D.Va
D.Va
Petit Lapin

Feuille de personnage
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le Mer 3 Juil 2019 - 3:06
« Yo ! » Je fais un salut avec mon index et mon majeur à la caméra tout en me filmant et en laissant voir à la caméra tout le bazar dans mon salon. « Super journée en perspective pour moi, les loulous. Et pas que pour « Les loulous ? Sérieusement ? » m’interrompt Hengameh. Je souris en levant un sourcil et la filme ensuite. Elle a l’air surprise. « … C’est ringard. » C’est dit presque comme une question. Elle regarde la caméra puis moi puis la caméra et… « mais grave. » je me filme en me retournant pour qu’on nous voie toutes les deux. Je rigole. « Reset, les gars ! Super journée en perspective pour moi, les amis ! » Je suis trop contente là, j’ai une bouffée d’émotion ! Hengameh, miss rabat-joie, j’ai onze ans mais je te juge comme si j’en avais vingt-quatre, vient de faire un vlog-pas vers moi ! Ouais, vlog-pas, c’est de moi, je viens de trouver ! « On a Hengameh qui est avec nous, mais évidemment Babak ! » Il fait un coucou à la caméra, un peu perdu. « Fahimeh, vous avez l’habitude. » Petit clin d’œil, alors que Fahimeh fait un sourire radieux. « Et Jila. » Elle regarde pas la caméra, je m’approche et viens chatouiller son cou pour la faire réagir. Un crachat de rire plus tard, je rigole moi aussi et… « Et surtout, on a Phil ! Photographe, styliste et le plus beau gosse de toute la Shinra ! » Derrière mon épaule, il fait un signe à la caméra. Super classe, super chic. C’est un homme d’âge mur, mais avec une barbichette de bonhomme et des cheveux mi-longs et blonds. Allez… la trente-cinquaine ? Un truc comme ça. « Salut Di, salut caméra ! » Je ris légèrement.

« Et donc, je ne sais pas si je l’ai dit, nous allons faire un shooting photo familial, mais pas que. Un moment, quand j’en aurai trop marre d’eux, j’enverrai les gamins pleurer dans la cave et je serai tranquille pour faire la meuf trop jeune pour avoir des enfants ! » Je fais une moue mignonne. « C’est pas sympa ! » s’écrie Fahimeh derrière moi avec un sourire, alors qu’à côté, Jila la regarde d’un air complètement à l’ouest. « Alley, y en a une qui suit ! Donc, Phil ! » Il s’approche de la caméra, vient à mes côtés, et met sa main sur mon épaule avec un sourire. « On s’est déjà rencontrés, on s’est vus qu’une seule fois mais comment dire… quelle fois ! » Je rigole nerveusement. « Oui. Donc c’est moi qui ai fait le premier shooting photo, à Costa del Sol. Et du coup, ce sont ces photos notamment qui sont diffusées sur ton dirigeable. »

« Exact. » Je tourne mon visage vers lui et lui souris d’un air complice. J’adore Phil. J’ai dû porter de ces tenues trop vulgaires, qu’on peut voir sur le D.Rigeable, d’ailleurs, hein. J’ai pas honte. Mais sur le coup, je menais pas large, j’étais juste trop gênée, je me souviens… J’en pleurais, j’ai dû appeler mon coach, bref. Je suis fière du résultat, mais c’était pas une bonne journée. Ici, ça va être moins violent, clairement mais… j’ai quand même dans la tête de refaire une séance photos maillot de bain, sous-vêtements ou quoi. « Et donc… On va bien s’amuser, pas vrai ? » Il hoche la tête. « Allez ? »

J’éteins la caméra et je rallume la toute bonne, plus grosse, sur le trépied, que je dirige vers le fond de studio que Phil a disposé, tout blanc. Et on commence. Franchement ça fera une bonne vidéo. La vérité, à la base si je veux faire ça en vidéo, c’est parce que…  je sais que si des gens voient que je m’affiche avec « mes » gosses sur mon dirigeable, genre famille parfaite, en train de rire, c’est sûr qu’ils vont se dire qu’on fait semblant. Que je les utilise pour qu’on parle de moi, que les photos montrent quelque chose de pas naturel. Eh beh la vidéo est là pour prouver le contraire ! Que si sur une photo, on rit, c’est parce qu’on rit vraiment, et que si on sourit, c’est… oui bon peut-être qu’on va un peu se forcer à sourire mais en même temps, hein.

