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Bravo à tous
Rufus Shinra Top-1 !
Rp final

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Assit face à une feuille vierge, Nerguei fixait la fenêtre.

Il était en intérieur, chose rare dans les steppes. Le palais du Khan de l’Ouest - ou plutôt, le petit manoir chancelant qui portait ce nom - était le seul bâtiment sur des lieux à la ronde. De sa chambre, l’apatride pouvait voir la prairie s’étendre à l’infini, sans distinguer la soixantaines de yourtes camouflées sous la neige.

Au premier plan de ce paysage sauvage, et malgré plusieurs vagues de vent et de glace, un minuscule jardin chinois subsistait. Le plus tarabiscoté des arbres s’élevait sur presque trois mètre, et Nerguei l’observer ployer sous les vents ravageurs. L’une de ses branche, courbure noire sur le champs de neige en contrebas, portait un corbeau qui semblait fixer Nerguei à travers la fenêtre.


Le jeune homme resta les yeux dans le vide un instant de plus.

Il lui fallait formuler ses pensées avant de les écrire… Même à la cour du Khan, l’encre et le papier étaient cher.

Que dire, donc, à sa commanditaire ?
Elle voulait un rapport détaillé, mais que savait elle des Huns ?
Avait elle déjà passé le pas d’une yourte ?
Savait elle comment saluer un chef de clan, comment tenir un feu, comment complimenter la monture d’un général ?

Nerguei n’en avait pas la moindre idée. Il risquait de l’offenser en reprenant les fondamentaux, néanmoins, pragmatique, l’apatride décidât qu’il préférait travailler avec une Consule vexée et informée, plutôt que l’inverse.


Il leva son pinceau de poil de belette, et le trempa dans l’encrier.
Puis, avec toute l’application dont il était capable, tenta d’écrire de façon un tant soit peu élégante. Sa calligraphie restait enfantine malgré tout ses efforts, mais l’on déchiffrait tout de même :

Depuis leur dernière unification par Shan Yu, les Huns contrôlent les steppes aux Nord de la Muraille. Pour assurer ce contrôle, ils ont peu à peu changé leur mode de vie, adoptant de ce fait des coutumes étrangères. Ainsi, les nobles portent des soieries, s’échangent des esclaves, et certains vivent dans des maisons à la chinoise.

Cette mutation est une des sources de l’instabilité du peuple Hun, jusqu’à présent strictement nomades et farouchement indépendants. C’est seulement grâce à un système féodal strict que les différents clans acceptent de travailler de concert, et ce jamais sans une certaine friction.

Ce système féodal repose sur une hiérarchie simple. Au sommet, le Khagan, ou l’Empereur, dirige l’entièreté de l’Empire Hun ainsi que la Horde Impériale. Ce fut le rôle de Shan Yu, qui saisi le trône non pas en vertu d’un mandat céleste, mais par la force de ses alliance et de ses armées.
A ce jour, aucun n’occupe le rôle de Khagan, quoique certains affirment que la Sorcière complote pour se faire nommer Khagun, l’équivalent d’Impératrice.


Quatre Grands Khans, aussi nommé Princes, sont inféodés au Khagan. Chacun contrôle l’une des quatre provinces cardinale de l’Ouest, du Nord, de l’Est et du Sud, ainsi que les quatre Hordes affiliées.

Le Prince de l’Ouest, aussi appelé le Prince siégeant à la Droite de l’Empereur, est l’héritier présomptif du Khagan.

A ce jour, le Prince de l’Ouest est le Khan Ganzorig, du clan Luandi. Il est en position de force, disposant de larges terres fertiles, de l’accès aux Grands Lacs, et du plus grand nombres de guerrier.

Khan Ganzorig est jeune et aimé de ses troupes, toutefois les autres Princes s’opposent en bloc à son accession au trône de Khagan : Le Prince cherche donc un moyen de les rallier à sa cause sans perdre son avantage numérique.


De toutes les provinces Hun, celle du Nord est la plus rude, mais aussi la plus mystique- en particulier dû à la fréquences des aurores boréales, manifestations de Tengr lui même. C’est pourquoi les Grands Khans du Nord sont souvent chargé des rites religieux de l’Empire, y compris de l’inhumation du Kaghan.

