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Le brouillard hante les rues, rendant ce qui est familier étrange, métamorphosant les voisins en ombres, et étouffant les appels au secours. La brume a surgit de nulle part avec la nuit noire. De nulle part ? La nuit peut-être, marmonne Jack en y voyant rien ; la brume, elle, ne sort pas de nulle part. L'ouïe affutée par deux combats en étant incapable d'y voir, que ce soit face à deux blondinets ou à Hermès, l'intendant peut entendre… très distinctement… un bruit de métal et de pavé qui se cogne. S'approchant du bruit à pas pesé, l'homme avance avec pour réflexes de tenter de chasser la brume… en vain, hélas… mais ce n'est pas comme au tournoi. A cette occasion-là, ce fut un pur voile de ténèbres intangibles qui recouvrait l'arène ; ici, comme avec le messager des Olympiens, c'est de la véritable brume.
Face à la divinité grecque, chassé la brume nuageuse lui était possible mais tout sauf souhaitable. Aujourd'hui, la brume est trop… trop dense et bien fournie… il en ressent la froide et humide caresse sur sa peau, la sensation de se faire lécher tout le corps par ce brouillard pervers.

Je dois quand même essayer.

Jack cesse son avancé jusqu'au son de métal et de pavés qui s'entrechoquent… il inspire profondément et expire sauvagement ; un souffle brut et bref. La brume, à peine chassé, se réforme déjà sans qu'on ait le temps d'y distinguer quoique ce soit. Des ombres font leurs vies, en l'air dans des carrés de lumières quadrillés. -dérrière leurs fenêtres, sans doute- ou à hauteur de lui-même, en train de marcher. La brume les efface tous… ils ne sont plus rien sinon des silhouettes indissociables.
Quelques pas plus tard, accroupit, Jack peut voir une bouche d'égout mal refermé qui… tressaille, comme si quelque chose sortait d'en-dessous en continu, parvenant à soulever le poids du métal mais le laissant systématiquement retombé.

La brume viendrait des égouts… ? Sous les rues de la Citée du Crépuscule, les égouts courent en réseaux de tunnels complexes, vastes et étendues. Puis des cavernes et des cours d'eaux ; puis des rebelles, des sans-cœurs et des créatures oubliés ; puis des terreurs et des cauchemars.

D'instinct, Jack tente de contacter ses différents lieutenants à la radio, réduisant ses critères de recherches jusqu'à "n'importe quel garde noir" puis achevant par le bon vieux "si quelqu'un m'entend, répondez". Un total de trente-deux appels radios, ou tentatives plutôt, ont été effectués par l'intendant de la garde noire. Pas une seule réponse jusqu'ici. Après inspection complète de la radio, celle-ci est neuve et parait en parfait état de fonctionnement ou, en tout cas, l'intendant ne voit pas ce qui pourrait ne pas la faire marcher.
Tout semble indiqué que, simplement, personne ne lui répond et la brume n'a pas l'air prête à partir.

Tout autour, les silhouettes se déforment et s'étirent en figures incertaines, l'inquiétude le gagne. Sans la brume, l'on admirerait son visage se décomposé à chaque tentative raté d'appel radio ; cette brume n'est pas juste de la brume et… elle est déjà suffisement étendue pour que personne ne réponde ? Jack doit se mordre la lèvre pour ne pas qu'on l'entende gémir de terreur à l'idée que… il n'y a plus un seul garde noir apte à lui répondre ; le voilà seul.
Dans la brume… seul… sinon entourée par toutes ces silhouettes sans queues ni têtes.

Stoïque, immobile… sur ses gardes mais les yeux fermés, ne cherchant qu'à entendre s'il ne peut vraiment y voir. Quelque chose ne colle pas et… il est incapable de bouger ou de prendre la moindre décision, il… imite Kuro et s'allonge par terre, commence à ramper en jetant des regards apeurés en touts sens. Le voilà qui tremble comme une feuille alors que ça ne fait que commencer.
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La Peur est une brume de sensations.

Un nouveau monde s’offre à nous. Un être parmi tant d’autres… Un être insignifiant… Un être aussi inquiétant que pathétique. Après les habitants, après les esclaves, après les animaux… Il faut bien continuer de manger à notre faim.

Death a spécifié que nous ne devions pas les abîmer excessivement…

Nous avons donc le droit de jouer avec alors…

Nous le suivons à travers ce labyrinthe emplit de brume. Il a l’air d’avoir peur… La peur de l’inconnu est la peur primordiale de l’être humain… On ne peut rien voir dans les brumes, seulement des formes étranges dansantes au gré des courants… Quels monstres peuvent se tapir dans ce milieu si propice à la terreur ?

Un cri retentit.

Comme un écho, il longe les couloirs de la Cité du Crépuscule pour arriver jusqu’à l’Intendant de la Garde Noire, plaqué au sol comme un misérable.

Puis plus rien. Aucun son. Seulement les frottements de l’homme rampant à terre.

Le silence est une arme fiable. Beaucoup d’humains ne peuvent pas le supporter très longtemps. Ils s’inquiètent, ils se fourvoient et finalement ils se perdent dans cet océan de solitude. D’une pensée, la brume se met à bouger comme un fleuve vers une autre rue, un peu plus loin, qui tourne sur la droite.

Les formes étranges semblent suivre le mouvement, attirées elles aussi par le courant lent mais pourtant bien présent de la brume.

L’air est lourd, le ciel devient plus sombre, menaçant. Quelques nuages se forment. Il ne va pas tarder à pleuvoir. Une légère brise froide se lève, même si cela n’altère en rien le déplacement de la brume. La ruelle d’où vient Jack se referme sur elle-même : les trottoirs se joignent, les maisons aussi. Le voilà coupé de sa première retraite.

Nous ? Nous lorgnons sur ce petit être. Nous voyons tout, nous sommes partout. Il ne nous voit pas encore, mais pourtant nous sommes bien là. A sa portée… Partout et nulle part à la fois. Le diable est dans les détails.

« Tu devrais suivre la brume, mon petit… Qui sait ce qui pourrait t’attendre au bout ? » pensé-je vaguement vers lui.


Une belle surprise l’attend dans l’impasse que nous lui indiquons. Un homme, mort, enchaîné à un mur de pierres. La tête en bas, le corps en étoile, un pentacle autour de lui. Le sang encore chaud se déverse des différentes entailles. Il a souffert avant de mourir, c’est certain. Il est nu, émasculé, massacré plutôt.

En lettres de sang, à côté de lui, se trouve une remarque, une idée, un indice de notre part :


« Le Sang est la clef. »

A quelques centimètres de là, le corps exécuté sauvagement, les yeux encore écarquillés, terrorisés, souffrant. Jack devra trouver ce que nous voulons ici, s’il y arrive, il pourra continuer à suivre la brume et nous rejoindre les égouts où nous l’attendons patiemment sous la forme de sa pire phobie version très grande taille avec une « petite » colonie de ladite phobie… Au fond des tunnels cruels et crasseux des souterrains de la Cité.

