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le Dim 2 Juin 2019 - 11:16
- C'est moi la capitaine ! Hurla Amber avec un certain enthousiasme.

Mon regard songeur la suivit quelques instants alors qu'elle sautillait déjà en direction des commandes du vaisseau. Ses yeux semblaient scintiller tels des millions d'astres. Sa fascination pour le voyage en bateau semblait lisible sur son visage. J'eus un sourire en coin en l'observant maladroitement indiquer le cap. Le sourire étincelant à son visage et son incroyable insouciance était plutôt enviable. Mais cette mission pourrait être dangereuse : elle avait été donnée par Death en personne et j'en prenais la charge à la place de Kuro, son état ne lui permettant pas d'effectuer cette tâche convenablement. J'aurais apprécié pouvoir réellement visiter le monde moderne dans lequel nous nous trouvions, mais il nous avait été demandé de faire preuve d'une grande discrétion. C'est ainsi que nous avions embarqué directement afin de se rendre sur le lieu de mission, sans trop nous faire remarquer.

Le navire était en route pour l'île depuis peu, mais j'avais un grand sentiment d'inconfort... Peut-être était-ce lié à ce membre de l'équipage qui me fusillait intensément du regard, comme s'il était animé d'une rancune à mon égard. Et là, un souvenir que j'aurais préféré oublier me revint : c'était lui. Mon sourire s'effaça complètement et laissa place à une grimace en me remémorant le canon de l'arme que cet homme m'avait braqué à la figure lorsque j'étais dans un bar, en train de visionner le match de tournoi de Kuro. Plus loin, Amber semblait se disputer les commandes avec les deux derniers membres de cette expédition. Ils maugréaient à propos de la conduite téméraire et surtout protestaient concernant la direction qu'elle empruntait, complètement à l'opposé de notre destination.

Lorsque enfin, le dangereux missionné présent face à moi se rendit dans la cabine du conducteur afin de réguler les ardeurs de la jeune femme, je laissais échapper un soupir, puis m'affalais sur la rambarde du véhicule qui nous conduisait, les bras ballants et pendant vers les flots marins. Mes yeux pouvaient distinguer dans la mer calme le reflet de mon visage, plus pâle encore qu'à l'accoutumée, dans lequel on pouvait lire la fatigue et ma tension.

- J'ai vraiment besoin de ces vacances, lançais-je pour moi-même.

Le bateau commença à approcher de l'île. De loin, elle pouvait sembler totalement ordinaire. Cependant, elle abritait un terrible secret que les habitants ne soupçonneraient jamais. Il y avait là, parmi les rochers et les nombreux arbres parsemant toute l'île une zone de quarantaine. Alors que le bateau commençait à faire son approche, Amber interpella toute l'équipe, nous rassembla et prit la parole :

- On doit rechercher du matériel dans le bâtiment. Ce complexe militaire est désertique. On va se diviser en deux équipes pour élargir le champ de recherche.

Je me raclai la gorge, pour rappeler ma présence qui commençait déjà à être oubliée. J'étais toujours supposé être le chef d'équipe, alors je devais essayer de reprendre le contrôle des opérations.

- Je suis d'accord. Moi et Amber nous...
- Non, quelqu'un nous accompagnera, genre... Toi !

Mon teint blêmit, puis j'eus un mouvement de recul en observant la personne qu'elle venait de désigner : parmi tous, elle avait choisi celui-là. L'homme qui m'avait menacé d'une arme à feu dans le bar. Il acquiesça d'un mouvement de tête silencieux alors que Amber s'approchait de lui puis se penchait de façon exagérée. Elle le fixa un instant d'un air inquisiteur en lui demandant :

- Ton nom ?

Avant même qu'il ne puisse répondre à sa question, elle se désintéressa déjà, se retourna puis fit quelques pas en levant haut les jambes, quittant l'embarcation pour rejoindre le sol, puis elle poursuivit de façon joviale tout en faisant signe avec son bras :

- Roh en fait on s'en fiche, on y va !

Je fis un soupir et la rejoignit assez vite, préférant ne pas rester trop près de l'énergumène qui me suivit d'assez près. Des barils et des caisses étaient disposés ici et là au sol. Les grilles arboraient des panneaux jaunâtres aux pictogrammes inquiétants. Amber s'arrêta brusquement et écarquilla des yeux. Une imposante porte métallique noircie reposait au sol, parmi les différents conteneurs. L'imposante silhouette de notre accompagnateur me poussa en arrière et s'avança en lançant :

- Quelqu'un est entré. Restez sur vos gardes, nous pourrions être pris dans une embuscade.
- Alors dans ce cas...
- On change pas de plan, faudrait pas attirer l'attention.

L'équipe pénétra le bâtiment et se divisa au premier croisement. Il ne restait donc plus que moi, Amber et l'autre barjot qui parcourions silencieusement la zone. Les couloirs étaient étroits, les murs métalliques. Le lieu était assez sombre, éclairé seulement faiblement par des lumières tamisées dans les angles du plafond. La froideur ambiante me faisait grelotter. Amber, avec sa tenue légère, semblait elle-même être parcourue de frissons, bien qu'elle tentait de faire preuve d'une certaine contenance. En finalité, le seul qui semblait complètement indifférent à l'environnement, c'était lui.

