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le Mar 17 Sep 2019 - 14:15
Et on continue la visite ! Cette ville est tellement grande. J'ai l'impression qu'il me faudra encore trois ans pour en faire le tour !

Alors que va t'on choisir aujourd'hui ? Le Grand Coffre ? Déjà fait ! (Et puis ce canard me sort par les yeux). Le parc ? Déjà fait ! Les remparts ? Hum .. tentant !  Ce serait drôle de revoir le caporal-chat. Dans le fond c'est un des seuls qui me comprend et ca fait du bien. Demain peut-être ! Je pourrais aussi aller voir les mogs ? Eux aussi ils me parlent et me comprennent ! Mais ils vivent dans un endroit où il fait si chaud ...

Non ! Aujourd'hui, on avait dit que je devais découvrir quelque chose de nouveau. Je sais comment trouver l'inspiration :  je m'envole ! Et je prend un peu de hauteur !  je suis sûre que l'inspiration viendra. De là haut, je fais le tour de la ville du regard. Je décompte les maisons, observe les bâtiments, contemple les rues en contrebas. Je suis le tracé de la ville du regard mais je n'arrive pas à voir ce qu'il y a derrière les grandes tours au centre de la ville. Il faudrait que je prenne de la hauteur pour voir encore au dessus de ces grands machins, ce qui ferait quand même haut.

...  

Hey mais, je les ai pas visitées non plus ces grandes tours ! Elles ont l'air énormes et passionnantes aussi ! On m'avait mentionné un truc à leur sujet mais je ne me rappelle plus bien. J'ai envie d'aller en voir une de plus près ! Il y a plus qu'à choisir laquelle ! Elles ont toutes l'air super différentes, le choix est difficile. L'une est entourée de corbeaux, l'autre à l'air toute gelée (Ca doit être la meilleure, je devrais la garder pour la fin, non ?), une autre encore, la plus grande, est toute biscornue, couverte de dômes et de trucs pointés vers le ciel. Bon, je m'en remet à une magie ancestrale pour choisir. Je tend l'index bien droit vers l'une des tours et commence à incanter.


"-Pique nique douille, c'est toi l'an.... douille."

Mon index avait dansé d'une tour à l'autre et s'était arrêté en désignant l'une d'elle.  Pas la plus grande, pas la plus imposante. Mais à bien y regarder il s'en dégage quelque chose de charmant. Allez c'est choisi, elle est parfaite !  Elle est entourée d'oiseaux en vol ou nichés sur ses flancs, accrochés à des plantes grimpantes ou nichés sur des rebords.

Vous me direz peut-être que ma méthode est pas terrible. Parce qu'il y a que 9 tours et que "pique nique douille" n'a que 7 syllabes. Ce n'est peut-être pas un aléa valable mais tant pis c'est comme ça. C'est trop tard, c'est le jeu !

Enthousiasmée, je me lance vers la tour, battant des ailes pour prendre un peu de hauteur et approcher de ses hauts murs. Sans le savoir, j'avais choisi la tour de la poésie, celle qu'aucune porte ne perce au rez de chaussée. Un détail que je ne remarque même pas puisque je ne passe jamais par les portes !

En m'approchant, je commence à entendre le chant des oiseaux ... Il y'en a tant et une telle diversité. Ca piaille, ca siffle, ca gazouille, ca pépie. Rien n'est accordé, rien n'est rythmé.  Une vraie cacophonie ! Chaque volatile déballe ce qu'il a dans le coffre. Chacun son timbre, chacun son volume.Pourtant je n'arrive pas à m'empêcher de trouver ca joli dans un certain sens.

Je n'ai malheureusement pas le temps de continuer à prêter l'oreille à cette étrange chorale, car je vois du coin de l'oeil qu'une pie a repéré mon approche et commence à me considérer d'un oeil glouton.  


"-Ah non hein ! Je viens pas ici pour me faire becqueter."

J'ai confiance en mes capacités à échapper aux oiseaux les moins bien embouchés mais je ne tiens pas à trop pousser ma chance. Je change brusquement de trajectoire pour foncer vers la tour, espérant sortir du champs de vision de la gourmande. En vain. J'entend un battement d'aile. La pie prend son envol et vient dans ma direction !  Zut, la brillance de mes ailes ... J'oubliais que ces bêtes là adoraient ce qui brille. On me l'avait dit pourtant ...  Je peste intérieurement et j’accélère, je commence à raser les murs extérieurs. Derrière moi, j'entends le claquement des ailes de la pie. Je ne dois pas traîner à trouver une entrée ! Si elle me rattrape, je suis cuite, elle me mangera crue !

Je vole suffisamment près des rebords et des plantes grimpantes pour gêner ma poursuivante qui n'arrive pas à gagner du terrain sur moi. Sans être critique, ma situation est loin d'être confortable ! Alors quand enfin je vois un trou apparaître devant moi dans le mur de la tour, ni une ni deux, je décide de bifurquer et je m'y précipite. Et advienne que pourra !

Tête la première je m'engouffre ... Et me prend alors la figure dans une grande toile de tissu dans laquelle je m’emmêle complètement ! Je me débat, agite les ailes et je finis par jaillir du hamac dans une direction non maîtrisée. Je heurte une cloche, glisse le long d'une tenture, bouscule un carillon et finis les quatre fers en l'air. Ma chute à provoqué un tintamarre pas possible.

Je cligne des yeux, un peu abasourdie. De l'autre côté de la pièce dans laquelle je viens d’atterrir, je vois le trou par lequel je viens de passer, obstrué par le bec d'une pie qui jacasse de frustration. Un trou heureusement bien trop petit pour qu'elle puisse espérer passer. Je me relève et tire la langue dans sa direction.


"-Bleeh ! Bien fait !"

Je n'ai aucune mauvaise conscience à priver cette voleuse de mon repas. Non mais ...  Je me met à tapoter mes habits de toute la saleté. La pièce dans laquelle je viens d'arriver n'est vraiment pas très propre ...  Un mouton de poussière particulièrement pénible a du mal à me lâcher, je suis obligée de sautiller sur place et d'agiter la jambe de façon un peu ridicule pour qu'il se décide enfin à me laisser en paix. Comme avec regret, la boule cotonneuse se décide à aller moutonner ailleurs, allant mollement rouler sous un meuble.

Bon ... où suis-je arrivée ? La pièce plongée dans la pénombre dans laquelle je suis tombée offre un sentiment d'étrangeté. A la fois sereine et animée. Vide et pourtant pleine d'un étrange bazar. Chaotique, désordonnée et pourtant chaque chose donne le sentiment d'être parfaitement à sa place. A la fois inerte et étrangement pleine de vie. Le sol de cette pièce est recouvert de vieux tapis étendus là sur le plancher. ils prennent la poussière, immobilisés par les pieds de vieux meubles antiques et massifs qui ne semblent pas décidés à bouger de sitôt. Il y a des choses accrochées aux murs partout.  Des bannières, des teintures qui dansent faiblement, agitées par la légère brise qui souffle du trou. De vieux masques qui me regardent de haut avec leurs airs tantôt moqueurs, tantôt tristes. Des clochettes, grelots et carillons qui continuent de se balancer, encore indignés par mon intrusion. Ces cafteurs qui ont dénoncé à tout le monde mon intrusion, en faisant le plus de vacarme possible et qui continuent de tintinnabuler avec mépris.  

Ce décor semble merveilleux et grandiose à mes yeux de fée ! Je sens grandir en moi une âme d'aventurière. Je m'apprête à commencer la visite de cette tour, inconsciente que le tintamarre déclenché par mon arrivée avait peut être été entendu. Cette tour était elle aussi vide qu'elle en avait l'air ?

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le Mar 17 Sep 2019 - 15:50
« Ca ne serait pas la fameuse fée hivernale dont tout le monde parle ?! » Si simplement surpris, l'air choqué, le poète laisse vite une expression de joie enfantine recouvrir son visage. « J'ai trop envie de la rencontrer ! »

Des oiseaux lui comptèrent ses facéties en complicités avec Irélia et les deux ont l'air de bien s'entendre ; ca suffit déjà à Arthur. Il y avait le chat aussi ! Mais plus que ça, la petite perce ici et là à travers le quotidien de la ville de quelques féeries. Une fille de magie et de beautée qui pour, un être aussi peu conventionnel qu'un artiste, peut être considéré plus noble et haut placé que la grande majorité des rois, seigneurs ou boss. Quelque chose de pur et de précieux mais aussi, dans le cas de Neige plus particulièrement, quelque chose de très amusant ! Le poète se rappelle avoir rigolé plusieurs à entendre les nombreuses histoires de ses amis à plumes sur la fameuse fée consule.
Elle fait partit de l'écosystème ! Facétieuse et malicieuse, aussi maligne que prodigieuse, on ne compte plus les services qu'elle a rendu au Consulat ! Et quelques déboires aussi mais… qui veut d'un groupe trop bien ordonné ? Certainement pas Arthur qui aime toujours sa famille un peu folle.

Perché sur le haut de son toit, Arthur plonge dans ses rêves d'enfants, lui qui vient d'un monde où les fées, loin d'un mythe, ont été jusqu'à ériger une académie en coopération avec les sorcières ! Sauf que chez lui, les fées ne sont pas si petites alors… elle doit venir du Pays Imaginaire ? Ou de Fantasia ? Au bord du vide qui sépare le toit de sa maison du reste du Jardin Radieux, au sommet de son art, d'Erato le Fils pose un regard intrigué au monde à ses pieds et y réfléchit en se caressant le menton ; il y a probablement des fées un peu partout dans les mondes pour qui sait où regarder. D'ailleurs, si on en croit les rumeurs de la ville, Neige n'est ni la seule fée du Jardin Radieux, ni la première sinon la première à devenir consul -peut-être, fils de la poésie, pas de l'histoire-.
Le blondinet, au bord du vide les pieds seulement à moitié posé sur le toit, se tâte depuis un moment à se mettre en quête de ce fameux trio. Sans savoir où chercher, peut-être que collaborer avec une fée est un bon début d'idée… ?

