Huayan Song
Huayan Song
Matriarche Écarlate

Feuille de personnage
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le Sam 26 Oct 2019 - 14:46
« T’es sûre que tu ne veux pas que je t’accompagne ? » me lance Francis avant de partir.

Non. Ce n’est pas nécessaire.

L’Empereur ne fait que de me convoquer pour m’entretenir avec lui. Il n’y a pas de raisons de venir avec une escorte armée. Menée en partie par un étranger qui plus est. Il ne faudrait pas inquiéter les dignitaires de la Cité Interdite ou l’Empereur lui-même même si jusqu’à présent, il a été plutôt ouvert sur la question.

Je me suis habillée avec une tenue de belle facture mais pas aussi extravagante que lors de ma montée au pouvoir à Chengdu. Je viens en tant que noble chinoise, pas en tant qu’autre chose, il faut donc garder une certaine mesure dans le dosage des bijoux notamment.

Avec mon propre vaisseau, j’ai fait route vers la capitale. Je ne viens pas seule : deux de mes corbeaux sont venus avec moi. L’un aura pour mission de recruter de nouveaux compères pour établir un réseau aviaire ici, l’autre servira à me suivre aujourd’hui pour avoir une vue… Aérienne de ce qui se passe pendant que je serai avec Sa Majesté.

J’arrive devant la grande porte, en forme humaine gracieuse. Les gardes viennent à ma rencontre, je suis attendue. Nous pouvons donc entrer immédiatement. Nous passons les portes une à une, avançant dans ce couloir désormais familié. Je fais mine de rien, je marche prudemment. Certains soldats m’observent, me désirent certainement. Je ne suis peut-être pas la plus belle femme de l’univers mais… Je me défends plutôt bien, huhu.

La dernière porte est passée. Je suis dans la Cité maintenant. Je descends les marches de pierre de la grande cour principale. Encore un hall à passer et je pourrais enfin atteindre l’Empereur qui m’attend dans le palais dédié aux visiteurs. Notre petite marche s’arrête, me voici dans la salle du trône. Quelques gardes impériaux sont là, le cousin de Sa Majesté aussi, le Duc Lian Huo… Un eunuque également, l’intendant du Dragon certainement.


« Votre Majesté. » dis-je tout en me prosternant devant lui avec toute la grâce que je possède.

Après quelques secondes, il me demande de me redresser. J’en profite pour saluer son cousin, un peu moins vieux que lui. Il n’a jamais répondu à mes lettres et mes invitations, c’est bien dommage. Mais je présume que je vais en apprendre plus aujourd’hui.


« Lianzi Huo, je vous salue également… Quel plaisir de pouvoir enfin vous rencontrer. » lancé-je avec mon jeu de jeune officielle innocente.

Il baisse la tête légèrement en réponse. On dirait un chien enragé qui se retient. Je me demande bien ce qu’ils veulent me dire, les deux cousins.


« Je vous ai demandé de venir et vous êtes venue rapidement. J’apprécie cela, Song Zhouzhang. » dit l’Empereur.

Hum… Il m’appelle par mon titre de gouverneur, tenterait-il de faire jouer la relation hiérarchique ici ?


« C’est tout à fait normal Huangdi. Je demeure un humble sujet au service de l’Empire. » répondis-je calmement.

L’Empereur rassemble quelques papiers sur son bureau tandis que son frère ne bouge pas, tel un piquet à côté de lui. Il finit par se redresser et se caresser lentement la barbe.


« J’ai quelques questions concernant certaines affaires, Dame Song.
- J’y répondrais du mieux que je peux Votre Majesté. »

Il sourit brièvement.

« Le Ministère des Rites m’a confié que vous aviez demandé à une personne du Consulat d’aider aux prévisions météorologiques concernant la saison hivernale à venir… C’est exact ?
- En effet Votre Majesté. Cette personne est un être d’un autre monde qui a un lien particulier avec cette saison de l’année et des capacités qui pourraient grandement nous aider.
- Cette tâche a toujours été accomplie, et ce complètement, par le Ministère des Rites. Pourquoi demander soudainement une intervention du Consulat dans cette affaire de divination ? »

Hum. C’est en effet quelque peu précipité. Je n’y avais absolument pas pensé… Qu’est-ce que je peux être sotte des fois.

« J’ai fait cela en pensant avant tout au bien commun. Cette consule de l’Hiver pourrait être utile pour nos prévisions.
- Je vois… Sauf que vous empiétez sur les devoirs du Ministère des Rites se faisant. Vous avez déjà donné l’ordre en tant qu’Ambassadrice donc je ne vais pas créer un problème diplomatique avec le Consulat mais je suis très déçu de votre… Attitude, Dame Song. Vous auriez pu me mettre au courant.
- Je mérite de mourir, pardonnez-moi Votre Majesté. »

Je m’incline devant lui une nouvelle fois. C’est notre manière à nous de nous excuser devant l’Empereur : « je mérite de mourir ». Je ne le mérite absolument pas, j’ai tellement de choses à faire avant cela.

« Cependant, ce n’est pas vraiment ce qui a attiré le plus mon… Attention. » continue-t-il.

Jouant toujours le personnage de l’humble femme fonctionnaire dévouée à l’Empire et au Consulat, je me redresse toujours les jambes en sol, attendant la suite des questions comme un serviteur devant son maître.