- Comment tu t'appelles ?
- Léon.

Léon, en tête de file, nous arrêta d'un geste et commença à entrouvrir une porte. La pièce sembla un instant plongée dans un manteau obscur, avant que le taré n'appuie sur l'interrupteur. La pièce me sembla assez familière, de part sa similarité avec l'une de celles du manoir de la Cité du Crépuscule. Sur des paillasses étaient répartis de multiples instruments tels que des tubes à essais, des erlenmeyer, des ballons, pipettes, parfois remplis de divers produits. Visiblement, il n'y avait rien pour nous ici. La porte suivante ne s'ouvrit pas.

- Cherchons ailleurs.

Mes deux partenaires approuvèrent. Puis enfin, nous entrâmes dans une troisième pièce. Je fus vite surpris par l'immensité du lieu... Mais surtout de l'état dans lequel il semblait être.

- Qu'est-ce que... ?

Ici et là, des débris de verre et des morceaux de métaux jonchaient le sol. Un ouragan semblait s'être abattu sur le poste d'observation. Les écrans étaient pulvérisés, les touches de clavier étaient par terre, les câbles réseaux étaient sectionnés. J'eus d'abord un mouvement de recul, sous l'effet de la surprise, qui me fit me cogner contre Léon. Celui-ci resta silencieux. Amber sembla complètement hagarde, parcourant lentement la pièce en touchant les différentes épaves mécaniques. Puis elle stoppa, l'air complètement absente, les yeux posés sur les différents engins pulvérisés. Enfin, elle se retourna, une expression très grave imprimée au visage. Elle sembla tenter de s'exprimer, complètement inconfortable puis se ravisa, ne parvenant pas à laisser échapper le moindre mot. Ce comportement ne lui ressemblait pas. Elle semblait si choquée et secouée que je ne sus pas comment l'appréhender. Qu'est-ce qui lui arrivait ?

- Allons nous-en, lui dis-je avec douceur en lui prenant la main pour l'entraîner vers la sortie.

Une fois la pièce quittée, Léon prit la tête de la file afin de poursuivre les recherches. Amber, elle, resta loin en retrait, mais continuait de nous suivre, un air sombre au visage. Je voulais absolument l'aider mais... Je ne m'en sentais pas capable. Je ne trouvais pas les mots pour lui signifier mon soutien. Je ne pouvais pas la regarder abattue de la sorte sans rien faire, alors je fis tout de même une tentative :

- Je ne sais pas ce qui t'arrive mais... Tout ira bien. Si tu as besoin d'en parler, je suis là.

Rien à faire, elle resta complètement refermée sur elle-même. A ce moment, les deux derniers membres de l'équipe nous rejoignirent. Étrange, est-ce qu'ils auraient si vite terminé leur inspection ?

- On vient de trouver un plan d'évacuation des lieux.
- Il y a un sous-sol où est entreposé du matériel.
- Suivez-nous.

Le duo nous mena à une porte menant à un escalier métallique qui ne semblait pas s'enfoncer bien bas. Les sous-sols étaient plongés dans le noir. Toujours en tête de file, les deux coalisés commencèrent la descente. En m'approchant, j'eus une impression étrange. Puis au bas, j'aperçus des formes qui semblaient s'agiter dans la pénombre ambiante. Mes sens commencèrent à s'alerter mais trop tard, un grand claquement résonna.

- Des sans-cœurs !

Mais déjà, les cœurs de nos deux compagnons avaient été dévorés, ce qui eut pour effet de former deux nouvelles créatures des ténèbres. Horrifié par la scène, j'eus un mouvement de recul, ne parvenant pas même à me saisir de mon arme sous le choc. Seul Léon sortit la sienne et tira en plein sur l'un des monstres. Celui-ci fut éjecté vers l'arrière et fit basculer comme des dominos les autres formes toujours présentes dans la pièce.

- Sortez vos armes, vociféra-t-il.

Mais rien à faire. Bien que je savais qu'il fallait absolument que je me batte, mon corps ne voulait pas répondre. En constatant mon inertie et celle d'Amber, Léon pesta et nous éjecta en arrière d'un coup de pied violent, recula puis referma la porte avec violence.

- Qu'est-ce que vous faites ? Putain de merde mais remuez-vous !

Enfin, je parvins à attraper ma rapière sans grande assurance, mon bras tremblant toujours sous l'emprise de la peur qui m'avait assaillie suite à la mort de nos compagnons. Amber, en revanche, n'avait toujours pas bougé d'un iota. Les apparitions de sans-cœurs étaient réputées pour être peu régulières dans ce monde. Qu'est-ce que j'avais fait pour mériter ça ? Les infâmes bêtes claquaient, raclaient, griffaient la porte qui crissait. Les coups retentissaient, de plus en plus agressifs, de plus en plus violents. Mais la porte ne céda pas. Je fis signe à Léon de ne pas relâcher sa garde et dirigeais alors mon attention vers Amber.

- On a besoin de toi, leader, lui fis-je avec un clin d’œil.