« Chaque chose en son temps, cependant ! » Ose d'Erato le Fils s'interrompre lui-même avec une insolence toute délicieuse à savourer, prenant une pose théâtrale pour se cambrer au-dessus du vide, le dos plié du mauvais côté et en équilibre sur la pointe du pied ; le bout des doigts sur le coeur et l'autre main libre au vent. Alors qu'il tangue et se penche lentement vers une inévitable chute, l'insouciant poète se laisse faire en profitant des hauteurs du vertige et de ses plaisirs. « On va d'abords commencer par souhaiter la bienvenue à la petite fée de l'hiver dans notre belle et grande famille ! »

L'inévitable arrive et le blondinet chute, les yeux fermés parfaitement détendu… ceci est un test de confiance envers son ami de longue date, Birdon. Viendra-t-il le sauver à temps ? Ou arrivera-t-il trop tard ? Car tôt ou tard, justement, Arthur devra guerroyer ! Pas aujourd'hui heureusement, jusqu'ici en tout cas mais un jour, inévitablement, il le devra.

Si je t'appelle mon ami… est-ce que tu viendras ? En un éclair, en un instant, fort, fier et grands même au coeur du combat ? Même au coeur du combat ? Puis-je compter sur toi ? Toi en tout cas, quoiqu'il arrive, tu pourras et a toujours pu compter sur moi. Toi et moi, nous deux les amis maladroits.

Et le voilà, dessinant un sourire sur le visage serein du poète, l'oiseau rose au bout des ailes verts et à la mèche blonde qui s'échappe son casque de pilote d'avion à l'ancienne, des petites serres jaunes tassés sous son corps en forme de boule qui a, semble-t-il, absorbé sa tête pour former une sphère quasi-parfaite. Super mignon ainsi grassouillet comme un bon gros petit poulet, la chimère a surtout suffisement de graisse pour encaisser plusieurs impacts violents mais pas une infinité non plus ! Sinon que, sachez-le, capable des plus incroyables prouesses, Birdon est un casse-cou. Il finit systématiquement par se crasher à la fin et il adore ça !
Ainsi, il a fondu en direction d'Arthur à tout vitesse pour le saisir au vol ; le percutant purement et simplement en réalité.

La charge a projeté le poète à travers une fenêtre à côté duquel une pie tentait vainement de décoincer son bec du mur et l'oiseau-chimère, plus vraiment maitre de sa course, part pour se crasher en symbiose avec son invocateur. Le résultat est catastrophique ! Autant vous dire que l'atterrissage pique qu'après avoir percuté le mur après une légion de bannières sans queues ni têtes pendant dans la pièce au bout de fils à linge, sous le bruits de différentes percussions de carillons ou de boites conserves ouvertes, ou de masques fous, ou de squelettes en décoration -vrai ou faux… ?-, ou d'autres délires du défunt Clopin ; paix à son âme.
Lorsque le mur l'enlaça -ce fut la sensation en tout cas- Arthur en eut le souffle coupé et pensa décéder mais l'asphyxie passa ; le voilà cassé !

Il a mal mais ça ca va ! Il a du mal à bouger et se déplacer mais ca va ! Ca va mais ca va pas tellement que ça ! Pourtant, motivé à suivre la voie du guerrier, le poète se force à encaisser la douleur comme si de rien n'était. A ses côtés, ne faisant pas du tout semblant, Birdon ne s'inquiète pas d'être couverts d'hématomes que l'invocateur et sautille de joie, si heureux de cette petite course ! Tout ce que veut Birdon, c'est d'incroyables sensations fortes !
Essuyant ses vêtements tout en se relevant, avançant naturellement de quelques pas sans allez nulle part, sans y pensez, le poète fait céder un fin fil tendu. Il ne l'a pas vu mais l'entend très distinctement céder d'un son crystallin.

Tout un jeu de cordes fait alors tomber un vieux sceau d'eau croupis sur Arthur ! Depuis l'ère de Clopin, il y a des années de cela au minimum, ce piège attend d'être déclenché et avec touts les oiseaux dans les parages… je vous laisse imaginer le cri d'effroi d'Arthur face à l'horreur de ce sceau ! Instinctivement, il a arraché une bannière pour s'essuyer et y est parvenu, tenant toujours la bannière gitane dans sa main ; simplement pendu au plafond par une corde enroulée à son pied. Sourcils froncés, un peu agacé de se faire berner chaque fois qu'il fait trois pas dans ce qui est censé être chez lui, le consul s'adoucit et s'étonne soudain si naïvement de voir des dizaines d'oiseaux filés affamés à travers la fenêtre que lui et son invocations ont forcés ouvertes.
Une seule pensée lui vient à l'esprit, l'idée d'un repas qui lui ferait froid dans le dos s'il arrivait.

« STOP LES AMIS ! » Hurle-t-il, pas furieux mais si incroyablement concentré, obsédé par l'idée que la fée se fasse manger et lui refusant tout simplement cette destinée. « C'est une consule ! On ne la mange pas ! »

Soudain, touts les oiseaux s'arrêtent de voler pour se poser quelque part et flâner ou s'en vont doucement par la fenêtre forcé, tranquillement. Tout devient aussi serein qu'une barque qui glisse doucement en tanguant légèrement, ce que fait actuellement Arthur ainsi pendu par le pied la tête en bas, imitant le balancier d'une pendule. Lui ne peut pas se voir mais de s'imaginer et se savoir ainsi imitant le pendu ? A l'envers ou à l'endroit, l'arcane du pendu au tarot signifie d'être… plus ou moins bloqué, prisonnier, embarqué en bien ou en mal. A l'envers, cela signifie être prisonnier en mal, captif de quelque chose ou quelqu'un, sans contrôle. A l'inverse, s'il est à l'endroit, c'est à dire la tête en bas, l'arcane du pendu invite plutôt à lâcher prise et à accepter une heureuse destinée qui nous attends.
Le destin sourit à d'Erato le Fils, c'est certain et si sa famille, sa destinée, le contraint bel et bien… jusqu'ici, ca en valait mille fois la peine. Fils de Muse, Arthur est lié au Consulat par son destin et dans ce cas, qu'en est-il de cette formidable petite fée ?

Les mains devant lui comme en protection à un sort de fée en guise de revanche et un sourire très gêné au visage qui peine néanmoins à cacher sa joie d'enfin la rencontrer… Arthur en perd son souffle ! Certes, le poète a déjà vu des fées mais… chacune d'entres elles à la magie d'être unique, à chaque fois qu'on en découvre une et qu'on se plonge dans son monde ?
C'est comme une première fois, à chaque fois. Et il en va de même pour les consuls.

Les deux à la fois alors qu'Arthur, en émoi, se rappelle peut-être enfin des bonnes manières !

« Arthur Rainbow, enchanté ! D'Erato le Fils, Consul de la Poésie, ceci est ma tour et crois-bien qu'après tout ce que tu as fait pour notre famille, tu es la bienvenue chez moi ! Non, mieux que ça, tu es ici chez toi ! » Sinon qu'il croise les bras songeurs, les yeux en direction de la tour de mizore, pense-t-il... mais juste en train de regarder un mur, pensif, pendu par le pied la tête en bas. « Evite juste de geler la tour, sinon on va penser que je copie Mizore et j'ai jamais été un copieur, moi ! Pire, si la frangine se met à penser que j'imite la décoration de sa tour, elle va me tuer ! »

Probablement que la chanteuse s'en ficherait éperdument mais pour tout l'amour qu'il éprouve à l'égard de sa grande soeur, il en a tout autant peur. Cette pensée lui glace le sang et fige touts les oiseaux de la pièce en statue, avant qu'il ne continue de flaner sereinement alors que les bras qui pendent, Arthur se laisse bercer au bout de sa corde. Une vieille corde.

« Ca fait un moment que je voulais te rencontrer ! Et te souhaiter la bienvenue au Consulat, j'ai entendu parler de tes aventures ! » Les bras ouverts comme pour l'enlacer, regardant un peu partout en train de chercher la petite fée, Arthur a la sourire enjoué et les yeux enflammés à l'idée de rencontrer la fée. On raconte qu'elle est dingue, qu'à cause de sa magie, elle a la cervelle gelée et… le poète espère bien que c'est vrai ! « Tu as devant toi un grand fan ! Désolé pour mes amis les oiseaux, je leur passerais le mot de ne pas toucher aux fées et de s'en tenir aux insectes ou aux petits rongeurs. »

Tout ça n'est pas très poétique mais faire de la poésie de la tête en bas, c'est un sacré challenge… sinon que la posture de l'arcane du pendu au tarot, en accord avec sa vie, son destin, c'est une vision d'art qui lui plait. Quel souffrance de ne pouvoir se voir !

« Pour moi qui suis dévoué corps et âmes au consulat et aux consuls, tu es comme ma petite cousine magique ! Tu n'as rien à craindre de moi, bien au contraire, je ferais tout pour te protéger quoiqu'il m'en coute ! » Et craintif qu'elle soit éloigné ou déjà partit, Arthur place ses mains en porte-voix. « Allez ! Montre-toi s'il te plait, j'adore les fées ! »

Et pendant ce temps, ce casse-cou profitant quand même bien d'une pause après le crash, parcourt la pièce à petits bonds qui s'éternisent de battements d'ailes. A la recherche de la fée lui aussi, le voilà soudain qui accélère pour refaire une vrille ! Et continue sa recherche tranquillement, se permettant une petite figure de temps en temps jusqu'à l'inévitable catastrophe.
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le Jeu 19 Sep 2019 - 14:41
Et me voilà maintenant. Une fois encore fesses par dessus tête pour la deuxième fois en quelques minutes. Je fronce les sourcils et essaye de rassembler mes esprits. Je suis encore toute tourneboulée. Que vient-il de se passer ? Je ne vois rien, je sens une grosse masse de tissu peser sur moi et il fait tout noir.

Je me tenais là, fière, gonflée à bloc, les mains posées sur les hanches. Je contemplais cette glorieuse pièce de toute ma hauteur, dressée sur le fameux hamac, de loin le meilleur poste d'observation de ce réduit.  Et soudain, ca a été la pagaille.  Je crois que j'ai été projetée à travers la pièce, soufflée par je ne sais quoi. Au milieu d'une gerbe colorée de plumes et de morceaux de tissus, au milieu des bibelot qui volaient en même temps que moi et qui produisaient des sons forts différents en se cognant et en retombant.  Je crois que j'ai heurté quelque chose de mou, j'ai du rebondir dessus et rouler jusqu'au sol. Et un .... truc ? M'est tombé dessus ensuite.  Un truc en tissu ... C'est mou c'est doux, c'est chaud. Et quand j'imagine la quantité de bibelots lourds qui auraient pu me tomber dessus dans cette pièce, j'estime m'en être tirée à bon compte.