La Princesse du Nord est la Khatun Sarnai, du clan Qiulin. La légende prétend que c’est une fille illégitime de Shan Yu, et elle a certainement ses pupilles ; On raconte d’ailleurs qu’elle aurait empalé trois de ses guerriers d’une seule lance en apprenant la mort de son possible progéniteur, signe qu’elle aurait peut être hérité la force physique de ce dernier.

Toutefois, n’ayant pas de frontière commune avec la Chine, la Khatun n’a jamais menacé les intérêts de la Chine directement ; mieux, sa rancune envers le clan Luandi assure son opposition à l’accession au pouvoir du Prince de l’Ouest.


L’Est est faible, tant en ressource qu’en territoire : le raid est l’un des seul moyen de subsister pour les Huns qui l’occupent. En conséquence, leurs soldats sont réputés, et le Grand Khan de l’Est, aussi appelé le Prince siégeant à la Gauche de l’Empereur, est le général le plus influent de l’Empire.

Aujourd’hui, c’est le Khan Otgonbayar, du clan Huyen, qui jouit du titre. C’est un guerrier émérite mais aussi un croyant dévoué. Il reproche au Prince de l’Ouest une trop grande légèreté avec les traditions Huns, mais reste ouvert à sa candidature au titre de Kaghan. Toutefois, le Prince de l’Est était un ardent soutien de Shan Yu ; Il reste très proche de la Khatun Sarnai et de la ligne fanatique défendue par cette dernière, qui s’oppose aux ambitions modernisatrice du Prince de l’Ouest.

En plus de leurs faits d’armes, le clan Huyen est respecté pour son contrôle de la fameuse Horde d’Argent, légendaire pour leur férocité sur le champs de bataille. Six membres de cette Horde sont choisi pour servir de garde personnelle au Khagan, et disposent à ce titre d’un pouvoir considérable - y compris, dans certain cas, sur la vie même du Khagan.


La Province du Sud est particulièrement sauvage, entre la toundra et le désert qui bordent une grande partie de la Muraille, et il en est de même pour ses clans. Les Huns n’ont véritablement contrôlé la région que par des mariages avec les élites locales, qui rechignent toujours à prendre part au nouvel ordre féodal.

Khan Erkin est le produit d’un tel mariage mixte : Il est chef du clan Hun Xubu, mais particulièrement proche de sa culture maternelle. Il approche aujourd’hui des soixantes quinze ans, et pourtant parvient tant bien que mal à garder le contrôle sur son fief, en partie grâce à ses deux fils, Burhan et Ishan, deux figures restées relativement mystérieuses.
Aynur, l’une des petit fille du Prince, est réputée pour sa beauté et son habileté politique : Il semblerait qu’elle oeuvre pour s’unir au Prince de l’Ouest, et ainsi accéder avec lui au trône de Khagan, quoique son grand père s’y oppose farouchement.

Le Prince Erkin a fait plusieurs ouverture officieuses envers la Chine ; son peuple est bien plus pacifique que ceux des autres provinces Huns, et il préfère favoriser de commerce plutôt que les raids. Sans être un allié ouvert ou fiable, il reste une puissance pacificatrice parmi les Grands Khans.”



Nerguei souleva son pinceau, et le reposa soigneusement.
Ses yeux survolait la page qu’il venait de noircir, et, consciencieusement, il se relit.

L’encre avait eu le temps de sécher avant qu’il ne soit satisfait. Il plia alors le fin papier de soie en une première missive, qu’il déposa à son côté.
Puis il sortit un second feuillet, et repris son rapport.


“La composition de la cour d’un Grand Khan varie selon les provinces et selon les envies du Prince. Dans le cas du Khan Ganzorig, la Cour est de plus en plus statique, centrée autour des Grands Lacs où il contrôle personnellement deux vastes forêts sanctuaires.

Khan Ganzorig s’est même fait construire un petit palais, assorti d’un salle qui imite en miniature les dispositions du trône impérial chinois. Toutefois, en pratique, il n’y siège que pour les cérémonies les plus formelles : En temps normal, le Khan préfère tenir conseil autour d’un repas, dans sa tente personnelle, en plein air, voir même dans tout lieu, recommandable ou non.

Comme tous les Princes, le Khan de l’Ouest peut choisir librement ses conseillers. Toutefois, il est suffisamment avisé pour savoir s'entourer d’alliés mais aussi de contradicteurs, ce qui lui permet de renforcer les premiers mais aussi de garder un oeil sur les seconds.


