Cypher
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Le Traître

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le Mar 24 Déc 2019 - 10:40
- Voilà ! Tu es parfait, comme ça. Kurt percevait une note aigu, une chose qu’il avait fini par associé à un comportement bien précis de son ami.
- Tu me prends pour un clown ? Répondait-il, instantanément, amenant sa main au visage et retirant les lunettes.
- Comme tu fais ? Hadrien se rétractait, alors que le traître analysait l’objet du bout des doigts.
- Systématiquement, quand tu retiens un rire, il y a un truc dans ta voix. Il continuait d’analyser l’objet. Et j’ai une chance sur deux de… M’ouais… Des lunettes avec des sourcils ?
- J’ai retiré le nez de clown pour que tu ne remarques rien. Il riait de bon cœur, dorénavant. Mince, j’avais tellement envie de te voir parcourir la ville avec ça sur la gueule.
- Tu t’es trouvé une vocation de comique ?

Le traître devait afficher une drôle d’expression, entre la joie et la tristesse. C’était quasiment un sourire. D’un geste fatigué, il lançait l’attrape-couillon dans un coin de l’appartement. Un bruit étouffé, ensuite le choc sur le plancher. Il devait avoir touché le canapé avant que les lunettes ne s’écrasent au sol.

- Merci, Hadrien. Il avouait ses mots dans un soupir. Pour tout. Il tournait son regard en direction de la voix de son ami.
- Je fais ce que je peux. Il entendait alors un bruit, plusieurs en réalité. Bon, maintenant, le véritable cadeau. C’était comme s’il cherchait un objet dans un sac en prenant plaisir à gigoter tout ce qui se trouvant sur son passage. Reste immobile.

Obéissant, il attendait alors qu’il sentait une monture se glisser sur ses oreilles et que quelque chose se plante sur l’arcade de son nez. Cette fois, elle était plus lourde, il y avait aussi une sorte de bruit aigu lorsqu’il bougeait la tête.

- Pas mal. Il l’entendait reculer, son dos s’enfoncer dans le dossier alors qu’il devait se gratter la barbe. Bon, elle valait une petite somme.
- C’est pas un souci. Répondait-il, simplement. Combien ?
- Quatre-vingt munnies, au receleur en bas de la rue.
- J’ai l’air de quoi ? Il tournait, amenait ses mains aux tempes pour sentir la monture. Du fer ?
- Oui, c’est un truc de collection. Il se redressait, posant ses coudes sur la table. Une grosse monture, des verres ronds, suffisamment gros pour cacher tes yeux et de montrer à tout le monde que tu louches.
- Tant que ça ne me donne pas un look de tueur, comme Léon.
- Kurt. La même note aigu. Tu as toujours eu un look de tueur, c’est pas une paire de lunettes qui va changer ça.
- Connard. Il riait aussi, presque de bon cœur.

Hadrien se levait alors, rangeant ce qu’il devait avoir dérangé dans son sac avant de faire quelques pas dans l’appartement. Sept. Il devait se rendre vers le frigo. Oui, il entendait le bruit de la porte et le bruit de deux canettes que l’on ouvrait. Il revenait alors, douze pas, il avait fait le tour de la table avant de déposer la boisson devant Kurt et se diriger ailleurs.

- Tu te casses ? Il levait le bras, attrapant la canette en vérifiant avec son pouce où se trouvait l’ouverture. Il est quelle heure.
- Bientôt dix-neuf heures. Le vêtement qui se froisse, il devait prendre son manteau. Surtout, ne m’attends pas. Il y a une soirée au club et ça va sûrement fermer tard.
- Il y a de quoi manger ? Il amenait alors la cannette à sa bouche, prenant une gorgée de bière.
- Non. Il ricanait. L’occasion parfaite pour que tu ailles jusqu’au magasin au coin de la rue.

Kurt soupirait un instant, fouillant le fond de sa poche et entendant les pièces au fond de celle-ci. Il devait y avoir encore quelques billets dans son portefeuille.