« Pourquoi avoir transféré la commanderie du Sichuan de Chongqing à Chengdu ? Vous avez beaucoup de travaux pour accueillir tous ces fonctionnaires, ses soldats… Le Duc du Sichuan, Song Gao, aurait-il un motif autre que les intérêts de l’armée impériale à faire cela ?
- Songzi Gao a demandé le transfert de la commanderie pour des raisons stratégiques à ma connaissance. Chongqing est une ville compliquée à défendre de par sa géographie là où Chengdu a de nombreux avantages en cas d’invasions mongoles.
- Vous mentez, femme. » coupe le Duc du Dongbei.

Il s’avance de quelques pas, l’air énervé.


« Vous mentez. Avouez que vous êtes entrain de préparer quelque chose ! Il n’y avait aucune raison de la transférer et vous le savez très bien ! Vous pensez que nous allons nous laisser endormir par vos tours de passe-passe.
- Je n’ai aucun intérêt à fomenter quoique ce soit, Duc Lian… Je vous rappelle que je suis dévouée depuis toujours à l’Empire et que même si c’était le cas, je travaille également pour le Consulat qui n’a aucun intérêt à ce qu’il arrive quelque chose à notre pays avec lequel les relations sont excellentes.
- Elle n’a pas tort, cher cousin.
- Comment peut-on croire une femme qui travaille pour une organisation étrangère ? On ne peut pas lui faire confiance !
- Silence. »

Le dernier mot de l’Empereur tombe comme un couperet. Sans s’énerver, ni hausser le ton, le silence qu’il a commandé tombe sur-le-champ. Le duc colérique se ravise et recule de quelques pas, sachant très bien qu’il est allé trop loin.

« Ce sont de graves accusations que tu portes, Huo. Et les premières explications de la Dame de Chengdu, couplées aux rapports du Duc Song, ne sont pas dénuées de sens. Cependant, je regrette que vous ayez quelque peu brisé le travail habituel du Ministère des Rites. C’est une question de principe… N’interceptez pas cette « consule » dans sa mission mais… Que je ne vous y reprenne pas. » conclu-t-il avant de mettre un autre papier devant lui.

« J’attends avec impatience l’ouverture de l’Yishu Gong, Dame Song. C’est un beau projet.
- Je vous remercie Votre Majesté. Nous travaillons dur pour que le résultat soit à la hauteur de notre civilisation éternelle.
- Bien… Bien. »

Il marque une petite pause. Tâchant de ranger un peu la montagne de documents qui parcourent son incroyable bureau. Il est magnifique, vraiment. Joliment orné, doré, décoré avec goût… Une œuvre d’art à part entière.

« Vous pouvez y aller, Dame Song. Ce sera tout pour aujourd’hui. J’attends vos rapports, comme à votre habitude.
- Bien, Votre majesté… J’aurai cependant une requête à vous soumettre.
- Laquelle ? » répondit-il, légèrement surpris.

« Je ne viens pas tous les jours à la Cité Interdite et… Comment dire… Pourrais-je voir mon fils ?
- Oh, oui ! Si ce n’est que ça, il est tout naturel qu’une mère veuille voir son enfant. Je vous l’aurai reproché sinon, croyez-moi bien. Passez donc la nuit dans son hall, je n’y vois pas d’inconvénient. Vous repartirez demain matin. Qu’un garde l’accompagne à son fils.
- Merci mille fois Votre Grâce. » dis-je, satisfaite en me prosternant une nouvelle fois devant lui.

Je me relève et recule en arrière pour quitter la salle. Le Duc Lian me suit de près et sort du bâtiment avec moi. Un garde me conduit vers la résidence de Yue. Le vieux grincheux toujours derrière moi, je fais mine de l’ignorer alors qu’il se rapproche.

Nous arrivons enfin devant le pavillon de mon fils chéri. Je laisse le garde repartir avec le grand seigneur du nord-est arrive en trombe. Il me saisit le bras et me retourne vers lui. Il serre fort mais je fais exprès de ne pas me défendre. Ainsi, tous les serviteurs et les gardes qui passent pourront voir ce qu’il est entrain de m’infliger… Et les rumeurs vont vite dans la Cité Interdite.


« Tu crois que je ne vois pas ce que tu es entrain de faire, sorcière ? Hein ?!
- Mais lâchez-moi, vous me faîtes mal ! » clamé-je, la voix un peu forte et douloureuse.

« Je ne sais pas ce que tu veux, mais tu ne l’auras pas crois-moi ! Tu n’étais qu’une moins que rien jusqu’à très récemment… Et tu n’iras pas plus loin, sache-le !
- De quoi s’agit-il exactement ?! »

Le Prince Hailong, accompagné d’Harch. Le premier réflexe que j’ai avec le rustre du nord, c’est de m’agenouiller devant lui pour lui présenter mes respects.

« Ce n’est rien Votre Altesse… Ce n’est rien. » dis-je, calmement et feignant vaguement d’avoir mal au bras en plaçant ma main dessus.

« Prince. » lance Huo avant de déguerpir pour retourner certainement voir son cousin l’Empereur ou quitter la Cité Interdite.

« Vous allez bien ? Qu’est-ce qui s’est passé ? » dit-il tout en m’invitant à me redresser.