Sinon, il pourra nous divertir en fuyant les créatures de la brume qui n’attendent que notre signe pour lui sauter dessus. Ce sont de bonnes bêtes, bien obéissantes. Loin des humains, trop faibles… Trop déloyaux. Des monstres qui, nous en sommes sûrs, devraient nous garantir un repas délicieusement assaisonné.

« Les ténèbres sont rassurantes, le jour est angoissant. La Lune réconforte, le Soleil juge. Si tu nous trouves, nous te donnerons quelque chose. Ne nous déçois pas, Jack. Nous n’aimerions pas cela… Du tout. » lancé-je dans sa tête avec un ton légèrement inquiétant.

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« Nous ? »

Jack tâche de… de garder l'esprit clair mais ce n'est pas si simple. J'ai l'oreille suffisement affuté pour savoir qu'ils ne me parlent pas… ma ville ne fait pas tant d'écho. J'en entends des voix, souvent même… sur le moment, j'avais mieux à faire au tournoi… alors je n'ai pas fait attention mais à cette occasion, j'ai entendu une voix de femme dans ma tête. Je… c'est ma voix, mes pensées que j'entends d'habitude ; mon subconscient ou mes instincts qui me hurlent ou me murmurent des trucs. Ce ne sont... pas tellement des voix, maintenant que j'y pense, c'est juste que je me dit parfois des choses pour me donner du courage et que… regarder autour de lui ne sert à rien parce qu'il ne voit rien mais par habitude, d'inspecter les environs le rassure alors il le fait quand même. Ici, son inspection des alentours s'éternisent à voir que les silhouettes changent de formes comme des corps qui dansent ; des tâches d'encres dans l'eau qui s'y répandent. Et l'on pourrait tout aussi bien être dans un aquarium de brume où Jack joue le rôle du poisson rouge.
Sa voix… ses voix qui s'entrelacent en échos difformes et inquiétants, de même que cette voix de jeune fille au tournoi... il les entends très distinctement comme s'il se concentrait à les imaginer ; sans pourtant jamais les avoir entendu. Est-ce que c'est possible, de parler aux gens… directement via la pensée ?

Sachant Death capable de nécromancie jusqu'à une armée de mort-vivant, Lenore ayant des pouvoirs pas si évidents et Septimus se permettant de lancer des sorts à la dizaine sans qu'aucun n''ait un rapport avec le précédent… carrément possible, donc ? Et cette brume… ces créatures dans le brouillard ? Avant d'avoir fini de réfléchir à la brume, il se met à pleuvoir et peu à peu, les créatures qui y erraient disparaissent avec. L'ennemi... puisque Jack le perçoit ainsi… est capable de parler directement dans ma tête et de contrôler la météo ? En parlant de Septimus aux sorts qui se suivent sans se ressembler.
Un instant, malgré les menaces, l'intendant se permet de savourer la pluie, yeux fermés mais les oreilles grandes ouvertes et… non, dommage.

L'eau ruisselle sur son mon visage… je tremble de peur et de stress mais aussi de froid… je suis trempé par la pluie dense mais content d'y voir, j'inspecte les environs bien déçus. L'oeil rendu hagard de déception, l'intendant ne s'agite plus, résigné. Une moue résigné fait l'amour à un rictus sarcastique sur son visage ; ce cynisme amer et sans volonté reste la marque de son désespoir, de son abandon. La pluie est suffisement dense par endroit pour que les silhouettes reviennent y exécuter leurs danses macabres… et ce ne fut qu'un court temps de transition en brumeux et pluvieux qui vit disparaitre les "ombres". D'un coup, Jack se demande si ces créatures ne sont pas… amphibies… ? Elles ne pourraient pas exister en-dehors d'un endroit suffisement humide ?
Et au moment où il se dit ça, tel un test de rorschach, l'encre de ténèbres s'étalent en pieuvres, requins et autres chimères confirmant sa déduction foireuse. D'autres idées, d'autres hypothèses s'enchainent mais à chaque fois, les ombres se déforment pour allez dans le sens de ses réflèxions.

Bien que dense, la pluie n'empêche pas d'y voir mais les yeux pleins d'eaux brûlants, Jack peine à discerner et… se retrouve enfermé par les immeubles qui ont bougés pour l'enfermer. C'est forcément une illusion là ?! L'intendant tremble de plus en plus, commence à se sentir fiévreux et nauséeux mais doit, au moins, tenir debout.

C'est comme avec Death ; capable de m'abattre à chaque seconde, il ne le fait pourtant pas. Pour une raison ou une autre, Jack est encore autorisé à vivre et à éprouver la peur. Death a bien prévu de faire de moi son bon petit soldat jusqu'à après ma mort s'il le faut et a l'air curieux de savoir jusqu'où je peux allez sans mourir, me changer en sans-cœur ou autre triste sort du genre. Qu'est-ce qu'un humain, et rien qu'un humain, est capable de faire quand on le pousse jusqu'à ses derniers retranchements ?
Lui là… ou "eux", apparement… ils me veulent quoi au juste ?! Dans cette situation j-je... je dois… attendre de savoir à quelle sauce je vais être manger. Pour l'instant, tout ce que je sais c'est qu'on doit me donner quelque chose.

Me donner quoi… ? Death, et la Coalition Noire en elle-même, m'ont appris qu'il y a des sorts pire que la mort.


« J-j-je... je suis pas mort quand même ?! » Paniqué, Jack regarde autour de lui… il sait d'avance que son âme… ira soit à Death, soit à Hadès. Concernant ce qui l'entoure, rien ici ne ressemble aux enfers qu'il a pu détaillé lors du tournoi… alors…  est-ce que ca serait une sorte d'outre-monde où… ? Death a des légions de morts sous ses ordres mais l'intendant… ne s'est jamais dit qu'à l'image d'Hadès, il avait peut-être "son enfer" qui allait avec. Ses voix seraient-elles, en quelque sorte, le cerbère de Death ? Où la somme de toutes les âmes fauchées jusqu'ici, fondues en un seul être à l'agonie éternelle… ? « Qu'est-ce que vous voulez me donner au juste ?! »

Quand à l'énigme, elle est déjà résolue, en véritée… le sang n'est pas la clef, c'est plutôt le panneau de direction, non ? D'un coup d'oeil, l'intendant parvient à suivre l'écoulement du sang jusqu'à une plaque d'égout entrouverte… mais ce cadavre, ainsi que sa mise en scène, le touche à peine. C'est horrible, sale et malodorant mais ce n'est rien que Jack ne côtoie pas quotidiennement. Le sang, les tripes, les corps fondus par la chimie ou quoi… ca l'écœure mais ne l'atteint pas. Sinon le pendentif, évoquant de suite l'ésotérisme et le mystique, un motif en forme de sorcellerie noire qui lui fait bien comprendre que… ici, il subit.
Est-ce que des mirages recouvrent tout le monde autour de lui ? Est-ce qu'il hallucine ? Est-ce qu'il est plongé dans un cauchemar surnaturel ? Ou juste un de ses cauchemars habituels ?