En dehors de ma cachette textile, j'entend confusément ce qui se passe dans la pièce. Le chaos est loin d'avoir pris fin. J'entends de l'eau qui se renverse, des claquements d'ailes, des bruits indistincts ... Et puis une voix humaine se fait entendre. Le timbre de sa voix me plait d'emblée et me rassure. Il sait visiblement que je suis quelque part dans la pièce mais pas où. Et il a l'air de me connaître ?

Je ne comprend pas ce qui vient d'arriver. J'aurais du en théorie rester roulée en boule ici, me cacher, avoir peur .(Après tout, on ne se fait pas projeter comme ça à travers une pièce sans raison, j'aurais pu finir écrasée !). Mais j'entends sa voix. Elle est douce, chaleureuse. Elle me fait penser aux appels que les enfants perdus s'échangent entre eux, quand ils s'invitent avec malice à partager leurs jeux. Je tend l'oreille pour distinguer plus précisément les paroles étouffées par le tissu. Ce qu'il dit me met en confiance.  Arthur Reine-beau , fils de râteau ? J'ai du mal être certaine ...  Mais je l'entend distinctement dire qu'il aime les fées ! Que demander de plus ?  Alors je lui répond.


"-Je suis ici !"

Ma voix est un petit tintement étouffé. A peine le bruit que ferait un verre de cristal qu'on vient de doucement tapoter avec le bout d'une fourchette. Mon appel se perd au milieu des bruits de cloches et de carillons qui continuent de se plaindre de ce nouveau chamboulement dans leurs vies paisibles. Je ne crois pas qu'il m'ait entendue.

Alors je commence à me débattre faiblement sous ma pile de tissu pour essayer de sortir de là. J'essaye de trouver une sortie et je finis par remonter à quatre pattes le boyau serré d'une manche.  Ça y est ! Je vois de la lumière au bout du tunnel ! Je finis par m'extirper de l’emmanchure. L'habit que je viens de quitter est un vieux costume de scène fait d'un patchwork coloré auquel pendent plein de rubans. Une redingote peut-être bien.

Je cligne des yeux et regarde autour de moi pour constater le chamboulement profond que vient de subir la pièce. Tout est sans dessus dessous. Encore plus qu'avant. Des objets finissent de rouler au sol, des plumes retombent mollement sur le tapis autour de moi. Plus loin, une grande flaque d'eau finit de s'étendre sur le parquet. Dans un coin de la pièce, un énorme oiseau tout rond et ébouriffé est assis sur son ample postérieur. Tout dans son attitude semble exprimer un grand contentement, bien qu'il ait l'air de sortir de sous les roues d'une charrette. Je regarde l'oiseau avec incertitude. C'est lui Arthur ? Perplexe, j'agite quand même le bras pour essayer d'attirer son attention.


"-Bonjour ! Je suis là ! Heu ... C'est toi qui m'appelait ?"

L'oiseau semble m'entendre cette fois. Il se dandine et pivote sur son gros arrière train pour me faire face. Il me répond en hululant d'un air bonhomme, battant ses ailes deux fois dans le vide   Je ne sais quel pressentiment me fait lever le nez. Et c'est là que je tombe nez à nez avec le visage d'Arthur qui me sourit de toutes ses dents.  Il est littéralement à ma verticale, pas plus de dix centimètres au dessus de moi.

"-Ah te voilà petite cachottière ! Cette tunique n''est pas à ta taille tu sais ?"

Il se balance, tête en bas, visage pointé vers moi. Espiègle et rigolard. Le nez levé bien haut vers le bas. (Ce qui fait sens quand tout est sans dessus-dessous).  Je répond par un grand sourire. Il ouvre la bouche pour poursuivre les présentations quand soudain, arrive ce qui devait arriver. Un "clac" sonore retentit dans la pièce. La corde qui entravait sa cheville vient de rompre.

Et le voilà qui chute vers moi !

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le Lun 23 Sep 2019 - 14:14
Et c'est la chute !

Qui a décidé de ça ? Ha ! Le seul qui peut en décider ainsi, c'est Arthu-

« Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiirrrr... ! » L'oiseau tout cassé court à grandes et hautes enjambés, se secouant la graisse avec grâce ; parfaitement synchronisés des ailes et des serres ! D'aplomb tout fier, le casse-cou bondit et vrille en torpille, plus léger qu'une colombe, avec d'atterrir sur le dos pour glisser jusqu'à son cavalier ! C'est alors que son ventre dodu accueille le poète, le faisant rebondir pour qu'il s'aplatisse face contre terre ; troquant une chute contre une autre ! « …don ! » Et heureusement car, en ce jour, Birdon l'oiseau casse-cou a sauvé la vie d'Arthur en lui évitant le coup du lapin dans le labyrinthe de Clopin.
Sans attendre, un coup d'éclat puis s'en va ! Et le poète ne le retient même pas. Birdon a besoin d'action mais là, Arthur a besoin d'une pause… tente de dire au revoir à son ami mais celui-là trop vite partit.

Ca l'y fait penser… que devient son ami le pandaren ? Un moment mélancolique, Arthur préfère pour l'instant se concentrer sur cette fée qu'il vient de rencontrer ! Ce n'est pas la première qu'il rencontre mais soit, il n'en rencontre pas touts les jours non plus !

Bien qu'en tout aussi mauvais état que son oiseau fraichement envolé, qu'ayant a mal et n'étant pas vraiment prêt à danser la salsa mais… c'est pas grave ! Assis en tailleur, malgré la douleur, il se montre si simplement reconnaissant de voir la fée et de lui faire un coucou, de loin encore à cause de la différence de taille. Galant, le poète entame de s'allonger ventre à terre, la tête posé sur ses mains elles-mêmes posés sur ses coudes. Ainsi au niveau de la fée, il peut enfin la détailler un peu !

Ah! C'est une fée tout jeune encore ! Oh… c'est une fée de lune toute coiffée avec à sa robe de feuillés gelés, un éclat d'or blanc. Mais elle porte aussi un violet doux un peu chatoyant ! Est-elle coiffé d'un morceau de légume mort sur le haut de sa tête… ? Curieux, le poète détaille la petite fée, celle-ci encore secoué par la chute du poète à un poil de souris d'elle. Et évidement, qu'elle est belle mais venant d'une fée ? Ca parait évident.
C'est drôle de la voir, l'air d'une gamine, avec des cheveux si blancs. Blanc comme neige, si je puis me le permettre, lui offrant l'attrait mystique et intriguant, légèrement inquiétant, d'une vieille mystique.

Les fées vivent longtemps, nan ? Combien de temps ? A jamais enfants… une éternité durant ? Prudemment, Arthur la touche du bout du doigt comme pour bel et bien confirmer son existence. Immédiatement ! Son doigt frôle à peine la fée qu'il le retire dans l'instant, le bout de celui-ci à moitié gelé ! En tout cas super froid ! Observant stupéfait son doigt, le poète lâche un rire léger et poursuit avec un sourire amusé, savourant d'enfin rencontrer cette petite fée !

« Woah ! T'es pas une fée du Domaine Enchanté, je n'ai jamais vu de fées comme toi ! Alors dis-moi, tu viendrais pas du Pays Imaginaire par hasard ?! » Surexcité, voilà le grand gamin qui laisse ses pieds danser en l'air et gesticule ainsi, toujours sur le ventre allongé, incapable de contenir sa joie. Dire qu'il a pensé à allez la chercher puis la trouver… voilà qu'elle débarque chez lui en furie comme si le destin l'y avait jeté ! « Et comment tu t'appelles au juste ?! Oh, d'ailleurs, toi qui est une fée, tu connais peut-être mes copines les Sylphides ?! Et du coup, ça mange quoi les fées… hum… » Le poète s'assoit soudain en tailler pour plus confortablement chercher dans sa toge rouge portant fièrement l'emblème du Consulat.
Finalement, après quelques secondes d'intenses et pénibles recherches, le poète tend de ses mains jointes pour, pas peu fier de lui, tendre des graines à la petite fée !

« Je ne sais pas si tu es au courant mais… touts les Consuls doivent se faire peindre ! L'idée étant de les immortaliser dans un tableau et d'exposer celui-ci dans notre demeure ; nous gardons ainsi un souvenir de chacun d'entre nous. » Et évidement ! « Ca serait un honneur pour moi que de te peindre ! Ou de te faire consul, si c'est pas déjà fait. Que dis-je ! Les Fées sont des Consuls depuis qu'elles sont nées ! Qu'elles le savent ou pas, elles sont arts et artistes à la fois ! »

Les Fées sont décidément trop cool et elle… sans laissez l'intrus devenu invitée respirer ou avoir le temps de répondre, Arthur enchaine jusqu'à finir à bout de souffle ! Si simplement trop content de voir une fée, elles sont fantastiques… celle-ci plus encore, elle parait bien unique ! Soudain sans gêne, Arthur s'approche d'extrèmement prêt, son oeil quasiment collé au visage de la fée pour l'inspecter avec insouciance, émerveillé comme seul sait l'être un enfant. « T'es une fée froide alors… ? Une fée de Noël ?! J'adore les fées ! Je connais les fées de fantasia qui dansent au Moulin Rouge et quelques fées de chez moi, au Domaine Enchanté. Mais j'ai jamais vu de fées du Pays Imaginaire comme toi ! A moins que tu viennes encore d'ailleurs ? Du monde de noël peut-être, comme Mizore ? »
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le Mer 25 Sep 2019 - 16:16
Lorsque vient la chute, j'ai le réflexe de bondir de côté en me cachant la tête avec les bras.

« Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiirrrr... ! »

Je crois que j'ai poussé un cri et j'ai sans doutes un tout petit peu fermé les yeux. La peur me fait émettre malgré moi une vague de gel dont je suis l'épicentre. Une impulsion qui blanchira le tapis d'une croûte de gel autour de moi, sur quelques centimètres.