Phil a ramené plein de vêtements et on en a sélectionné d’autres dans nos garde-robes. Première fournée, on va tous se changer et on revient bien différents, impeccables.
« On commence avec Babak ? » Je hoche la tête, souris, et tends la main à Babak. On va devant le fond de studio et on commence simple. On se tient la main, on se regarde. Je suis habillée d’un pull noir, col roulé, le genre que je mettrais jaja, et alors… avec un pantalon écossais gris et noir, ça fait super bourge. Et lui il est habillé d’une simple chemise en chanvre. On a réfléchi avec Phil. Autant moi, me mettre dans un style chic, c’est pas tellement mon idée et bon, bouerf. Mais Babak, on a décidé qu’on essaierait de le fringuer justement beaucoup avec du chanvre et des trucs très naturels, très… tu sais ! Qu’on a envie de toucher ! Un truc qui a l’air d’avoir été fait par un paysan, tu vois. Parce que si jamais j’arrivais à le faire percer dans le cinéma, ce serait super qu’il ait justement un look un peu identifiable, un truc… mais vu son tempérament, faut que ce soit quelque chose qui fasse doux. Et puis, quand je l’ai rencontré, il avait un peu ce genre de vêtements donc j’avoue que j’ai un peu identifié ça à lui. Babak est vraiment mignon mais il sourit très peu. Il a toujours cet air un peu perdu, un peu abandonné, alors que ses sœurs sont blindées derrière lui. Il a des cheveux qui lui tombent juste au-dessus des sourcils, souvent en bataille, un nez retroussé, des lèvres assez abimées, une bonne tête ronde. Et il a un regard triste. « Je te prends dans mes bras. » Il hoche la tête, je me mets à genoux, je tire légèrement sa chemise pour l’inviter à venir près de moi et je le serre au début timidement, mais quand je sens ses petites mains dans le bas de mon dos, j’y vais un peu plus franco, m’approchant plus de lui. J’ai un petit frisson. Son nez dans mon cou, j’entends grave sa respiration ! C’est trop bizarre, je… On se détache et, les sourcils froncés, alors que j’analyse à mort ce qu’il vient de se passer, je le fais se retourner de mes mains avant de le faire s’asseoir à moitié sur moi, alors que mon équilibre est instable. Je finis par sourire mais…
C’est quand la dernière fois que j’ai senti ça, en fait ? Le… J’ai de nouveau un frisson. C’est. Limite, je me sens mal, tellement en deux secondes ça devient une angoisse. C’est quand la dernière fois que j’ai ressenti une telle décharge d’amour ?

Je regarde Babak malgré moi, alors que lui regarde l’objectif, complètement du-per. Mais il a même pas l’air d’être totalement in love de moi comme il l’était peut-être de sa Seyyede. J’en sais rien !
« Di, tu peux « Attends. » Je prends une inspiration. Non c’est moi qui suis du-per. J’ai l’impression de me prendre un torrent dans la tronche, c’est un délire. Franchement, c’est pas en mode hyper positif, je flippe. J’ai l’impression de découvrir un truc. 21 ans. 21 ans, je découvre un bête truc comme ça. « Pardon. »

« Pas de soucis, chérie. Tu peux prendre l’oreiller derrière toi et le mettre au milieu ? » Je m’exécute, et trois secondes plus tard, on est tous les deux, tête contre le coussin, à regarder le plafond, et puis l’autre, et puis les yeux fermés et l’autre non. Je suis pas sa mère donc je fais juste bien gaffe à ce qu’il y ait quand même assez d’espace entre nos visages pour que les gens trouvent pas ça déplacé. Pas en mode dégueu, hein, juste qu’ils pourraient dire qu’une meuf a pas à être aussi proche d’un enfant qui n’est pas le sien. Non mais ça, les gens parlent, mais quand les gosses étaient à Agrabah en train de crever de faim et faire le ménage chez des truands, là ils disaient rien.