Ses plus fidèles alliés sont les trois clans Jaadaran, Tariat et Tarkhut. Ce sont des familles mineures, inféodés depuis des générations au clan Luandi : Elles ont peu de terre et peu de pouvoir politique, mais produisent des individus dévoués à la cause de leur Khan, que l’on retrouve dans chaque cohorte de la Horde du Prince.

Deux de ces derniers ont su s’élever au dessus du rang de guerrier.
Le premier, Möngke Tariat, est l’intendant de la Cour. Il est âgé, manchot depuis plus d’une dizaine d’année, et particulièrement doué pour extraire tribus, taxes et impôts des différents sujets et invités du Khan.
Le second, Hülegü Tarkhut, est un des meilleurs soldat du Prince. C’est lui qui est chargé de la dernière reconnaissance avant une bataille, et son titre de Maître des Chevaux lui donne une autorité particulière sur les armées du Prince.


Par ordre de prééminence, suivent alors les cinq clans majeurs, qui chacun contrôlent des troupes en plus d’en confier à la Horde de leur Prince.

Le clan Hatagin, mené par le Khan Bolad, est le rival régional du clan Luandi. Toutefois, les volonté agressive de ce clan ambitieux ont été pacifié par plusieurs mariages et lien d’amitié. Ainsi, il y a cinq ans, le Khan Bolad a pris pour première femme la soeur du Prince de l’Ouest. Puis, après une rébellion avortée mais particulièrement sanglante de son frère aîné, il est devenu son frère de sang du Khan Ganzorig. L’alliance est solide : Peu de chose le ferait lever sa bannière contre un liège, surtout que ce dernier élève deux de ses fils.

Le clan Nirun est officiellement dirigé par le très jeune Dorji. Dans les fait, le clan est contrôlé par Jochi, mère de ce dernier et ancienne concubine d’importance du Khan Ganzorig lui même. En tant que régente, Jochi est à son aise dans les intrigues de palais, mais dédaigne les questions militaire, ne souhaitant pas entamer ses troupes dans un conflit lointain. Le jeune Dorji reste fragile, et il est prévu d’influencer ses opinions future en plaçant un agent au sein de son entourage, voir en le mariant avec une partenaire plus âgée et convenant à nos objectifs.

Troisième en importance, et très proche allié du Khan Ganzorig, le clan Dorben est proéminent au sein de la Cour du Prince de l’Ouest. Néanmoins, le patriarche Dorben a engendré tellement de fils, légitimes ou non, que la stabilité du clan est constamment remise en cause.
L’hésitation du Khan Dorben sur son successeur n’ont fait qu’augmenter les tentatives d’assassinats dans cette famille éclatée, tandis que les branches cadettes rechignent à obéir à un clan si instable.

Le plus agressif de tous, le clan Jirgin, a vu son influence diminuer suite à nos actions. Ils sont actuellement en conflit avec un clan de l’Est, et seul un fils cadet demeure auprès du Prince. Avec sa petite vingtaine d’année, le jeune Hulagu peine à suivre les intrigues, même s’il s’est plusieurs fois distingué en tant qu’homme d’arme.

Enfin, le clan Oronar se distingue par son acumen économique. Le Khan Temür et sa Khatun Köke forment un duo particulièrement fusionnel qui a su tisser des liens commerciaux fort avec d’autres clans et des réseaux contrebandiers chinois. Il faut ajouter à cela la fertilité de leur terres, leurs nombreux troupeaux, et leur bonne réputation en matière d'élevage de chevaux, et l’on explique aisément leur pouvoir sur les décisions du Prince.
En affaiblissant leurs revenus, il serait possible d’affaiblir tant leur pouvoir à la Cour que le financement des armées du Grand Khan, raison pour laquelle ils ont été une cible privilégiée jusqu’à présent.”


Nerguei soupira.
Son poignet, peu habitué à de tels efforts, commençait à le lancer.
Il repris néanmoins ses écrits, noircissant peu à peu un troisième feuillet dédiés aux nombreux clans mineurs.


Un cliquetis à la fenêtre lui fit lever les yeux.
La neige battait maintenant la plaine. Deux corbeaux s’étaient collé au verre, et l’un des deux tapait sur la vitre de son bec.