« Rien… Le Duc Lian m’accuse de fomenter… Je ne sais quoi. C’est assez confus. Je sais qu’il est en colère mais je ne comprends pas vraiment pourquoi…
- Je vois… Votre bras, il va bien ?
- Oui, oui… Il a juste serré très fort… » dis-je telle une enfant battue.

Il a l’air de compatir à mon sort… C’est le moment de placer ma petite phrase.


« Quoiqu’il puisse dire, je sais que je n’ai rien à me reprocher… Ce que je fais, je le fais pour le peuple et pour l’Empire.
- Je n’en doute pas un instant. Vous êtes l’héroïne de Chengdu, pas une vile comploteuse je le sais. Ne vous en faîtes pas trop pour lui… Il est toujours désagréable, avec tout le monde.
- Merci Votre Altesse. » répondis-je, très proche de lui désormais. Nos regards se croisent et je baisse le mien timidement tandis qu’il s’éloigne de moi.

« Je vais y aller… Profitez de votre fils ce soir ! » lance-t-il avant de disparaître au détour d’un chemin de la Cité.

Parfait. La souris est dans le grenier.


« Bien joué Harch. Vous êtes arrivé pile au bon moment.
- Je n’ai fait que respecter le timing que vous m’aviez imposé, ma Dame.
- Mais il était serré. Je vois que l’ennui dont vous me parlez n’a pas dégradé vos facultés.
- Heureusement. »

Je sors un peu de mon jeu d’acteur pour rejoindre mon fils, la prunelle de mes yeux, ma raison de vivre. Le petit bonhomme a encore grandi ! Il est si mignon ! Si beau ! Il est magnifique maintenant, il le sera plus tard certainement !

« Il est en bonne santé, c’est formidable ! » dis-je, toute contente.

Harch reste un peu à distance, éloignant la nourrice et les deux eunuques habituels. Un instant privé avec mon enfant. Moi et lui. Je lui caresse son doux visage tandis qu’il me regarde avec ses grands yeux de bambin.


« Dit « Mama ». Dit « Mama » !
- Ma… Ma !
- Oui, c’est bien ! »

C’est un début. D’après les rapports d’Harch, il commence à faire des sons et former des mots. C’est bien à treize mois. D’ici quelques temps, il pourra parler un peu plus… j’espère l’avoir récupéré d’ici-là, la distance est tellement grande entre ici et Chengdu.

Je passe un long moment avec lui… Puis c’est l’heure d’aller au bain. La nourrice arrive et l’emporte. C’est un enfant sage, comme je l’étais à son âge… Son père aussi était comme ça je crois. Un doux rêveur, l’esprit agile dans un petit corps potelé.


« Allons donc discuter dans votre… Quartier, Harch.
- Avec plaisir, suivez-moi. »

********

« Je ne sais pas si je pourrais tenir si longtemps encore pour le plan… Mon esprit sombre peu à peu. Je me suis entraîné à l’épée avec le Prince l’autre jour, j’ai failli perdre le contrôle et lui planter ma lame en lui. Je… Je… »

Harch est hésitant et inquiet à la fois. Je compatis avec lui, même si je ne le montre pas. Il le sait. Nous sommes des personnes froides, nous ne montrons pas nos vraies émotions sauf dans certains cas bien précis. Ce qu’il veut est… Difficile à accepter et à proposer à la fois.

« Harch… Vous êtes conscient que je ne suis pas sûre du résultat, ni même si j’y arriverais.
- Je ne le sais que trop bien… Mais je veux que ça s’arrête !
- Tout en continuant malgré tout… Je veux bien le tenter, pour vous. Mais… Vous êtes compliqué, sachez-le.
- Essayez. C’est tout ce que je vous demande. Si cela échoue… Laissez-moi. Au moins on aura tenté. »

Courageux et désespéré à la fois.

« Je ferais de mon mieux Harch, c’est promis. Nous avons fait un pacte après tout. » répondis-je, amicale et rassurante.

« Comment cela se fera ?
- Selon l’idée que je viens de vous soumettre.
- Bien. C’est une belle action pour moi.
- Je trouve aussi, oui. »

Je reprends un peu de thé. Il n’est pas très mauvais.

« Pas mal le thé, Harch.
- J’ai beaucoup appris à Chengdu à vos côtés, héhé… »

Cela détend un peu l’atmosphère. Il a reçu ses nouveaux ordres et il sait quoi faire à présent, il va avoir de quoi s’occuper.

« Si nous réussissons ensemble Harch…
- Oui ?
- Je vous offrirai une très, très belle récompense. Quand tout sera terminé.
- Il me tarde de la connaître, héhé… »

*****

La nuit est tombée.

Je veille à côté de mon petit garçon qui dort paisiblement dans son berceau. La nourrice est dans un coin de la pièce, prête à me remplacer tandis qu’Harch traîne devant l’entrée. Les eunuques eux dorment debout. Ils sont jeunes, ils doivent être exténués. Je les plains.

Lorsque l’heure devient tardive, je confie la garde à la servante tandis que je me dirige silencieusement dans la chambre d’Harch. J’ouvre une fenêtre et me change en corbeau pour sortir. Je fais le tour du bâtiment et vient me poser sur l’épaule d’Harch. Il comprend que c’est moi -aucun corbeau ne se pose comme ça sur son épaule habituellement, même ceux qui me servent-, et me fait un léger signe de tête.