« …don ! »

C'est là qu'une masse énorme et duveteuse s'écrase à deux mini-pas de moi. Le chaud bidon de Birdon me repousse, me faisant reculer de quelques grands pas. Et pouf ! Lui dont l'énorme ventre occupait quasiment tout mon champ de vision disparaît d'un coups ! Ça, c'est de la magie ou je ne m'y connais pas ! Je ne prend pas le temps de m'interroger davantage sur l'étrange disparition. Après quelques instants de silence, Arthur se met à me dévisager avec aménité. Son sourire est contagieux, je souris en retour et répond au petit signe de la main qu'il me fait.

"-Coucou ! Heu ... Tu vas bien ?"

Je penche la tête de côté, et l'examine. M'entends-il ? S'est-il fait mal ? Non ? C'est un coups de chance. Je me demande que j'aurais bien pu faire si jamais un grand bonhomme comme lui s'était blessé ici. Comment aurais-je pu appeler les secours ?  Une chance que je porte chance alors. Ça lui a sans doutes évité le pire ...

Il change de position et se rapproche davantage de moi. Je me demande si j'ai déjà été aussi proche d'un visage d'humain. Même cachée dans le cou d'Irelia je me sentais moins intimement exposée.  Mais étrangement je ne me perçois pas menacée par cet homme. Il approche son doigt du miens. J'ai le réflexe d'avancer la main pour lui serrer le bout de l'index, comme j'ai vu tant de fois les grandes gens faire. Mais je n'avais pas réfléchi, il sursaute à mon contact et retire son doigt. La vague de froid que la peur m'avait fait dégager au moment de la chute ne s'était pas encore dissipée, elle a du le surprendre.

Je suis un peu honteuse de ne pas y avoir pensé mais avant que je n'arrive à formuler des excuses, il s'exclame ! Il a l'air ravi, loin de sembler blessé ou mécontenté. Au contraire ! Il commence à me poser des questions. Qui rapidement vont s’enchaîner.

Je suis pas une fée du pays enchanté ? Non ! Je secoue négativement la tête !
Je viens du Pays Imaginaire ? Oui ! Je hoche vivement la tête !

Ca continue, de plus en plus vite ....Je peine à suivre.

C'est quoi mon nom ? Attends je réfléchis à ...
Quoi une Sylphide ? Mais je n'ai pas eu le temps de donner mon n...
Hein quoi ? Ce que je mange ? Ben ...

Je suis perdue par le débit de mon ami Arthur. Il me fourre dans les mains une graine. Je n'ai pas le temps de lui expliquer que je saurai rien en faire que déjà il me propose de me peindre. Me peindre ?? ... L'idée ne m'emballe pas du tout. J'ai déjà vu les fées des animaux repeindre les petites bêtes avant le printemps pour leur changer leur pelage. Ou pour rajouter le petit point annuel sur le dos des coccinelles. Mais non, moi ma couleur me plait bien je dois avouer ...

Et il continue .. encore et encore.  Il enchaîne .. il se rapproche, il se colle presque à moi. Je n'essaye même plus de suivre tant je suis perdue. La décision tombe, il faut que j'arrête ce moulin à paroles. Je fais bien attention de bien dissiper mon aura de froid. et je pose mes deux mains à plat sur ses joues, sans brusquerie.


"-Chut"

J'essaye de le ralentir, de modérer son flot débordant de questions. Comme l'accumulation de neige en hauteur, son enthousiasme finit par déborder et provoque une véritable avalanche qui emporte tout.

"-Attends une seconde  ... Chhhhht ... "

Je pose un index sur mes lèvres pour lui faire comprendre. Une dernière question fuse encore avant que je pose mon index ensuite sur les siennes.


"-Chhhhht ! ... Voilà ..."

Il semble comprendre. J'obtiens enfin son silence. Un silence fragile, menaçant de  rompre à tout instant comme une digue fragile. Toute son attention était focalisée sur moi. Bon ... reprenons ... Je remonte mes manches. Littéralement, puisque mes deux gants mitaines avaient un peu commencé à tomber après toutes ces péripéties. Je vais tout expliquer ... dans l'ordre !

J'ai envie de tout lui raconter. Mais quelque chose dans cette pièce m'inspire, me donne envie de me montrer. J'ai envie de faire les choses en grand. Je me retourne et inspecte ce qui nous entoure, j'ai l'intention de prendre possession de l'espace. Il y a de l'eau au sol non loin, a côté d'un sceau métallique renversé. Parfait. D'un geste ample du bras, je déploie mon pouvoir en direction de la flaque, celle ci se fige instantanément.  Ça me fera ma matière première ! Je replie le bras, de manière un peu théâtrale. La glace se met à se mouvoir, à "glisser" littéralement dans ma direction, jusqu'à former un petit disque sous mes pieds, large d'une vingtaine de centimètres. Je fabrique littéralement ma scène, délimitée par les bords de cette patinoire, bornée par les deux coudes posés au sol par Arthur qui forment deux piliers monumentaux qui encadrent le devant de la scène. Un morceau de tenture d'un rouge profond pend du plafond renforçant l'impression qu'on se situe dans un tout petit théâtre.

Je m'illumine alors, me mettant à scintiller, devenant immanquable au milieu de cette pièce plongée dans la pénombre. Mes pieds posés sur l'eau gelée se mettent à glisser lentement. Je patine sur cette surface, souple et agile. Je me meus de façon naturelle, aussi à l'aise qu'un oiseau en vol. Je glisse, bougeant à peine mon corps. Je modifie parfois mon équilibre pour entreprendre un virage, je change mon équilibre en changeant l'inclinaison de mes ailes.  

Je concentre mon pouvoir et une très fine neige se met à tomber au dessus de nous. Quelques flocons à peine, minuscules. Mais ils mettent l'ambiance ! Je ne me presse pas. J'avoue que je prend même un malin plaisir à faire languir mon unique spectateur et à jouer avec son impatience. Je tourne sur ma flaque figée, fais quelques figures simples et finis par de nouveau lever la main. Sur le devant de la "scène", sur le bord le plus proche d'Arthur, des lettres de glace se forment. N E I G E.

De quelques bonds et d'un souple entrechat, je me rapproche du mot formé. Je pose la main sur mon cœur pour me désigner et je m'incline.



"-Je m'appelle Neige !"

Ma voix est une fois de plus un tintement à ses oreilles. Me comprend t'il ? Je pars du principe que non avec les grandes gens, ca simplifie les choses.


"-Et voilà d'où je viens !"

J'étend ma main vers le fond de la scène. Le bord le plus éloigné de la flaque s'incurve alors que la glace plie une fois encore à ma volonté. Un mur s'élève, plus haut que moi. Un décor se forme, c'est le pays imaginaire, en deux dimensions, représenté de côté. L'eau gelée prend vie, modèle les silhouettes, les précise peu à peu. Tout y est. Le village des indiens, le rocher aux sirènes, l'îlot au crâne, la jungle, La crique des pirates avec même un petit bateau représenté (ce qui est techniquement faux vu qu'ils ont filé bien avant ma naissance ceux là mais bon, c'est pour l'image).

Et bien évidemment, on y voit l'immense arbre à fée qui surplombe le tout, sur un grand nuage. Et sur ce nuage, je fais apparaitre un élément plus grand qu'il n'est dans la réalité. La forêt blanche. Je patine jusqu'à mon décor en "carton glace" et une fois encore, prend le temps de me faire désirer avant de m'arrêter près du nuage et de l'arbre à fée. Mon index se lève, passe au dessus de l'arbre à fée sans s'y arrêter et se pose finalement sur la forêt blanche.

"-Je viens d'ici ! Je suis une fée de l'hiver ! Ou une fée des glaces si tu préfères ..."

Comprend t'il ? Sûrement ! On ne peut mieux expliquer ! Je me remets à patiner et vais ramasser la graine qu'il m'avait offerte il y a peu.

"-Et ce que je fais de ca ... ?"

Je montre la graine à deux mains, alors que dans mon dos, une masse neigeuse commence à se former sur le sol. Elle prend de l'ampleur jusqu'à égaler ma taille.

"-... Je fais ça !"

Je me retourne et plante la graine à hauteur de ma tête dans la masse blanche.  En prenant des airs mystérieux, je tourne autour en patinant. Je place ma main à plat devant ma bouche, paume vers le haut, et je souffle sur le bloc de Neige. Une gerbe de paillettes étincelantes se répand et englobe la mystérieuse création. Quand le nuage se dissipe, un beau bonhomme de neige se tient à la place. Un bonhomme de neige qui a un beau nez fait avec une graine.

Je viens me placer à ses côtés et m'incline profondément, comme une artiste ayant terminé sa représentation. Puis je lève le nez vers Arthur, d'un air que j'espère encourageant.


"-Et toi ... ? Tu viens d'où ?"
 
Ai-je déjà un jour voulu savoir et comprendre d'où venait une "grand" ? Oui évidemment. Je rêve de les comprendre, eux et leur monde compliqué. Pourtant c'est la toute première fois que l'envie me prend de le demander comme ça. Brutalement, directement. Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi ici ? Aucune idée.

Je prend à mon tour une posture d'attente, m'asseyant en tailleur, et je tend les deux mains vers lui, comme pour l'inviter à reprendre la parole à son tour. Je prend le risque d''ouvrir le robinet à paroles de nouveau, advienne que pourra !

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le Jeu 26 Sep 2019 - 9:45
Deux jambes pour avancer, deux bras et deux ailes pour balancier ! La belle patineuse alias la féérique, sur la piste glacée sur des pointes plus acérés que des lames en acier, va du tout au tout danser en suivant la musique. Pour ceux qui écoutent avec les oreilles, cette musique n'apparait pas mais pour qui écoute son rythme ? C'est au son de la joie et de l'aventure même que s'agite cette petite boule de vie et magie ! Comme tourne un rapace dans le haut de l’espace, en laissant peu de trace elle patine avec grâce dont le corps, tel une liane, se plie et se déplie, ailes et bras accompagnent chaque effort accompli. Soudain prenant de la vitesse pour des figures et sorts fantastiques, elles retombent en souplesse sur ses jambes élastiques. Ou bien virevolte à la manière d'une girouette, ainsi que des toupies, enchaîne les pirouettes ! Quand son vol s’achève pour mieux renaitre à nouveau, elle salue son public sous ses bravos.

