Jack Inèrsse
Jack Inèrsse
Le Chien noir

Feuille de personnage
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le Mer 29 Mai 2019 - 20:08
« Jack, tu dois dormir. »

Des choses bougent alors qu'elles ne devraient pas ; les formes ondulent peu à peu en spirales et les couleurs se mêlent comme de la peinture qui s'écoulent, se mélangent. Des bruits se font entendre, sans pouvoir être certains de ceux qui sont réels et de ceux qui ne le sont pas. Les lumières brillent intensément, violentes et cruelles… mais même dans l'obscurité la plus totale de son bureau. L'intendant éteint les lampes trop froides et artificielles à ses yeux en quêtes de chaleurs, d'un souffle toutes les bougies s'éteignent pour ne plus lui brûler les yeux. On y voit rien, un noir quasiment absoluement mais des points de lumières, multicolores, s'agitent comme des puces dans son champ de vision.
Ca… tangue… ? La Cité du Couchant est une île, pas un bateau, pourtant ça tangue comme secoué par la marée. L'horizon n'est pas visible depuis son bureau mais l'horizontal décale en biais.

Et qui ose lui dire de dormir, au juste ? La haine. Jack a la haine. Envers qui, envers quoi ? Ce n'est pas la question. Tout doit brûler, lui semble-t-il. D'eux-mêmes ses yeux se ferment, péniblent à rouvrir ; douloureux à simplement garder ouvert. Comme ébloui dans une pièce alors plongé dans le noir. Ca grisaille, dans ses oreilles.

N'avait-il pas éteint sa radio ? Si mais ca grisaille -c'est incessant- ca lui reste dans les oreilles en permanence. Pourquoi sa radio est éteinte ? Elle doit toujours être allumée, pourtant. En permanence… les gardes noirs appellent à longueur de journée, pour un oui ou pour un non. Jack lui-même leur dit qu'il préfère des appels radios pour rien que de ne pas en avoir le moment où il en faudrait un.
Et pourtant, il en a marre. Tellement marre de touts ces putains de geignards qui se plaignent en permanence de ne pas être assez bien équipés, conseillés ou…

…qu'ils aillent se faire foutre. Jack veut dormir mais ne peut pas, ou peut dormir mais ne veut pas ; pas question de sommeiller en tout cas. Tous le regardent, le jugent et l'observent ; tous n'attendent qu'un faux pas. Un instant de relâchement que l'intendant ne se permet pas. Qui va là ?! Jack marche, fait les cents pas dans son bureau obscur. Les yeux fermés mais ne le sait pas, il y voit pareil les yeux ouverts ou pas. Y a-t-il de l'écho dans son bureau ? L'intendant s'immobilise et n'entends rien.

Il fait un pas… la friction de ses vêtements et bandages parait semblable à du papier de verre sur des tuyauteries rouillés ; ca grince plus fort qu'une scie circulaire à l'oeuvre. Qu'une meuleuse, qu'une disqueuse. Ses pas semblent en échos. Il s'immobilise à nouveau : pas un bruit. Le temps d'un pas, et d'un seul pourtant, une armée de bruit vient le secouer.
Comme si… comme si… comme si le monde entier attendait qu'il bouge pour se remettre à tourner pour que le bruit des pas le couvre. Son crâne parait tel un canyon, provoquant des échos.

Sa respiration n'est pas normal, il y pense et a l'impression de devoir y penser pour respirer. Se persuade qu'il peut oublier de respirer et en crever. Une grande inspiration ! Ca fait combien de temps qu'il est en apnée ? Sa propre respiration l'assourdit. S'il respire, il n'entendra pas le prochain qui s'infiltre pour le tuer.

Jack ouvre des yeux nerveux et sanguinolents, les dents qui grincent à s'en aiguiser. Le voilà en plein milieu de l'infirmerie, agressés par des lumières froides et particulièrement vivaces que les infirmières lui réclament. Elles vont et viennent. L'intendant observe et détaille ; c'est toujours remplis de gardes noirs par ici. Un simple entrainement peut déjà suffir à incapacité une dizaine de gardes noirs. On fait le tri car plus qu'un entrainement singulier, c'est l'impitoyable rythme des gardes noirs pour qui le dur labeur ne s'arrête jamais qui les brise. Physiquement comme mentalement.

« Il peut très bien pousser son fauteuil roulant tout seul… » Ce garde noir a une jambe dans le plâtre et l'infirmière, nonchalante, s'amuse à lancer le fauteuil roulant avec le pauvre larbin dessus… celui-ci s'agitant pour freiner avant de percuter un mur. Bien heureuse, l'infirmière soupire de soulagement avant de retourner au travail, laissant un garde noir se démener à rejoindre sa chambrée. Il a aussi un droit fracturé.