Je m’envole à nouveau en direction des appartements de l’Empereur, au cœur de la Cité Interdite. Je vole au-dessus des patrouilles de soldats, pour finalement atterrir dans les jardins impériaux, à côté de sa résidence.

Je me pose sur une branche et observe. Ses eunuques semblent tous coucher, seul l’un d’entre eux veille à côté de la chambre de l’Empereur. Il y a des gardes partout. Il va falloir être le plus invisible possible pour ne pas se faire voir, même sous cette forme.

Les portes sont fermées, les fenêtres aussi. La saison n’aide pas vraiment à cela… J’ai une idée : le toit.

Je déploie mes ailes et vient me poser sur le toit de tuiles jaunes -symbole de l’Empereur- et je me change en petit rongeur. Je m’infiltre sous les tuiles et je gratte pour tenter de me frayer un chemin. Petite souris discrète, je me faufile comme je peux pour arriver sous la charpente.

De là, je continue de naviguer entre les toiles d’araignée et les matériaux de construction. Je suis au-dessus du plafond… Il faut que je trouve un moyen de descendre. Il doit bien y avoir un trou déjà existant quelque part. Je navigue tandis que certaines araignées me regardent avec les huit yeux peu amicaux.

Je crois qu’elles ont un peu peur que je les mange. Mais je ne suis qu’une humaine en souris, je ne compte pas du tout faire cela. Elles ont bien de la chance. L’une d’entre elles se met à fuir. Je la suis… Peut-être qu’elle va me montrer une voie facile d’accès. Et cela ne manque pas : un tout petit trou. Même moi en souris, je ne peux pas passer. Je vais devoir me changer en quelque chose de plus… Minuscule.

Maintenant qu’elles se sont toutes enfuies… Peut-être que je pourrais me mettre en araignée aussi. Je pourrais marcher le long des murs ainsi sans avoir recours à de la magie supplémentaire. C’est partie pour la transformation.

Huit pattes, huit yeux. Je me dandine un peu pour prendre conscience de mon nouveau corps : je ne me change pas régulièrement en araignée pour tout vous dire. Je secoue mon abdomen devenu quelque peu disproportionné par rapport à ma tête… Et je me mets à avancer lentement pour passer à travers le petit trou.

Voilà ! J’ai passé le plafond. Maintenant, il faut atteindre la chambre de l’Empereur. Je longe le haut du mur pour ne pas être vu. Il fait nuit… Donc l’Empereur dort. Les gardes sont à l’extérieur et seul un eunuque, proche de Sa Majesté bien entendu pour des raisons de sécurité évidentes, reste à côté de la porte d’accès à la pièce où se trouve le lit.

Il n’y a pas un bruit dans le pavillon de l’Empereur et les lumières sont éteintes. Je profite donc de cet environnement parfait pour araignée pour avancer à mon petit rythme dans la pénombre. Aucune chance d’être vue sous cette forme et à cette hauteur. Je passe au-dessus de tout, des fenêtres, des meubles, des objets.

Je finis par arriver sur le pas de la porte de la chambre.

Les deux portes ne sont qu’entrouvertes, de sorte à ce que l’eunuque qui veille ici entende si l’Empereur l’appelle pendant la nuit ou s’il y a des bruits suspects. Je passe donc en marchant sur le plafond pour rejoindre la pièce de Sa Majesté endormie.

Je ne peux m’empêcher de rire intérieurement de cette situation quelque peu improbable, digne d’un conte d’enfants ou d’une farce. Moi, Song Huayan, en forme d’araignée entrain de ramper lentement mais sûrement vers le porteur du Mandat Divin… C’est risible, je trouve. Je semble si petite comparée à lui et pourtant… Et pourtant.

Je vois son lit.

Traditionnellement, deux types de literie existent en Chine. Les gens du peuple, dorment sur des lits souvent à même le sol sur des matelas adaptés. Malgré mon ascension dans la société, j’ai gardé cette vieille habitude. De l’autre, il y a le lit des seigneurs et des dames : un matelas avec un sommier comme sur la plupart des mondes, mais avec comme particularité d’avoir des rideaux tout autour de soi, pour s’isoler du monde extérieur et avoir une certaine… Intimité.

Je me faufile donc, toute petite araignée que je suis, derrière ces rideaux aux couleurs de l’Empereur -soit jaunes-, pour contempler ma triste victime du jour, ou plutôt de la nuit. J’ai un moment d’hésitation. Pour moi, Sa Majesté représente tout. C’est l’Empire, c’est la Nation, c’est l’incarnation du pouvoir divin…

Je me pose un instant là, sur un bout de rideaux, réfléchissant à la portée symbolique de mes actes. Est-ce que je vais m’en vouloir ? Oui. Est-ce que je dépasse encore les limites ? Complètement. Ai-je d’autres choix ? On a toujours le choix. C’est trop tard pour revenir en arrière, la machine est lancée… Les fantômes du passé me hanteront peut-être, mais c’est l’atroce prix à payer pour un futur meilleur.