Aucune réaction. Son regard était baissé. Sa main était sur la poignée de son arme, sans la sortir. Je me retournais alors vers Léon et approchais en me mettant en posture de combat.

- Tant pis, souffla-t-il en haussant les épaules.

Le barjot ouvrit la porte. A peine s'ouvrait-elle que les créatures se bousculèrent pour tenter de l'assaillir avec une rapidité et une brutalité surprenante. Le corps de Léon se renversa dans le cliquetis infernal des sans-cœurs, des soldats. Au dernier moment, un coup d'estoc perfora le corps d'une créature.

- Lâchez mes matelots !

Mais très vite, les monstres parvinrent à appréhender la nouvelle menace. Deux d'entre eux bondirent sur la jeune femme qui ne put que se défendre face aux coups de griffe qui lui étaient assénées. Je fis approche à mon tour pour soutenir Léon qui était toujours aux prises avec les quatre soldats restants. Ma rapière perfora une autre créature qui lui maintenait le bras. Il en profita pour reprendre son arme qui était tombé au sol sous le choc de la chute et vider son chargeur sur les êtres ténébreux. J'entrepris d'achever la dernière monstruosité ayant survécu aux tirs de ce fou avant de me retourner. Amber semblait s'être débarrassée elle aussi des sans-cœurs l'ayant agressé. En revanche, l'un d'entre eux avait laissé une griffure à son bras.

Après s'être assurés que chacun n'avait rien de cassé, on descendit les marches avec prudence afin d'éviter de piétiner les corps des défunts. Mais il n'en restait plus rien. C'était comme s'ils n'avaient jamais existé. Ces bêtes ne laissaient aucune traces derrière elles lorsqu'elles dévoraient des cœurs. J'eus un haut-le-cœur en pensant à ce que je pourrais dire aux familles des deux hommes. Ces hommes étaient morts sous ma responsabilité, de la pire façon qu'il soit. Je ne leur avais même pas demandé leurs prénoms.

Léon appuya sur l'interrupteur, brisant le fil de mes pensées. Une fois éclairée, la pièce semblait contenir tout ce dont nous pourrions avoir besoin de ramener : unités centrales, claviers, câblages, et différents objets que je ne connaissais pas, mes connaissances étant assez restreintes en la matière. Peut-être des pièces de rechange ? Certains avaient quelques marques de griffures laissées par les infâmes mais globalement, la majorité semblait être en bon état.

- On a plus qu'à transporter tout ce matos au bateau.
Le Boucher de Grimm

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le Mer 5 Juin 2019 - 12:41
Spoiler:
Alors, tu risques d’être déçue, mais je n’ai pas grand-chose à dire par rapport à cette mission. Plutôt, j’vais me contenter d’émettre des questions par rapport aux méthodes scénaristiques.

Par exemple ?

Est-il nécessaire de faire une introduction pour une mission. C’est une vraie question. D’un point de vue narratif, d’en apprendre plus sur une personne où sur les raisons de la présence de la personne. Pour moi ? Oui, clairement, nous pouvons en savoir plus et c’est intéressant.

Pourtant ? C’est une sorte de perte de temps par rapport à une mission (bien faire la différence entre une mission et un exploit). Mais, est-ce qu’une mission doit être concise et inversement ?

Non,j’pense pas, mais j’me dis que tu peux penser à ce genre de chose en écrivant une mission. Pour moi, une introduction doit être pertinente et nous raconter un truc qui sera utile dans la globalité d’un texte. Oui, j’ai tendance à vouloir que les choses s’auto-suffise et qu’il ne faut pas tout connaître pour comprendre.

Autrement, est-ce qu’une mission ne doit détenir que des éléments de la mission ? Là, j’pense que non. L’important est l’histoire que nous avons à raconter et c’est ce qui doit primer.

Ensuite ? Là, j’ai vraiment envie d’ouvrir le débat.

Est-ce que notre texte doit détenir le moment « relou » d’un texte ou non.

Ici, la mission était un « FedEx ». Donc, partir chercher un truc et le ramener. Pourtant, nous avons ici toute les peripéties qui nous mènes jusqu’à la réalisation. Et là, la question se pose vraiment, est-ce que c’est un mal ?

Ou plutôt, est-ce que nous préférons épargner le chiant à notre lecteur.

Dans le cas présent, le développement ainsi que ce qui se déroule devant nous est intéressant. On en apprends plus sur les personnes qui sont plus humain, l’expérience les marques et ainsi de suite. Néanmoins, il y a plusieurs façon de prendre le pli pour ce genre de mission.

Donc, la mission FedEx ? Est-ce que nous décrivons ce qui mène jusqu’à la réussite ou justement le côté chiant de celle-ci ?

J’ai tendance à dire que l’histoire est rendu interessante selon la façon dont celle-ci est écrite. Genre, décrire la découvert, c’est intéressant ! Néanmoins, d’avoir deux personnages qui transporte des caisses et qui discute simplement, c’est aussi intéressant et ça en donne plus que ce que l’on ne pense.