Peu importe laquelle de ses solutions est la vraie… face aux voix qui ne lui répondent pas, Jack comprend que ça ne lui sert à rien de réfléchir ou de chercher à comprendre ; il va rester impuissant et subir. Dans ce genre de situation, que ce soit Death ou n'importe qui d'autre de bien plus puissant qui s'amuse à le tourmenter… à chaque fois, Jack s'en sort en jouant le jeu et en se montrant suffisement distrayant. Pourtant, lâche comme toujours, il attends de voir ce qu'il va se passer. Impossible de savoir ce qu'il se passera dans les mystérieux égouts… mais probablement que Jack n'en remontera jamais.
Alors peu importe ce qui l'attends là-dessous, Jack préfère attendre de voir ce qui lui tombera dessus lorsque les voix en auront marre d'attendre qu'il se décide.

L'intendant se retient de clamer haut et fort avoir compris la réponse… entamant finalement de mimer être à la recherche de l'énigme, faisant semblant d'y réagir. N'ayant pas besoin de mimer le stress, l'impatience et la confusion, Jack tente tant bien que mal de… créer une réaction chez les voix… ou dans le monde qui l'entoure. L'idée, ici, c'est d'essayer de faire croire aux voix que je suis trop con pour comprendre l'énigme et… sa réaction m'en dira long, de même que les métamorphoses de mon environnement. Si ça parle -même sans parler au sens littéral du terme-, ça réfléchit et vu ma situation… j'ai tendance à croire que ça réfléchit bien mieux que moi.
J'ai assommé Hermès et fait se crasher un soleil dans l'océan… comment… ? En comprenant en quoi la toute-puissance est autodestructrice. Hermès a fini assommé parce qu'il se pensait intouchable ; le Soleil a fini dans l'eau parce qu'il se pensait trop haut.


Patient à déployer son jeu d'acteur, lui allant ici comme une seconde peau, en son fort intérieur, ses intentions sont clairs. Si Jack n'est pas en mesure de provoquer la chute d'un ennemie, cette ennemie doit provoquer sa propre chute…

Est-ce qu'il va comprendre que je me fout de sa gueule ? Si oui, est-ce qu'il va s'énerver et terminer son jeu de mort… ? Ou est-ce qu'il va se montrer plus patient que moi ? Ou alors, les ombres que je crois voir grossir à se rapprocher sont, en réalité, un compte à rebours et la seule raison qu'il me donne à avancer ?
Je déglutit d'appréhension sous les trémolos de mes tripes qui attendent, impatientes, la réponse.
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« Ha ! Ha ! Ha ! De la résistance… Les jouets de Death sont si amusants. »

Petit être, il croit pouvoir échapper à notre jeu aussi facilement ? Ha ! Ha ! Ha ! Nous avons vu bien des choses, tant de choses… Naître, dormir, renaître… Le cycle sans fin. La lumière, dormir au fond des océans. La chauve-souris s’envole au loin tandis que les observateurs crient leur terreur.

« Pauvre Jack… Tu n’es pas mort. Pas encore tout du moins, puisque tu es là, entrain de jouer avec nous. Que tu le veuilles ou non… » lançons-nous par la pensée à ce petit esprit étriqué.

Voyons voir s’il ne veut pas nous écouter, ce n’est pas bien grave. Nous sommes ici et ailleurs à la fois. Il ne nous voit pas et pourtant nous sommes tout autour de lui. La pluie s’intensifie. La brume aussi. Le ciel devient noir, complètement. La pénombre règne dans les rues tandis que quelques lumières en provenance des maisons éclairent les rues alentour transformées en impasse.

Derrière les fenêtres, certaines silhouettes humaines se dessinent puis s’effacent.

De la brume s’échappe des humains. Des hommes, des femmes, que Jack connaît bien. Ce sont des gens morts entre les mains de la Garde Noire. Le subconscient est une terre d’imagination et de créativité sans pareille. Lentement, très lentement, ces figures du passé reviennent des souvenirs de notre ami Intendant pour le hanter.

Ils n’expriment aucune émotion. Ce ne sont que des corps qui marchent, petit à petit, vers lui. Certains ont des armes, d’autres non. Certains sont mutilés, meurtris d’apparence tandis que d’autres sont entiers et habillés normalement : tout dépend d’où il les a croisés.

Un volet d’une maison claque violemment.


« Regarde Jack… Tes amis veulent venir te témoigner leur affection. Embrasse-les, vas-y… Ils sont venus de loin pour te voir. » pensons-nous une fois encore.

Pendant ce temps, nous aménageons le réseau d’égouts. Il va peut-être finir par se glisser dans notre toile. Un véritable labyrinthe souterrain, avec pour certaines parties, des colonies de rats, des rebelles morts-vivants affamés et au cœur de ces dédales… Nous… Ha ! Ha ! Ha ! Enfin une partie tout du moins. Avec des araignées… Partout, partout… Des petites, des grosses, des énormes… Et nous sommes de loin la plus gigantesque… Hé ! Hé ! Hé !


« Si tu ne tiens pas à leur dire bonjour, nous pourrions comprendre… Tu pourrais nous rejoindre dans les profondeurs de la ville, tu y seras plus en sécurité… C’est une certitude… » pensons-nous une dernière fois.

Nous nous tenons prêts à refermer la bouche d’entrée de l’égout au moment où il passera. Une fois rentré, il ne pourra pas ressortir. Ce n’est que le début du cauchemar.


« Il court, il court le furet, le furet il court… »
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« V-v-vous connaissez Death… ?! »

Je ne sais pas si c'est censé me rassurer ou m'inquiéter encore plus… si ça connait Death et si ça sait que je suis son "jouet"... alors soit ça a la permission de jouer avec moi, soit ça se fiche des représailles de mon Boss. L'évocation seul du nom de mon maitre peut terrifié les plus grands de ce monde jusqu'aux dieux ! S'en est à un point tel que "Death" est carrément devenu dans certains mondes un synonyme du mot "Mort".
Si ça ne l'intimide pas de me savoir sous sa protection en sachant qui c'est, rien ne l'intimidera jamais.

Après… quelque chose me calme, deux choses même… la première, c'est qu'il a réagit et l'environnement avec lui. Je… je ne suis pas si impuissant que ça, ici… à partir du moment où il contrôle tout ici et a une influence direct sur… la météo, l'agencement des bâtiments et les créatures qui rôdent… en refusant de suivre son tracé, j'ai fait revenir la brume malgré la pluie battante. Et j'ai aussi fait venir les spectres de mes nombreuses victimes. Des hommes, des femmes, des enfants, des coupables et des innocents. Je… je ne m'en veux pas… non…
…je ne crois pas ?