« Woah… »

L'univers ne nous ait pas forcément intelligible alors nous le traduisons avec différents languages, dès plus sages aux plus sauvages. L'on peut argumenter de manière construite et logique, comme aux échecs avancés des arguments réthorique pour décoder tout ça ; ou bien l'on peut convaincre, à la poète, avec belles paroles et envolés lyriques. L'on peut raconter le monde en déclamant son histoire, qu'on la chante ou qu'on la danse ou qu'on la joue ; qu'on la compte en parlant, tout simplement. Certains -deux ou trois jusqu'ici- sourient bien qu'on se demande ce que cachent ces sourires ; l'autre tire la tronche et annonce le pire. Qu'on peigne le monde ou qu'on le dessine, qu'on le décrypte avec des formules mathématiques ou des figures de styles… peu importe. Pour les Consuls, et Neige en est assurément une sans avoir besoin de croiser un blondinet, l'art est ce language universel.
L'art permet de parler à tout et tout le monde, aux humains comme au règne animal, aux hommes comme aux fées, aux bons comme aux mauvais, aux malins ou aux idiots. L'univers a de cette beautée parfois dissimulé, cette véritée enfoui.

Quiconque fait de l'art ou le contemple avec suffisement de passion, en y mettant suffisement de coeur… celui-là peut parler à touts les êtres de la création et parfois, communier avec la création elle-même. Le Sanctum prétend que touts les coeurs de touts les êtres sont connectés, des gens aux dieux en passant par les mondes jusqu'au Kingdom Hearts, parfois appelé coeur de l'univers. Arthur veut bien le croire mais à son sens, ce qui relie touts les coeurs entre eux, c'est le pouvoir de l'art !
Et au Consulat, l'amour est un art ; l'art n'est que l'amour de ce qui est, d'où cet incroyable mépris pour le nihiliste !

« C'est un honneur de te savoir parmis nous, Neige. » Déclame-t-il, très sérieux et solennel malgré sa position allongé. Et puisque ça mérite l'effort, le consul se fend d'un sourire émerveillé au moment de retrouver une âme d'enfant, allègrement applaudissant. « C'était magnifique ! Et j'ai tout compris. »

Et on change de position, toujours avec passion, cette idée graver en tête d'avoir sa tête près de la petite fée ! C'est que… parce qu'elle est toute petite, elle a une toute petite voix ! Et une toute petite voix tout mignonne, c'est certain, quelque chose qui a le timbre crystallin. Alors Arthur comprend… vaguement ! Disons que le tour est silencieuse, jusqu'ici alors c'est facile d'écouter très attentivement Neige. D'ailleurs, tant qu'il y pense, le voilà un peu déçu de ne pas pouvoir repeindre les fées, celle du Moulin Rouge ayant refusé aussi… mais souriant avec indulgence, le poète comprend parfaitement. Souvent, il s'agit de mettre des couleurs sur les gens pour les forcer à afficher à l'extérieur ce qui se cache à l'intérieur ! Une manière d'extravertir les émotions, une sorte d'exorcisme émotionnelle !
Or, les fées restent… des créatures qui savent très bien ce qu'elles ont et l'assument déjà parfaitement ; si ça le déçoit quand même un peu, il est vrai qu'une fée n'a nul besoin des couleurs que peut lui offrir Rainbow. Elle a déjà les siennes et Neige tout particulièrement !

« Je viens du Domaine Enchanté ! » Lâche Arthur, plus calme mais toujours aussi enjoué, allongé sur le flanc sa tête ne reposant plus que sur une main au bras accoudé. Evidément là où il peut entendre sa nouvelle amie, à condition de lui prêter une oreille attentive. « Et il y a des fées là-bas aussi, sauf que là-bas, elles font une taille humaine. Là d'où je viens, il y a carrément une Académie qui forme les fées et les sorcières ! J'étais bien, là-bas… »

Arthur sourit toujours, les yeux en direction de cette fée sans plus vraiment la regarder, quelques instants seulement…

« …mais j'ai dû partir lorsqu'Erato, Muse de la Poésie, m'a appelé et réclamer que j'aille déclamer en quête de ma couronne de lauriers. »

…avant de reprendre comme si de rien n'était !

« Je suis, comme qui dirait… » Le blondinet y réfléchit, les yeux au plafond comme perdu dans les cieux, le sourire alors qu'il peaufine et aiguise ses mots le temps d'avaler une graine. Lui en a déposé le tas à portée de sa main, les gobant pour les croquer avec aplomb ! "Crack" alors que le Prince des Oiseaux s'avale une graine et que, progressivement, quelques timides oiseaux très colorés s'approchent doucement. Comme ça, l'air de rien ! « …en mission pour les arts. Moi, Héraut de la Poésie, il est de mon destin que d'unifier le monde par les arts, la beautée et la passion ! »

Boudeur… ou non, soucieux ? Disons qu'Arthur commence à s'en inquiéter un peu.

« Il est vrai que je ne parait pas très actif pour quelqu'un qui ambitionne d'achever la paix dans le monde mais… hey, c'est une course d'endurance, pas un sprint. » Bizarrement énervé, pour rien vu de l'extérieur alors qu'à l'intérieur, le blondinet répond de loin à ceux qui voudraient croire qu'il se repose sur les lauriers qu'il n'a pas encore trouvé. Se secouant la tête pour chasser ses mauvaises pensées, Arthur soupire d'indulgence et reportant son attention sur Neige, tâtonne à l'aveugle le plancher en quête d'une graine. « Visiblement, tu nous aimes… car toi aussi, tu es une artiste. Sois sûr que nous aussi on t'aime, Neige. »

Joueur, puisqu'on lui offre de l'art, c'est bien normal qu'il en offre aussi.

« Et Neige scintille, sa blancheur de lys se teinte sous le flux glacé qui l’arrose. L’ombre de ses replis a des pâleurs d’iris, et, comme s'il neigeait en ce septembre encore fleuri, sourit et s'émerveille la prose quand vient sa pose ! » De sa main libre, Arthur écrit le mot neige en s'appliquant, en le calligraphiant très soigneusement ; y apportant tout le soin que la création a pu apporter aux fées au moment de les dessiner. Soudain, le mot qui s'écrit à même l'air se dissipe et s'efface en flocons de neiges dont l'éclat, pareil au plus pur des ors blancs, n'égalise pas encore celui de Neige.

« Il a neigé dans mon coeur où l'aube est rose… si doucement neigé que ce pauvre chaton croit rêver. Depuis ? C'est à peine s'il ose marcher. Si doucement neigé que depuis ton arrivée, les choses semblent avoir changé.

Et le chaton noir n'ose s'aventurer dans le verger, se sentant soudain étranger à cette blancheur où se posent, comme pour le narguer, deux petites et maladroites effrontées ! L'hiver, s'il tombe de la neige, le chien blanc a l'air beige. Les arbres seront bientôt touffus comme dans l'été qui n'est plus. Les oiseaux marquent les allées avec leurs pattes étoilées. Aussitôt qu'il fait assez jour, dans le jardin bien vite on court. Pour faire un grand bonhomme blanc ? Tout le monde prend son élan. Après ça, bataille de neige ! On s'agite, on crie, on s'assiège. Et puis on rentre, le nez bleu, pour se sécher autour du feu.

Neige nous met en rêve sur de vastes plaines, sans traces ni couleurs. Y veille mon cœur, lorsque Neige nous met en selle sur des coursiers d’écume. Sonne l’enfance couronnée, Neige nous sacre en haute-mer, plein songe, toute voile dehors. La neige nous met en magie. De sa blancheur s'étale. Plumes gonflées puisque perce l’œil des oiseaux.

Mon cœur ; trait de feu sous tes palmes de gel, toi fille de magie qui m’émerveille. »


Arthur avait dit ça au cours de son poème sans réfléchir mais…

« Ca te dit une bataille de boules de neige ?! Allez, je suis sûr qu'on va bien se marrer si on le fait ! »
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le Jeu 26 Sep 2019 - 14:47


Whoah, je suis conquise !

"-Moi aussi je t'aime !"

Ça sort comme ça, paf, sans aucun filtre. Ça vous surprend ? Vous ne devriez pas. Les fées n'ont pas la pudeur émotionnelle des humains. On dit ce qu'on ressent, on ressent ce qu'on dit. Comme ca vient. C'est comme ça.

La poésie sur la neige m'a rendue toute chose. Ça me fait chaud au coeur. Arthur a su dire avec des mots tout ce que je ressens quand je vois un beau paysage enneigé. Ce que tout le monde DEVRAIT ressentir en voyant un paysage enneigé ! C'est magnifique que quelqu'un dise ça. S'ils pouvaient tous l'entendre, ils comprendraient tous. L'émotion me fait briller d'autant plus fort, mes ailes resplendissent. Les grandes-gens n'en ont que pour le printemps, les fleurs, les couleurs vives ... les autres fées aussi d'ailleurs.


"-Oh oui ! J'adore les batailles de boules de neige !"

Dis-je en m'exclamant bien fort. Je frappe dans mes mains avec enthousiasme. Je ne sais pas du tout ce qu'il a derrière la tête parce que il est évident qu'on ne peut pas batailler l'un contre l'autre. Si je me laisse toucher par une de ces boules, ca fera "splotch la fée" et mes boules seront sans effets sur lui. Non pas que prendre une boule de neige grosse comme moi me dérange beaucoup dans le fond, je sens d'instinct que Arthur ne les lancera pas fort.  Mais bon, on peut trouver plus rigolo.

Arthur a l'air d'avoir des pouvoirs lui aussi. Il a su créer de la neige comme moi. Je savais pas que des grandes gens savaient faire de genre de trucs aussi. A deux on doit sûrement pouvoir en créer suffisamment ! Je m'envole, tourne deux fois autour de sa tête et file vers la fenêtre. Les oiseaux hésitants qui commençaient à se regrouper autour de nous font des bonds de côté pour m'éviter, surpris par cette lumière endiablée qui leur vole dans les plumes.