Donc, voilà. Ce sont des questions que je pose simplement pour se donner l’idée suivante : est-ce qu’il faut dénigré une façon ou utiliser d’autre façon pour écrire un texte. Pour moi, tout le monde peut faire la même mission et c’est ça qui est intéressant à voir.


Très Facile : 7 points d'expérience + 50 munnies + 1 PS en Dextérité !

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Petit Lapin

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le Ven 14 Juin 2019 - 17:34
Non mais pourquoi pas ! Je refuse jamais rien qui me donnerait un peu de légitimité en tant que 1ère classe. Je m’illustre jour après jour en tant que streameuse et représentante de la Shinra à San Fransokyo. Il m’arrive d’entendre les gens parler de moi comme de la porte-parole, donc… allez ! Mais pour montrer que je suis capable de mener des opérations tactiques ou militaires, j’ai trop trop peu d’occas’ ! Alors merci à vous, imprudents, qui faites irruption sur mon territoire !

Les deux bateaux estampillés Shinra s’approchent à leur tour de l’île. Purée… ça, une île ? Je dois avoir une vision super étriquée du bazar, parce que bon, j’ai connu que la ville toute ma vie, mais… c’est grand. Je me retourne vers les soldats qui attendent mon signal et croise le regard du pilote. Un signe de la main plus tard et on change légèrement l’axe pour se rapprocher du navire accosté à la va-vite. Un navire de pirates ? Moui. Moi je pense bien sûr à des mercenaires. Des mercenaires super stupides pour croire qu’ils peuvent s’approcher d’une île sous quarantaine, genre qua-ran-taine, frérot. L’endroit est truffé de caméras et de détecteurs de mouvements, c’est super sécurisé… Non mais ça veut faire les malins à nous piquer du matos, et beh bonjour prison haute sécurité de l’espace profond. Les deux navires s’immobilisent à dix mètres des pirates. Je vois pas de présence humaine pour l’instant mais on sait qu’ils sont là.
J’ai trop l’habitude des gangsta pour pas me préparer au pire. Et je parle même pas de mon expérience de vie à Illusiopolis ou dans les combats de robots ici à SF, non. Je te parle des jeux vidéos, de la base. Parce que maintenant que j’ai vu trois piafs qui s’attaquent à des soldats mortellement armés en mode « parce qu’on est trop des fous, t’as vu ? », je m’attends à tout. Donc… les deux bateaux de la Shinra sont quand même espacés de quelques mètres, qu’on vienne pas nous prendre des vies pour des clous.


« Oui allo coucou ! » dis-je dans un micro alors qu’un mégaphone sur le bateau amplifie à fond ma voix pour que tout le large m’entende. Je commence à marcher sur le pont du petit navire de la Shinra, sans trop m’approcher du bord parce que voilà… mais j’ai pas l’air hyper concentrée, non. Je dois avoir l’air détendu, c’est évident ! « Bonjour ! Ici le SOLDAT 1ère classe D.Va, aussi surnommée La Star… ou encore l’amie des similis, la chasseuse d’errants et pourquoi pas… mon petit lapin ! » Je me retourne et fais un clin d’œil au premier soldat qui me regarde. Allez les gars, déstressez. On les met en prison, on envoie une lettre à leur maman, et bonjour demain !

« Vous ne l’avez sans doute pas remarqué car la police d’écriture sur les écriteaux n’est qu’en 462, toutefois… la zone est interdite aux touristes, voyageurs et voleurs de grand chemin ! Les panneaux avec une tête de mort AURAIENT pu vous alerter, mais qui suis-je pour juger la culture d’autochtones. » J’éloigne légèrement le micro de mes lèvres pour dire aux soldats : « Dans leur monde, la tête de mort, ça donne un côté cool, visiblement. » Je rigole légèrement tout en me déhanchant en faisant quelques pas, fixant le sol parce que je ne suis pas si à l’aise que ça à bord.

« Nous sommes plus que vous, plus armés que vous, et sommes payés mille munnies par tête de mercenaire ou d’errant que nous ramenons à la compagnie, donc autant vous dire qu’on sera RAVIS de vous tirer dessus. » En tout, on est quinze. Sept soldats 2ème et 3ème classes par bateau + moi. « Mais comme l’exige le protocole, je vais d’abord vous sommer de vous rendre, les mains en l’air, les yeux baissés et la queue entre les jambes parce que c’est comme ça qu’on vous préfère. »

Je rigole brièvement dans le microphone, avant de le baisser et d’amener à mes lèvres ma radio. « En position, mauvaise troupe. Trois soldats par bateau qui visent le navire, le reste, pointez-moi la rive et signalez le moindre mouvement. Ne tirez qu’à mon signal. »
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le Mer 19 Juin 2019 - 18:37

La voix du microphone me fit faire un bond sous l'effet de la surprise. A ce moment, l'écran que j'étais en train de transporter en direction du navire m'échappa des mains et se renversa contre le sol dans un terrible bruit métallique. Heureusement, il ne semblait pas avoir trop souffert de l'impact, au moins à première vue. Tout allait bien. Enfin, non, absolument pas. Lorsque je m'aperçus que nous étions encerclés, des armes braquées sur nous, mon teint devint encore plus pâle et mon visage se décomposa complètement face à la menace qui pourrait planer de façon imminente sur ma vie. Quelques instants venaient de suffire à faire de cette mission le plus grand de tous mes caractéristiques fiasco.