On passe ensuite aux photos un peu plus dans l’appart, genre on se ballade et Phil nous photographie. On fait style on lit un livre, on parle. Le coup de « fais semblant de faire tes devoirs », ça j’ai dit non, le gosse va pas à l’école donc on va peut-être pas pousser l’escroquerie. Et au bout d’un moment !!! Jila nous rejoint. On retourne au fond de décor. Jila, la plus petite de la famille, on est partis sur autre chose. Elle, elle n’a pas besoin du cachet « Véritable produit d’Agrabah » estampé sur sa figure, et comme elle a… un truc genre 6 ans, c’est impossible à dire, en vrai, bah… on peut lui donner un style beaucoup plus fille adoptée, pur produit des mondes riches. C’est pas vrai-vrai, bien sûr, c’est qu’une image, mais clairement Jila passe bien avec une robe rose, des petites ballerines blanches avec des bords rose pale, un nœud dans les cheveux. On fait des photos tous les trois. Des trucs très câlins. Avec Fahimeh et Hengameh, ce sera plus compliqué, enfin surtout Hengameh ; Fahimeh, elle me colle, un truc de dingue. Jila, c’est… elle lui ressemble pas mal. Très malléable, très curieuse, bavarde, gentille. Peut-être moins… Elle a moins d’instinct que Fahimeh. Par contre elle a un air toujours un peu mutin, blagueur et un regard amusé. Bref, on fait à nouveau plein de photos. Avec Jila, c’est easy. Elle joue. Genre sans s’en rendre compte, ça se trouve, elle crée plein d’occas’ pour Phil, à se débattre pour m’échapper, à essayer de me chatouiller, à tout faire pour se faire chatouiller !

Et je me retire pour que Phil photographie juste les deux gosses. C’est pas le genre de photos qui seront diffusées sur le D.Rigeable, faut pas pousser la blague trop loin, mais... ça peut leur servir. Je pensais y a pas longtemps à les adopter. En vrai j’y pense toujours un peu plus chaque jour. Si je le fais, faut être lucide, les gosses vont être dans le show-business. Je vais pas faire ma star qui montre pas ses gosses, c’est trop tard pour ça ! Et puis… ça leur fait une place dans le monde !
Et si je les adopte pas ? Je veux qu’ils aient un max de chance, qu’ils se fassent remarquer par des sociétés de com’, de pub, par la Shinra ou par Costa, je sais pas. C’est surtout pour Babak et Fahimeh que je dois faire ça. Hengameh est pas trop intéressée par ce monde, et c’est une… débrouillarde, une solitaire. Jila est trop jeune. Mais Babak et Fahimeh, ils ont leur chance donc… Phil est au courant. Faut mettre le paquet sur ces deux-là.


« Hengameh et Famiheh ? »

Je le coupe. « Fahimeh, Phil.»

« Oui pardon, vous les rejoignez ? Là on va faire vous quatre, puis vous cinq. Puis on va un peu varier les duos, on fera que les gamines, ensuite… chacun individuellement. Et on se changera ensuite et je mettrai un autre décor. »

Allez ok. Je regarde les quatre gosses poser, en particulier Hengameh. Elle fait l’effort, ça, je suis très contente. Elle est moins à l’aise, mais comme on en discutait, Phil et moi, c’est normal qu’elle ait son style, qu’elle semble plus froide. Si on veut monter ne serait-ce qu’un petit truc autour d’elle, faut respecter son identité solitaire. Elle a douze ans, un truc comme ça, je peux pas la traiter comme une petite fille ! Au niveau du look, là on a refait sa garde-robe et pour elle, on va la jouer sportive, relax. Des belles tenues en training, des trucs souples. Au niveau des couleurs, là, D.Vine Touch, on vise des trucs sombres genre bleu foncé, mais toujours avec une touche de rouge ou de rose un peu pétante. Je laisse tranquille la grosse caméra mais je prends ma petite, l’ouvre et commente en silence. « La plupart des vêtements que vous voyez ici, sur moi ou sur les enfants, viennent de magasins de la Shinra tels que Cosmo, le Cuatro Tiempos à Costa, et pour tout ce qui est moins estival, le magasin de vêtements et parfumerie « Parfum de Shin’ » et l’autre Cosmo, cette fois-ci à SF, dans la rue commerciale principale. Vous avez le lien des différents sites en description. Je le dis sincèrement, je suis super contente du choix qu’ils proposent. » Je souris et ferme la vidéo. Voilà, ça… devrait faire passer le fait d’avoir mis toutes les dépenses pour les gosses et moi en frais de société. Non en vrai, monsieur le président a toujours été hyper de mon côté pour tout ça. Et tu veux donner une belle image de la Shinra ? Faut soigner ta star. Moi, là, tout ça… je le fais aussi pour le groupe, bien entendu. T’as vu les valeurs que j’associe à l’institution ? La famille, la générosité, la diversité. Ca vaut toutes les dépenses du monde.

