Kingdom Hearts RPGConnexion

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Depuis le matin, une agitation bon enfant animait le jardin du Château Disney. On avait accroché des guirlandes aux buissons, aux murs et au gigantesque sapin qu'on avait ramené là pour l'occasion. Le léger vent portait une mélodie guillerette. Les visiteurs pouvaient faire de la patinoire sur le terre plein central autour de l'entrée du hangar. Il y avait même un stand de boissons chaudes, des jongleurs et, bien entendu, le père Noël. Les enfants étaient là avant tout pour lui.

Il était là, bedonnant, trônant sur son traineau en plastique à côté de deux de ses fidèles rennes. Pour lui parler une petite minute, il fallait faire la queue une bonne heure. Mais qu'était une bonne heure pour une minute de bonheur ?

C'était au tour d'une petite fille qui pour l'occasion s'était faite coquette et des couettes. Pour un instant, la lumière dans ses yeux dissimulait la misère.

"Et tu viens de loin pour me voir ? Ho ho ho."
"Non, j'habite dans ce château maintenant !"
"Et avant, tu étais où ?"
"Au Palais des Rêves ! Mais Papa il dit que notre monde il est parti en voyage et qu'il reviendra bientôt. En attendant, ben on est ici."

La petite fille souriait au Père Noël, dont on ne pouvait discerner l'expression derrière sa grande barbe blanche. Il mit un petit temps avant de répondre de sa voix de faux baryton : "Mais oui, ho ho ho, ton papa a raijon. Les mondes ont le droit de voyacher eux auchi, et de rencontrer d'autres mondes pour faire caujette ! Mais dis-moi, est ce que tu as été chache chette année ?"
"Oh oui ! J'ai rangé ma chambre et j'ai aidé maman a faire les corvées. Mais comme elle est au Palais, je ne peux pas la voir pour Noël. C'est triste."
"Oh, mais che chuis chûr qu'elle penche à toi. Et chi tu penches à elle, ch'est comme chi vous étiez enchemble."
"Oui..."

La fille souriait encore, mais moins. Le Père Noël tapa dans ses mains engouffrées dans des manches trop longues et releva immédiatement son grand bonnet qui avait tendance à lui tomber devant les yeux.

"Bon. Dis-moi che qui te ferait plaisir ! Tu feux prendre une photo avec moi ?"
"Oh oui ! Comme ça, je la montrerai à Maman."
"Hé hé, chuper. Allez, grimpe !"

Le Père Noël avait bien trop d'embonpoint pour bouger, alors la petite fille escalada d'elle même son ventre, perdit l'équilibre et fut rattrapée par les deux grandes manches pour être guidée jusqu'au genou.

"Il glisse, ton ventre ! On dirait un gros ballon."
"Ho ho ho. Elle est bien bonne, chelle là." Le Père Noël avisa le vrai père, celui de la fille. Il se tenait légèrement en retrait, visiblement ému. "Pour la photo, il faut foir afec le lutin Loulou chuste là."

C'était ce qu'il appréciait le moins dans cette histoire. Il tenta de ne pas y penser en continuant à converser avec la fillette, mais il ne put pas retenir un haussement de coeur quand le père sortit quelques munnies de sa bourse et les donna à Loulou. Aussitôt, le petit lutin aux pieds palmés vert et rouge sauta sur le trépier du gros appareil photo pour le prendre en tenaille avec ses jambes, rajusta ses oreilles pointues qui tombaient et enclencha le mécanisme.

"Dites cheese."
"Cheeeese !"

CLAC

***

"Tu verras, mon garçon, il n'y a que toi qui peut le faire."

