candidat. Et bon, ça tu le vois pas forcément quand tu regardes l’émission mais ça s’enchaîne de ouf. Le but est que t’en aies sept qui passent en une heure, ce qui veut dire un peu moins de dix minutes chacun.

Tony disparait. Un gars apparait. Très maigre, en marcel, donc tu vois vraiment ses côtes à travers le tissu, ses clavicules, ses bras nus, bien sûr. Il me fait penser à un acteur mais j’arrive pas à retomber sur son nom. Amasa prend l’initiative.


« Bonjour, jeune homme. »

Il répond difficilement, visiblement un peu essoufflé par le stress. « Bonjour. »

« Comment t’appelles-tu ? »

« Auto. »

Je hausse les sourcils mais fais un grand sourire. « Pseudo, je suppose ? »

« Oui, oui c’est ça. » Je hoche la tête. « Et de quel quartier viens-tu ? »

« Rue du Marais. »

« Ah oui ! »

Je regarde Amasa avec curiosité. Là comme ça, c’est pas super passionnant ; C’est pas que ça m’intéresse pas mais est-ce que ça va bien passer à la télévision ? « Et que fais-tu ? »

« Je suis électricien. »

« Ok et bien… si mes compères sont prêts, je le suis. Fais-nous rêver, Auto ! »

Une musique commence. Très angoissante, une sorte de crescendo fait avec un thérémine. Typiquement le genre que tu entendrais pour accompagner une arrivée d’OVNIs. Enfin on s’en fiche. Le mec commence à danser d’une manière très contemporaine. Ses bras tournent autour de lui comme s’il caressait l’air. Et brusquement, alors qu’un son plus aigu arrive, son bras se tord. Et là ça commence. Il danse de manière frénétique, plutôt bien, pendant que ses bras se tordent dans tous les sens, font des angles complètement improbables, viennent s’enrouler autour de son cou comme le corps d’un serpent.

« Uhhh » s’écrie Amasa de dégoût, en souriant, alors qu’en vrai elle trouve ça aussi impressionnant que moi. Et là brusquement, ce sont les jambes qui commencent à se tordre aussi, si bien que, logique… le mec s’effondre. Mais même à terre, le numéro des membres qui font des mouvements impossibles continue, si bien que parfois, il se relève, comme une sorte d’araignée, soulevée par une jambe dont on dirait qu’elle a été bien sévèrement disloquée. Et alors que les minutes passent, et que c’est pas chiant, vraiment. Le mec, encore couché, se relève hyper facilement, juste en… remettant tout son corps normalement pile au moment où la musique s’arrête. On applaudit, le public aussi. Franchement, propre. Enfin… propre, je veux dire Bref !

Tony arrive près du garçon.
« Woah, c’était vraiment troublant, Auto. Vraiment, c’est… est-ce que c’est quelque chose qui s’apprend, ce genre de pouvoir ? »

« Non non. » répond-il fort sérieusement. « Mes articulations me permettent des mouvements comme ceux-là. » Il reprend son souffle. « Et je… j’ai travaillé pour encore profiter de cette souplesse. »

« Et bien je ne sais pas si c’est au goût de notre jury mais moi j’ai trouvé ça affreusement amusant ! » rigole Tony Grist. « D.Va ? »

Je me redresse en souriant poliment. « Vraiment tu m’as épatée avec ce numéro. Bon, ton corps est ce qu’il est, et c’est très impressionnant à voir. Mais ton travail avec la musique, la construction de ton numéro, le fait que d’autres choses, d’autres membres se désarticulent au fur et à mesure, c’est vraiment intelligent. » Le public applaudit derrière moi. « En tant que tel, j’ai vraiment trouvé ça bien. Pour moi, ce sera un Oui. » Je souris gentiment. J’ai pas été hyper positive et énergique parce que je me doute vraiment de ce que diront les autres. Tony donne la parole à Wilson. « Écoute, je vais pas passer par quatre chemins, mon gars. Ce que tu as fait, c’est un excellent début. Mais je me suis ennuyé durant ce morceau, déjà parce que tout ça, là… c’est en deux dimensions. Tu danses debout, tu danses couché, et ça c’est super mais en gros tu restes au même endroit de la scène. On te croirait enfermé entre quatre planches de verre. Y avait pas de mouvement. Y avait peu d’énergie. Pour moi ce sera non. »