Je commence ma descente vers le corps âgé d’un souverain qui a connu beaucoup d’années de pouvoir, endormi paisiblement dans son lit. Ce qui est au moins pratique, c’est l’Empereur dort toujours seul. C’est rare qu’il invite sa femme ou ses concubines… Ce n’est pas très protocolaire. C’est presque un dieu vivant après tout.

Je suis sur son oreiller et je m’approche lentement. Il ne me sent pas venir, je suis si petite, si insignifiante… Et il a l’air d’avoir un bon sommeil. L’âge doit aider, j’imagine. Je commence l’ascension de son crâne chauve… Lentement, doucement. Il bouge la tête sur le côté, je m’immobilise puis reprend la montée… Lentement, doucement…

Après quelques dizaines de seconde, me voici en haut de son front. Il ne bouge pas et respire normalement. C’est la première fois que je vais user de ce pouvoir… D’autant plus sous une forme d’araignée mais si mes pouvoirs marchent lorsque je suis en l’Innommable, il n’y a pas de raisons que cela bloque ici…

Je positionne mes deux pattes avant dans une disposition particulière… Comme si c’étaient des mains presque. Je le fais instinctivement. Je rassemble mon énergie psychique… C’est comme pour faire une grosse migraine mais là ce n’est pas la douleur qu’on cherche… C’est la continuité, le contrôle…

Un. Deux. Trois !

Mon esprit s’agite et se projette dans le corps endormi et sans défenses de l’Empereur. Je me surprends sentir quitter mon corps pour prendre le contrôle d’un autre. Son cerveau ne devait pas s’attendre à une attaque nocturne… C’est plus facile de le faire en dormant je crois. La personne gigote moins.

Puis je ressors. Je crois savoir pourquoi : mon corps d’araignée ne peut se maintenir car le flux de magie doit suivre mon esprit. Je vais devoir reprendre forme humaine. C’est risqué, mais je n’ai pas le choix ici.

J’utilise mes pouvoirs pour voltiger en araignée pour me mettre sur le côté du matelas, bien au fond, près du mur. Loin de lui. Près des rideaux pour disparaître en cas d’urgence. La tension monte, les battements de mon cœur aussi. Je reprends forme humaine, dissimulant vaguement les traits de mon visage pour éviter d’être reconnue s’il se réveillait en sursaut.

Sans attendre qu’il se réveille, j’appose ma main sur son front. Mon esprit se projette en lui, quitte mon corps un instant pour prendre le contrôle du souverain de la Chine.

Une fois que je suis en lui, ma première réaction est de continuer à respirer. Je ne suis plus une araignée, je le sens. J’ai des poumons, un cœur qui bat… Pas de cheveux et une barbe qui ne gratte pas du tout. J’ouvre les yeux, je vois les rideaux autour de moi… Et moi-même, à côté. Les yeux blancs, comme révulsés avec les traits du visage concentrés. Je redresse mes mains : je suis un homme âgé, j’ai gagné.

Je soulève mon corps et je sors du lit. Je laisse les rideaux fermés pour éviter que quelqu’un puisse voir mon enveloppe d’origine. Je fais quelques pas. L’Empereur est en tenue de nuit : soit une sorte de tunique jaune en soie, assez chaude mais élégante. Je me dirige vers les portes entrouvertes. Ma mission reste à être accomplie, ce n’est qu’une « simple » partie.

Je pousse légèrement la grande porte en bois de la chambre impériale. L’eunuque de veille sursaute à la vue de Sa Majesté le regardant. Heureusement pour moi, l’Empereur n’est pas un homme physiquement très expressif : cela me facilite mon jeu.


« Majesté ! Que puis-je pour vous ? Il est bien tard… Vous n’arrivez pas à dormir ? » lance-t-il en s’agenouillant devant moi.

Je joins les mains devant moi et ne le regarde pas directement, comme pour mimer un homme pensif. Je laisse planer un petit silence, l’eunuque attend patiemment, toujours agenouillé.


« J’ai pensé à quelque chose en dormant, et cela m’a réveillé.
- Encore Majesté ? Voulez-vous que je prévienne les médecins impériaux pour…
- Non, ce n’est pas la peine cette fois-ci. »

Encore ? L’Empereur dort mal la nuit ? Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

D’un autre côté, c’est compréhensible… Tout un empire à gérer, cela peut donner des crises d’insomnie. Il a tellement de rapports à lire, de décrets à publier et d’affaires à suivre… Il a un quotidien très chargé. Mais cela demeure étonnant, c’est un homme qui semble paisible et sûr de lui.

C’est étrange mais je ne suis pas venue pour cela aujourd’hui.


« J’ai un décret à transmettre au Secrétariat Impérial. Prend du papier et de l’encre sur le bureau, là. Tu vas écrire pour moi.
- Oui, Majesté. »

L’eunuque se relève et revient vers moi avec un pinceau et une tablette de bambou. Il pose du papier dessus. Prêt à écrire.

« Une fois écrit, tu feras emmener cet ordre au Secrétaire-général impérial sur-le-champ. Je veux que cette demande soit traitée dans les plus brefs délais.
- Bien entendu, Majesté. »

J’avance de quelques pas, tentant d’imiter la posture du vénérable Empereur.

« Je demande le versement d’un tribut exceptionnel du Duc Song Gao pour la région sous son autorité pour cause de manque de cohésion avec le Ministère des Rites. Le Duc Lian Huo quant à lui, verra son tribut annuel réduit de moitié jusqu’à nouvel ordre. » dis-je, calmement et sûr de moi.