"Vous êtes sûr, Oncle Picsou ? Je ne suis pas certain d'avoir l'esprit de Noël..."
"Fadaises, fadaises ! Tu es l'esprit de Noël incarné, tous les jours de l'année, mon petit. Tu auras un succès fou, héhéhé." Le milliardaire se frottait les mains, l'oeil avide. "Tu n'as même pas besoin de te forcer, dis ce qui te passes naturellement par la tête, et ça marchera !"
"Mais je ne suis pas le vrai Père Noël !"
Picsou se tapa le front avec une main, soulevant légèrement son haut de forme. "Sora, le Père Noël n'existe pas. Quand même, y croire encore à ton âge..."
"Bien sûr qu'il existe. Je l'ai vu, j'ai visité son atelier avec Jack !"
"Oui oui, bien sûr... et il offre des cadeaux gratuitement à tout le monde, niark niark."
"Oui."
Sora attendit quelques secondes et agita une main devant la tête hébétée du canard.
"Hé bien, puisque tu es un des rares élus à l'avoir vu 'pour de vrai', tu es le plus à même de savoir comment l'interpréter."
"Je ne lui ressemble pas du tout."
"Des broutilles. Je vais t'arranger tout ça. Je peux même t'amener deux rennes pour rendre le tableau encore plus réaliste."

Sora croisa les bras sur sa poitrine, bougon. Le canard s'appuya sur sa canne et pencha la tête, l'air doucoureux.

"Oh, allez, fais ça pour ce vieil oncle Picsou. C'est une occasion unique d'attirer le chal- je veux dire, de diffuser l'esprit de Noël. De réchauffer les coeurs. Et crois-moi sur parole, les gens en ont bien besoin en ce moment."
"Bon, d''accord", soupira Sora. Picsou avait sans doute raison, c'était ce qu'il savait faire de mieux. Même si.
"Parfait. Je vois l'opération d'ici. On va mettre une patinoire, des guirlandes, ça va être une fête incroyable ! Et le tout pour un prix tout à fait modique. Je gère l'aspect organisationnel, je m'occupe des stands, je vois avec les gardes pour la sécurité, il ne faudrait pas que des sans-coeur viennent tout gâcher. Toi, tu as juste à.. être toi. Et surtout, tu penseras bien à-"

***

"Père Noel. Père Noël !"
La petite fille tirait sur la fausse barbe blanche, à deux doigts de l'enlever. Le Père Noël fit claquer sa longue manche juste à côté pour l'en empêcher.
"Halte là, ho ho ! Che chuis très chenchible de la barbe, ma petite."
Cette barbe était une torture. Elle le démangeait, et ça faisait plus de trois heures qu'il avait une furieuse envie de se gratter les joues jusqu'au sang. Mais c'était un petit sacrifice, tout bien considéré. Tout comme le papier maché qu'il avait dans la bouche.
"Père Noël, je peux monter sur le petit renne, là ? Il est trop mignon."

La tête du petit renne en question se tourna vers eux, l'air interrogative. Puis elle fit non.

"Bien chûr !"
"Non-non-non-non-non" s'exclama le renne d'une voix nasillarde et étouffée.
"Un renne ne fait pas non-non-non-non-non" fit le Père Noël en tançant l'animal avec son doigt.
"Breuh breuh. Breuh breuh !"
"Allons, ne te fais pas prier. Hop !" Pas de raison qu'il soit le seul à souffrir. Il aida la petite fille a sauter de son genou et, avec un bel entrain, elle grimpa sans ménagement sur le dos de l'animal.
"COUAC !"

En un coup de reins, le renne mit la petite à terre, et les murmures des gens qui attendaient dans la queue se turent pour laisser s'exprimer pleinement la surprise, l'impuissance et la tristesse de l'enfant. Elle pleurait tellement fort qu'elle en occultait la musique de Noël. Son père accourut pour la ramasser et la rassurer.

"Donald..." gronda le Père Noël, qui en oublia soudain qu'il était sensé être vieux.
"Quoi ? C'était pas dans le contrat !" Derrière les yeux placides de l'auguste renne, Sora pouvait deviner sans peine qu'on le fusillait du regard.
"T'as chigné un contrat ? Tu.. tu es payé ? Ch'ai rien chigné, moi."
"Peu importe ! L'humiliation a assez duré. Je suis le Magicien de la cour, pas un vulgaire animal ! Et puis ça fait cinq heures qu'on est là, j'ai le droit à une pause."
"Chuuut, tais-toi, tu fais fuir les clients. Et je te signale que tu ES un animal. Et même vulgaire, parfois."
"Les clients ? Non mais Sora, tu t'entends parler ? On dirait Oncle Picsou !"
"Attendez, Monchieur. Ho ho, brave homme." Le Père Noël agitait sa manche pour attirer l'attention du père furieux, sa petite en larmes dans les bras. "Pour nous faire pardonner, prenez donc chechi." Il sortit un carton de la poche de sa veste rouge. "Ch'est un bon de réduchion de chinq pourchents, oui ! Chinq Pourchents pour une délichieuje glache de Noël. Elles chont au chtand là-bas."

