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le Dim 15 Sep 2019 - 14:17
Allez Fiathen courage. Farfouillant dans mon sac je prends un énième caillou et le tiens fermement dans ma main. Comme les cent quatre vingt-cinq précédents j’y loge une petite quantité de magie et le laisse tomber au sol à trente centimètres du dernier.

J’t’en foutrais moi des instructeurs de magie, quelle vie de merde franchement. La semaine dernière j’avais passé une éternité à ratisser les allées de la Citadelle à la recherche de graviers suffisamment petits pour pas être trop visible mais suffisamment grands pour accueillir un peu de magie.

Ajouté à ça que depuis j’me lève aux aurores chaque matin pour disposer amoureusement toutes ces foutues caillasses pas trop serrées pour pouvoir mettre un pied entre eux mais pas trop espacées pour être quand même gênant.

Et tout ça encore ce serait d’la guimauve si j’devais pas En PLUS piéger magiquement tous ces fichus galets de manière à ce qu’elles envoient des bonnes châtaignes aux moindres contactes sans toutefois briser les chevilles des imprudents.
Avec tout ça franchement si y en a encore pour dire que j’prends pas soin de mes élèves je comprends pas.

Enfin techniquement j’vais les envoyer se casser la gueule dans un champ de mine qui peut potentiellement les envoyer à l’infirmerie sans avoir de formations correctes donc…à la limite je tolérerais une ou deux plaintes.

Finalement après plusieurs heures à poser mes petites bombes en puissances et à prendre des pauses pour recharger mon froid je suis fin prêt.
La grande majorité de la cour intérieure où j’enseigne est recouverte de cailloux à priori totalement inoffensifs. J’ai juste laissé deux mètres sur les bords pour pouvoir circuler et grosso modo trente centimètres entre chaque mine. De cette manière mes roues pouvaient passer sans trop de peine entre les allées et mes souffre douleurs devraient pouvoir se positionner sans heurter de pierre au moment de se mettre en place.

A l’arrivée du premier clampin j’avais terminé depuis une bonne heure et honnêtement je n’allais pas me plaindre d’avoir poireauté. Déjà parce que la nuit avait été courte mais surtout car ça m’avait permit de retrouver une bonne partie de ma magie, et vu ce que j’avais prévu j’allais en avoir besoin.

Aujourd’hui mes élèves étaient tous des templiers confirmés donc pas d’intro où j’leur botte le cul. Déjà parce que ce serait sacrément plus humiliant pour ma pomme mais aussi parce que se méfier de l’adversaire et garder des as dans sa manche c’est des trucs que Muller leur avait déjà enfoncé dans le crane bien avant moi.
Reste donc le dernier point : laisser parler l’instinct. Et pour ça on allait mettre les bouchées doubles.

Une fois tous alignés devant moi je prends une inspiration et j’me lance.


« -Bon hé bien…bonjour à tous la plupart d’entre vous me connaissent sans doute mais pour les autres je…je m’appelle Fiathen et je serai votre…hé ben votre instructeur de magie. Avec Madame Mons. »

Hé presque passable du premier coup ! Le trac était toujours présent mais je commençais à le maîtriser.

« -Avant de commencer j’aimerais reprendre une ou deux bases avec vous. Quelqu’un peut m’dire comment résister à un sort ?

-Il faut se concentrer afin de réunir un maximum de psychisme, Sir.

-C’est ça enfin le nom honnêtement je…j’en sais rien mais l’idée est là. Faut se concentrer. Sauf qu’en vrai dans…dans un vrais combat j’veux dire vous avez jamais juste un truc à faire, faut gérer plein de choses. Et c’est en partie pour ça qu’on est là aujourd’hui. Vous voyez tous les cailloux au sol ? Tiens euh…Brandon c’est ça ?

-Ludwig Monsieur.

-Ok Brandon, touches en un steup’. »

Un peu hésitant un barbu un peu bedonnant s’avance et touche une pierre du doigt.

« -Ouaïe ! »
dit-il alors que de petits éclats de glace sont projetés à toute vitesse sur sa menotte.