Arthur vous a retiré le droit de me becqueter ? Haha, c'est bien dommage. Comptez sur moi pour vous le rappeler un jour. Mais ce n'est pas vous qui m’intéressez là tout de suite. Je me pose sur le rebord de la fenêtre et désigne à Arthur l'extérieur.


"-Pourquoi ne pas jouer dehors ?"  Je montre un gros nuage gris qui moutonne au dessus des jardins radieux.

"-Ou tirer sur les passants ?" Cette fois je me penche fort sur le rebord et regarde vers le bas. Et je montre, les petits points qui déambulent loin en dessous.

"-Ce serait rigolo aussi ça ! On peut même faire les deux ! Ne bouges pas, je reviens !"

Je fais un petit signe à Arthur, essayant de lui mimer d'attendre. J'espère qu'il ne va pas croire que je m'enfuis. Ça me chagrinerait. Je saute du rebord et bat des ailes. Je cherche à prendre de l'altitude, je dois de pousser fort sur mes ailes. C'est rare qu'une fée cherche à voler si haut. Une bourrasque souffle la fleur de muguet qui me sert de couvre chef, libérant mes cheveux blancs qui se mettent à voler au vent. Inutile que je cherche à la récupérer, je trouverai autre chose ! Les courants d'airs peuvent être terrifiants à cette altitude. Un instant d’inattention et de faiblesse et crac, je me ferais balayer par une rafale.  Mais la motivation me donne des ailes ! Je m'élève, bien au dessus de la plus haute tour des muses. Et c'est quand j'arrive à bonne distance du nuage que je déploie toute ma magie. Bras et jambe écartés, je libère une soudaine impulsion en direction du nuage.

"-Regardes un peu Arthur, c'est MA spécialité ça !" Ce qui est un peu un mensonge maintenant que j'y repense. Ma vraie spécialité c'est de décorer les toiles d'araignées, mais bon ... passons.

Au contact de ma magie, le gros nuage celui-ci semble gonfler. Je donne tout ce que j'ai, exaltée par l'enthousiasme et l'émoi encore vif provoqué par l'ode à l'hiver prononcé par Arthur.  On peut voir mon gros nuage commencer à s'agiter de l'intérieur. La température baisse. ce brusque changement de température provoque des tourbilles de vents froids qui se précipitent vers la ville en contrebas, sans que je ne contrôle rien.

Il grossit, enfle comme une baudruche. Et finit par craquer, libérant un flot de neige soudain. De bon gros flocons bien moutonneux qui de nulle part se mettent à saupoudrer les abords de la grande tour d'Arthur. Ils sont merveilleux ! Ils sont superbes ! Ça tombe dru, j'ai vraiment mis le paquet. Je suis fière de moi.

Je fonce en piqué et me remets à tourner autour de la tour d'Arthur, au même niveau que la fenêtre que j'ai quitté quelques minutes avant, où Arthur a fini par s'accouder, curieux de ce que je pouvais fabriquer.  Je ris en constatant qu'en contrebas, tous les passants se sont arrêtés, interloqués. Ils lèvent le nez avec un air d’incompréhension. Quelques enfants tirent la langue pour tenter d'attraper les flocons au vol. Je ris d'autant plus en songeant que chez moi JAMAIS on ne m'aurait laissé faire ça. Déclencher une tombée de neige hors saison, faire étalage de ma magie comme ça à des humains, sans respecter ni la discrétion, ni le besoin que le phénomène s'installe sans que les humains se doutent de notre intervention.

Depuis que je suis arrivée, j'ai enfreint à peu près toutes les règles établies au pays des fées. Et plus je contreviens à une règle, moins j'ai envie de respecter les suivantes. Je ne fais pas que toucher du bout du doigt l'interdit. Je me roule carrément dedans. Et c'est étrangement libérateur ! Essoufflée mais heureuse comme jamais, je cesse mes virevoltes et m'arrête en vol stationnaire devant le nez d'Arthur.


"-Tu m'aides ?? On en fait encore plus ??"

Déjà, les flocons commencent à s'accumuler. Partout, sur les toits, sur les pavés, sur les rebords de la tour. C'est un petit matelas de neige qui commence à s'accumuler partout.  Bien sûr la température aura tôt fait de tout faire fondre. On ne peut pas "tricher" indéfiniment avec les saisons. Mais en attendant, on a largement le temps d'en profiter !


Dernière édition par Neige le Ven 27 Sep 2019 - 23:31, édité 1 fois

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le Jeu 26 Sep 2019 - 18:42
« J'aime Neige éblouissante, et, qui couronne nos vieilles tours. Et sur les arbres qu'elle argente : j'ordonne que se courbe la feuille jaunissante au dernier souvenir des chauds jours. Ses blancs flocons mystérieux reposeront sereins au toit des maisons ; et d'une tunique légère, voileront la face de la terre, ainsi que de molles toisons. Nous ferons l'hiver sortir de sa tombe et son linceul blanchir la saison. Si d'ordinaire c'est le dernier, puisque c'est ton souhait, ca sera cette fois le premier feuillage qui tombera balayé par l'avance de ta saison. »

"Neige", voilà ce qu'écrit Arthur du bout de son pinceau, à répétition ; jusqu'à avoir des dizaines de mots "Neige" qui flottent dans l'espace au niveau de sa fenêtre. La peinture blanche qui les écrit à même l'air ne coule pas mais commence déjà à s'éroder de flocons. Il n'en faut pas plus pour que le poète, de gestes spiroïdales du pinceau, envoit une brise se disperser le souhaite de Neige aux quatres vents. Très vite ennuyé à répétition, son poignet comme sa tête rebute à la tâche. Le poète eut admirer la fée à l'oeuvre sans lâcher un instant, dévorant du regard cette petite oeuvre d'art qui virevolte partout. Changement de méthode ; au lieu d'écrire "Neige" à répétitions, il écrit désormais des "Nuage" à répétitions.
L'avantage étant que les mots, peints dans le vide avec des lettres grises glacés, sont écrits petits mais très vite, se mettent à flotter plus haut en grossissant. Satisfait du premier essai, Arthur y va comme à l'usine.

Selon lui, la fée lui parait capable de… faire neiger les nuages ? Très vite, sa théorie se confirme alors qu'elle s'empresse d'user de sa féerie sur les nuages, les argentans de givres. Et ca y est, la magie se met en place, laissant très vite place à la stupéfaction tout en bas. L'automne se fait interrompre brutalement ; il pourra reprendre dans un instant mais ça attendra que Neige le permette, tout simplement. En attendant ? De ces nuages argents qui déguisent les cieux descendent des ors blancs à flots silencieux. Comme le froid chagrin sur une âme oppressée, la neige sur le sol tombe lente et glacée. Dans ses yeux abattus Arthur sent rouler des pleurs ! Hélas ! Mon cher pays, qu'a-t-il fait de tes fleurs ? Quel sinistre pouvoir vient flétrir ta parure ?
En vain son cœur gémit et sa bouche murmure.

« Demain… hélas seulement demain… de ses blancs tourbillons, la neige aura comblé tes fertiles sillons. Aujourd'hui ces flots nombreux qui, dans leur liberté, te vont porter la vie et la fécondité, s'arrêteront captifs. Et ce réseau de glace, comme un pale voile de mort, couvrira ta surface ! Mais ce linceul pesant, sous sa morne pâleur, double en la comprimant la féconde chaleur.
Telle, dans nos hameaux secrets, la couveuse fidèle cache un germe inconnu sous l'ombre de son aile. Et peut-être, trompée en son aveugle amour, s'étonnera des fruits qui vont en éclore au jour. »


Et sur le froid sommeil de la ville entière plane alors un songe d'espoir, de joie et de lumière. Pour hâter le moment d'un glorieux réveil, Jardin Radieux, que te faut-il ? Un rayon du soleil ! Le soleil, il est juste là, brillant derrière ces nuages en attendant pour que Neige étincelle comme monts et merveilles.

« Le Jardin Radieux est béni par les muses et, depuis peu, par la déesse de l'amour… est-ce que nous sommes bénis par la fée de l'hiver aussi ? »

En guise de réponse, la voilà qui débarque en petite luciole glacée toute virevoltante ; puis, surexcité, surplombe un poète interloqué. Les yeux levés vers la pluie de poussière glacée et lumineuses qui lui tombe dessus, d'un bleu à rafraîchir l'âme tant il paraît doux.
Puis la voilà qui essaye, sans succès, de tirer le poète par le bout de l'index.

Celui-ci, amusé et curieux, se laisse alors guider par la petite fée, et très justement, par le bout du doigt. Cela l'invite à faire quelques pas jusqu'à en faire un sur le rebord de sa fenêtre et, le prochain, dans le vide. Que va-t-il se passer ? Il n'en sait rien mais il y croit. Il croit en quoi ?
Il croit en une chose si simple que même un enfant le sait ; il ne peut rien vous arrivez si vous suivez la fée les yeux fermés.

Alors le voilà qui vole à la façon de Peter Pan ! Si léger, si fier et si orgueilleux d'enfin imiter les oiseaux dont jusqu'ici, ils imploraient l'aide pour s'envoler. C'est avec toute la joie d'un enfant qu'Arthur nargue enfin les oiseaux, ses amis de toujours et nouveaux rivaux !

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le Ven 27 Sep 2019 - 23:30


"-Tu voles Arthur !" Je m'exclame joyeusement. Il se laisse entraîner dans les airs par le bout de l'index, il me fait confiance.

"-Ne t'en fais pas, il ne peut rien t'arriver puisque je porte bonheur."

Mon intention première avait été de l'aider à descendre de sa Tour, vite fait. Mais devant le bonheur qui se lit sur son visage, je n'ai pas le cœur d’interrompre son vol. Je comprend qu'après avoir passé une vie ancré au sol, avoir enfin le droit de décoller doit être vécu comme une vraie libération. Malgré ma fatigue, je volette donc à côté de lui, l'accompagnant dans cette toute première sortie aérienne.  Faire tomber toute cette neige m'a vraiment épuisée. Si ce n'était pas pour impressionner Arthur, je n'aurais pas déployé tous ces efforts. Je n'avais pas eu l'intention au départ d'utiliser ma magie sur tous ces nuages.