L'ordre de mission nous avait sommé la discrétion. Et nous voilà désormais bien malins avec une quinzaine d'armes dirigées sur nous. La négligence dont j'avais fait preuve face à ce bâtiment désertique... Pas si désertique que ça au final nous avait déjà tant coûté : deux d'entre nous avaient été emportés par les sans-cœurs. Le poids de ces deux vies perdues lors de l'opération pesait toujours sur mes épaules. Notre présence, probablement décelée par le système de sécurité, était maintenant bien connue et nous allions en payer le prix. Si les évènements tournaient au plus mal, d'autres vies pourraient être perdues. Rien à faire. Cette perspective me terrorisait. Je ne pouvais bouger aucun muscle. Les mots ne me venaient pas.

- Avec tant d'armes braquées sur nous, vous êtes plutôt le chasseur que le lapin.

Léon s'était approché au bord de la rive, le sourire aux lèvres puis... Non, ce fou ne pouvait quand même pas penser à... ?! Si. Un frisson parcourut tout mon corps en l'apercevant empoigner son arme. Un seul mot parvint à sortir de ma bouche :

- Non !

Trop tard. Nouvelle surprise : il ne menaçait pas les nouveaux arrivants de l'arme à feu mais au contraire la jeta avec force vers l'ado mignonne qui tenait le microphone. Puis en relevant son chapeau d'un doigt, il ajouta de façon provocatrice :

- Vous aurez besoin de ça, dans ce cas.

La situation m'avait complètement échappée : avant que je ne parvienne à intervenir, Amber se précipita sur Léon et lui colla un coup de poing mémorable au visage en lui lançant d'un ton autoritaire :

- C'est pas le moment de te la jouer, abruti !

Puis elle lui leva un bras de force, tout en levant son second bras alors qu'un Léon complètement désarçonné la regardait les yeux grand ouverts. Elle ajouta ensuite en criant plus fort, afin de tenter de se faire entendre à cette distance des différents navires :

- Veuillez pardonner le geste de cet idiot, on se rend, ne tirez pas !

Je ne fis que lever les bras, sans bouger, tétanisé par la peur. Je me sentais comme un con, ne sachant que ajouter à l'exclamation d'Amber, incapable d'agir comme un leader décent pour ces deux fortes personnalités.
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le Mar 2 Juil 2019 - 22:45
Pfiou ! C’est quoi ce taré ?! La trouille qu’il m’a fichue à sortir son arme après une punchline à la noix. Nan puis au cas où… on balance pas un flingue au pied de quelqu’un, c’est méga dangereux. Et voilà qu’une go débarque pour le cogner et le mettre au tapis. Ok, je suis encore tombée sur des rigolos.

« Veuillez pardonner le geste de cet idiot, on se rend, ne tirez pas ! » nous hurle la boxeuse, avec un air super énervé. Je souris et regarde les soldats. « Dingue, cette meuf. » Parce que bon, mettons-nous d’accord, son geste est aussi idiot que celui du gars, non ? Mais elle passe bien. Trop déçue de pas me permettre de filmer ce genre de truc. Le problème des arrestations, c’est que… quand t’as une conscience, comme moi, tu admets qu’y a une sorte de présomption d’innocence, tu sais ? Que le criminel est avant tout un suspect, et pas un criminel ! Bref. Du coup, si je filme un type et que je diffuse en disant que je l’ai choppé en train de voler, les viewers peuvent vraiment… mal comprendre. Genre les BabyRogues. Ok, c’est des voleurs mais c’est dans leur code, tu vois. C’est limite pas de leur faute ! Alors bon. Je ne filme que quand je suis sûre que le mec est bad. Mais elle… pfiou. V’la la poitrine. Petite jupe, décolleté, cheveux roux, mais… trop évident que c’est une mercenaire quoi !

Non, avec le temps, j’ai super bien catégorisé les types de physique, tu vois. Par exemmmmmple… Oui tu vas me dire : hey, les roux et les rousses, c’est plutôt les consuls. Alors oui ! Mais les consuls ne volent pas ! Premièrement.
Ensuite, les femmes consules sont soit plus spectaculaires, soit plus classes.
Une rousse un peu vulgaire. Enfin. C’est pas méchamment. J’adore sa tenue, elle est superbe. Mais voilà, c’est… pas le truc que tu mettrais devant le Président de la Shinra, tu vois ? C’est un peu limite. Oui euh… pas de remarque sur ma tenue, merci !
Non, les mercenaires sont notoirement vulgaires. Mais historiquement, elles sont aussi super canons ! En plus bon, le mec porte un chapeau. Forcément c’est un mercenaire.