- Surtout, ne commence pas à faire ta victime. La porte s’ouvrait. Après toutes tes années de service, te ne me feras pas croire que de descendre prendre une pizza dans un frigo est impossible pour toi.
- C’est bon.
- Voilà qu’il boude, maintenant. La voix s’éloignait. Il a reçu un splendide cadeau et il va faire la gueule ! Bon, on se voit demain.

La porte claquait, violemment, pour que le silence inonde la pièce en l’attente d’un soupir de Kurt. Les minutes s’écoulaient jusqu’à ce qu’il se décide enfin. Il grommelait, attrapant la canne qu’il avait déposée près de lui et levait ensuite. Il tournait sur lui-même, sentant le pied de la table au bout de sa canne, bougeait encore un peu avant de faire six pas en avant. Le bout frappait contre le bois, il tendait alors le bras et sentait le textile de sa propre veste.

Il détestait cette idée, mais il n’avait pas vraiment le choix. Il glissait sa canne entre ses cuisses et passait ensuite la veste avant d’ouvrir la porte à son tour.

Dorénavant, il faisait froid à Illusiopolis. Le vent soufflait, mordait le visage de Kurt alors qu’il resserrait le col de sa veste. Il détestait l’hiver. Encore plus aujourd’hui, alors qu’il n’avait rien d’autre que le bruit et le froid pour en profiter. Avançant d’un pas prudent, il ne sentait pas son pied s’enfoncer, seulement le bruit de l’eau

Au moins, il n’y avait pas de neige. Il galérait déjà à s’avancer dans les rues, alors s’il se retrouvait à devoir esquiver les congères ?

D’un quart de tour, il frappait le bout de son nouveau mode de déplacement. Un premier coup, de la pierre. Un deuxième coup, toujours de la pierre. Un dernier coup, le bruit métallique. Il retrouvait la plaque d’égout faisant face à son appartement.

Machinalement, il acheminait sa propre magie de son cœur jusqu’à sa main directrice. Il voyait alors, le flux se concentrer et filtrer dans son corps, se matérialisant jusqu’au bout de sa canne en même temps que quelques rares silhouettes se dessinaient autour de lui. Il tournait la tête, cherchant quelques choses, distinguant seulement des formes plus ou moins distinctes selon ce qui l’entourait. Un chat ? Ou était-ce un chien. Quelques passants. L’arborescence qu’il distinguait était encore trop vague. Baissant le regard, il donnait un coup de canne sur le sol et voici qu’un nuage de fumée se propageait et lui dessinait le sol à sa vision.

Il se concentrait une nouvelle fois, repérant la plaque d’égout et donnant un coup de canne sur celle-ci, emprisonnant un nouveau sort dedans et voici que l’objet apparaissait à ses yeux. Enfin, il pouvait tenter de rejoindre le magasin.

Le bruit de la ville, les voitures ou encore le choc des talons contre le bitume. Maintenant qu’il était seul et qu’Hadrien n’était plus là pour le distraire, tout semblait plus puissant. Il distinguait la silhouette d’un badaud s’approchant de lui, se tenant dans une étrange posture, faisant comprendre à l’aveugle qu’il devait porter quelque chose et qu’il devait se décaler.

Tac, tac, tac.

Il y avait aussi le bruit de sa canne et ce nuage qu’il provoquait à chacun de ses coups. Kurt avançait à pas d’enfant. Il devait avoir l’air tellement con.

Brièvement, il se stoppait, son nuage marquant la fin du trottoir. Il devait se trouver à la fin de la rue. Hadrien lui avait dit que c’était à gauche et deux-cent mètre plus loin. Un quart de cercle, il balayait l’air devant lui avec sa canne avant de démarrer une nouvelle fois et compter ses pas. Il commençait déjà à en avoir marre de faire tout cela dans sa tête.

Nerveusement, il plongeait sa main dans sa veste et récupérer son paquet de cigarettes. Le craquement de la pierre, la chaleur dans ses poumons. Dans un sens, ça lui faisait du bien. Du moins, il lui restait ça. Avant que ce soit son décompte, c’était la musique à ses oreilles qui lui indiquaient être arrivé. Quelques notes de guitare, de flûte, il se retrouvait devant la supérette du coin. Quelques coups de canne plus tard, le nuage de fumée dessinait la porte automatique et l’appel d’air à son ouverture.