Ca… ca m'inquiète parce que pour l'instant, mes victimes sont trop loins pour que je les distingue clairement ou que je me rende bien compte mais… et si, suffisement proche pour les reconnaitre, j'éprouvais des remords… ?  Des hommes, des femmes, des enfants, des coupables et des innocents… des femmes avec qui je jouerais les petites choses fragiles et sensibles avant de brutalement les tuer dans un coup de nerf… j'en ai tué tellement déjà… et je vais en tuer tellement plus avant de finalement mourir à mon tour. Ca m'a pris du temps… des années entières passés à étouffer ma conscience, l'étranglant à deux mains de toutes mes forces jusqu'à finalement ne plus l'entendre.
Et si, à la vue d'un enfant ou de je-sais-pas-qui dont le cas me toucherait… et si, à ce moment, je réapprenais à avoir des remords… ?

Si touts les remords que j'ai enfouis reviennent à moi à la vue d'une de mes victimes… si je redécouvre ce que c'est que le sentiment de honte et de culpabilité, je… je ne crois pas que je pourrais y survivre.


« Le pauvre… » Jack tend le bras, sa main agrippant la face toute entière d'un garde noir nommé Cranston ; le premier arrivé sans doute parce que… c'est l'ennemi humain le plus rapide que Jack n'ait jamais tué… ? « …ca va être la troisième fois que je le tue, celui-là. » Et resserrant la main sans vraiment forcer, seulement en y mettant de l'attention, l'intendant tire sèchement. Un composte de visage lui reste dans la main alors que, pour la troisième fois, l'ex-Intendant Cranston se fait broyer le crâne par la semelle de l'intendant. D'autres êtres approchent, lentement… encore dissimulé par la brume épaisse et la pluie battante.
Ca ne me surprend pas de voir Cranston se relever comme il le fit sur ordre de Death après sa première mort, enchainant sur la seconde peu après. Là… on en est à la troisième et finalement, usant de la même méthode…

« La quatrième fois ?! Qu'on le laisse reposer en paix, bon sang… » Jack fait le malin, s'enorgueillit d'avoir poussé son geôlier à réagir alors que tout particulièrement cynique, caustique sinon avec un sourire qui va de pair, il cherche à dissimuler sa peur grandissante.

Un autre homme, que Jack reconnait pas cette fois, l'attaque à l'épée… et d'un revers de bras de l'intendant, l'assaillant décolle au loin. Cranston est mort deux fois de suite piétiné par ma botte sur son crâne… et recréant les circonstances de sa mort, je l'ai sentit se volatiliser sous mes pieds. L'homme qui vient de décoller, il… devrait être mort mais après le bruit fracassant d'un mur de pierre qui craque, la victime vengeresse repart à l'assaut comme si de rien n'était ! Les zombies ne peuvent peut-être pas "mourir" mais sous mes coups, leurs corps se défont jusqu'à complètement les incapacité.
Si j'avais déjà tué quelqu'un au corps suffisement résistant pour ne pas défaillir sous un de mes coups directs, je m'en rappellerais.


En vérité, peu importe la force, la vitesse, la puissance ou même ses sorts s'il en avait… ces spectres ne sont que des souvenirs, des incarnations de crimes passés revenus le hanté et…

J'attrape le mort à l'épée, d'une main j'appuie de toutes mes forces sur son épaule pour le mettre à terre et de l'autre… je tire ses cheveux vers le haut ! Son corps pourri se déchire au niveau du coups et du pied, j'envois valser ce corps sans tête en tenant celle-ci dans ma main ! Et… elle se volatilise, l'homme revenant à moi… avec son épée comme sa tête.
Vu que j'ai dix fois le temps de le voir venir, il n'a pas pu ramasser son épée sans que je m'en rende compte même dans la brume et… il n'a pas pu ramasser sa tête non plus, de toute évidence ?!


Désormais, ce fut certain pour l'intendant que s'il voulait se débarrasser du souvenir d'une victime, il devait la tuer de la même manière que la précédente. Sauf que ne se rappelant plus de cette victime-là, il… ne se rappelle pas non plus comment il l'a tué.

Je fais comment pour touts les gens que j'ai crucifier, au juste… ? Ou ceux à qui j'ai injecter les saloperies de Salazar ?!

Plus que leurs nombres dont Jack se fiche éperdument… certaines silhouettes lui évoquent des souvenirs clairs et précis ; des choses du passés qui… lui évoquent des échos de remords oubliés. D'une conscience qui a été réduite au silence et qui était censée être morte et enterrée à jamais ! Les petites silhouettes d'enfants, nottament, le perturbe et l'inquiète ; pourtant. Pourtant, l'intendant refuse encore de rentrer dans cette bouche d'égout. D'un cri, il peut facilement envoyer au loin toutes ses victimes et… les garder suffisement loin de lui pour ne pas avoir à les détailler plus que ça. Ca serait alors un concours d'endurance… qu'est-ce qui s'épuisera en premier, les sbires de l'un ? Ou les cordes vocales de l'autre ?
Alors le voici, le voilà, Jack aux abois qui hurle de toutes ses forces !

Et comme à chaque fois dans les cauchemars, crier ne sert à rien ; aucun son ne sort. Cette drôle de sensation qui lui permet de parler mais qui lui interdit d'appeller au secours… ayant l'espoir secret que quelqu'un entende son cri, la nature de ce monde ; les règles de son propre cauchemar lui interdisent de crier. Dans la brûme et la pluie battante, ces victimes arrivent, il faudra les tuer dans ce cauchemar comme elles ont été tués dans la vraie vie ; ainsi, Jack se prouvera à lui-même que non, ça ne lui fait rien, que ça ne peut pas le hanter. Pourtant, incapable de se rappeller de cette victime à l'épée, il se sent suffisement coupable de l'avoir oublié et pour pouvoir l'oublier, doit d'abords faire l'effort de se rappeller comment il l'a tué.
C'est foutu d'avance… si Jack peut éclater un Cranston sans effort, c'est parce qu'il ne ressent rien d'en être le meurtrier. Lorsque veuves et orphelins arriveront, ceux-ci auront dans ce monde une puissance écrasante.

Non… j-j... je n'entrerais pas dans les égouts… quoiqu'ils m'infligent ici, ils peuvent probablement m'infliger la même chose ou pire dans les égouts mais… mais… mais au moins, si j'arrive à leur faire admettre entre eux--même qu'ils n'arrivent pas à me faire rentrer dans les égouts de moi-même je… je l'les aurais bien fait chier. Et vu qu'ils veulent jouer, que je suis malgré leur jouet, ma meilleure chance de m'en sortir, c'est encore de suffisement les amuser.