L’eunuque note avec attention. Il pose le document devant moi que je puisse le relire tandis qu’il saisit avec une délicatesse extrême le sceau de l’Empereur, sa marque, la preuve ultime que c’est lui qui a signé.

Utilisez le sceau de l’Empereur à sa place… Vous vaut la peine de mort. Au minimum. Je prends l’objet, je me contrôle pour ne pas trembler. J’ai l’impression d’avoir le poids de tous les dieux sur moi lorsque je tiens cet objet d’une valeur historique inestimable.

J’appose le sceau.

L’eunuque récupère le document.


« Je vais immédiatement le porter à un garde pour qu’il le transmette au Secrétariat impérial Votre Majesté.
- Très bien. Je vais retourner me coucher. Tâchez de ne pas perdre le décret.
- Oui, Votre Majesté. »

Il s’en va à reculons. Me laissant seule un instant sous cette forme humaine âgée mais de statut divine. C’est étrange… Un tel degré d’imposture… J’ai presque honte. Mais je n’ai pas d’autres choix. Je retourne dans la chambre, me remet dans le lit où se trouve mon corps, le vrai.

Je relâche la pression sur l’esprit de Sa Majesté avec délicatesse, je ne veux pas le blesser. Et en un battement de cils, je me laisse glisser vers les rideaux pour me transformer une nouvelle fois en petite araignée. Le temps que la transformation se fasse, l’Empereur se réveille, et se redresse dans son lit.

Il regarde à gauche, à droite. Il balaie un peu les draps de son lit, me forçant à disparaître sous le sommier. Puis, il se rallonge pour continuer son sommeil… Moi… Je disparais par là où je suis rentré et je retourne calmement en essayant de me détendre vers le pavillon de mon fils.


*******

Le jour se lève.

La nuit fut peu reposante pour moi.

Je fais ma toilette et je partage encore un long moment avec mon fils endormi dans son petit berceau. Harch dans un coin de la pièce, souriant avec son air sinistre habituel. Il en profite pendant que je suis là le bougre.


« Votre nuit s’est bien passée ?
- Parfaitement bien, oui. »

Un regard entendu suffit pour se faire comprendre. La mission a été réussie. La machine est lancée.

« Je vais aller présenter mes respects à l’Empereur avant de repartir pour Chengdu. Tâche d’être efficace jusqu’au bout, Harch.
- Vous avez ma parole, ma Dame. Je vous attendrais… Comme nous nous sommes promis. »

Un dernier regard, puis je repars en direction du pavillon où l’Empereur doit être entrain de siéger avec des conseillers et d’autres invités. Je ne suis pas la seule personne à venir voir Sa Majesté, c’est presque impossible. Du soir au matin, il est sollicité, son seul temps de répit étant… La nuit.

Encadrée par deux gardes, je me fais conduire à mon lieu de rendez-vous de la veille. Nous patientons un instant à quelques mètres de l’entrée, le temps pour la sécurité de nous annoncer. Après quelques minutes, je suis invitée à venir.

Comme d’habitude, je m’incline en me prosternant sur le sol devant le porteur du Mandat Divin. Je remarque la présence du cousin de l’Empereur, comme la veille, mais également de membres du gouvernement et du Prince Hailong.

Apparemment, un conseil a déjà débuté. Il est à peu près huit heures du matin.


« Je vous salue Votre Majesté !
- Relevez-vous Dame Song. Qu’est-ce qui vous amène de si bon matin ?
- Je suis venue vous présenter mes respects et vous remercier de m’avoir laissé voir mon fils avant de repartir pour Chengdu.
- C’est très aimable de votre part. Ne me remerciez pas, ma chère Dame, c’est tout naturel. » me répond-il en souriant légèrement.

Il a l’air honnête.


« Je viendrais à l’inauguration de l’Yishu Gong, Dame Song. Ce sera l’occasion pour moi de revoir votre splendide ville.
- Mon fils ne tarit pas d’éloge sur ce que vous aviez fait à Chengdu. Son rapport est très élogieux à votre sujet.
- C’est un honneur pour moi de mettre mon savoir et mes compétences au service de ma ville natale, Votre Majesté. »

Un des officiels du gouvernement, reconnaissable par leur tenue particulière en noir et pourpre avec un chapeau à la forme très particulière, se glisse légèrement en avant pour demander la parole.

« Votre Majesté, j’aimerais profiter de la présence de la Dame de Chengdu, sœur du Duc Song Gao, pour confirmer un décret qui nous a été transmis pendant la nuit de votre initiative. »

Je me relève comme demandé par l’Empereur et je fais mine d’être curieuse tandis que je vois Sa Majesté douter un peu de lui. C’est normal : il ne se rappelle pas l’avoir fait vu que c’était moi dans sa tête.

« Quel décret ?
- Un décret avec votre sceau qui concerne l’ordre d’un tribut exceptionnel au Duc Song Gao en raison d’un problème avec le Ministère des Rites et la diminution de moitié du tribut annuel du Duc Lian Huo jusqu’à nouvelle instruction.
- Comment ?
- Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?! »

L’Empereur semble surpris. Le Prince ne comprend pas ce qui se passe. Le Duc Lian n’a pas l’air très content de ce que vient de dire le Secrétaire-général.