« Amasa ? »

« Pour moi aussi, ce sera non. Très bon début, comme l’a dit Wilson. Mais tu dois te trouver des personnes qui complètent ou qui peuvent faire ce numéro avec toi… ou revoir totalement ta manière d’occuper l’espace, parce qu’en l’état, c’est impressionnant mais trop… peu. »

« On peut quand même applaudir ce premier candidat. » Et là pour ça, tout le monde est partant. Le public, le jury. Mokonzo n’a pas parlé, non. Pas besoin de perdre du temps dès lors que deux non disqualifient, de toutes façons.

Le deuxième candidat arrive. Woah. Ca te laisse pas le temps de débriefer !


« Salut, comment tu t’appelles ? » demande le docteur Wilson.

« Maathai. » répond une femme noire, très belle, avec une djellaba de fou. « Je suis technicienne de surface dans les bureaux. »

« Ok Maathai. » reprend Amasa en souriant à pleines dents. « Vous, je sens que vous avez un truc. Je vous en prie, vous pouvez commencer. »

« Ah et bien. Pas besoin de musique. J’ai déjà commencé. »

« Ok. » dis-je, un peu amusée. « Et c’est quoi votre talent ? »

« Je sais lire dans les pensées. »

« Un genre de mentalisme ? » demande Mokonzo. Franchement ouais je pense à ça quand on me dit ça. « Non, vraiment. Je peux dire exactement ce que vous pensez. » nous répond-elle avec le sourire. « Je peux essayer sur le public, si vous voulez. »

« Non non. » Ah elle a titillé la curiosité de Wilson. « Sur moi, ça sera très bien. Vous avez besoin de me toucher la tête ? »

« Non, rien du tout. »

Elle dit ça mais bon. Maathai fixe longuement Wilson, qui a l’air super détendu mais intéressé. Et là, ses deux yeux se révulsent. « Ah oui, bon c’est pas rien du tout ça. » commente Amasa, alors que le public est genre scotché. Je me retourne pour les regarder mais pas trop longtemps parce que je veux… totalement voir ça. Et Maathai commence à parler super vite, au rythme des pensées de Wilson, je suppose ! « Qu’est-ce qu’elle fait ? C’est un truc ? Euh… C’est vrai ? Je… 1, 2, 1, 2 ! Ok et si je pense à un gratin dauphinois. Ok elle le dit aussi. » Malgré l’étrangeté du délire, avec une femme qui balance les pensées loufoques d’un scientifique comme ça… le public finit par rigoler. Maathai sort de sa transe.

« Ok, vous vous souvenez de ce qu’a pensé le Docteur Wilson ? » demande Mokonzo.

« Oui tout à fait. Il a surtout réagi, a essayé de voir si ce que je faisais était réel. »

« Wilson ? C’était bien tes pensées ? » Il a l’air troublé. « Euh oui ; C’était comme si elle les retransmettait directement de mon cerveau, je… »

« Un autre veut essayer ? »

Ahah. « Sans façon pour moi. » J’ai vraiment pas intérêt à faire ça au moment où je suis en train de magouiller avec Roxas. Amasa fait pareil que moi, sans surprise. Mais Mokonzo, sans surprise, la laisse faire. Maathai rentre en transe et dit : « Pour ma part, c’est un oui. »

Mokonzo sourit. Le public explose. Bonne mise en scène, je dois dire ! Tony arrive, un peu en retard, du coup ! « Ok génial merci Mokonzo. Amasa ? »

« Ah moi, oui bien sûr. J’ai trouvé ça incroyable. C’est vraiment… fou. Pas du tout ce à quoi je m’attendais dans cette émission et… bluffant. Inquiétant aussi ! »

« Pour moi aussi. J’ai vu quelques pouvoirs assez drôles jusqu’ici mais quelqu’un qui lit dans les pensées de cette manière. Chapeau. »

Wilson est d’accord. On a notre première sélectionnée ! Suite à ça… moins engageant. Quatre candidats font leur démonstration. C’est toujours pas mal parce qu’ils ont passé les pré-sélections, ces gens-là, mais ils ne sont quand même pas à la hauteur. La première personne est une vieille dame qui est super forte, qui soulève 80 kilos sans problème. Alors qu’elle est vraiment vieille. On a été super gentils mais voilà, c’était pas… Ensuite y a eu un inventeur qui est venu nous montrer une création, un genre de projecteur holographique de jeu vidéo avec une dimension interactive directement en live. Style deux raquettes de ping pong sont apparues, en données, et on pouvait jouer mais… sincèrement, là comme ça, moi je trouve pas ça encore ouf.