L'homme serra le poing. "Vous vous payez notre tête, c'est ça ? D'abord la photo à vingt munnies, et maintenant cette réduction ridicule ? Vous profitez du malheur des gens ! Un simple 'pardon' aurait suffi, un semblant de compassion, mais ça ne vous viendrait même pas à l'idée !"

L'adulte n'attendit même pas la réaction du Père Noël. Il fila à grandes enjambées sans un regard, sans un merci. Et comme ils l'avaient entendu, les gens dans la queue s'éparpillaient déjà à la recherche d'une autre animation pour leurs enfants, même ceux qui étaient là depuis plus de cinquante minutes. Cela ne manqua pas de provoquer crises d'angoisses et protestations chez la progéniture.

Le Père Noël obèse s'affala sur son traineau en plastique et lança un regard noir à son petit renne.

"Bravo. Vraiment, bravo. Ch'est toi qui expliqueras cha à Oncle Picsou."
"Tu n'avais qu'à pas la mettre sur mon dos ! Maintenant, enlève-moi ce déguisement."
Sora croisa ses trop longues manches sur son trop gros ventre. "Non."
"Grmblblblblbl. Lutin Fifi, enlève-moi ça !"
"Impossible, Oncle Donald." Fifi était en train d'accrocher des cadeaux vides au sapin en toc. "Le contrat stipule que tu peux prendre une pause après six heures consécutives de travail. Or, cela fait seulement 5 heures et 12 minutes que nous avons commencé."

Sans accorder d'importance aux vociférations de Donald, Sora tourna la tête vers son autre renne, plus grand et couché à terre. Les yeux placides étaient ouverts, mais en penchant la tête, il pouvait entendre le renne ronfler.

Sora soupira dans sa grande barbe qui piquait et ferma les yeux, tentant de se concentrer sur la musique qui sucrait l'air. Comme il s'affalait de nouveau, son bonnet rouge lui retomba sur le visage.
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Je me balade sur les chemins, le cœur léger et plein d’entrain. Je ne sais pas pourquoi mais je me sens fébrile. Peut-être est-ce à cause de la présence de tous ses enfants dans le château aujourd’hui ? Ils sont eux-même très enthousiastes et pressés de voir quelqu’un en particulier. Y a-t-il une personne célèbre dans ses murs ?

Je suis le dernier groupe débarqué par le vaisseau Shinra, par curiosité. J’entends leur discussion. Ce n’est pas comme -ci j’avais écouté ! C’est trop impoli ! Il y a un nom qui ressort beaucoup avec un bonheur non dissimulé.


Le Père Noël ! Mais c’est parfait ! S’il y a bien quelqu’un capable de miracle, c’est lui ! Il faut absolument que je le trouve. J’aurai dû y penser à cette période de l’année.




Je volette de groupe en groupe. Ce n’est pas très généreux de griller la priorité aux enfants mais je ne voudrait pas qu’il se retrouve à court de magie de Noël une fois que je lui aurait expliqué mon problème ! Surtout que Yue est encore trop petit pour exprimer son vœux. Voilà la solution ! Je vais transmettre à Santa Claus son souhait ! Il est trop jeune pour ne pas avoir été assez sage. Trop jeune pour le dire de lui-même. Et trop en danger pour que ce saint homme le lui refuse !

...
Oui je sais, c’est plus le vœux de sa mère et je me décharge de mon problème… Ah encore et toujours ce problème éthique !
Oh mais moi, j’ai été sage cette année ! Si je fais le souhait qu’il m’aide ? Est-ce que je suis encore assez jeune fée pour qu’il s’en occupe ? Où est-ce qu’il acceptera d’aider une consœur ? Après tout je travaille pour le bonheur des enfants !