Pour en revenir aux gosses ! Fahimeh, elle c’est… le centre de tous nos efforts. Alors que Hengameh a un physique très mince, assez… froid, genre des cheveux mi-longs, Fahimeh, qui a dix ans, elle a un physique très… C’est difficile à dire quand on parle d’enfant, hein ? Mais en gros, son visage est plus rond, ses formes commencent déjà à un peu pousser, elle est pas toute fine. Mais le mieux c’est sa peau, un peu plus claire que celle des autres, qui laisse ses yeux particulièrement ressortir. Elle a tout. Elle sera… tellement magnifique. Et pour le coup, elle se passionne pour ce que je fais ! Donc pour les habits, c’est… pas comme moi, ironiquement. Non, moi, je serais plutôt dans le style d’Hengameh, décontractée mais mignonne. Fahimeh, on veut de l’ultra-féminine, un peu comme une… La seule icône qui me vient en tête parlera pas à grand monde mais j’ai grandi en voyant des ados comme Natalia faire leurs caprices devant des vieux consuls. Ca m’a marquée de dingue. Donc on part sur un style qui lui ressemblait : des robes soleil mais qui font pas trop petites filles, des petits gilets en laine, bref. Mignon, très féminin, élégant.

On continue pendant facile une heure comme ça. C’est… sérieusement un bon moment que je passe, à les voir et tout et… bon, je me dis que si je devais m’en séparer, je garderais quelques photos de f… Wop. Je vais vers mon portable qui sonne. Je l’ouvre. Numéro inconnu
. « Soldat 1ère Classe D.Va. » dis-je tout en regardant Hengameh faire tous les efforts du monde pour sourire sans bonne raison. « Soldat 1ère Classe D.Va, nous avons besoin de votre aide à l’angle de la rue des ceris… non. Place de l’ancienne usine ! »

M… Tout en gardant mon téléphone en main, je fonce vers ma chambre en enlevant mon pantalon dans le couloir en catastrophe. « Qu’est-ce qu’y’s’passe ? »

Je l’entends moins bien. Il parle à un autre. « Ils sont rentrés dans la banque ? La diligence aussi ? » Hein ? « Soldat ? Répondez, que se passe-t-il ? »

« C’est complètement dingue. Une diligence énorme est arrivée dans la ville, a provoqué le chaos dans plusieurs rues et… elle vient d’entrer dans une banque ! »

« Une diligence, genre… » Bon, je pose le téléphone et enlève mon pull. Je reste en t-shirt, pas grave. Je mets direct mon casque sur mes oreilles et appuie sur le bouton qui connecte tous mes appareils. J’entends à nouveau. Et quasiment nue, j’essaie de mettre ma combinaison de latex en express, tout en criant dans mon casque. « Genre des chevaux et tout ? »

« Sans chevaux ! Elle vole ! »

Hein ? Mais c’est pas une diligennnnnnnAh ! Ca me dit un truc ! « Prévenez Malkouth ! »

« Le Soldat 1ère Classe Malkouth est déjà prévenue, mademoiselle. Mais elle est en ce moment dans un vaisseau qui revient du vaisseau-mère. Elle fait au plus vite. Le Soldat 1ère Classe Hessed est en planque depuis… » Rolala j’en ai marre de cette excuse ! Il est tou-jours en planque ! Du coup… Du coup c’est à moi de gérer. Bon ! Je finis d’enfiler ma combinaison et je cours comme une folle en criant « Phil, tu gardes les enfants ! » . Direct dans le couloir, je monte les escaliers pour arriver sur le toit quinze secondes plus tard. Je lève mon poignet et tapote quelques commandes sur ma montre. Je lève les yeux vers mon D.Rigeable et vois un méka tomber du ciel pour arriver pile devant moi. Ni une ni deux, frère, je bondis dedans et je démarre ! « On y va ! » J’entends ma voix légèrement robotisée sortir de mon méka. Ca fait… longtemps. « J’hésite pas ! » Une caméra me filme continuellement donc, faut quand même que j’anime ! Je penche mes joysticks vers l’avant, mon méka va vers le bord de l’immeuble et saute. J’enclenche les propulseurs et commence à voler à toute vitesse en piqué vers la ville. « Ok, Soldat ! Vous bloquez la circulation dans toutes les rues, vous fermez tous les espaces publics et contenez un maximum de civils au sein des centres commerciaux, bâtiments officiels, etc. »

« À vos ordres. »

« Ceux qui sont en voiture restent à l’intérieur. Demandez à tous les véhicules volants identifiés d’atterrir dans la minute. » Je lève les yeux pour regarder une partie du cockpit. Je vois plusieurs retours vidéos liés à mes caméras. J’ai… pas mes moustaches de lapin. Espérons que ça me portera pas malheur. Et… je vois les enfants dans le salon continuer le shooting avec un Phil beaucoup plus stressé qu’eux. Bon. Il est temps de dé-chi-rer.