« Ok les weirdos ! » dis-je dans le microphone en riant. « Moi arrêter vous. Vous falloir essayer de pas vous dévorer jusqu’à ce qu’on vous menotte. » Je continue de rire en baissant le combiné. Je lève la radio à mes lèvres. « Allez. Amarrez les bateaux. Menottez-moi les comiques et amenez-les, je vais leur parler. Vous deux. » Je lève un doigt vers deux soldats 3ème classe. « Vous me fouillez le bateau, s’il vous plait ? » Je me retourne vers la plage.  « Bon euh… moi je sors pas. » Je vais dans la cabine du capitaine tranquillement et m’assois sur une chaise fixée au mur en attendant qu’on m’amène les trois rigolos. Vu les types, ça m’étonnerait qu’ils la jouent à la Die Hard. Ils sont cuits !  Bon, hey. J’aurais pas dit non ! Me faire les dents sur des pirates, je ne refuse jamais, et ça aurait donné une bonne image de moi à Melkhouth.

Le bateau avance un peu, j’entends quelques claquements métalliques, signe qu’on a descendu la passerelle pour faire monter les prisonniers. Et quelques minutes plus tard, ils sont conduits devant moi, tous debout, les mains attachées dans le dos. Je lève les yeux, soulève mon menton.
« Rebonjour !» Je fais un clin d’œil aux soldats derrière eux accompagné d’eux d’un geste de la main. Ils les forcent à s’agenouiller avant de reculer de quelques pas, arme à la main, mais sans menacer les drôles de dames. « Oh non. Non. » Je rigole en me penchant vers l’avant. « C’est pas vrai ? » Je tends un index vers un des soldats qui tient les armes des trois brigands. « Des fleurets et des pistolets. Vous…  woah. C’est tellement cliché, j’en suis émue. Il vous faudrait un... un perroquet qui dit des phrases rigolotes. Hey, les gars. » Je m’adresse aux soldats, laissant mon regard survoler les trois petite têtes. « Franchement, dites-moi ce que vous en pensez. Si je collectionne les armes stylées des mecs que j’emprisonne, ça le fait ou ça fait genre Général Grievous ? » Je me frotte le menton. Chaud. Ils sourient, ne répondent pas. Je hausse les sourcils. « Ils trouvent ça génial. Pardon pour ces manières, j’imagine que vous avez plutôt l’habitude de persécuter des Indiens et de collectionner leur scalp. Ca doit faire tout drôle. » Je fais une jolie grimace. Allez, je vais arrêter de les ennuyer. « Alley. Vos noms, les coquinous. Et le motif de votre présence ici. »
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le Dim 7 Juil 2019 - 14:39

J'étais toujours immobile, presque recroquevillé sur moi-même, me refusant à la vue de ces armes mortelles. La main froide de la faucheuse semblait étreindre mon cou. Le rythme de mes respirations était saccadé. Je peinais à reprendre mon souffle. Et on ne me laissa pas le faire. Quelque chose me souleva par le bras avec force et me contraignit à me relever. Un homme se trouvait face à moi, mais mon regard vide n'y prêtait plus aucune attention. Tout était fini. Il prononça des mots que je ne pus comprendre. Puis quelque chose entoura et se resserra autour de mes poignets. Un poids se ôta de mes hanches. Puis il y eut du mouvement. On me poussa, me fit avancer sous la contrainte. Mes yeux ne purent distinguer qu'une image terne et confuse défiler. Une dernière poussée, puis tout se stoppa dans une pièce obscure.

- T'es pâle Ross, ça va aller ?

Mon menton se releva afin de tenter de comprendre ce qui m'entourait. Je ne saurais dire combien de temps s'était écoulé depuis que nous étions entré. Amber m'observait, une expression concernée et inquiète imprimée sur son visage. Ma respiration avait presque repris un rythme normal. Durant tout ce temps, mille questions et peurs d'évènements macabres avaient germé dans mon esprit. J'avais déjà mené des missions à risque par le passé. Mais jamais la peur de mourir n'avait été aussi puissante. Nous étions toujours vivant, mais maintenant, que faire ?

- Je... Ne sais pas, répondis-je d'une voix tremblante avec honnêteté et pessimisme

Il y eut un soupir d'agacement. Léon était toujours là. Bien au delà d'une simple colère ou d'un simple agacement, les sourcils froncés, il nous adressait à tous les deux un regard méchant dans lequel on pouvait lire son irrépressible envie de nous pulvériser. Les secondes défilèrent, mais il demeura silencieux.

- Calmes-toi. Laisse-moi gérer, d'accord ? J'en fais une affaire... Personnelle, insista-t-elle.

A ce moment, la porte de la cabine s'ouvrit. Les soldats de la Shin'ra nous emmenèrent, sans un mot jusqu'à l'ado du microphone. Elle nous regardait de ses yeux avec un regard qui me sembla plutôt espiègle que malicieux. Plutôt taquin que moqueur. Des petites moustaches rosâtres se dessinaient en dessous d'eux. Ses longs cheveux descendaient jusque sur sa combinaison qui soulignait plutôt bien les formes de sa poitrine. A ce niveau, une tête de lapin était dessinée. En comparant son visage à celui d'un lapin, j'eus un petit sourire en coin qui se déforma bien vite lorsqu'on nous força à nous agenouiller. Elle commença à s'étendre en sarcasmes, qui étaient totalement sans effets sur moi. Ce n'étaient ni les premiers, ni les derniers.

