Narantuyaa
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Barbare au rhum

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le Mer 6 Nov 2019 - 23:59

On commence par des sauts.
Petits, rythmés, répétés, éreintant jusqu’à l’étouffement.

Puis on lève les genoux à chaque enjambée, haut devant soit. Les bras suivent, les poignets montent au dessus de la poitrine, et le mouvement entraîne tout le corps en tension vers le haut. Encore, encore et encore, jusqu’à ce que la sueur gicle à chaque mouvement.

En largeur, maintenant : Les jambes sont gardées tendues, et s’écartent en rythme. Quel rythme ? Celui, léger, fait par ses pieds en touchant le sol, un clapotement sec et presque vitreux qui s’accélère. Les bras s’écartent en cœur, les épaules s’ouvrent dans un grognement de douleur.

Puis vient le moment de mettre genoux à terre. Une fois, doucement, mais sans laisser aucun répit, puisqu’il faut à nouveau se relever, et souplement se baisser sur la jambe opposée. Deux fois, trois fois, six fois, cent fois, jusqu’à ce que les os grincent et tirent, jusqu’à ce que les membres ne soient plus que la peau tendue d’une fronde chargée à bloc.


Il est temps de tirer sur la corde. Mains jointes, tendues vers le ciel, puis frappant un genoux levé pour l’occasion ; un fracas en cadence, alternant droite et gauche. Imaginer la tête de Death, ici, entre ses mains et son genoux encore violet; écrasée en une bouillie infâme…

Puis se baisser, s’asseoir dans le vide pour gracieusement esquiver un ennemi imaginaire; pour ensuite remonter pied en avant, ramenant son genoux jusqu’à son coude brandi en avant ; et encore tout reprendre jusqu’à ce que le mouvement ne soit qu’une pensée, qu’un réflexe.

Toucher le ciel; Sauter, au plus haut, imaginer caresser du doigt ce plafond de métal fendu de noir… Et se laisser chuter. La réception se fait sur ses bras contractés et la pointe de ses pieds, droite et raide comme une planche, pour se projeter à la force de ses avant bras, et, ramassée en boule de muscles en fusion, sauter de nouveau-  


Quand les jambes lâchent, cassantes et fébriles sous l’abus, vient le temps de s’allonger.
Pour se reposer ? Quelle idée. Pas de repos pour les âmes damnées !
Et, trois fois prisonnière, Naran était triplement damnée.

Non, plutôt que de s’abandonner à l’épuisement, il faut raidir bras et jambes, et les joindre tendu devant son corps allongé. Lever le bassin, maintenir le contrôle sur ses membres fourbus, et aller et venir au dessus d’un abdomen plus bandé que l’arc d’une Hun en chasse.

Quand les bras lâchent, quand il est impossible de les maintenir au dessus de soi, il faut les projeter sur les côté, et, se reposant uniquement sur ses omoplate et son fessier, éclater en une étoile de muscles contracté.

Tenir, tenir, tenir, compter les coups reçus et les coups encore à rendre, mordre ses propres dents comme un chien enragé, puis se ramasser en une boule fulminante, en équilibre sur ses fesses toujours tendue, empoignant ses jambes encore trop faibles.


Si le sang qui goutte d’entre ses gencives n’est que le résultat d’une morsure de la lèvre, reprendre à zéro.
Si, au contraire, le goût amer vient du fond de ses entrailles… Il est temps de s’attaquer aux assouplissements.
Narantuyaa
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le Jeu 7 Nov 2019 - 23:30
Un changement de tempo s'impose lentement. Fini les tapotement exalté, les râles étouffé : Maintenant, c’est la respiration qui mène la danse.

Cette danse se doit d’être calme. Chaque mouvement y a son sens et sa manière…
Et, comme toujours, tout débute par la posture.

Assise, face à ses talons collés l’un à l’autre, face à ses jambes encore enrubannées, face au miroir qui l’observe toujours, le premier mouvement est celui de s’étendre. Étendre son bras endolori d’un côté, puis d’un autre ; Étendre ses jambes, brandir au loin des orteils puissants ; Étendre sa nuque, balancer sa tête d’un côté à l’autre de son tronc.


Toujours, le souffle est maître. Il expire durant l’effort, effaçant avec lui les traces de sueur et de douleur. Il inspire en écho, apportant avec lui l’odeur lourde d’un corps en exercice, et celle, plus froide, du métal vide.

En emplissant ses poumons jusqu’à leur cavités les plus profondes, on accède à un état second. Dans ce vertige, la douleur se perd - tout autant que l’intellect.
Peu importe, après tout: Ce qui compte, maintenant, c’est de tendre et de détendre, de tordre et de détordre, de réécrire des muscles dans des sens nouveaux.