Je passe entre plusieurs buildings à toute vitesse. Au bout d’une quarantaine de secondes, je vois la place de l’ancienne Usine, avec son imposante banque en plein centre. Dans le secteur, je vois plusieurs dizaines de soldats de la Shinra, armes dirigées vers l’entrée dans la banque. Purée, je rêvais de voir ça une fois dans ma vie ! Un coup d’œil. Pfiou… Toute l’arche d’entrée est détruite, la porte est défoncée, même certains des piliers devant l’entrée sont à moitié détruits. Un gros délire ! Ok ! Je me pose devant tous les soldats.
« New challenger ! » dis-je avec une voix enjouée. On n’est pas dans Die Hard, je vais pas attendre le Négociateur ! J’avance en inclinant mes joysticks. « Allons éjecter la racaille ! » Je m’approche des escaliers qui mènent à la porte, je suis à quelques pas de celle-ci quand… « Retraite ! Retr… » J’ai le souffle coupé par le choc d’une énorme masse qui me percute et m’envoie valdinguer. « Ouille… » J’entends des coups de feu de partout. Je me relève difficilement. Une énorme diligence est là… en train de rouler à même le vent, alors qu’à son bord, plein de cowboys masqués tirent comme des fous sur nos gars. Et quand je te dis énorme… ça a juste pas de sens. Une diligence ça devrait pas être comme une camionnette ? Non parce que là… Multiplie par trois et on y est ! Mon méka est moitié plus petit !

Bon ! Assez de considérations géométriques ! La diligence s’envole vers le ciel, tranquille. Allez allez allez ! Je décolle une nouvelle fois et j’active le turbo ! En quelques secondes je me retrouve juste derrière lui ! Sur le toit de la diligence, c’est la folie… Bien une dizaine de gars armés de révolvers ou de carabines ? Et ils essaient de rester debout ou à genoux en équilibre sur des dizaines et dizaines de sacs remplis de munnies. Deux couvrent les arrières et commencent à me tirer dessus. Pff ! J’accélère encore et j’arrive juste aux fesses du convoi ! Je dirige mes canons et feu ! Je commence à mitrailler le véhicule comme une dingo alors que des signaux s’allument sur mon écran pour m’alerter des quelques tirs qui traversent mon méka ! Maintenant la cadence de tir d’un bras, je lève l’autre vers les cowboys qui me harcèlent et reprends le tir. Ils se mettent à couvert pour éviter la douleur de ma sulfateuse ! Allez il est temps de se concentrer ! Le bras qui fait le dps se dirige vers une des roues et mitraille violent.

Et je vois un objet rouge tomber depuis le toit de la diligence, genre… avec une mèche qui JE FREINE sévère, ramène les joysticks vers moi, le cœur presque arrêté !
« Attention dynamite ! » Je regarde les bâtons tomber vers la ville et exploser dans les airs, soufflant les vitres d’immeubles à proximité. Là mon cœur s’arrête vraiment. Je fonce vers les fenêtres qui ont explosé, voir si les appartements sont détruits et surtout s’il y a des morts ! Je tourne sur moi-même en vol stationnaire, pour inspecter les dégâts. Je vois pas de traces de flammes dans les apparts. « Tout va bien ? » crié-je. Ma voix est un peu amplifiée par les baffes de mon méka. Une minute plus tard… facile, j’ai plus ou moins la confirmation qu’il n’y a pas trop de dégâts. Un mec est blessé au bras et il est accompagné donc… Allez ! Je redémarre en volant vers le ciel tout en baissant un interrupteur à ma droite. « Votre attention s’il vous plait ! » C’est fois-ci, ce n’est pas mon méka qui diffuse ma voix mais carrément mon dirigeable qui vole au-dessus de la ville. Avec des baffes de dingo, je peux transmettre tout ce que je veux ! Hey ! J’en ai eu pour mon argent ! « Ici D.Va ! De très grands criminels attaquent San Fransokyo ! Je vais vous demander si vous êtes en voiture de rester dans votre véhicule. Si vous êtes chez vous, n’en sortez pas. Eloignez-vous des fenêtres au cas où. Pour le reste… » Je fais une pause dramatique et fronce les sourcils. « D.Va est sur la brèche ! »