Attention ! Je suis tellement perdue dans mes pensées que j’ai foncé droit sur le sapin ! Je m’accroche à son sommet. Il tangue un peu mais personne n’est en danger ! Il a pousser drôlement vite cet arbre, il n’était pas là hier !




D’ailleurs, il est bizarre… Il n’y a pas cette bonne et douce odeur de sève. Il est un peu plus rigide que d’habitude.Sauf les épines qui elles sont plus souples et ne pique pas vraiment. Est-ce qu’il serait malade ? Pourtant il n’en a pas l’air. Il est bien vert et droit… Je ne suis pas une fée des jardins alors je ne sais pas trop.

Ah ! Mais je n’ai pas le temps de penser à un arbre ! Le père Noël est là juste en dessous avec deux rennes !
Je me laisse planer pour descendre au niveau de ses yeux. Il faut que je l’avertisse de ma présence !

CLAC.


Mes yeux! Je n’y vois plus rien ! Une lumière aveuglante et soudaine m’a éblouit. J’en suis même étourdit. Je ne contrôle plus mon vol. Je ne vois plus rien, j’en ai perdu ma position et ma direction. J’ai beau cligner des yeux et les frotter, ma vue me reviens que très lentement. Trop lentement. Je distingue à peine une forme d’abord grise puis violette et enfin rouge. Attention !




Je percute une masse rouge moelleuse et chaude. On dirait mon lit de coton à l’Eclaireur. Je rebondit même, je n’ai pas eu le temps de ralentir. Ma poussière de fée se répand partout. Je roule, j’essaie de m’agripper au tissu rouge mais mon élan est trop grand et je bascule par dessus le bord ! Heureusement j’arrive à saisir à deux mains une fourrure blanche.
Ma vue me reviens enfin et je saisis mieux ma situation. Je pend dans le vide accroché au rebord d’un bonnet. Deux grands yeux bleus louche sur moi. Je souris timidement.


Itchiii ! J’éternue. Je dois avoir plein de poussière de fée scintillante sur moi et ça me chatouille le nez. D’ailleurs, jen e suis pas la seule à briller à cause de la poudre magique.





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"Clochette ?"

Sora avait bien du mal à distinguer les traits de la minuscule créature ailée qui se balançait juste devant ses yeux. Et puis elle lui éternua dessus. Il ferma les yeux, surpris et un peu dégoûté.

"A tes chou... ohhh".

Voilà qu'il se sentait tout léger, tout à coup. Ses pieds quittèrent le sol et son équilibre bascula, son énorme ventre le tirant par le haut, menaçant de faire sauter les boutons de sa veste rouge. Il battit des bras pour tenter de se stabiliser, c'était ridicule. Il montait, montait encore le long du haut sapin en plastique.

"Regarde, Maman. Le Père Noël il vole. Et sans ses rennes !" s'excalama une fillette émue dans le public. Les parents étaient plus circonspects.
"Sora, redescends tout de suite !" vociférait Donald en remuant son popotin dans l'espoir vain de se débarasser de son déguisement de renne.
"Fiens me chercher. Renne ou pas, tu peux voler !" lui criait Sora, plus amusé qu'autre chose par la situation. "Ho ho hooooo !"

"Non, non, non, non, non ! Ca n'a aucun sens ! Le Père Noël ne peut pas voler sans ses rennes", s'époumonait Picsou de son stand à glaces, la canne levée, menaçante, vers le ciel. "Je vous avais dit de vous méfier, Oncle Picsou. Ce Sora n'a pas les pieds sur terre." Daisy était accoudée avec style au comptoir, des lunettes noires en forme de coeur sur le bec, en train de siroter un cocktail verdatre.  "C'est une des raisons de ma réticence à laisser Donald partir avec, il est déjà bien assez... fantasque." Elle soupira et aspira dans sa paille, sans accorder la moindre attention à la scène.