« Faites-moi voir ce document, je vous prie. » demande le souverain.

Un eunuque arrive pour prendre le papier avec le sceau impérial et l’amène en s’inclinant devant Sa Majesté. L’Empereur lit et semble étonné. C’est bien son sceau en bas de la page. Il n’y en a qu’un seul, c’est impossible que cela soit falsifié.


« Je n’ai jamais apposé mon sceau sur ce document.
- Nous l’avons reçu très tardivement dans la nuit, Votre Majesté. Mais c’est bien votre sceau, j’ai vérifié cela correspond.
- C’est impossible, je n’en ai aucun souvenir. Qui est l’eunuque qui a écrit ça ?
- Celui qui était de garde dans votre chambre, Votre Majesté.
- Allez le chercher immédiatement. »

Deux gardes se détachent de la salle pour aller chercher ledit individu. En attendant, le conflit semble prendre de l’ampleur…

« Cela peut me sembler logique que vous demandiez un tribut exceptionnel à la famille Song…
- Et diminuer le vôtre de moitié de façon indéterminée ? C’est tout à fait logique oui…
- Qu’est-ce que tu insinues ?!
- Je trouve cela très étrange que ce décret soit au détriment de la famille Song qui n’a causé qu’un problème mineur et que vous en profitiez malgré tout.
- Si Sa Majesté a estimé bon de le faire, nous n’avons pas à discuter ses ordres !
- Hum ! Vous dîtes cela quand cela vous arrange. »

L’Empereur reprend la parole pour couper court à la discussion.

« Créer un décret en utilisant mon sceau est passible de la peine de mort. Vous devriez tous les deux vous calmez. » lance-t-il pour mettre fin aux hostilités.

L’eunuque de la veille finit par arriver. Il salue respectueusement tous les participants à cette réunion. Je fais mine de bien me taire. Il ne faut pas que j’entre dans le débat, le Prince va se charger de me défendre tout seul, c’est certain.


« Raconte-moi ce qu’il s’est passé pendant la nuit, serviteur. »

Le servant se prosterne non loin de moi et commence à raconter le récit de la nuit passée.

« Tout se passait normalement, je veillais devant votre porte de chambre Majesté et puis… Vous vous êtes levé. Vous êtes venu me voir et m’avez demandé de prendre de quoi écrire. Vous m’avez demandé d’écrire pour vous un décret qu’il fallait que je fasse envoyer après au Secrétariat impérial pour que cela soit traité rapidement. Vous m’avez demandé de vous amener votre sceau et vous avez signé le document…
- L’Empereur avait-il l’air normal ? Comme d’habitude ?
- Oui, je crois… Ce n’est pas la première fois que Sa Majesté se lève la nuit pour faire des décrets. Je ne me suis pas posé de question, j’ai obéi à ses ordres.
- Es-tu sûr que c’était l’Empereur ?
- Hum… Oui Votre Altesse. Il a signé, je suis allé voir un garde pour transmettre le décret au Secrétariat, je suis revenu et Sa Majesté était reparti dormir dans son lit où il a dormi jusqu’à l’aube. »

L’Empereur semble réfléchir un instant. Il est semble t-il un peu perdu… Ce qu’il y a de plus normal dans ce genre de situations.

« Père Impérial… Vous n’avez aucun souvenir de ce décret ou de cette nuit ?
- Hum… Non. Je me suis réveillé brièvement à un moment mais je me suis rendormi très rapidement après. »

Un silence s’installe. Jusqu’à ce que le cousin de l’Empereur se réveille.

« C’est peut-être un oubli de ta part. Personne n’oserait toucher à ton sceau.
- Je n’en suis pas sûr. Usurpez mon autorité est une affaire extrêmement grave.
- Es-tu sûr que « quelqu’un » ne t’a pas trompé et tu as signé le document sans t’en rendre compte ?
- Qu’est-ce que tu insinues encore Hailong ?! C’est moi, c’est ça ?!
- Je trouve seulement que le ton du décret est assez étrange.
- Suffit ! Gardes ! Emmenez l’eunuque au Bureau de la Punition Prudente où il sera interrogé.
- Mais… Majesté ! Je vous jure que c’est la vérité ! Majesté ! »

L’eunuque est emporté. Le Bureau de la Punition Prudente a une sinistre réputation : c’est le service de la Cité Interdite dédié aux interrogatoires… « Durs » et aux sanctions physiques -hors peine de mort-. Un lieu que personne ne souhaite connaître. Le Prince semble s’insurger du destin du pauvre homme.

« Père Impérial ! Soyez clément ! Il avait l’air de dire la vérité !
- Avoir l’air de ne suffit pas. Quelqu’un m’a trompé, c’est évident. Je n’ai jamais ordonné l’écrit d’un tel décret. C’est impossible. Le Secrétariat détruira ce document comme une tromperie indigne de la Cité Interdite. Il est hors de question de l’appliquer en l'état.
- Mais enfin…
- Silence ! Quel triste spectacle nous donnons à cette pauvre Dame de Chengdu !
- Justement ! C’est peut-être elle qui a…
- Qui a ? Madame Song n’est jamais venue dans cette partie de la Cité Interdite. Comment aurait-elle pu se faufiler avec tous les gardes ? Et même si elle avait pu, elle aurait été vu par l’eunuque dans la chambre qui ne l’a pas accusé pendant son témoignage. N’exagère pas trop mon cher cousin. »

Il me fait signe de m’approcher de quelques pas.