Allez ! Je fonce une nouvelle fois, traversant les rues de San Fransokyo à dix mètres du sol. Pour les retrouver, il suffit de suivre les cris, la panique… et quelques cassos qui se jettent sur l’argent tombé du convoi ! Ok les revoilà ! Mais cette fois-ci, ils semblent prêts. Quatre mecs sont à l’arrière du véhicule, plus ou moins à couvert, les fusils braqués vers moi. Quelques tirs fusent déjà ! Ok  je contourne ! Changement de direction, je prends une rue parallèle à la leur, et je donne tout dans la vitesse. Je tourne encore à la première rue perpendiculaire et je la vois, la calèche volante, m’offrant son flanc pour un super DPS check ! Je garde ma vitesse. Ca va secouer, Di ! J’écrase le méka contre la calèche. Ouf ! Je vois plus rien quelques secondes, je manque de me taper la tête contre mes manettes mais…  je suppose, à raison j’espère, que la diligence a bien été secouée elle aussi ! Des tirs fusent, transpercent mon méka, alors que j’essaie de reprendre mon vol. Bim, je réussis à atteindre le sommet de la calèche, l’un des pieds du méka s’écrasant sur un sac rempli de munnies. En tout, huit hors-la-lois, un foulard devant la bouche, le chapeau bas sur le front, me menacent. Et une nouvelle fois, ils me canardent. Les deux bras de mon méka se lèvent devant la vitre de ma machine, pour me protéger. « Oui oui j’ai compris ! » Je crie sur ma machine qui me hurle à coup d’alarme rouge que ça craint et qu’il faut que je parte ! Ca chauffe. Ca chauffe carrément.

Allez ! Je baisse mes deux bras !
« Cassez-vous, les adds !! » Et je commence à tirer comme une folle devant moi. Huit, j’ai dit ? Eh beh on dirait pas ! Ils font beaucoup moins les malins ! Trois réussissent à descendre par une trappe avant que mes tirs les atteignent. Deux autres se jettent sur le côté mais… mes fusio-canons viennent à bout des trois autres, les abattant sur le coup. Woh. Je…
« Ahhh ! » Les tirs recommencent. Je recule mon méka pour essayer de fuir alors que d’autres commencent à remonter par la trappe ! « Ils arrêtent pas de pop ! » Je tire distraitement mais… « Qu » Je vois un autre bâton de dynamite voler depuis l’un des hors-la-loi, passer au-dessus de moi. Je me retourne pour essayer de voir où elle tombe, pour voir si elle va blesser des civils. Mais… Ahhh ! Une explosion retentit directement sur le méka. Je manque de m’éclater la tête contre mon cockpit et la seconde d’après, je me rends compte que je tombe. Mince… L’alarme ne cesse pas… Allez vole vole vole ! Je braque mes joysticks vers moi et active les réacteurs. Ils s’activent !... et se désactivent !Ah ça marche ! Et… et non.

« On n’a pas le temps pour ça ! » Je vise le sommet d’un bâtiment avec le vol le plus bordélique de l’histoire de la Shinra ; Je m’y écrase violemment… allez je tire sur une manette et m’éjecte directement. Je retombe au sol, quelques mètres à côté de mon méka, et… purée mais je crève de mal aux jambes !

Pas le temps ! Je vois la diligence. Je sors mon flingue et je tire de super loin.
« Flute ! » Bon, pas le temps, on a dit, Di. Je lève mon poignet gauche et appuie sur un autre bouton. Je lève mes yeux sur le D.Rigeable, voyant quelque chose en tomber et fondre vers moi.
Le nouveau méka fonce dans ma direction. À distance, j’ordonne avec quelques commandes sur ma montre, que l’accès à l’intérieur s’ouvre en plein vol. Il s’approche, contrairement à celui que je viens de crasher, ce méka est orange. Go ! Je saute de l’immeuble pour entrer dedans en plein vol !
« Trop stylé ! » Je saisis les manettes et redresse la machine pour poursuivre la diligence qui se dirige vers le pont de SF. Pfiou, je me sens revivre !