- De quel droit vous moquez vous des pirates ?

La voix d'Amber était tranchante, pleine de jugements, d'accusations, de préjugés, mais surtout de rancune. Son regard était très dur et ses sourcils froncés. Ce n'était pas comme lorsque je l'avais observée cette fois-là. Cette fois, elle semblait comme furieuse, révoltée.

- N'est-ce pas vous qui les privez eux, mais surtout tous les habitants de Port Royal de leur liberté ? "Éthique et responsable"... Gardez donc nos armes, D.Va. Assumez votre rôle de Générale Sith.

Ses reproches pleuvaient toujours plus, installant un profond malaise en moi. Mon cœur se serra. J'avais entendu des rumeurs au sujet d'un assaut des mercenaires ayant conduit la Shin'ra à mener un blocus empêchant toute personne de circuler, d'entrer ou de sortir du monde de Port Royal. Et pour cause, personne n'entendait plus de nouvelles provenant de ce monde. La décision de l'entreprise était tout simplement révoltante, beaucoup trop radicale. J'approuvais totalement son propos.

- Je suis Amber Cross, errante... Et nous sommes nés à Port Royal. Nous volons l'oppresseur pour survivre.

Mon cœur se serra. Sa voix semblait si honnête, si sincère. Le tourment, la colère, la révolte, la haine semblaient réellement l'habiter. Pourtant, n'était-ce pas là un mensonge ? N'étions-nous pas membres de la Coalition Noire ? N'étions nous pas l'oppresseur ? Son discours créa un doute en moi, au point de m'en faire questionner la moralité de mes actions et de ceux qui m'entouraient. Mes mains n'étaient-elles pas souillées depuis longtemps ?

- Léon.

Le cinglé ne prononça pas un mot de plus, semblant déjà se contenir d'effectuer une action qu'il pourrait regretter. Il semblait toujours nous en vouloir à tous autant que nous étions. J'espérais sincèrement qu'il ne soit pas simplement en train d'attendre le "bon moment" pour réaliser un coup d'éclat. Mon cœur battait à tout rompre, peinant à endurer la tension pesant sur mes épaules. Pourtant, il fallait que je parle.

- R-Ross, balbutiais-je.
Petit Lapin

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le Dim 25 Aoû 2019 - 17:52
Je ris légèrement, sans faire de bruit, alors que la rousse pulpeuse me parle de ses principes et de ses valeurs. Je pointe le soldat qui porte les armes en lui faisant un clin d’œil malicieux. Mes lèvres murmurent « File-moi le fleuret ! ». Celui-ci passe au-dessus de la tête du plus beau des deux mecs, un genre de prince charmant aux cheveux longs et blonds, juste ca-non. Autant la meuf et l’autre au chapeau font mercenaire, autant lui, tu dirais que c’est… Arthur Rainbow déguisé en Armand de Beaumont. Beau mais… un petit air d’artiste dans le fond des yeux. Je saisis l’épée et la dégaine de son fourreau, la regardant avec attention, sans avoir l’air d’écouter la mignonne.
Pourtant, mon rire, lui est toujours là ! Et il réagit à tout ce qu’elle dit comme l’écho moqueur d’une caméra cachée ! Et ma comparaison est super. Pas besoin qu’on me le fasse remarquer.


« Pi-tié. » Je lève les yeux pour les reposer sur Léon, puis sur Ross et enfin sur Amber, laissant un sourire mignon et gentil se dessiner sur mes lèvres. « Mais qu’est-ce qu’il faut pas entendre ? On n’est pas l’oppresseur, chérie. » Bon. Dans le cas présent, je les surpasse d’une tête, assise sur une chaise alors qu’ils sont genoux à terre… Je les fais chanter en italien si ça me chante. Donc oui. Ici, je suis l’oppresseur. Mais en-dehors de ça ? Après… elle dit pas qu’ils sont mercenaires. Mais c’est tout comme. J’ai quand même noté qu’elle parlait d’eux en « ils », pas en nous. Oui. Je remarque des trucs de ma super intelligence sociale, et j’ai remarqué que… autant elle, oui. Autant Léon ok, c’est cohérent avec son coup d’idiot, genre lancer un flingue sur les forces de l’ordre. Mais Beau Rosse ? Petit surnom, oui. Tout de moi, tout naturel.
Beau Rosse a pas du tout un air de révolutionnaire, c’est juste absurde. C’est un suiveur, c’est é-vi-dent.
« C’est toujours vous qui commencez à foutre le bazar. Vous avez débuté les hostilités en détruisant une de nos stations, d’où le premier blocus qui était juste là pour empêcher que vous emmeniez vos armes ailleurs. Et ce blocus, vous l’avez forcé comme des cowboys. » J’ai déjà dit ces choses en live, mais ça me dérange pas de me répéter ! « Vous avez mérité ce blocus total. Vous êtes des terroristes. Genre… Allez. Regardez-vous ? Chopés en train de voler du matos dans une zone hyper sécurisée, très dangereuse ? »