Le jeune homme s’approcha, et ouvrit le carreau.
L’un des corbeaux sautilla alors en intérieur, ébouriffant ses ailes tachée de gris et de neige humide. Le deuxième oiseau le scruta un instant, tournant sa tête comme en interrogation, puis s’envola pour se nicher près de la cheminé.

Nerguei ferma la fenêtre, et revint à sa tâche malgré ses jambes engourdies.


Le temps que l’apatride noircisse le papier, le soleil s’était couché sur la plaine enneigée. La différence était à peine visible : La neige continuait de frapper au carreau, noyant l’extérieur dans une brume sombre d’où rejaillissait occasionnellement une branche malmenée par le vent.

Fatigué, le jeune homme passa la main sur la tête de l’un des corbeau, qui s’était niché près de son bureau.

L’oiseau s'éveilla, et accepta stoïquement les trois feuillets de papiers. Il rechigna toutefois à quitter la petite pièce, et Nerguei craint un instant que l’oiseau ne soit pas capable de partir.
Les informations qu’il avait couché sur papier ne l’incriminaient pas directement, mais elle restaient preuves évidente de la présence d’un espion à la cour du Khan…

Un croassement du corbeau gris, et son compagnon finit par s'élancer dans la neige toujours tourbillonnante.
En espérant que le message atteigne sa destinataire… Ou en tout cas que l’oiseau ait la bonne idée d’échouer loin des territoires Huns.

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Coucou, toi.

Vu que c'est moi qui te donne les missions sur Nerguei, je vais être celui qui te note. Hé oui, Tata Huayan est là pour toi.

Plus sérieusement, qu'ai-je pensé de ce rp ?

Il est bien. On est là sur l'écriture d'un rapport, tu arrives à y mettre un peu de vie, de contexte. On s'y croirait vraiment dans cette petite pièce sombre de l'ouest de la Mongolie, avec le vent qui souffle l'air glacé des steppes sur le camp de yourtes. J'aime bien cette ambiance.

Après, je ne pense pas que cela requiert un très long commentaire de notations, dans la mesure où tu résumes ce qui a déjà été plus ou moins posé auparavant. Mais au moins, c'est assez intéressant d'un point de vue "informatif". Sinon, c'est détaillé, on sent le travail de développement derrière, gestion des différentes personnalités, etc. C'est du bon travail. On ignore parfois la quantité de temps qu'il faut pour bâtir un environnement géopolitique plausible. Donc, je dis bravo !

On pourrait cependant reprocher le manque de "regard" de Nerguei. Là ? Il écrit son rapport, pépère presque. On sait pas trop ce qu'il ressent, il fait son récit tranquille mais on ne "sent" pas beaucoup de lui. Tu vois ce que je veux dire ? Il aurait pu donner son avis sur les personnes en question dans le rapport sans forcément l'inscrire : exemple " Cette vieille femme acariâtre me dérange au plus haut point" ; " Qu'est-ce qu'elle est bien foutue ma nouvelle boss quand même" ; " Quelle belle bande d'attardés ce Clan de l'Est". Voilà, un peu plus de point de vue personnel aurait apporté un élément intéressant : surtout si l'on peut comparer à ce que Nerguei dit de façon objective à l'écrit et ce qu'il pense réellement de façon partiale.

Mais sinon, voilà, c'est bien pour une mini-série !

Notation :

- Très Facile : 5 points d'expérience + 50 munnies + 1 PS en magie.

Je laisse les admins modifier ta fiche !

Et très joli header !

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Atlan Tobchi - ᠠᠯᠲᠠᠨ ᠲᠣᠪᠴᠢ Signat10

"I'm the light every night in your world
You revel in the glory of my beauty
Ready to watch me be legendary ?
'Cause I'm ultraluminary !"









Impératrice Céleste Éternelle Meng Tian -蒙天-, Fondatrice de la Dynastie Song, Porteuse du Mandat Divin, Reine des Hans, des Mandchous et des Peuples du Sud, Grande Magistrice des Arts Magiques, Protectrice de la Terre des Dragons, Souveraine Légitime de toutes les Terres sous le Ciel, Ambassadrice des Cités Dorées du Consulat, Consule de l’Étiquette et Dame de Chengdu








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