Un cracheur de feu, ça bon… et deux chanteurs. Pour l’instant, que des solos et c’est pas un hasard, la prod a organisé ça pour qu’au début, les choses faciles à organiser se packent.
« Nous allons pouvoir passer au prochain candidat. Espérons qu’il aura plus de chances que les concurrents précédents ! »
Irelia Alishina
Irelia Alishina
La Danseuse

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le Dim 26 Jan 2020 - 6:58

- - C’est à vous.
Légère, un sourire en réponse au technicien, la Danseuse s’avançait à son tour au-devant de la scène. Les projecteurs brillaient, illuminant le studio ainsi que la participante alors qu’elle s’avançait au-devant du public.

Nu-pied, un legging noir et un haut trop large masquant la moindre forme.

Sourde à la musique, aphone aux exclamations, Irelia se retrouvait dépossédée de tout élément à l’exception d’un corps. Tendue, à la limite du crispée, elle alignait ses quelques pas jusqu’à l’extrême que l’endroit offrait. D’une œillade sur la gauche, une répétition sur la droite, elle observait les caméras sur drone ayant suivi et conduisent ses mouvements aux écrans retours. Saccadant son torse, haletant dans sa posture, le public l’acclamant avant sa prestation parachevait ses sens et aussi son tract l’ayant frappé son paroxysme.

Masquant la réalité à ses yeux, bombant le torse en une inspiration, elle reprenait contact une fois soulagée.

- Bonjour mademoiselle.
S’octroyant un masque, brisant le ton de ses émotions, la rêveuse offrait son attention au maire de la ville en une courte révérence. Une habitude qu’elle n’avait d’autres choix qu’à offrir.

- Bonjour, madame le maire.
- Quel est votre nom ?
- Irelia.
- Bien, quel âge avez-vous ?
- Dix-sept ans, mais je fête mon anniversaire le mois prochain.

Fidèle à son rôle, le public scandait d’une seule et même voix l’unique onomatopée qu’un prompteur semblait leur indiquer. Le maire s’affranchissait d’un sourire, accordant dorénavant son importance à ses notes alors qu’un nouveau membre du jury s’appropriait la parole.

- Est-ce que tu veux nous parler de ton métier, actuellement ?
- Pour l’instant, je prépare un spectacle de danse en Terre des Dragons dans la ville de Chengdu. En hommage des victimes de la bataille ayant eu lieu il y a quelques mois.
- Encore une danseuse, j’espère que ce sera plus intéressant qu’une répétition de quadrille.

L’intervention du public, une fois encore, s’accaparent un rire en la remarque de Mokonzo. Figée, la Danseuse n’y prêtait qu’une attention minime alors que son regard reflétait le visage de D.Va. Le souvenir de leur rencontre toujours au creux de ses souvenirs, imperturbable et tout autant ambitieux en vue de la représentation.

- Allons-y !
Un claquement parvint aux oreilles d’Irelia, celui des projecteurs du public s’effaçant pendant que deux faisceaux rejoignant la scène. Abandonnant une seule cible aux regards du jury et le solennel des gradins, enclenchant en accord avec le travail des haut-parleurs et annonçant de la performance.

Un piano s’enclenchait, lentement, martelant une unique corde en un seul accord. Accélérant le rythme toutes les trois frappes.

Irelia prenait sa pose, les appuis écartés et les pieds parallèles les uns des autres. Le buste était figé en avant, laissant ses cheveux se guider jusqu’à mi-hauteur. Ainsi venait le premier crescendo du piano. Amenant son appui arrière vers l’avant, la Danseuse agrippait son mollet et créait la perpendiculaire avec ses jambes et son torse.