Je lève les yeux une nouvelle fois. Mon sourire disparait. Je fais une moue sérieuse en regardant le fleuret que je rengaine parce que j’ai… allez. Un peu peur de me couper, ou que Amber brise ses chaines en invoquant le pouvoir des opprimés, et me prenne l’arme. « Oui. Je vais la prendre. Je l’accrocherai sur le mur, derrière mon bureau. » Je rends l’épée au Soldat en lui souriant. « Mais ça me désole. » J’affiche un sourire radieux en regardant une nouvelle fois la rousse. Je croise les jambes, me tortille un peu sur ma chaise peu confortable. « J’aurais trop aimé te voir te battre avec ça. Tu dois être éblouissante. Hélas, en prison, tu n’en aurais pas l’utilité et… Oui les gars. » Je hausse les épaules et soupire d’un air faussement désolé. « Vous allez tous les trois finir votre jeunesse en prison. Voyager illégalement, forcer le blocus autour de Port Royal, pénétrer dans une propriété de l’état formellement interdite d’accès, voler du matériel de San Fransokyo. Pfiou, honnêtement… J’aimerais pas être vous. Mais allez. Je suis sympa. Vous aurez mon joli visage pour vous accompagner jusqu’au vaisseau mère. » Une nouvelle fois, mon sourire pète l’écran. Je m’approche du Beau Rosse et lui pince les joues. « T’es content, hein ? »

Moi, en tous cas, oui ! Je suis particulièrement contente. Le Président sera trop fier de moi. Et… Melkhouth sera forcée d’admettre que j’ai trop géré. « Ok les gars. Direction le port. Prévenez le Vaisseau Mère, je vais transporter trois prisonniers errants liés aux mercenaires à bord du D.Rigeable. Il me faudra douze Soldats en plus pour assurer le convoi. » Je regarde ma montre et commence à la configurer pour que mon vaisseau se pose près du port. Je m’adresse à un autre Soldat. « Ok. Emmène Amber et Léon sur le pont, s’il te plait. Empêche-les de communiquer. » Je me lève et je saisis sur une étagère deux plaids que je confie au soldat en question alors que le navire démarre. « Vous avez vu, je prends soin de vous ! » Je souris, alors que les deux errants rejoignent quelques soldats à l’extérieur de la cabine. Et me voilà seule avec Beau Rosse. Enfin seule… Non, y a encore trois soldats dont le pilote. Mais c’est plus intime.

« Allez. Petit jeu. J’imagine que vous comptiez retourner à Port Royal. Comment alliez-vous forcer le blocus ? »
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le Dim 1 Sep 2019 - 21:25

Immobile, je la regardais, les joues empourprées et le reste de mon visage pâle. Mon cœur battait toujours la chamade. L'asiatique m'avait laissé sur le cul, au sens propre comme au sens figuré. Sa question avait installé une grimace sur mon visage. Songer simplement à passer les forces de la Shin'ra créait une sorte de malaise en moi. Amber était déjà loin et grommelait sûrement toujours, agacée par le propos de D.Va. En tant que leader de l'équipe, je devais répondre de ses actes. Je regrettais de l'avoir laissé parler, bien que cela semblait lui tenir à cœur. Et maintenant, que faire ? Il était tout simplement hors de question de passer des années dans une prison haute sécurité de la compagnie. Étais-je seulement en mesure de faire quoi que ce soit ? Un raclement de gorge me rappela à l'ordre. Elle attendait des réponses.

- V-Vous... Vous méprenez sur tout, commençais-je d'une voix peu assurée.

Mon opinion divergeait grandement de celles des deux femmes. Leurs points de vues étaient trop fermés. D'une part, D.Va tirait des conclusions trop hâtives et incombait à l'ensemble des mercenaires les responsabilités des agissements de quelques personnes. D'autre part, Amber était démesurément insolente et semblait porter en haute estime la piraterie. De par leur organisation, les mercenaires était le groupe le plus libre : bien que certains regroupements partageaient la même idéologie, les actions de chaque membre étaient complètement indépendantes de celles des autres. Voguer sur les mers, agir sans retenue et selon ses propres règles me faisait rêver de bien des façons... Mais il s'agissait surtout d'un mode de vie bien dangereux.

- Ce blocus sépare des familles entières... Il est impossible de le forcer.

En évoquant ce fait, j'eus une pensée pour Kuro. Celui-ci ne pouvait enquêter convenablement sur sa mère à cause de ce blocus. Mais il ne devait sûrement pas être le seul : il devait y avoir d'autres personnes qui avaient quitté ce monde et ne pouvaient retrouver les leurs. Mais ce n'était pas seulement là où je voulais en venir : comment pourrions-nous à nous trois seuls accomplir un tel exploit ? Mon sort, tout comme le leur était entre ses mains. Je ne pourrais mentir convenablement. Sûrement vaudrait-il mieux passer aux aveux sur le champ plutôt que d'avouer sous la menace d'une arme d'un SOLDAT. Je préférais vivre comme un déserteur ayant trahi les ordres de son groupe à une vie de prisonnier d'une cellule miteuse dont personne ne nous tirerait jamais.

- Vous vous trompez. N-Nous ne sommes ni des mercenaires, ni des errants.
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