Ainsi, Jack repoussa l'épéiste -toujours le même !- une fois, deux fois… et se rendant compte de la plaie à son ventre, lui pris l'épée pour l'embrocher avec ; un deuxième en moins mais il en reste combien ? Les premiers arrivés sont évidements les plus athlétiques… des adultes puisqu'ils marchent tous à deux à l'heure comme dans un vieux film de série B. Des gardes noirs, des rebelles ou n'importe quel ennemi suffisement vaillant pour n'arracher aucun remord à Jack. Ce qui veut dire que… si Jack avait tué Roxas et que Roxas lui-même venait le hanter… sans remord de l'avoir tué, Jack l'exploserait.
A l'inverse, arriveront des victimes de plus en plus faibles et les plus lentes, ce sont encore les veuves et les orphelins… jusqu'à des nouveau-nés dont la puissance sera, à l'image du remord de Jack, absoluement démentielle.

Est-ce qu'il m'a cru assez bête pour ne pas comprendre son énigme ? Non, il sait très bien que je jouais l'imbécile… qu'il lise dans mon esprit ne m'étonnerait pas mais avec un peu de chance, mon jeu d'acteur était simplement pas assez bon ! Je suis sous la pluie battante et dans la brume, j'envois valser mes victimes sans expression ni difficulté… au moment où arriveront les veuves et les orphelins, je détalerais probablement dans les égouts quoique je veuille faire à ce moment-là. Pourtant, je ne sais pas… si mes victimes capable de m'effrayer s'approchent suffisement pour que je puisse les détailler… peut-être que je peux bluffer ces voix ? Et leur faire croire que ça ne marche pas, le coup des victimes qui reviennent me hanter ?
Si je suis suffisement convainquant, j'arriverais peut-être à leur faire changer de stratégie avant que ne se dessine la silhouette d'un enfant que je ne parte en détallant…


« Envois moi les tous, je les attends de pieds ferme. » Dit-il, étonnement calme.

Je… suis terrifié, ce… c'est un cauchemar, c'est ça hein ?! Si seulement ça l'était… je me pince au point de m'arracher un bout de peau mais… je suis toujours là ; ce n'est pas un cauchemar. C'est quoi alors ?! Quand je serais mort... moi aussi je servirais à mon tour aux petits jeux de Death ou de ces Voix ou de n'importe quels autres grands malades aux pouvoirs qui défient la réalité ? Je…
...la Coalition Noire, c'est grâce à elle que je n'ai plus de désir de mort. On est bien mieux en vie, croyez-moi, ce qui nous attends après la mort n'a rien de réjouissant.
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« Ha ! Ha ! Ha ! »

Qu’il est divertissant ce petit Jack.

Nous continuons de faire apparaître les corps sans vie et sans âmes. Des images, des projections, des ombres de la Mort. L’Intendant est violent, comme nous nous y attendions. C’est formidable… C’est parfait… C’est possiblement glorieux. Un fort potentiel.

Il ne veut toujours pas venir dans les égouts ? C’est notre seul regret. Ce serait tellement plus drôle en bas avec nous… Nous tous. Mais peut-être peut-il, veut-il voir autre chose ? Oui… Oui… Une excellente idée.

La brume s’intensifie. Elle recommence à envahir les rues et les ruelles de la Cité du Crépuscule endormie sous ce ciel noir ébène. Les fantômes du passé s’agitent avec elle. Plus Jack les frappe, plus Jack bouge, plus Jack s’agite, plus ces êtres oniriques vont devenir agressifs.

Ils vont le poursuivre, ils vont lui tirer les vêtements, ils vont le frapper. Ils vont le faire fuir dans la brume. Il va se perdre dans ce champ de l’inconnu. Il ne verra plus le sol, plus le ciel, plus que des ombres qui tournoient autour de lui.

Et lorsque sa peur sera totale… Il réapparaîtra dans un des lieux notables de ce monde.

La Place des Fêtes avec une énorme guillotine et des tas de cadavres rassemblés à différents endroits de la place. Du sang… Du sang partout, qui coule. De macabres guillotineurs, des hommes sans visage, sans yeux, sans émotions. Ils tuent encore et encore, habillés tout en noir cachés derrière des masques étranges au nez pointu. Ils voudront s’emparer de Jack s’ils le voient c’est certain.

La Gare… Le seul moyen de s’échapper peut-être ? Elle sera vide avec un seul train à quai. Et s’il monte dedans… Il verra quelles horreurs peuvent peupler les cieux de la Cité du Crépuscule… Des chauve-souris assoiffées de sang en pagaille, des créatures qui monteront dans le train pour le terroriser, le tuer… Des sans-cœurs. Ou peut-être d’autres ennemis ?

Le Manoir de Death… Le siège de la Coalition Noire et ses nombreuses salles… Peut-être que Jack aimerait aller voir Salazar dans son laboratoire… Il ne le trouvera pas. Mais il trouvera quelqu’un qui lui ressemble… Un scientifique fou, qui sera ravi de tester des produits sur lui. L’infirmerie ? Oui… L’infirmière le rassurera… Le soignera même un peu… Puis elle essaiera de le tuer aussi. Death ne sera pas présent, non. Il a mieux à faire que de s’occuper d’un intendant. Mais il trouvera Lenore, la Douce Lenore… Et sa rage.

Le Clocher du Crépuscule… Nous verrons combien de temps Jack peut tenir face à des hordes infinies de rats et de petites araignées sortant des égouts de la ville pour l’attaquer. Il pourra s’enfuir… Grimper haut… Le plus haut possible. Et il tombera du haut du clocher pour s’écraser sur le sol en un fracas infâme.

Il peut courir dans la brume, mais il arrivera forcément quelque part… Peut-être même dans les égouts où nous attendons patiemment sa venue…


« Court petit Jack. Court. Continue de nous divertir… Ta peur est si savoureuse… » susurrons-nous à son esprit.

Après une éternité d’existence, c’est toujours aussi bon de tourmenter les rêveurs. Si savoureux… Si tendre… Si délicieux. Nous sommes impatients de voir où il va mettre les pieds. De voir comment son cœur bat, son esprit paniqué, sa peur devenir de plus en plus profonde.

Un sujet des plus intéressants…


« Ne nous déçoit pas, Jack. Nous savons que tu n’es pas au niveau que Death croit. Tu n’es qu’un petit mortel, un petit intendant… Tu n’as pas à te cacher avec nous… Soit « Toi ». Nous pouvons ressentir ta peur… Tu es un mets rare. » pensons-nous une dernière fois avant de jubiler bruyamment dans les égouts.