Orchestrant une volte, elle concluait son éclipse et posant de nouveau son pied à même le sol avant de se propulser dans une balancée acrobatique.

Figée dans les airs le temps d’un souffle, elle reprenait ses appuis et faisait de nouveau face à son public à l’aide d’une pirouette. Une note grave venait briser le crescendo, réinitialisant les accords dans cette même lenteur et agissant comme un compte à rebours à chacun des enchaînements de la rêveuse. Elle retombait alors, pliant ses genoux et posant ses deux mains à même le sol et reproduisant sa figure précédente à l’identique.

De nouveau en appui au sol, elle glissait l’un de ses pieds en pointe dans une pirouette continue. La pointe de ses pieds en toupie, elle alternait sa seconde jambe tendue et repliée en aspirant à plus de vitesse. Le sixième coup sur la corde du piano. Elle reposait son appui, repoussant celui-ci dans une cabriole et chutant dans une nouvelle pose.

Le coup lourd du son grave.

Les deux bras tendue, une jambe en appui, elle repartait à chacun des coups sur l’instrument telle une note d’appui sur la scène. Une jetée accompagnait le moindre crescendo, laissant le haut de la Danseuse s’envoler avant qu’elle ne retombe en briser.

Usant d’un bras afin d’amortir sa chute, elle utilisait ce nouveau point d’appui et glissait son corps sur la scène. Son visage faisant face au jury. Elle croisait alors ses bras, posant sa tête sur ceux-ci et levant alors progressivement ses jambes et son corps en entier jusqu’à être un équilibre. La gravité rappelant son vêtement à l’ordre, divulguant son dos ainsi que son tatouage ayant pris la forme d’un vol d’oiseaux.

Elle chutait finalement en avant, usant de son élan afin de se redresser et orchestrer un grand écart.

Tordant son corps, attrapant l’une de ses pointes, elle se propulsait et se redressait pour une nouvelle pointe. Enchainant quelques tours, elle décollait une fois encore dans une envolée avant d’atterrir en pointe, les pieds joints.

Une nouvelle inspiration, frappant le son grave sur le piano.

La Danseuse levait ses deux bras, pliant ses jambes avant de partir en arrière en une série de salto arrière. Le corps entier se tordait, partant dans les airs jusqu’à ce que ses mains ne touchent le sol et propulsent Irelia dans une volte totale. Forçant l’appui sur ses jambes, elle repartait une seconde fois et avec son élan, offrant deux voltes au lieu d’une seule.

Finalement, retrouvant ses appuis, elle laissait ses talons glisser à même la scène et ses mains ralentir la chute. L’enchaînement se terminait dans un grand écart, la Danseuse baissant le regard alors que l’ultime note du piano était frappée.

Un silence, il n’y avait que le souffle saccadé de la rêveuse pour briser celui-ci.


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le Dim 26 Jan 2020 - 8:21
Totalement immobile, je la regarde danser. Et… je pense que c’est la chose la plus douloureuse que j’ai faite de ma vie. Je n’ai pas souvenir d’un truc pire que ça, pire que de la voir, elle, en train de tuer le show et limite de me tuer moi. Elle ne fait que danser et moi, je ne fais que la regarder. Je n’arrive pas à bouger, même cligner des yeux m’est quasiment impossible. Je… vendrais mon âme pour pouvoir regarder mes mains, pouvoir sortir mon gsm et envoyer des messages à n’importe qui, pour ne pas regarder ça. Parce que c’est un supplice. Je n’ai même pas l’impression de trouver ça beau mais mon corps tout entier est comme empoisonné, figé dans une pose qui, de loin, peut donner l’impression que je suis contente d’être là. Mais c’est une horreur, je déteste ce moment. De violents frissons parcourent mon échine. Je sens les larmes monter vers mes yeux. Je dois me retenir. Je ne lui laisserai pas ça. À aucun prix.