Heureusement qu’il se contentait d’un truc léger, comparativement à ce qu’il avait offert au tournoi. Autrement, chapeau pour la discrétion.

- Hadrien n’est pas avec vous ? Une voix, un accent d’Agrabah. Il était au bon endroit, c’était déjà ça. Je lui avais dit de ne pas vous laisser seul.
- Ça ira, Jamal.
- Mon fils vous raccompagnera, c’est plus prudent. La voix semblait s’éloigner, mais sans bruit de pas. Ali ! Descends, tu aideras monsieur à rentrer chez lui.
- Merci. Kurt souriait poliment, se dirigeant entre les rayons, ce qu’il comprenait avec son nuage au sol.

Le nuage glissait, lui donnait les limites alors qu’il s’y faufilait et tentait de ce souvenir de ce que lui avait raconté son ami. Quelques formes se dessinaient dans l’endroit, toujours les mêmes idées, une forme plus petite que les autres semblait descendre de l’étage et apparaître derrière celle de Jamal.

Un frisson le parcourait, l’aura qu’il avait captée il y a quelques semaines.

Brusquement, il se retournait, l’aura se faufilant dans la direction opposée. Craintif, il resserrait sa poigne à sa canne avant de lever un bras à tâtons. Paraître naturel. Il devait avoir attrapé des conserves, mais de quoi ?

- Des poires ? Je n’ai pas souvenir que tu sois très fruit. Cette voix. Viens avec moi, je vais t’aider.

Un bras se glissait sous le sien et le forçait à avancer. Progressivement, la forme à ses côtés s’affinait et devenait de plus en plus distincte.

- D’accord, c’est pas les frites du vendredi à la cantine, mais nous trouverons de quoi t’occuper. Un rire amusé dans la voix. Le micro-onde de ton appart est réparé ? On va bien trouver une barquette, Cypher.
- À quoi tu joues ?
- Moi ? Je te donne un coup de main. Il tournait sur la droite. C’est bien ce que l’on doit faire, entre collègues.

La silhouette qu’il avait repérée se retrouvait derrière lui, il parvenait à l’analyser, la comprendre, l’appréhender.

- Rude est derrière nous ? Interrogeait l’aveugle, sentant son bras se faire tirer une fois de plus.
- Cool, j’avais raison ! Il se retournait, c’est ce que les mouvements du corps lui faisaient comprendre. Un point pour moi, je savais que notre poulain n’était pas à la ramasse. Un grognement venait de son dos, pareil au jour simulé de sa fuite.
- Ça fait longtemps ?

La question restait en suspens quelques instants, ils s’arrêtaient enfin et c’est maintenant que Kurt ressentait le vent froid. Surement l’un des frigo ouverts devant lui.

- Attends, on va te trouver ton repas. Reno s’écartait alors, relâchant son bras et voici que sa silhouette s’effaçait. Comme s’il disparaissait de sa vision. Alors… Alors… Tu veux des nouilles au poulet ? Du riz avec du bœuf ? Attends, il y a plateau télé en promotion. Oh. C’est une dernière vente, tu ne devrais pas prendre ce genre de risque. Et puis, tu ne regardes pas la télé.
- C’est quoi, l’idée. Kurt répondait, quasi froidement, frappant le sol jusqu’à ce que le nuage de fumée se bloque au pied du Turk.
- Je te donne un coup de main. Ah ! Une exclamation, faisant sursauter Kurt. Saucisse, sauce au poivre, purée. Un repas de fête. Kurt sentait alors qu’on lui collait quelques choses sur le torse. Ça m’a fait plaisir.

L’aura de Rude se rapprochait alors, se tenant derrière l’aveugle.