Mais il a l'air tellement heureux. Il a le même sourire au visage que les enfants perdus ont quand ils s'égarent dans leurs jeux. Je ris. Il est maladroit dans ses gestes, écarte les bras et les jambes pour voler,  les agite vainement en l'air. comme si ca avait une chance de pouvoir l'aider. C'est comme regarder un jeune animal marcher pour la première fois. Ils ont l'air patauds, idiots mais on ne peut pas s'empêcher de trouver ça attendrissant. On reste à deux en vol un moment. Un long moment  à en juger par la quantité de neige qui a commencé à s'accumuler en contrebas. La fatigue finit par me rattraper, mon vol se fait plus hésitant. Je décroche peu à peu.

Je fais signe de la main à Arthur et entame une descente vers les abords de la Tour. Je rejoins les gamins qui ont pris possession de tout cet espace. On dirait que les bandes se sont passé le mot à travers une partie de la ville. Une ribambelle de bambins a sorti luges, gants et écharpes pour profiter de la neige inattendue. Quelques adultes éberlués déambulent au milieu des cris de joie. Certains ronchonnent un peu mais l'immense majorité semble fascinée, voire amusée. Les plus joyeux se joignent aux jeux des enfants ou gardent une contenance en déambulant et en encourageant les plus jeunes dans leurs jeux.

C'est au milieu de ce joyeux chahut que je finis par atterrir, pile poil sur le sommet d'un bonhomme de neige. Plus précisément sur l'extrémité plate d'un vieux chapeau claque que des gens ont coiffé sur sa tête. Je m'y allonge sur le dos, épuisée mais satisfaite. Arthur profite encore de son vol pendant un petit moment. Je souris en le voyant faire. Il attire le regard de beaucoup de passants. Les gens lèvent le doigt, mettent la main en visière pour l'apercevoir au milieu des trombes de flocons. Même si des gens ici utilisent la magie, la majorité des habitants semble émerveillée par tout ce qu'ils voient aujourd'hui. Que ce soit de la neige en plein automne  ou un poète volant qui virevolte en déclamant des odes à l'hiver au dessus de leurs têtes.

Mon oreille tique en entendant des gens crier.


"-Regardez, c'est Arthur ! Arthur Rainbow, c'est le poète ! Il est magnifique, il a rapporté la neige !"

Un bref moment, je suis tentée de me manifester pour leur dire "-Tut tut, c'est moi qui ai fait ça ! Enfin en partie ! A la rigueur on pourrait parler de travail d'équipe" mais à quoi bon ? Je suis pas encore remise de ma fatigue et je sais que je ne me ferai pas comprendre de toutes façons. Tant pis. Les fées sont faites pour que les humains ne soupçonnent pas leur travail. Arthur saura, c'est bien le principal.

Ah, en parlant du loup. Je le vois qui finit par redescendre ! Il est applaudi et acclamé par la foule. Il tourne la tête de gauche à droite, me cherchant peut-être. Voir ces enfants qui l'entourent, les mains pleines de munitions prêtes, ça me donne une idée ... Une idée sournoise ! Arthur m'a proposé une bagarre de boule de neige ? Je compte  bien l'avoir ! Je ramasse deux petits tas de neige, que je tasse entre mes mains. Je fabrique deux projectiles à ma taille, pas plus gros qu'une bille pour un humain. Ni une ni deux, je décolle de ma plateforme et vais me planter devant le nez morveux d'un des petits humains qui s'était rassemblé autour d'Arthur. L'enfant louche pour me regarder,  interloqué. Je lui tire la langue et fais des gestes de provocation. Il a l'air surpris plus qu’énervé.


"-Hein, quoi ? Qu'est-ce que ... une mouche ?"

J'achève ma provocation en lui jetant une de mes mini-boules de neige droit sur le nez. Paf !

"-Oh toi je vais te ... !"Il lève une main menaçante, contenant une boule de neige. Je lui envoie ma deuxième boule  droit dans la figure, ce qui achève de le convaincre de s'en prendre à moi. Il me jette sa boule de neige dessus. J'avais largement anticipé le lancer, alors je l'esquive sans peine et décale mon vol vers Arthur, me plaçant pile devant sa tête. Arthur m’aperçoit, tout sourire, il m’accueille en me lançant joyeusement :

"-Ah te voilà Neige, je ..."

Et arrive ce qui devait arriver. Le gamin me jette une autre boule de neige. D'un souple battement d'ailes je l'esquive une fois encore. Et paf. Le projectile file droit sur Arthur ! Il explose en un nuage poudreux et froid. Un lancer parfait ! Je tourne autour de la tête du poète en riant. Neige 1, Arthur 0 ! Le jeu est lancé ! S'est il vraiment laissé surprendre par la boule de neige ? S'est il laissé toucher par ce  projectile inoffensif pour me faire plaisir ? Impossible à dire !

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Présentation de Neige

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Arthur Rainbow
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le Mar 1 Oct 2019 - 11:24
Arthur, en sandales dans la neige, souffre mais endure alors que ses pieds passent au rouge du beige. Qu'importe lorsque, des manigances d'une fée aussi joueuse qu'un poète l'eut espéré, une bataille de boules de neiges à éclaté ! Après le premier tir, c'est la guerre qui est déclaré et c'est avec un doux sourire que le poète s'apprête à répliquer. Par dizaines autour du Prince des Oiseaux et de la Fée de l'Hiver, les enfants se cachent ; chacun le coeur battant follement. Derrières les monticules de fraiche poudreuse, ils ne font aucun bruit. Aux flancs des vents gelés, ils attendant la prochaine occasion de mitrailler leurs victimes au tournant. Ils grelottent mais aucun des gosses ne sanglotent ; leurs seules frayeurs sont d'échouer avant la noirceur. Une boule de neige, une grosse qui plus est, a atteint l'inatteignable Héraut de la Poésie ! Enorgueillit par l'exploit d'un d'entre eux sous l'impulsion d'un miracle hivernal savamment manigancé, les gamins sont désormais bien décidés à l'emporter. Dans la neige, ils s'accroupissent… de la glace givré perle sur leurs habits… le froid commence à les mordre par endroits, leurs munitions leurs gèlent les doigts.
Pan ! Arthur s'écroule surpris et son regard ahuri croise ceux de ses adversaires habiles passés d'enfants à prédateurs agiles.

Et Neige virevolte toujours autour autant autour d'Arthur, toujours d'aussi vive allure ! Toujours en charriant ce pauvre blondinet ! Celui-ci se relève, entamant de passer une main dans la neige encore assis… comme si, dans de l'eau, le poète la giflerait d'une vive caresse pour arroser ses victimes en vague. Au geste de sa main ; un vent suit et envoit en rouleau suffisement de neige pour repeindre instantanément les enfants de blancs.
Faisant face au gosse avec l'air orgueilleux mais bienveillant d'un grand-frère ou d'un tonton, Arthur sait avoir été ménager petit. Raison pour laquelle aujourd'hui il est peut-être… fragile ?

Bref, les enfants sont bien plus costauds qu'on ne le croit et c'est leur rendre service que de les brusquer un neige ; une bonne grosse vague de neige dans la tronche apprendra la vie à ses morveux. Rieur, quoique commençant à s'inquiéter un peu à la vue des gosses silencieux et immobiles, l'air pas content. Ca les a très certainement brusqué ; redoublant leur ardeur à jouer, ce n'est pas une bataille de boule de neige… c'est la guerre de l'hiver ! Les boules de poudres froides compactées fusent alors dans touts les sens et, s'agitant curieusement, Arthur les esquive maladroitement. Alors que son corps se tord d'une démarche chaloupée et d'un -très incertain- balancier, ce sont les enfants qui le font danser ! A la manière de petit gangster faisant danser un pauvre bougre de quelques balles mais se prêtant au jeu, laissant bien sûr de pauvres gosses gagnés, Arthur se contente d'esquiver !
Ca l'entraine et ça l'amuse… Neige aussi semble s'amuser à virevolter, emboitant le pas avec le poète.

De la neige… c'est ca que veut Neige, la petite cousine magique ?! Du frais et de l'hiver ?! Arthur ne veut que… être la personne la plus importante aux yeux qu'il aime… aux yeux des Consuls, il veut en être le juste Roi ; le digne ambassadeur ; le père ou la grand-frère, l'oncle ?! Au pire le grand cousin mais… quand on aime les gens, il faut bien leur dire, non ?

Toujours en train de danser, se laissant guider comme un pantin au rythme des tirs neigeux des enfantins, ces gosses transformés par l'hiver en petits lutins qui le font se déhancher comme jamais ! Les rafales sont intenses, soutenus et des gosses si motivés que, semble-t-il le savoir, ils sont organisés au point de se relayer ! Quand l'un recharge, un autre tir forcément ! Et ce ne sont plus que des enfants, ce sont aussi les grands qui passent dans le coin ! De la neige pour Neige qui danse et qui file dans touts les sens. Bien obligés de tournoyer, d'avoir des yeux partout pour voir venir mais cherchant, plus particulièrement, la petite lumière bleue. Une lumière de glace et de blanc, d'un pur impérieux qui vous commande si naturellement la bonté ; c'est difficile de la garder à l'oeil mais… passif, le poète est d'humeur à se laissez faire. A croire que la situation se met à échapper au contrôle du poète et de la fée ?
Comme si l'un ou l'autre n'avait jamais eu le moindre contrôle sur quoique ce soit ! Deux enfants que voilà !

Touts les deux en train de valser, virevolter ou glisser et s'élancer… trimballé ici ou là au rythme des tirs neigeux, soumis aux caprices d'habitants -petits ou grands- bien décidés à jouer ! Il neigeait déjà des nuages peint par le poète et enchantés par Neige… mais lorsqu'il y pense, à celle à qui lui fait penser la danse, il neige tout simplement. Et il neige sur l'entièreté du monde le temps de cette danse. En transe, Arthur s'élance et s'il se prend bien quelques revers de neige ici ou là qui explose à sa joue ou sa toge trempée, il continue entêté de naviguer entre les tirs et les flocons qui chutent d'un ciel qui s'est argenté. Neige danse avec lui, qu'elle s'en rende compte ou pas. Dans le manège qui unit les deux sous les pluies verticales de sphères blanches, soupoudrés de grives chutant lentement comme de sucre glacé, on ne sait qui pourchasse l'autre. Le pas du poète s'allonge et s'affine, se précise sous les impératifs de milles projectiles glacés.