"Oh mais je vais vous le ramener sur terre, moi. Flagada !"
"Oui, patron ?" L'imposant pélican antropomorphe laissa tomber sa clef à molette et s'éloigna de son étrange appareil volant, une sorte de deltaplane métallique avec une hélice d'hélicoptère au dessus de la voile, et un siège passager avec ceinture de sécurité. A coté de lui était planté un panneau :

VOYEZ LE MONDE DE PLUS HAUT
FAITES UN TOUR D'AILE FLAGADA

5 minutes = 20 munnies*
*La direction décline toute réponsabilité en cas d'incident.

"Flagada, monte dans ton engin et va me chercher le Père Noël en toc. Il est en train de dissiper la suspension consentie de l'incrédulité du public."
"La pardon, quoi ?"
"Je perds de l'argent ! A cause de lui, alors redescends-moi le."
"A vos ordres, patron." Le pélican s'était mis au garde à vous, le torse bombé. "Flagada Jones à la rescousse, comme toujours." L'aviateur abaissa les lunettes qu'il avait fixé à son bonnet et leva le pouce avant de s'exécuter. Daisy commanda un autre cocktail.

Sora, lui, continuait tranquillement son ascension, porté par son énorme ventre le long des murs du château Disney. "Peut-être que chi che l'enlevais ?" se demandait-il à voix haute. Mais pourquoi l'enlever ? Il faisait si bon ici, et c'était si calme. On entendait presque plus Donald couiner. Il n'avait aucune requête à écouter, aucun souhait à exaucer, aucune volonté à accomplir. Personne, plus rien ne pouvait l'atteindre sinon le vent et les rayons chauds du soleil. Sora lâcha un long soupir rêveur et cracha le papier maché qui jusque là gonflait artificiellement ses joues. "Toujours là, Clochette ?" Il tentait de loucher pour mieux apercevoir la fée. "C'est sympa de nous rendre une petite visite. Comment va Peter ?"

Il avait lu des informations sur le Pays Imaginaire à la bibliothèque mais les avait déjà en grande partie oubliées.
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Clochette ? Peter ? Oh non ! Il y a méprise ! Maintenant que le Père Noël s’est mis à voler, je bats des ailes à côtés de lui. J’essaie de rester à porter de ses oreilles, de ses yeux. Est-ce qu’il me comprend ? Ça me rendrait la tâche tellement plus facile.




Je secoue la tête, je lui parle, je lui explique mon nom et mon besoin de son aide. Il me regarde avec ses grands yeux bleu. Je vois bien qu’il ne comprend pas. Sa voix et son regard sont tellement jeune pour un être aussi vieux.. je veux dire.. aussi vénérable ! Mais du coup, si même lui ne me comprend pas, comment je vais m’y prendre ?

Déjà il faudrait qu’il retourne au sol. Lire et écrire en flottant ce n’est pas évident, je le sais bien !
Alors que je réfléchis, tapotant ma joue d’un doigt pour pondérer mon interrogation, il y a eut un bruit terrible ! J’en ai sursauté !

En bas au sol, un grondement, un ronronnement grave et sonore éclate. Une étrange machine bouge, avec deux samares de frênes qui tournoient sur le dessus et de la fumée noire derrière. Tout les humains et les canards qui se trouvent au sol se sont écartés. L’appareil s’est mis à aller plus vite et à décoller sans la moindre magie ! Pourtant elle ne bat pas des ailes, elle n’en a qu’une et elle reste immobile !




Attention ! J’ai clairement peur et je panique. Je tire sur la tenue de laine rouge de Santa Claus par petits accoups. Il faut absolument qu’il s’en éloigne sinon elle va nous percuter!
Qu’est-ce que je fais ? Qu’est-ce que je fais ! Je dois nous protéger. Je cherche parmi mes sorts. Où est encore passer ma baguette ! Je lâche le Père Noël pour fouiller dans mes poches à la hâte.




Trop tard ! Le monstre est déjà à notre niveau ! Elle a été beaucoup trop rapide. Je ferme les yeux très fort et je me cache dans le bonnet du fameux vieillard. Pardonnez-moi ! J’ai si peur que je tremble...

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