« Rentrez chez vous maintenant, Dame Song. Nous allons tirer cette affaire au clair et je vous prie de ne pas me tenir responsable de cette mascarade concernant ce tribut exceptionnel…
- Merci Votre Majesté. Je vais prendre congé maintenant. »

Je me prosterne une dernière fois, puis quitte le Palais. L’esprit satisfait du travail accompli mais honteux du plan que j’ai fomenté. Une question demeure cependant : comment se fait-il que l’Empereur se réveille « souvent » la nuit ?

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Bruits de Cour Signat10

"Good God Get a Grip Girl, sit on down
I'm chunky yet funky and I'm snatching crowns"




Consule de l'Étiquette, Ambassadrice du Consulat en Terre des Dragons, Gouverneur et Dame de Chengdu






Chen Stormstout
Chen Stormstout
Maître brasseur

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le Mar 5 Nov 2019 - 17:08
Alors, j’suis presque certain d’avoir fait une remarque par rapport à la couleur des textes ! Alors, franchement, j’ai grincer des dents en revoyant ce jaune totalement illisible. Encore, j’ai été sympa, j’ai regardé sur quatre écrans différent avant d’écrire ça.

D’accord, tu as déjà choisie une couleur pour l’Empereur. Mais, j’pense pas que ce soit insurmontable de lui en mettre une autre.

Parce que, promis, ça me gêne réellement à lire. Ce n’est pas un obstacle qui me bloque totalement, mais ça me gave vraiment de surligner chaque texte pour savoir ce qui s’y passe. Donc, comme j’ai fait une remarque et qu’un effort n’a pas été fait ? Ce sera un malus à la notation.

Au moins, j’ai bon espoir que la couleur changera pour la prochaine fois !

Donc, l’exploit.

Mais j’vais te dire ce qui arrive à l’Empereur chaque nuit, c’est sa couleur jaune qui lui excite la rétine et qui l’empêche de dormir !!! C’est aussi simple que ça.

J’pense que, dans la totalité du texte, il n’y a qu’un truc que j’ai moins aimé. Ouais, c’est ça. En finalité ? J’ai plutôt bien aimé le texte dans son intégralité. Ce que j’ai à dire, c’est plutôt que j’ai senti des moments plus faible .

Duquel j’parle, alors ?!

C’est simplement l’intrusion de Huayan et du passage de forme à une autre. En fait, j’adore l’idée et c’est souvent dans les plans d’introductions de certain film. J’pense au Spider-Man, quand la vilaine bête s’en va mordre Peter Parker. Mais, j’vois ça et j’me dis qu’elle aurait put être bien plus exploité. Que ce soit dans la réalisation ou dans les sensations de Huayan dans ses manœuvres.

Bon, j’vais que c’est de l’écriture et qu’tu peux pas refaire les mouvements d’une caméra numérique. Mais, l’idée de ton personnage qui passe dans tout les sens sous sa forme d’araignée ! Genre, le changement de repère constant dans ton texte jusqu’à en avoir la tête à l’envers, comme le personnage, ça donne un truc qui en envoie. C’est comme l’idée de la souris, avec le plan d’introduction de Scar dans le Roi Lion. Ce moment où tu te mêles au petit, tu as de quoi en envoyer.

Et voilà, c’est p’tet ma p’tite déception du texte. C’est de pas avoir eu ce « woah » à cet instant quand l’on sait ce qui se passe par la suite. Dans l’idée, un peu fausse mais pour donner le ton de c’que je veux dire, c’est qu’il n’y a pas de climax qui décoiffe dans cette aventure.

Mais ouais, autrement, j’suis fan de l’idée même du rp et de ce mystère que tu fais planer entre Harch et Huayan. Tu le sais, j’le dis trop souvent, les gens ont tendant à balancer trop d’information et il n’y a pas la satisfaction personnelle de ce dire « Ahaha, je savais que ça irait dans cette direction ! »

Et puis, surtout, c’est un plaisir de voir que ce décret à été vérifié avant d’être envoyé. J’trouve le truc tellement « gros » que ça serait juste ridicule que ça passe d’un coup. Surtout quand tu sais que, dans l’univers, des gens sont capable de chose incroyable et que ce sont des trucs à faire gaffe. Comme tu le sous-entends, de copier le sceau de l’empereur. Mais, il y a des gens qui sont connu pour des capacités dingues et personne (ou peu) y font attention.

J’pense au tournoi. Maintenant ? Personne n’ignore qu’un gars est capable de se changer en fumée. Si j’étais un haut dirigeant, j’irais foutre des ventilateurs à chaque entrée pour éviter à ce qu’il rentre. C’est comme le délire de la Congrégation de l’ombre ayant attaqué le Sanctum, faut pas les prendres pour des burnes ! Et le bien connu Roxas, il est capable de tellement que pour moi, ça devait être dans la mentalité des plus grand que tout peut arriver.

Voilà… C T B1

Avancé : 30 points d'expérience + 300 munnies + 2 PS en Symbiose !

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