L’écho inquiétant se répond dans les galeries et tunnels sous la ville. C’est si… Intéressant.
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Beauté fatale que le temps n'a point gâchée, telle est la sorcière en elle même. Vous remarquerez chez elle son teint pâle qui ne blêmit plus depuis bien longtemps, contrastant avec sa chevelure sombre comme son coeur, descendant légèrement plus bas que ses épaules parfaites. Le fond de ses yeux, d'un mauve bleuté, est grossièrement dissimulé par le magnifique motif qui le recouvre ; une toile d'araignée, la citadelle la plus célèbre de l'armée grouillante qui la suit silencieusement. Sa pupille, semblable à un puit sans fond, vous scrute sans discontinuer sous un demi voile de paupière. L'oeil à demi clos, la Comtesse vous parle d'une voix presque monocorde, ses lèvres d'un violet pratiquement mort s'étirant pour le besoin des mots. Ses deux oreilles, cachées par un couple de mèches noires, finissent chacune par un filin d'ébène, lui même terminé par une araignée de même teinte, le tout se faisant passer pour d'innocentes boucles d'oreilles décoratives. Mais elles ne sont pas les seules à orner le corps de leur maîtresse. En effet, cette dernière porte un collier d'encre autour du cou, et on y retrouve au centre une de ses subordonnées, tandis qu'un voile de veuvage descend jusqu'à l'imposante poitrine de l'ensorceleuse qu'elle exhibe en appât. Derrière le collier, plaqué autour de la nuque, on aperçoit une balle duveteuse dont s'échappent exactement huit traits semblables à des pattes d'arachnides.
La robe de notre la dame, encore et toujours d'un ébène pétillant, descend jusqu'à ses pieds et plus loin encore Au niveau des hanches, on distingue encore et toujours une amélioration de la robe faisant penser de nouveau à un abdomen d'araignée, complétant avec perfection l'ensemble vestimentaire de l'Intemporelle, beauté et terreur incarnée en une seule et même entité vêtu sombrement.

La Veuve Noire, sortit de nulle part, possède un éventail qu'elle aime particulièrement tenir devant son visage. Tout comme elle, il est d'une noirceur impénétrable, et porte également le motif des yeux de la Comtesse.

« Ce n'est pas très poli de rentrer chez quelqu'un sans frapper, ni se présenter. » Déclare la Dame en Noire, tout sortit juste ses égouts, sa robe dissimulant ses pas et laissant croire à l'esprit désincarné d'une veuve.

La brume se condense… informe et changeante, la voilà qui se dessine en motifs… se fait de fils qui s'entrelacent pour se tresser en cordes, le décor change alors du tout au tout. Les ombres supposés s'en prendront à Jack ne le feront pas, retenus par les cordes de brumes qui les enlacent en cocons et… hissés… car maintenant la brume à pris forme. Des fils relient les bâtiments… des fils qui s'entrelacent en corde qui se rejoignent et s'éloignent, formant un réseau complexe à travers toute la ville. Des toiles d'araignées ? Non… le cauchemar tout entier se recouvre d'une et d'une seule toile d'araignée, tissé de main de maitresse par la seule véritable reine des araignées.
Arachné la veuve noire qui, à pas calme et posé, s'approche doucement de Jack… tétanisé, dans un état catatonique… figé dans une expression d'horreur mais végétatifs, à peine capable de quelques pathétiques gémissements.

Les bâtiments, les habitants, les créatures, les monstres… jusqu'à Jack lui-même… tout s'est soudain recouvert de toiles d'araignées, l'architecture de la ville ne semblant servir que de fondations.

« Attention, les rêves sont des endroits brumeux, ils ne se laissent pas contrôler facilement... » Avec toute la délicatesse d'une mère, Arachné pose une main sur les cheveux de Jack qui, à genou au sol, est envellopé dans un cocon qui ne lui laisse que la tête de libre. Toujours choqués et tétanisés ; Jack ne peut que s'agiter en… marmonnant de hurlement… des mots que sa panique et ses nausées rendent incompréhensibles ! « …que dire alors des cauchemars ? Ou des terreurs nocturnes de mon cher petit Jack… ? » Dit-elle, accentuant la douceur et l'emprise de sa caresse, venant y déposer un doux baiser.
Le pauvre Jack a déjà une armée d'araignés sur son cocon, sous celui-ci, sur ses vêtements et en dessous… ca rentre par sa bouche trop choqué de se fermer, trop effrayé d'en croquer une ? Des araignées se faufilent jusque dans ses yeux et ses oreilles, il sent des toiles se tissés à l'intérieur, des œufs pondus qui éclosent presque instantanément.

L'intendant s'agite en hurlant jusqu'à l'hystérie, incapable de se libérer de la toile et plus il cède à la folie, à la peur et au désespoir… puis le Maitre des Lieux se fait douce et affectueuse dans ses caresses. Touts les arachnides des égouts sortent d'eux-mêmes mais… ils obéiront à la sorcière, pas à ces voix venu d'on ne sait où.
Arachné, la Veuve Noire, serait morte, détruite et annihilé avec Soul Black au moment de finalement détruire la Pierre Angulaire de Lumière… mais il reste un peu de cette sorcière quelque part, bien caché.

« C'est chez moi ici ; Yhl'Ganoth. Et Jack Inèrsse m'appartient, il est mon jouet, pas le tiens. »

A la Coalition Noire, écraser une araignée peut suffire à vous empêchez à jamais de dormir. Ou alors dormir comme Jack… mais vous appelez ça dormir, vous ?

« Maintenant, puisque nous ne sommes pas des sauvages, comment va Death ? J'ai entendu dire qu'il était devenu Boss. »

Calme et menaçante à la fois, Arachné ne cesse de caresser la tête d'un Jack aux bruits de plus en plus pathétiques et malaisant ; elle se montre, elle. Et susurre à l'oreille de Jack… en mère douce et attentionné. Bien qu'intéresser, on sent chez Arachné une certaine… ambiguïté ? Elle veut quelque chose concernant Jack, c'est certain et en attendant… elle est la gardienne de ses cauchemars.

« Sshhhh… Tout va bien, Jack… »

Comment y croire ?
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Quel dommage… Cela commençait à être… Tordant.

Tout ce travail pour être interrompu par cette… Créature sortie elle aussi de l’esprit de Jack. Pauvre Jack. Si humain. Si mortel. Si faible. Pourquoi notre repas est-il ainsi gâché ?! Elle l’a terrorisé, elle joue avec à notre place ?! Nous ne pouvons qu’aspirer des miettes.

AH !


« Profite bien, créature… Nous ne partageons pas notre repas. » lançons-nous avec agacement.

Notre voix résonne à travers la dimension toute entière, comme un écho malfaisant en provenance des égouts. La promesse macabre d’un cauchemar qui ne va pas bien se finir. Nous nous mettons en mouvement sous cette apparence ridicule, les murs des profondeurs s’ajustent sur notre passage tandis que nous nous éloignons en direction du Manoir fantasmé.