Soudain, mû par une force invisible, les projectiles de neiges se déforment et en virgules, enlacent d'une tornade les deux consuls pour un instant avant d'exploser ! La surprise fait tous se les mettre à couvert ou de neige recouvert alors que résonne le rire victorieux, face à la foule, du poète en hiver.

« Regarde Neige… » Et s'arrêtant de danser, le poète désigne d'une allègre main la foule, pivotant pour en désigner le cercle autour des deux consuls les acclamant. La charmante fée s'arrête alors, elle aussi, de danser et semble à l'écoute du poète. Celui-ci eut murmuré à la féé, ses lèvres pencher près de son petit corps comme pour le dévorer. « …l'hiver est peut-être déprécié ailleurs mais en nos terres ? Tout à chacun sait voir les beautés des saisons et toute la magnificence hivernale ne nous échappe pas, loin d- »

Sonne une note exceptionnelle comme sonnerait le majestueux Clocher de Notre-Dame ; ici, nul besoin de clocher ni même d'un coq puisque pour chanter, il y a la chanteuse. Mizore Shirayuki, de la mystérieuse race que l'on nomme "Femmes des Glaces"... de superbes créatures que la nature a gâtée d'une sublime voix. En automne, à Halloween, elles savent chanter sinistres et crier le son de l'effroi, quiconque les énerve perd vite un tympan ainsi que toute chaleur corporelle. Car elles vivent principalement au monde de Noël et, en hiver, chante l'esprit de noël en ayant la bonté de guider ceux qui se perdent dans les plaines enneigés.
Arthur sait, néanmoins, toute la peine qui assaillit le coeur de sa grande soeur. Son mari, son homme, son cher et tendre Tragédien meurt chaque jour à petit feu… le sort de Genesis afflige tout à chacun.

Mais… c'est certain… si les enfants de muses sont plus peinés que les autres, parmis eux, Mizore subit le drame des veuves en devenir. Elle… ne chante plus, plus tellement… sinon que dès fois, des airs mélancoliques s'échappent de sa tour… retirons ce qui a été dit, elle chante toujours mais… quelque part, sa passion s'éteint en même temps que se consume la vie du Tragédien. Ca et la destruction du monde de noël, son monde natal… la perte de Rivy, aussi et l'arrivée d'Irélia. L'un ne va pas sans l'autre… les enfants de muses perdent une soeur ou un frère, n'ont pas le temps de faire le deuil ; déjà ils doivent se réjouir d'une nouvelle arrivée.
Le Destin que les Muses apportent aux mortels que l'art élève jusqu'au-dessus des mortels est tragique.

Alors… serait-ce à la vue d'un hiver foudroiement que Mizore se met à chanter si joyeusement… ?

Sa voix résonne aussi loin que tombe la neige… pur, d'exceptionnelles notes dont la justesse s'envole jusqu'aux cieux. Tous écoutent les enchantements de sa voix alors qu'elle chante d'Opéra… les yeux les plus perçants la verront, au rebord d'une fenêtre ; ses yeux fermés et son coeur en feu chantent la grandeur ancestrale de l'hiver impérieux. Semble chanter la fanfare qui précède le roi et elle, de la saison du froid, serait la reine. On… se croirait déjà noël… son chant s'étire et parait presque religieux, tout simplement beau. Est-ce un hasard… ? La nuit commence à arriver alors que quelques étoiles perlent dans le ciel argenté.
Un chant si magnifique mais… Mizore reste Mizore, une sale rabat-joie ! Elle chante comme pour sonner la fin de la récrée tandis qu'épouses et mamans et pères et époux et ainés viennent chercher les bambins jusqu'au Sommet des Arts avant la nuit tombée.

Arthur reste le plus déçu alors que l'opéra solitaire de la reine de l'hiver prolifère… mais soit, il sent bien que ce chant crystallin à quelque chose à voir avec lui, il en est certain ! Enfin… pas que.

« Merci Neige. » Déclame-t-il sans prétention, les larmes aux yeux s'écoulant sur un visage pourtant souriant. « Tu… as enchanté ma soeur au point de la faire chanter avec passion et joie au coeur ! » Arthur hausse les épaules avec un air prétentieux, fait le bonhomme malgré l'eau de ses yeux. « Désolé mais je ne suis pas surpris ; ca fait un moment que je sais que les fées ont le pouvoir de nous rendre heureux ! »

Après quelques regards jetés autour, on constate la nuit déjà arrivée et les lieux vides… tout le monde est rentré au chaud, ils ont bien raison. Arthur se peint à la va-vite un manteau de fourrure blanc et l'enfilant, en savoure toute la chaleur qui recouvre désormais son corps.

« Je m'attendais à ce que ca fasse râler Genesis mais si ça a plus à Mizore, il ne pourra rien dire ! Ah ! Echec et mat ! » Et d'un sourire victorieux, les yeux encore humides mais ca va mieux, le poète doit.. bien avouer fatigué un peu. Disons qu'après avoir embrasser la revigorante embrassade du froid, le poète ne serait pas contre se mettre au chaud. « Si ca te va, tu seras désormais mon porte-bonheur et moi… ton protecteur ! Et je ne sais pas si tu es au courant mais… les consuls doivent se faire peindre le portrait pour être immortalisés aux Halls Charmants. Pour qu'on puisse se souvenir de chaque consul à jamais et pouvoir voir, même des années après, à quoi il ressemble. Ce serait un honneur pour moi que de tirer ton portrait Neige… et en plus ? »

Disons que ca fait partie de toute sa magie mais… c'est quand même un peu dommage aussi, c'est sa nature faites d'avantages et d'inconvénients ; une nature que l'on partage tous. Alors Arthur croise les bras pour refermer son manteau dont il a oublié de peindre les boutons et prend un air sérieux, solennel. Ce n'est pas triste ou grave mais aux yeux d'un poète, c'est particulièrement important. Probablement que les fées vivent, perdurent, prolifèrent et prospèrent enfants à jamais, que la mort ne les concerne pas. Ainsi, le besoin d'immortaliser Neige est assez superflu mais… on se disait la même chose de Rivy ; quel douleur.
Au-delà de sombres pensées, Neige a une particularité qui donne à son portrait une… toute autre utilité.

« Tu es tout petite, Neige ! Alors oui, tu es une fée et parfaite comme tu es mais… tes beautés sont petites, précieuses et dissimulés. J'ai eu l'occasion de t'inspecter de près et d'entendre, encore une fois, ta magnifique petite voix ! Tout le monde n'aura pas cette chance, hélas. Petite par la taille, tu plonges pourtant la Capitale des Citées Dorées en hiver à loisir… ta puissance, ton talent, ta passion et ta beautée font de toi une géante. Alors, si je dois te peindre… je te peindrais ainsi ; gigantesque. Que tous puissent, au moins, voir à quoi tu ressembles ! Toi qui est si belle, c'est bien pour qu'on puisse t'admirer mon enfant. »

Au cas où vous ne le sauriez pas, Arthur parle beaucoup et… aurait tendance à continuer sur sa lancée sans laisser à la personne en face l'occasion d'en placer une ; le fil de ses pensées s'écoulant dès lors en flots continus.

« Alors ! Je n'attends que ta permission pour peindre ton portrait et… crois-bien que je déclamerais la légende de Neige, Fée de l'Hiver, à qui veut bien l'entendre. »
Neige
Neige
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le Jeu 3 Oct 2019 - 16:06
Quelle après-midi !  Je suis essoufflée, échevelée, le cœur battant la chamade. Le temps est passé si vite. Pourtant je n'ai aucun regret. Il y a eu des chahuts, des rires. Beaucoup de rires. Mais de l'émotion aussi ! Surtout au moment du chant. Lorsque la mélodie a commencé à se faire entendre, c'était juste ""whoah". Ça venait de la grande tour blanche. Impossible de voir la chanteuse mais ... Arthur semblait la connaître. Ça l'a ému aussi on dirait. J'ai vu des larmes rouler sur ses joues. J'ignore quels tourments l'agite. Est-il triste ? Est il heureux ? Un mélange des deux ?

Je me suis dépêchée de cueillir ses larmes du bout de la main avant qu'elles ne finissent de couler. Des histoires racontent que les larmes de fée peuvent servir à lancer des sorts. (Des histoires terribles puisqu'elles impliquent quand même une certaine cruauté envers mon espèce.) Est-ce que des larmes de poètes renferment elles aussi une part de magie ? J'écarte les mains, projetant ma magie au moment où je libère le gouttelettes. Plusieurs beaux flocons se forment et sont aussitôt emportés par les vents. Jusqu'où iront ces larmes ? Tourbillonneront-elles jusqu'en haut de la tour blanche, jusqu'à la mystérieuse chanteuse ? Seront-elles dispersées par les vents, jusqu'à de lointaines contrées ? Est-ce qu'en voyant un flocon solitaire tomber, quelqu'un ressentira quelque chose ?  Impossible de le savoir ! Si Arthur n'avait pas été là, je me serai sans doutes lancée à la poursuite d'une de ces petites paillettes argentées. Juste pour voir.

C'est ainsi, pendant que je me tord le cou pour suivre des yeux les petites étoiles gelées que j'entends la proposition de Arthur. Me peindre ? En portrait ? Mais oui ! Ça me fait immédiatement lâcher mon précédent sujet de fascination.Encore une fois, ses paroles font mouche. Elles touchent toutes les cordes sensibles de mon être, flattant chacune de mes aspirations.

Oui je veux être aimée ! Oui je veux être unique ! Oui je suis parfaite comme je suis ! Je veux qu'on me regarde !

Je hoche la tête vigoureusement à chacune de ses phrases, tintinnabulant mon approbation et tournoyant autour de lui. Super ! Génial ! Je vais être peinte !

"-Aujourd'hui ? Non pas aujourd'hui, je suis toute décoiffée ! Il est tard ! Demain ? Oui demain ! On se voit demain Arthur, hein ? Alors au revoir !"

Toute à mon excitation, j'allais partir comme ça aussi sec ! Mais non ! Je fais demi-tour, je viens gratifier Arthur d'un bisou sur la joue, j'agite la main en un petit salut et je file comme je suis venue !  

 

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