« -Merci. Donc premièrement pour ceux qui savent pas faut jamais me faire confiance. Même en dehors des cours  soyez sur vos gardes si vous me voyez.
Ensuite chaque foutu caillasse que vous voyez ici est piégé de la même façon et l’exercice du jour ça va être de vous mettre sur la gueule là dedans. »

A ce moment j’en vois certain déglutir légèrement. Mes pauvres enfants, vous n’êtes pas prêt.

« -Cependant on va pas faire ça n’importe comment. Vous vous servirez uniquement des bâtons ils sont…euh… dans les coffres là derrière vous, interdiction de frapper avec quoi que ce soit d’autres. Mais imaginez pas qu’vous allez vous battre avec des armes normales, c’est pas Costa ici. Dès que vous avez choisi votre pote venez m’voir et j’rendrais vos armes invisible vous…vous la verrez plus quoi. Le sort dure peu alors traînez pas à vous mettre en place.

Et un dernier truc avant d’vous laissez régler vos comptes. Sachez que même si l’explosion des cailloux est pas bien forte elle peut suffire à vous faire trébucher. Et j’pense pas avoir à vous dire ce qui va se passer si...ben si vous tombez à plat ventre dans cette merde. »

Vu la tête de certain ils imaginaient en effet très bien.

« -La manière la plus efficace de n’pas tomber en marchant sur là-dessus est de limiter la puissance du sort, et pour ça faut…faut se concentrer. Donc si vous êtes pas sûr de la position des cailloux faudra vous concentrer sur vos pattes à chaque pas qu’vous ferez. Des…des questions ? »

A leurs expressions j’avais l’impression que la question qui les intéressaient les plus était : « comment se faire porter pâle la prochaine fois ? ». Ceci dit une jeune brune aussi grande que musclée finit par s’avancer, l’air plus énervée qu’effrayée.

« -Donc si j’ai bien compris on doit se concentrer sur la place des cailloux, de nos pieds, de notre arme et de celle de notre adversaire ? Et à chaque erreur on recevra un bleu de plus ?

-C’est ça ouais. Et l’autre en face marquera un point.

-Un point ?

-Euh…Ah ouais j’avais oublié de vous dire : histoire de vous motiver un peu à n’pas rester immobile vous allez tenir des scores. A chaque fois que vous touchez votre adversaire vous marquez un point. Les quatre plus mauvais à l’issue du cours s’ront assigné à la garde du rempart nord pendant le dernier tour de la nuit. Faites gaffe ça commence à fraîchir en ce moment.

-Mais on est censé faire comment enfin ?! On ne peut pas tout voir en même temps, on n’a pas trois pairs d’yeux !

-Exact. Si vous vous basez juste sur vot’ vision et vot’ mémoire c’est un exercice super chaud, mais c’est pas c’que vous êtes censé faire. Monseigneur Laurel, Monseigneur Hardy si vous voulez bien vous donner la peine.

-Ce serait avec plaisir Sir Fiathen. »


Les deux prêtres qui nous regardaient depuis tout à l’heure, adossés contre le mur, se redressèrent soudain et allèrent chercher leurs armes.
Ma resquilleuse des archives ne m’avait pas fait faux bond et dès le lendemain les deux ecclésiastiques étaient venus me trouver, m’assurant qu’ils maîtrisaient suffisamment la magie et qu’ils feraient volontiers un peu d’exercice. Cependant, si Laurel avait une carrure relativement athlétique, les bourrelets d’Hardy me rassuraient moins quant à sa capacité à ne pas trébucher dans le champ de mine. Enfin j’allais pas virer un mec qui me proposait ses services.

Une fois les deux compères armés ils se présentèrent devant un élève et sortirent chacun une bande de tissue de leur poche.

« -Templier Anduin si vous voulez bien nous bander les yeux s’il vous plait. »

Ledit Anduin mis un moment à percuter mais finit par s’exécuter, aveuglant complètement les deux représentants de la foi. Pendant ce temps je m’suis approché en loucedé et, une main sur leurs armes, je lançai mon sort d’invisibilité.

« -Ok messeigneurs, éblouissez nous. »

Et devant une vingtaine de templier médusés les deux prêtres se dirigèrent vers le champ de mine. Sans effleurer un seul gravier ils se placèrent face à face et la baston commença.