« Ceci est notre monde. Notre réalité. Nous sommes tout et rien à la fois. Nous étions là au début, et nous serons là à la fin. Contemplez la colère des ténèbres et disparaissons ensemble dans un ultime cri d’horreur ! »

Il est temps de partir.

La terre commence à trembler. Au début, cela se sent à peine… Puis les premières fissures apparaissent dans le sol. Le feu prend dans les maisons. On entend des cris. Tout doit disparaître, tout doit mourir, tout doit brûler. L’apocalypse s’amplifie à travers la Cité du Crépuscule. Notre colère est insoutenable, horrifique, terrifiante.

Oui ! Oui ! Que les ténèbres déferlent par le ciel, la terre et les airs ! Que la haine emporte tout, que la souffrance règne jusqu’à l’ultime seconde ! Nous voulons savourer la peur de ce pauvre imbécile perdu au milieu des mystères de cet univers sans limites !

Que tous craignent notre dimension et ses horreurs ! Que tous craignent le Vrai Dieu ! Que tous s’inclinent devant notre Grandeur !

Toutes les créatures sortent des profondeurs pour déferler sur la ville et tout emporter, les habitants, Jack, Arachne... Le Chaos le plus total. Nous en profitons pour grimper sur le manoir, demeure de Death, qui en proie lui aussi aux flammes. Nous sommes sur le toit, et nous contemplons toute l’horreur de la scène qui se déroule sous nos yeux.


« Vous feriez mieux de courir… Avant d’être happés. »

Le toit s’effondre sous quelques de nos pattes. Tss… Il n’y en a plus pour longtemps… Il va finir par se réveiller. Espérons que son cœur ne lâche pas, nous ne savons pas si Death pourrait nous le pardonner. Quoiqu’il ne saura peut-être pas que c’est de notre fait… Ha ! Ha ! Ha !

Nous commençons à lâcher prise, le monde s’écroule. Nous partirons avec lui vers d’autres univers encore inexplorés pour apposer notre marque de terreur sur les pauvres mortels qui s’égarent en ces contrées oniriques… Pour notre plus grand plaisir.

Que Jack nous montre de quoi il est capable… Peut-être sera-t-il digne de notre Don ?
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« Ah ! » Un cri en sursaut, relativement doux quand on connait sa capacitée à faire trembler les murs d'un couple ; il reprend son souffle avec démesure, l'impression de sortir de l'eau après une apnée juste un peu trop longue.

La main enserrée sur sa poitrine, tentant d'y saisir un coeur à l'arrêt pour le faire battre manuellement. Peu importe les quantités d'airs inspirés et expirés ; il lui semble toujours être vide, en train d'asphyxier. Peut-être de se noyer tant il sue à grosses gouttes et, les yeux écarquillés, n'est plus certain d'une quelconque notion de réalité. Qu'il ferme les yeux, dans les recoins de son esprit pour y trouver ref-... il rouvre les yeux, la moue tremblante et lui-même hésitant à fondre en larme. Des images l'assaillissent dans le noir de sa psyché, des araignées en rampent dans les ombres. Est-ce qu'il a bien dormi ? Probablement que non au vu des yeux cernés de violacés mais pressés d'échapper à Morphée, il finit par bondir hors de son lit.
En caleçon noir avec des petits coeurs violets stylisés dessus. Il est essoufflé, s'hyperventile et se sent de nouveau respirer, l'asphyxie qui broyait son corps jusqu'à l'implosion n'est plus ; son coeur est repartit.

Pourtant, c'est la panique, c'est l'horreur et BAM ! Le chaos dans sa tête. Et pourtant, il y en aurait des choses à décrypter ou à comprendre ou à s'inquiéter mais… justement… tant qu'on ne comprend pas, c'est flou et abstrait. Comprendre ce genre de choses c'est… c'est… les rendre concrètes, précises et… réelles. Elles ne sont pas réelles. Tout le monde sait qu'Arachné a été anéanti en même que la Pierre Angulaire de Lumière et… qui n'a jamais pu entendre tes voix étranges dans ses cauchemars… ?
Faisant les cents pas dans sa modeste chambre, il a vite fait de taper dans la corbeille à papier, une chaise, sa penderie qui s'en écroule et son bureau pour qu'un reste de café s'y répande.

Lui s'en fout, se gratte le crâne et… enfile un pantalon, à la va-vite, s'y prend comme un manche mais enfile ensuite des baskets, sans chaussettes, et part en panique à la cantine se chercher du café. Des doses si incroyables de cafés que plus jamais Jack ne pourra ne serait-ce que fermer un oeil durant tout le reste de sa vie. Quoiqu'il puisse se passer éveillé, et peu importe l'horreur de l'insomnie à vie, ça… ne peut pas être pire que ça.
S'il y a vraiment des entités qui se battent pour lui dévorer le crâne, Jack ne… ne veut juste pas le savoir, en fait.

La journée commence ! Et l'intendant de la Coalition Noire la commence avec un air horrifié, pâle comme un spectre, incapable de réellement se concentrer sur quoique ce soit. Son esprit tourne en spirale sur cette même question : quand est-ce que je pourrais enfin être tranquille… ? Car même là, les gardes noirs qui passent dévisagent Jack de travers, l'observe bien curieux et même inquiet de le voir si fébrile, tremblant comme une feuille.

« Vous regardez quoi, là ?! » Et les larbins s'empressent de déguerpir. D'abords il ne battait plus, maintenant le coeur s'emballe comme prêt à exploser une cage thoracique à l'heure de s'échapper.

Jack marche dans la caserne mais la véritée c'est… qu'il n'a aucune idée d'où il peut bien allez… et qu'il ne va nul part, avance en inspectant l'environnement, guettant les araignées.
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Bonjour à tous les deux !

C'est donc moi qui vais commenter votre RP n.n Pauvres de vous... enfin. Comme pour tous, si vous vouliez un retour plus précis sur un point spécifique de vos textes, n'hésitez pas à me contacter en privé (j'adore parler de RP). N'étant pas tout à fait rodée au processus du commentaire, je prends aussi les conseils. Bien ! Sur ce... votre RP.

Je vais rapidement passer sur l'instant grammaire / orthographe. Je ne pense pas que vous fassiez des erreurs qui soient énormément revenues. Du moins, pas assez pour qu'il s'agisse de faire un point règle sur la chose. Vous faites bien quelques fautes, mais je les lis comme des fautes d'inattention — aussi, si je ne peux que vous encourager à vous relire... je sais que certaines étourderies peuvent passer entre les mailles du filet ! L'un comme l'autre, vous avez au demeurant de petites répétitions. Ca peut arriver, ça peut même être une figure de style mais attention ! Veillez à ce que cela n'alourdisse pas votre phrasé.

Et voilà !