- Reno… Le même ton fatigué. Dépêches-toi.
- Ça va. La voix se rapprochait. Bon, Cypher, ce n’est pas une visite de courtoisie.
- Je l’avais déjà deviné…
- Monsieur Shinra demande à te voir. Il entendait Rude grogner dans son dos, faisant aussi craquer sa nuque. Tu as eu six mois, de belle vacance, pour te refaire avant de revenir à la maison.
- Il attend ton rapport.
- Aujourd’hui, on vient seulement te prévenir. Tu as une semaine pour te présenter sur le vaisseau-mère, au sinon ? Il ricanait. Enfin, tu connais la chanson.
- Bien. Kurt était figé, totalement, ne bougeant pas d’un pouce. Hadrien ?
- Hadrien, Jamal, Ali… La liste est longue… Rude avait pris la parole.
- Il y a quelqu’un d’autre qui t’attend à la maison, ta prochaine affectation. La voix de Reno était déjà loin, il sentait aussi Rude qui s’écartait. Bon, j’ai pas envie de te gâcher la surprise ! Donc, perd pas trop de temps. Allez, Cypher ? À la prochaine ! Cool tes lunettes !

Une minute entière passait avant que Kurt ne se calme et laisse la pression retomber, manquant presque de chuter alors qu’il tenait son plat à la con dans les bras. La respiration rapide, il sentait une perle de sueur glisser le long de sa nuque.

Est-ce qu’il avait vraiment cru avait échappé au système ? Pas réellement.

Ou, secrètement, il attendait que ses collègues arrivent plus tôt pour s’occuper de son cas. Il passait le revers de sa main sur son front avant de se retourner. Surpris, il remarquait seulement une présence devant lui, plus petite, une tache de lumière dans les pénombres dans lesquelles il vivait.

- Ali… ? Risquait-il.
- Vous avez fini, m’sieur ? Une voix d’enfant, il cessait de se raidir. J’peux vous raccompagner ?
- Oui, c’est gentil. Il levait un bras, passant sa main sur la tête du gamin. Merci.
Rufus Shinra
Rufus Shinra
Playboy Milliardaire

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le Jeu 13 Fév 2020 - 13:03
Les Turks, ils sont rigolos !

C'est marrant, comment t'arrives à bien gérer tes deux parties dans un même RP. T'arrives à trouver un bon équilibre, ce qui donne pas l'impression de lire deux RP différents dans le même.

La première partie donc !

Tu le sais, je le sais, même Raido le sait, tes PNJ sont très humains. On assiste vraiment à une scène de la vie de tout les jours (j'parle de cadeau, pas de cécité). Et, les interprétations et tout sont renforcées justement avec le développement de tes autres sens. Tu ne peux pas voir, c'est un fait. Mais je trouve que tu exploites bien les autres sens ici, et ça donne un mini auto/leçon de "comment décrire sans que tout soit forcément visuel". L'appart ? Ça va, j'arrive à m'y repérer sans que t'aies eu besoin d'en parler visuellement. Tu vois ce que je veux dire ?

Bon, tu as choisi cette contrainte, donc j'imagine que tu savais comment l'utiliser. Mais ouais, c'est cool que tu arrives a exploiter certaines parties du kit de Cypher pour une utilisation totalement différente mais néanmoins cohérente. J'aime bieng !

Et donc, on en arrive à la deuxième partie, les Turks.

Et, j'suis toujours content quand tu les inclues dans ton RP. Parce que c'est bien fait. J'sais pas si tu te creuses la tête ou quoi, mais ouais, quand je lis, je retrouve Reno, je retrouve Rude. Legend aussi, dans l'idée que je m'en fais, même s'il est pas ici aujourd'hui. Bon, d'un autre côté, tu dois forcément maitriser ton sujet. Ton premier avatar était un milicien de la Shinra de FF7, c'est pas non plus étonnant que tu restitues les Turks existants comme il faut. Mais... c'est ça en fait, c'est tout ces petits liens, qui font que les Turks dans ton RP, ça marche toujours.

D'façon, ça sert a rien d'en parler huit ans... C'est nickel.

Si, allez... juste pour t'casser les couilles, essaie de te relire. Y'a des trucs, c'est vraiment de l'inattention pure.

Facile : 11 xp, 111 munnies (héhé), et 2 PS, en Force.

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