Allez on fonce ! Une nouvelle fois, je vais à pleine vitesse. Au bout d’une trentaine de secondes, je revois la bête. Autour de lui, deux hélicoptères de la Shinra qui font feu.
« Allez les g… » une nouvelle fois, une explosion retentit. L’un des hélicos est en flammes.
« Ca… Ca se tente, ça ?! » Pas le temps de répondre à ma propre question, je continue à foncer alors que le mastodonte est en train de doucement tomber vers la rue. « Evite les hélices, évite les hélices, évite les hélices ! » tout mon corps est hyper tendu, mon être entier est sous pression alors que je m’approche du véhicule menaçant de me hacher menue ! Je profite de la première occasion pour saisir un des pieds de l’hélicoptère grâce aux pattes préhensiles de mon méka… et je remets mes réacteurs à pleine puissance en visant le ciel. L’hélicoptère pend, suspendu par la jambe de ma machine, alors que j’essaie de la forcer à gagner de l’altitude, malgré le poids de dingue. En-dessous de nous, c’est des civils, c’est des voitures, des routes… et sur nos côtés, des immeubles pleins. J’ai pas le droit à l’erreur. « Arrêtez les pâles ! » dis-je, alors que mon méka sonorise ça… Et je tiens bon. Ou plutôt ma machine. Alors oui, bon, moi j’ai simplement mes mains sur des manettes mais… je peux mourir, hein. Mais purée, cet assourdissant bruit des hélices me rend folle.
C’est bon, j’entends plus rien. Gagner de l’altitude devient plus facile. J’essaie d’atteindre le toit d’un immeuble et je pose la carcasse de l’hélico, alors que des gars cabossés en sortent.


« Fini de jouer ! » Je continue la course-poursuite. Elle est là. La diligence commence à prendre de l’altitude. Je la suis. Dès que je suis à portée, je commence à tirer. [color=hotpink] « D.Sparaissez » crié-je d’une voix aigue dans mon cockpit. Et au fur et à mesure des tirs, je vois la poupe du vaisseau qui commence à se fissurer… Je concentre mes tirs sur le point précis jusqu’à ce que le trou soit assez grand pour laisser tomber un énorme sac rempli de munnies. Je l’esquive, continuant de me diriger vers la stratosphère, aux talons des hors-la-lois ! Deux autres sacs tombent ! Purée, je suis sûr qu’ils sont en panique, à l’intérieur ! Mais…

Je… Ma tête commence à tourner. Je me sens super faible, je… je manque carrément d’air. Je continue. Tant que je peux, jusqu’à ce qu’un quatrième sac rempli de munnies tombe. Purée ! Je devrais pouvoir commencer mais… je suis pas encore capable de respirer dans l’espace !  Je renonce, tire les joysticks vers moi avant de faire demi-tour. Allez. Tant qu’il y a du boulot, j’abandonne pas. Je fonce en piqué vers le dernier sac tombé et l’attrape tant bien que mal en le pressant d’un canon tout contre la carrosserie de mon méka. Je suis… tellement à plat. En deux secondes. En si peu de temps, je passe de la meuf trop en forme, à l’ado qui a fait trois nuits blanches. Je vise le toit d’un immeuble. Je dois être tellement pâle. J’ose même pas regarder le retour caméra.
Le building est assez impressionnant, c’est l’un des plus grands. Y a une grande antenne sur son sommet, avec quelques paliers en métal pour en assurer la maintenance. Je pose ma machine sur l’un d’eux.

Et je sursaute ! C’est quoi ce… Oh ! Je vois un bidule noir. Un drône-caméra à cinq mètres de ma tête. Je me tourne et… à quelques centaines de mètres, sur un autre building, je vois un gigantesque écran diffuser ma tête. En live. Je… devrais être habituée mais.
Je souris. J’ouvre l’accès à mon méka et en sors péniblement, avant de rester debout sur celui-ci, une main sur la structure métallique de l’antenne pour ne pas tomber. Je salue la caméra tout en jetant quelques regards au retour de temps en temps. Ah les couleurs reviennent sur ces joues trop mignonnes !!
Et… l’écran géant sur le building montre brusquement le best : des gens dans la rue qui applaudissent ! Je. Je cale quelques secondes avant de rire.  Je lâche la structure, reste en équilibre sur ma machine, avant de faire un cœur de mes doigts, des bisous volants ! Je rougis à mort, je suis… tellement trop contente !
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