Son numéro ne dure pas assez longtemps pour que je craque. Mais même à sa fin, même alors qu’elle attend, c’est comme s’il continuait. Je sens le sol trembler et j’entends les centaines de gens derrière moi applaudir frénétiquement. J’applaudis, machinalement, en essayant de sourire. Je glisse une main, subrepticement, sous mes paupières pour effacer toute trace d’une éventuelle larme. Et elle est là, se tenant devant le public comme si c’était naturel, comme si elle n’avait rien fait d’exceptionnel. Et ça dure… ça dure… Tony arrive finalement, les joues empourprées par l’émotion.
« Woah. Ècoutez, Irélia, je… devrais éviter de me prononcer mais votre performance était tout bonnement incroyable. Bon euh… je ne crois pas qu’il y ait un grand doute sur la suite, à voir l’engouement du jury. » Je les regarde. Ils applaudissent tous avec vigueur et émotion.

Je lève légèrement la main pour que Tony Grist me donne d’abord la parole mais non. Il la donne au spécialiste de la danse, bien sûr ! Rahhh…
« Bon. Silence, s’il vous plait. » adresse-t-il au public. « Disons-le clairement. Techniquement, c’était vraiment incroyable. Chaque pas était précis, vos envolées étaient toutes de grands succès, vous avez fait des retombées que moi-même, je ne comprends pas. »

« Ah je pense qu’il y a du mystique, Professeur Mokonzo. »

« Oui, Docteur, c’est aussi mon impression. » Allez… j’en sais rien, moi ! Sois un peu sévère ! C’est ta réputation qui est en jeu ! « Maintenant, soyons lucides. En terme de chorégraphie, ce n’était pas vraiment à la hauteur. Avoir fini sur une série de cabrioles, surtout ponctuée par un tel enchaînement, était une prouesse technique mais objectivement, relevait pour moi d’une erreur de choix assez grossière. C’est très impressionnant dans un autre numéro. » Ah bah voilà. Bien sûr ! Il a raison ! C’est vulgaire. « Ceci étant dit, disons les choses… Si la chorégraphie est à améliorer, le ton. L’intensité. L’interprétation me semble historique, et il me semble avoir déjà entendu votre nom circuler dans le milieu mais enfin soit. Pour moi c’est un franc oui. »

… Je relève la main pour avoir la parole.

« Oui, Docteur Wilson, dites-nous votre avis. »

« Et bien écoutez, mon avis est celui du professeur Mokonzo en moins fourni mais… woah. C’était tellement impressionnant, je n’ai pas compris. J’étais… tellement ému. Encore maintenant, je m’en remets difficilement. Mon seul regret est que ça arrive à ce stade de la compétition parce que les danseurs et danseuses qui vous suivront souffriront sans doute de la comparaison. Donc pour moi, c’est un oui. »

Un tonnerre d’applaudissements vient le récompenser. « D.Va, dites-nous. »

Je reprends ma respiration. Je n’arrive pas à mettre de l’ordre dans mes idées. Dans ma tête, une phrase revient sans cesse, résonne et résonne : Pourquoi est-ce qu’elle est venue ? Je ne peux pas dire la vérité. Je ne vais pas dire qu’en la regardant, j’ai bien compris que je n’avais rien. Que je n’étais qu’une image, un joli corps qui avait appris à jouer vaguement bien aux jeux vidéos et qui avait réussi à baser un succès sur ça. Que par rapport à ça, par rapport à ce talent brut, j’étais une idiote sans aucune légitimité. Que j’ai mis des années à construire ce que je suis, et qu’elle est capable de me surpasser en quelques minutes à peine.
Mais je peux dire une autre vérité.


« Pour moi, ce sera non. » Et là, je me prends un ras-de-marée, je me prends une tornade. Je ne peux même pas commencer une phrase, même un petit sujet, rien. On me hue… super violemment. Pas en mode gole-ri, cette fois. J’entends des insultes qui n’ont pas été soufflées par le régisseur, je vais te dire. Je croise mes bras sous ma poitrine et j’attends, alors que même les autres membres du jury me regardent, les sourcils froncés, vraiment… choqués, tu sais. Et ça dure encore… et ça dure encore plus longtemps que le tonnerre d’applaudissements. La régie doit intervenir pour réclamer le silence. Et même là, c’est pas évident. Mais là par contre, c’est pas ça qui va me faire pleurer. On me connait. Je suis une D.Va. J’ai fait énormément pour être aimée mais j’ai déjà pris mon courage à deux mains et affronté des milliers de critiques. J’ai toujours fait ce en quoi je croyais. J’ai défendu la Shinra contre des milliers de viewers à Illusiopolis. Ici, c’est pareil. Je suis une Diva et une Diva ne s’assied pas sur ses exigences. « Je suis d’accord avec vous. C’était vraiment magnifique. Je n’ai pas vu une mauvaise chorégraphie, j’ai vu quelque chose d’unique. Pour moi, la musique et la danse se confondaient, j’en arrivais à croire que c’était toi l’instrument, Irélia. »

« Pourquoi non, dans ce cas ? » me demande Wilson, toujours avec un air accusateur.