Pour vos styles... je dois dire que l'un et l'autre étant tout de même bien différents, leur rencontre est assez particulière. D'une façon générale, vos textes sont assez clairs, assez fluides. Ce sont des points positifs. Cette clarté vient cependant parfois au prix de l'aspect curieux, brumeux et onirique du cauchemar. Ceci étant écrit, certains ont une perception plus fine et claire des choses, même dans leur sommeil. Jack en fait peut-être partie : son esprit est toujours en ébullition, et il cherche à tout comprendre et expliquer, même au cœur du cauchemar. Puis, tu démontres bien que tu sais montrer ton personnage effrayé — terrorisé même — au cours de ce RP, le mettre dans le ressenti. Petite note pour ton narrateur ici très singulier : ta première personne et la troisième s'alternent mais... l'une et l'autre prennent tant de place qu'elles se commentent mutuellement par moments. C'est curieux, mais je dois dire que j'ai bien aimé. Yhl est, lui, plus dans une position de maître d'œuvre, et place ses pions sur un terrain que le rêveur sera amené à manœuvrer. En un sens, il assume la position de maître de jeu.

La chose est intéressante, mais, de même Yhl, t'a invité à te retrancher dans un côté très "explicatif" par moments. Et c'est là que ce commentaire devient difficile pour moi. Je peux vous dire avoir apprécié votre échange dans son ensemble, mais il y a deux choses qui m'ont vraiment frappée à votre lecture, et que je dois soulever : une question de ton, d'abord, puis de contexte et de statistiques ensuite.

Votre ton : J'écrivais que votre clarté vient parfois au prix de l'aspect curieux, brumeux, mystérieux et onirique du cauchemar. D'une façon générale, il arrive en fait, je trouve, que votre ton soit légèrement inconsistant.

    Jack, tu nous décris un personnage qui s'inquiète, qui redoute, qui s'interroge... pourtant, on ne le ressent parfois pas. Ainsi, à ta première réponse, j'ai été assez intriguée de le voir se mettre à ramper au sol en jetant des regards apeurés. L'affaire de la radio l'avait affecté mais... bien que tu aies montré que tu étais vraiment capable de retranscrire la peur de ton personnage... nous n'y étions pas encore, et je n'avais pas, en te lisant une première fois, ressenti la mesure de la terreur qui pouvait saisir Jack. Et cela se retrouve à d'autres moments du RP : dans ta deuxième intervention tu nous parles ainsi de déception, ce qui vient couper avec le reste. Quand on a peur, quand on est inquiet, quand on est au désespoir nous écris-tu même quelques phrases plus tard... on est guère déçu d'une façon générale.

    Yhl, ton personnage joue avec Jack et essaie de favoriser chez lui la peur. Tu parviens facilement à nous faire ressentir qu'il perçoit l'intendant comme un être inférieur, une petite souris. Tu es la créature de cauchemar. Je dois cependant revenir sur la problématique de la clarté de vos textes ici. La clarté, c'est une chose qui est bien en tant que telle. Mais je crois qu'ici, par moments, elle n'a pas été dosée de la meilleure façon. Tu es le cauchemar : par essence, la chose est plus ressentie que chirurgicale. Décrire l'environnement du rêveur que tu manipules est important... mais plus important encore est le fait de faire germer en lui le ressenti de cet environnement.  Il faut qu'il puisse rebondir dessus. A ce titre... je me demande, et j'espère ne pas être trop impertinente en disant cela, si t'adresser un peu plus à Jack dans ta narration n'aurait pas favorisé ce ressenti. Le cauchemar est intime. Il est ta cible, il est ton interlocuteur. Pas nous. Mais j'ai peur de partir sur une longue tangente si je commence ici.

Enfin, une petite question de contexte et de statistiques : J'essaierai de ne pas vous tenir beaucoup plus. Comme l'écrit Jack, reprenant les mots même de la compétence Le sorcier des rêves, "les rêves sont des endroits brumeux, qui ne se laissent pas contrôler facilement". A ce titre, un rêveur peut causer des difficultés à Yhl, cela d'autant plus que, et la série de compétences le montre assez aisément, un esprit va par nature résister au cauchemar.

Mais... il faut garder à l'esprit que cette résistance est tout de même conditionnée par le Psychisme. Du moins, c'est la lecture que je fais de la série de compétences. J'ai donc été très intriguée par l'arrivée d'Arachné, et surtout par sa... très, très, très grande et immédiate puissance sur l'univers onirique de Jack.

Telle que je l'avais comprise, Arachné était plus une "idée" entretenue par l'intendant. Un résidu d'elle conservé en lui, en tant que personne l'ayant, à jamais, marqué. Si ce devait être le cas... invoquer cette image, toute puissante Arachné soit-elle pour Jack, est subsidiaire au Psychisme de ton personnage, je pense. Et... Jack est à 0.

Ta narration m'a cependant invitée à m'interroger : et s'il s'agissait d'un résidu peut-être plus concret de la sorcière ? On est dans KH, c'est bon, on sait que ça peut arriver. Sora fait le moulin, mais d'autres peuvent ouvrir une chambre de bonne dans leur cœur. Les réponses d'Yhl invitent à le penser aussi : il ne la traite pas comme une émanation cauchemardeuse, mais une autre entité. Or, certes : Arachné est une puissante sorcière. J'en veux pour preuve son 70 de Magie (oui... j'ai été chercher vos fiches Y.Y). Mais.. elle est à 26 de Psychisme. Yhl, 46 de Magie. Et je ne crois pas que la sorcière ait été connue pour son affinité élémentaire onirique. Bien qu'en soi, tu aies pu construire dessus ? Je ne saurais dire où je me situe.

Les rêves ne se laissent pas contrôler facilement, mais là... le soubresaut a peut-être été trop prompt, rapide, violent, et sans équivoque. Voilà, voilà, désolée pour ce point.

Le mot de la fin : J'espère que mon propre ton ne vous a pas été trop difficile. Très honnêtement, d'une façon générale j'ai apprécié ce RP. Je trouve l'idée d'exploiter le rêve et le cauchemar plus qu'intéressante, et je voudrais voir d'autres textes dans cette veine. Ce n'est pas un environnement facile, pour m'y être essayée il y a peu. Et franchement... chapeau pour ce que vous avez réussi à faire ici. Vous avez tous les deux des personnages singuliers, qui ont leur originalité et qui sont plaisants à suivre et à lire. Les remarques que j'ai pu faire ne sont rien d'autre que des petites observations personnelles.

Je vous salue donc bien bas, et espère avoir l'opportunité de RP avec Jack (— et avec Yhl mais... j'ai devancé mon propre commentaire sur ce point !).

N'ayant pas reçu de désirs particuliers en matière de PS vous concernant l'un et l'autre...

Jack Inèrsse : Normal — 20 points d'expérience, 200 munnies, 3 PS en Psychisme.

Yhl'Ganoth : Normal — 20 points d'expérience, 200 munnies, 2PS en Magie et 1 PS en Psychisme.
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