Ainsi, une jambe en croise une autre. Les deux membres se touchent, s’entrelacent… Puis se séparent, s’éloignent, jusqu’à se voir diamétralement opposé. Sans complexe, les cuisses s’ouvrent et se déchirent; le crâne baise le dos, les talons chatouillent la nuque, Le front embrasse le genou, la colonne s’arqueboute, et les mains, adoucies, prennent le rôle des pieds.

Ce corps, poussé dans ses derniers retranchement, surmonte tout les interdits. Il peut marcher sur les mains, ramper sur le dos, tomber à genoux et sans faillir jaillir à nouveau, serpenter ou au contraire ajouter à ses mains des orteils préhensiles.


Mieux encore, grâce à ces épreuves combinée, même la gravité n’est pas une règle à suivre. Une avancée, toujours aussi lente ; un inspiration, toujours aussi calme ; Et en trois enjambée la vitesse est acquise; et le pied frappe le sol gris argent qui résonne, et l’abdomen se comprime de peur ; et le corps tout entier bondit, vole, tourbillonne.

Une main tendu frôle le plafond. Aucune sensation, aucune réaction…. La main se ferme, et le mouvement reprend.
Plus rapide, maintenant, mais toujours gracile, le travail se fait debout : Tour à tour les jambes et les bras s’enroulent, se tordent, marquant un rythme encore inaudible.

A bout de souffle, il est impossible de chanter.
Narantuyaa
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le Ven 8 Nov 2019 - 23:33
Pourtant, la mélodie se créée.
Dans l’arc des mollet, dans la courbe des sauts, dans le sifflement des cheveux, toutes les traces sont là: inaudibles, mais chaleureuses.

Pièce par pièce, elle se clarifie, jusqu'à, enfin, surgir, évidente au possible: Un refrain, fredonné en jours de festival. Un refrain entraînant, familier, qui suit chacun des pas et décore la cellule vide.

Même dans le silence métallique, même dans la solitude quasi complète, il amène avec lui les souvenirs d’une audience en liesse, d’une odeur de mouton tendrement grillé, de ce beau garçon à séduire…


Un saut à couper le souffle, succédé à un entrechat particulièrement aguicheur...Ou peut être était-ce le sourire, narquois, presque provocateur, qui avait achevé de le convaincre. Ou était-ce un coup de tête, un regard, un mot…

Tous ces jeux avait depuis perdu leurs attrait.

Pourtant, enfermée dans ce cube, c’était ce jeu qui lui fallait.


Face au miroir, il fallait donc invoquer cette soirée de prairie et de flamme. Retrouver les éléments qui avait fait virevolter ses pieds jusqu’à l’épuisement ; Conjurer la passion, la joie, la chaleur qui l’avait rendue, l’espace d’un instant… magnétique.


Il existe une présence, au delà du verre. Quelqu’un qui l’admire ou la méprise, mais ce presque quotidiennement. Quelqu’un qui, en ce moment même, la fixe, c’était une certaineté.

Sans indication sur la personne en question, sans même une réaction, toute interaction est vouée à l'échec. Pourtant, l'échec n’est même pas considéré. Après tout, il doit bien y avait bien une raison pour laquelle cette présence se présente si régulièrement…


Ainsi, chaque matin, après le réveil des muscles, et le long polissage de ses tendons fourbus, Naran danse, et affûte la dernière arme de son arsenal.

De sa cellule, elle sculpte les tapis et tapisseries de sa yourte natale. L’acier se pare de rouge, de blanc et d’or, le carré devient rond et accueillant, le métal froid s’attise comme la braise, et, de long en large de ses dix coudées cube, Naran saute, virevolte, s’envole et retombe.

Et, toujours, finit sa performance, la Mercenaire s'incline devant son auditoire.
Lenore
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Expert comptable

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le Jeu 14 Nov 2019 - 17:19
l'aérobic c'est fantastic, Véronique et davina peuvent allez se rhabiller. Je sais que vous ne connaissez pas mes références bandes de jeunes!

Encore une fois, pas grand chose à dire, le travail sur le corps, toujours aussi excellent même si je ne suis pas une fan de fitness, ça m'a suffisamment parlé. Bon parfois je n'ai pas bien imaginé le mouvement mais à la rigueur on s'en fou, on sait qu'elle fait son petit sport et sa petite danse! On y va progressivement, c'est pas plus mal , faut bien s'occuper ! Le rythme est plutôt bien retransmis par ta narration, on se sent bien guidé dans la description.

A voir la suite.

Très Facile : 5 points d'expérience + 50 munnies + 1 PS. en Symbiose. Pourquoi pas.
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