« Parce que cette jeune femme très douée est une consule, et pas des moindres. C’est une des neuf filles de Muse. Elle est la fille de la déesse de la Danse, si vous préférez. »

« Oui mais… c’est comme ça qu’ils l’appellent peut-être mais « Non, je regrette mais non, tout est vrai. Et je ne dis pas que sans ça, elle n’est pas douée. Mais… moi, je ne peux pas l’accepter. »

« Concurrence déloyale, donc ? On la refuse parce qu’elle est trop douée ? » proteste Amasa. « On la refuse parce qu’étant fille de Muse, elle bénéficie déjà d’une promotion absolument exceptionnelle. C’est cette jeune femme qui a dansé durant le tournoi des enfers. Imaginez un peu le nombre de personnes qui l’ont déjà vue sur un écran. Je ne dis pas que je ne veux pas qu’on la diffuse mais… c’est la chance d’un autre qu’on lui donnerait. Quelqu’un qui n’a pas eu autant de possibilités qu’elle, concernant la danse, du moins. Est-ce que je dois rappeler le but de cette émission ? »

Amasa me regarde dans les yeux, avant de détourner son regard. « Moi aussi, je refuse. »
Irelia Alishina
Irelia Alishina
La Danseuse

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le Dim 26 Jan 2020 - 9:19

Douce dans son regard, Irelia observait tour à tour les membres du jury à chacun des éloges que ceux-ci pouvaient. Oubliant les remarques de Monkozo, n’y accordant qu’un intérêt désuet quant à ce qu’elle espérait à entendre.

D.Va remplissaient les exigences que la rêveuse s’était fixée.

Humble devant les drones et les personnalités lui faisant face, il y avait cet éclat scintillant au plus profond de son cœur. Danser était sa passion et elle ne pouvait le masquer, contrairement à cette lueur que la rêveuse captait aux moindres regards de son propre public. Si elle regardait les yeux de son Poète, c’est qu’elle espérait y retrouver son reflet.

En l’occurrence, elle se délectait à écouter les tentatives de sa rivale cherchant à la torpiller.

Que ce soit une réussite ou un échec, la Danseuse n’attendait pas cette répondre. Elle n’avait pas encore l’audace d’être trop présomptueuse pour s’imaginer vaincre à cette compétition, en estimant pour autant en être capable.

Tel le glas, l’appui d’un jury validait la proposition et elle se faisait remercier de sa prestation.

- Désolé Irelia, deux votes négatifs vous empêche de continuer la compétition.
- J’accepte la décision du jury, et je n’oublie pas de tous vous remercier pour votre accueil. Ayant quitté la ville il y a un an pour rejoindre le Consulat, je tenais à participer à la première édition et c’est avec plaisir que je m’en vais.

Offrant sa dernière révérence, la Danseuse reculait d’un pas et puis d’un second avant de se retourner et quitter la scène pour rejoindre les coulisses. Orchestrant sa manœuvre, elle distinguait un drone l’attendant ainsi que le technicien croisé il y a moins de dix minutes.

- Pas trop déçu ?
Attendant de s’accaparer la caméra, elle offrait un sourire mimant la sincérité en attendant d’offrir cette réplique qui se retrouvera perdue dans les archives de l’émission.

- Non non, c’est le jeu. Parfois, l’on doit faire des choix dans la vie et il faut s’y tenir. Quoi qu’il arrive. Aujourd’hui, je n’ai aucun regret à être venu ici. Merci D.Va, c’est grâce à toi.
Saluant la caméra un instant avant son départ, elle pouvait rejoindre les loges pour se rhabiller, arborant le sourire le plus honnête qu’elle puisse posséder à la fin de cette journée.


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