Bon je mentirais si je disais que la prestation en elle-même était à couper le souffle. Honnêtement les deux étaient pas des as pour le maniement du bâton, leurs mouvements étaient simples, prudents, presque lents. Mais ils se battaient pourtant sans hésitation, avançant et reculant sans jamais effleurer mes pierres.

Donc ok c’est vrai que d’un point de vue extérieur ça ressemblait un peu à deux gamins pas très dégourdis qui jouent au chevalier avec des armes imaginaires. Mais les gamins en question étaient aveugles et jouaient au milieu d’un terrain bourré d’explosif avec des armes qu’ils voyaient mieux que nous.

Franchement n’importe quel môme capable d’un truc pareil avait mon respect pour l’éternité.

Après quelques minutes à gigoter les bâtons redevinrent visibles et ils cessèrent aussitôt leurs assauts. Assez ironiquement c’est le sort d’invisibilité que j’avais lancé qui leurs permettaient de « voir » leurs  armes.


« -Voila, c’est comme ça qu’il faut faire. .
Dis-je à mes ouailles tandis que les prêtres nous rejoignaient.[color=Blue] ‘Fin faudra quand même que vous allier un peu plus vite. Z’avez eu des cours pour vous battre aux bâtons vous
-Mais comment on fait ? On n’a jamais vu ça !

-Si mon gars. M’dame Mons vous l’a dit faut être sensible pour ressentir votre flux. Ici c’est la même sauf qu’au lieu de tenter de percevoir votre magie c’est celle des autres qu’il faudra tenter de voir. Et à ce moment là la position de chaque caillou et de chaque arme vous apparaîtra clairement.

C’est pas compliqué en vrai, le seul souci c’est que la plupart  d’entre vous essayez d’sentir la magie comme vous sentiriez l’eau de la douche et du coup la moindre brise qui vous effleure vous déconcentre. Ou alors vous essayez de la voir et dès qu’un oiseau passe vous êtes perdus. Peut être même que vous voulez l’entendre mais le son du moindre criquet vous égare.

La magie c’est un sixième sens, c’est pas un truc que vous pouvez voir avec les cinq premier. Mais rassurez aujourd’hui vous allez tellement les noyer qu’il faudra bien que vous  vous basiez sur aut’chose. Allez assez perdu de temps, en avant ! »

Les templiers commencèrent donc à faire les groupes et deux par deux je faisait disparaître leurs armes avant d’les regarder s’avancer l’air un peu perdu au milieu du champ de mine.

Et ça tombe bien car les perdre c’était complètement l’objectif du jour. J’espérais que sous le coup de la colère ou d’l’impuissance profonde qu’il ressentirait leur instinct les aiderait à éveiller un peu plus vite leur sens magique.

Ou au pire avoir au moins un spectacle un peu rigolo à mater.

Quelques minutes après le top départ tous les groupes étaient partis, il ne restait plus que moi et les deux prêtres qui récupéraient.


« -Vous voulez repasser m’seigneur ? Je peux recharger vos armes si vous voulez.

-Oh ne vous donnez pas cette peine nous avons eu notre compte.

-Oui, plus nous risquerions la migraine je pense.

-Ceci dit j’ai bien aimé votre définition de la magie, on aurait dit que vous parliez de la foi.

-C’est vrai, j’y ai pensé aussi. Quelques choses d’invisibles, d’intangibles, qu’on ne peut pas percevoir avec nos sens mais qui est tout de même présent là, en chacun de nous.

-Ah…euh…ouais c’est vrai. Pour être honnête j’y avais pas vraiment pensé.

-Bon excusez nos manières un peu cavalière mais nous allons devoir prendre congé sans tarder, du travail nous attend.

-Ok pas de souci, merci pour tout. Si jamais ça vous intéresse de remettre ça plus tard j’ai un autre cours dans deux heures.

-C’est entendu. Nous ne pourrons peut être pas y être mais nous transmettrons le message. Vous aurez des volontaires, comptez sur nous. »

Et sur ces mots ils s’en allèrent me laissant seul avec…une jolie collection de statue ?
D’un accord tacite la quasi-totalité des templiers avaient décidé de garder leurs pieds parfaitement immobiles. Alors au dessus de la taille là ça y allait hein, pas de souci. Et vas-y que que j’te feinte, que j’te fous des bonnes baffes, que j’fais des moove de fou alors que j’vois pas mon arme…non franchement impressionnant, si tous les templiers devenaient des cul-de-jatte il s’en sortirait sans souci.

Par contre au niveau des pattes là on les auraient enterrés qu’ils auraient pas été plus immobiles. C’en était à un point qu’ils préféraient s’prendre un coup de bâton en pleine gueule plutôt que d’lâcher un centimètre.

Bon je m’y étais attendu un peu et c’était probablement pas con hein, en pleine bataille c’était peut être la meilleur stratégie à appliquer pour limiter les dégâts. Quelque part c’était même presque respectable comme manière de faire.

Sauf que j’me suis pas levé aux aurores pour qu’vous snobiez mon boulot bande de con.

Choisissant une victime au pif je dresse mon bras dans sa direction pour geler le sol sous ses pieds. Oh bien sûr sur le coup ça le fait à peine réagir mais dès qu’il a dû parer un coup d’son vis-à-vis il a tout de suite senti le manque d’adhérence. Après quelques mouvements de balancier d’une grâce indiscutable mon pignouf se rétablit finalement de justesse. Le pied en plein sur un caillou bien entendu.

Décrire ce qui s’ensuivit serait d’une répétitivité un peu lassante néanmoins sa polka dura suffisamment longtemps pour que ses couinements et le bruit des explosions attirent l’attention de la majorité des clampin. Bien.
Tapant dans les mains je prends la parole d’une vois forte.

« -Allez les jeunes on reprend ! Et avec plus d’entrain s’il vous plait sinon c’est sur une patinoire que vous vous entrainerez ! Et vous deux décalez vous un poil siouplait , doit plus y avoir beaucoup de charges magiques là où vous êtes. »

Bon, à ce rythme là j’aurais une réputation pire que celle de Mons au bout de cinq jours grand max mais au moins le résultat est là : ils s’agitent. Et clairement on avait du chemin à faire.

Ces premières secondes me firent même un peu de la peine. Voir ces grands gaillards soudainement hésitants à chaque pas, les observer ramener brusquement leur pieds vers eux avec un petit gémissement à chaque explosion ou ce mec parcourir  vingt mètre en trébuchant systématiquement sur des pierres. Ouais…c’étais pitoyable. Mais aussi un peu fun.

Je suis vraiment un être humain exécrable.

Et la première partis du cours se passa ainsi entre hésitations, bruits d’explosions et injures diverses. Les élèves venaient régulièrement me voir pour rendre leurs armes invisibles et j’en profitais pour leur indiquer où continuer de s’entrainer afin qu’ils aient toujours des emmerdes dans les pattes.

Cependant au bout d’une demi-heure j’ai dû annoncer une pause, moins par pitié envers leurs petons que parce que je devais recharger une partie des cailloux, histoire qu’ils aient encore de quoi s’amuser jusqu’à la fin du cours. Et aussi parce que mon froid commençait à faire la gueule et avait besoin de se remettre d’aplomb. Commençant par sonder l’arène pour voir les endroits les plus déchargés j’en profite pour relever le flux de mes élèves histoire de voir si…Ooooh intéressant. Un sourire en coin je me dirige vers mes graviers, décidant d’attendre la fin des cours pour la suite.

Ça m’a prit une demi-heure pour remettre en place une partie satisfaisante de l’arène et retrouver une quantité de magie raisonnable.
Une demi-heure pendant laquelle mes templiers se massèrent les pieds en grommelant, certain m’observait d’ailleurs avec un regard nettement plus assassin qu’au début des cours. Bah, tant pis, je m’attendais à ce qu’ils n’apprécient pas mes méthodes. J’espère juste que ça s’arrangera au fur et à mesure qu’ils éveilleront un peu leur magie.

Et pour le bien de ma santé ça a intérêt à être dans pas trop longtemps.

Une fois mes préparatifs terminé le cours reprit et ce fut…très légèrement moins mauvais qu’avant. En fait j’avais l’impression que certain avaient commencé à assimiler l’espacement entre les pierres et en avait tiré une amplitude de pas moyenne qui les mettaient moins en danger. Et de fait certain bougeaient avec plus d’ardeur qu’au début.

Il y en avait un en particulier que je surveillais depuis la reprise qui était assez costaud là dedans. Un genre de montagne aussi haute que large avec des bras et des jambes comme des troncs d’arbres.

Pourtant il ne semblait pas super adroit, ses gestes étaient bizarrement pesant. A chaque fois qu’il devait lever une jambe on avait l’impression qu’il y mettait toute sa force puis il la laissait retomber lourdement, pile entre deux pierres. Le plus impressionnant dans tout ça c’est qu’il ne jetait pas le moindre regard au sol, il était concentré exclusivement sur son binôme.

Cependant j’le regardais avec un petit sourire en coin, tout près de son pied une caillasse avait un peu roulée si il continuait de bouger ses pattes en estimant les trente centimètres de tête il allait…encore esquivé ?

Franchement intrigué je le pris à part lorsque lui et son pote vinrent recharger leurs armes. De près il avait encore plus l’air d’un tas de rocher animé. Ses traits étaient grossiers, comme fabriqués par un tailleur amateur, et ses yeux à demi clos et sa bouche molle lui donnait un air pas vraiment endormis mais inactif. Comme si il n’était pas habité par la moindre émotion.


« -Avant de repartir dis moi euh…c’est quoi ton nom d’jà ?

-Conrad Willfhart monsieur.

-Ok et bah Conrad, chapeau. J’pensais pas que quelqu’un réussirait à ressentir la magie aussi vite. Si tu peux aider tes potes franchement hésite pas, ça nous filerait tous un bon coup de main.

-Je peux les aider si vous voulez monsieur. Mais je ne ressens pas la magie.

-Hein ? Mais enfin t’à l’heure j’t’ai vu éviter des caillasses que t’aurais dû t’prendre à coup sûr. T’as fais comment pour les éviter si tu les voyais pas ?

-J’ai retenu la position de toute les pierres proche de moi monsieur. »


…Pardon ? Plus encore que ce qu’il me disait le plus étonnant c’était ça manière de le dire. Pas la moindre inflexion dans sa voix. Pas le plus petit soupçon de fierté ou de honte. Non c’était juste un fait qu’il énumérait.  Un tas de rocher qui parle.

Mais un tas de rocher foutrement observateur.

Essayant de garder autant de contenance que lui j’ai rechargé son arme et je les ai renvoyé se casser fraternellement la gueule.

Et la deuxième partie du cours se termina sans autres événements majeurs. Sans surprise personne ne réussit à sentir à autre chose des douleurs aux pieds mais ça ne me surprenait pas vraiment, Mons m’avait prévenu que ça allait prendre du temps. Il faudra  qu’elle continue à leurs bourrer le crane avec la théorie et qu’je leur casse littéralement les pieds avec la pratique pendant encore un bout de temps.

Alors que le dernier groupe voit ses armes réapparaître je prends la parole.


« -Ok les gars finis pour aujourd’hui. Désolé si vous avez trouvé l’entrainement chiant mais malheureusement on fait pas d’omelette sans casser des œufs. Croyez moi qu’si je connaissais des méthodes plus chill j’m’embêterais pas à vous couvrir de bleus. En tout cas vous découragez pas, vous tenez le bon bout et j’suis sûr que d’ici peu d’temps vous m’ferez tout ça les yeux bandé sans y penser.
Ah et gardez vos scores pour vous, la garde du rempart nord c’était juste pour vous motiver un peu. Le dites juste pas à ceux qui ont pas encore passé le cours,  c’est tout.
Bon, rangez vos bâtons dans le coffre et filez vous reposer, vous l’avez tous bien mérité. »

Et alors que mes élèves se dirigent vers la sortie les uns après les autres je tire un peu la manche de la montagne histoire d’attirer son attention.

« -Attends une seconde Conrad, faut qu’on parle de deux-trois trucs. » Dis-je un sourire en coin.

BRUN ECRASANT.
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