« Jack, tu m'écoutes au moins… ? »

Pas vraiment mais au moins, l'intendant daigne la regarder… méfiant et distant, pourtant soumis. Un simple entrainement suffit déjà à envoyer un garde noir à l'infirmerie… et aucune garde d'aucun monde ne se blesse autant que la si sinistre garde noire. Personne, pas même le plus dingue des gardes noirs, n'est assez con pour s'en prendre à une infirmière de la Coalition. Tôt ou tard, le larbin sait qu'il finira sur un lit d'hôpital, dans cette infirmerie… à la merci des infirmières. Que fera-t-il, si elle refuse de le soigner ?
Et quand il sera là, à gémir pour des anti-douleurs, se rappellera-t-elle qu'il se comporta comme un connard ?

Dans le grand jeu de sélèction naturelle impitoyable et cruelle qui a court au sein de la Coalition Noire… les infirmières ont une place à part. A l'image de Salazar, l'alchimiste, dont les indispensables compétences le dispense de jouer à qui tuera l'autre le premier. Et il est ce dicton à la Citée… comme quoi les Gardes Noirs ne savent pas gérer un problème qu'ils ne peuvent pas tuer.

« Qu'est-ce qu'ils ont tous à se plaindre et gémir… ?! » Les nerfs à vifs, Jack tremble de douleur et trésaille d'agacement. Quelque chose le retient d'exploser, pour son plus grand désespoir ; l'agonie sans fin du fou qui se retient.

« Tu nous a demandé de donner aussi peu d'anti-douleurs que possible aux gardes noirs, toi y compris… tu as déjà oublié touts tes discours sur la souffrance qui purge le corps et les coeurs ou je-ne-sais-quoi ? »

L'infirmière-en-chef parait… particulièrement agacé par cet ordre et ne s'en cache pas, le fait bien comprendre par un ton de voix absoluement ignoble de reproches.

« La souffrance rend fort… la souffrance rend déterminé… » Marmonne Jack dans sa barbe, rappelant le clochard alcoolique qui se parle tout seul dans la sombre ruelle d'Illusiopolis.

« Woah. » Mikan lève les yeux aux ciels avant de se laisser tomber dans un fauteuil roulant, celui de Jack censé être un peu plus confortable que les autres… et bras comme jambes croisés, elle détourne le regard avec un air boudeur. « Honnêtement, on en a marre de vous entendre geindre en permanence, c'est insupportable ! Je veux bien obéir aux ordres mais y des limites à un moment ; devoir priver les gardes noirs d'anti-douleurs, c'est relou. »

Jack, lui aussi, trouve ça particulièrement insupportable. D'entendre les gémissements assumés ou étouffés résonnés dans l'infirmerie ? C'est bien plus douloureux que ses propres chairs brûlés. Et… un petit quelque chose l'effraie.

« Pourquoi je n'ai pas mal, Mikan ? » Jack regarde les infirmières qui passent, vont et viennent, des seringues ou des scies à la main… une drôle d'odeur s'échappe d'une pile de glaciaires. Une odeur cadavérique. Alors que Mikan se retourne pour regarder l'intendant dans les yeux, toujours aussi peu heureuse, la voilà désormais très sérieuse.

« Tu hurlais à la mort et bon… j'en pouvais plus, c'était trop là alors j'ai dit stop. »

« Quand… ? »

« Quand je t'ai apporté ton café. Et putain, tu t'es cru où a me demander un café, d'ailleurs ? Je suis ton infirmière, pas ta chienne. »

Une infirmière passe… c'est un homme mais… pour des raisons obscurs, hommes ou femmes, tous sont appelés infirmières.

« Tu… m'as… empoisonné… ? »

« Ouais. Si t'es pas content c'est pareil. »

Que va faire Jack, de toute façon… ? Dépité, le pauvre en est à épargner des gardes noirs qui essaye ouvertement de le tuer par peur de manquer d'effectifs… que peut-il se permettre de faire à celle qui maintient ses effectifs en vie et capable de travailler ? L'infirmerie de la garde noire est un service d'urgence qui bat son plein ; les infirmières sont à bout. Mikan elle-même a son mascara qui coule, à cause de pleurs dû au surmenage ou de sueurs à courir partout. Et toutes leurs blouses sont tâchés de sangs ainsi que différents produits médicaux.
Et honnêtement, leurs outils médicaux ont plus l'allures d'instruments de tortures. On entend, en toile de fond, un garde noir qui se fait arracher des dents pourris par ce qui était autrefois une cardiologue.

« Alors, j'ai pas que ça à foutre Jack. Tu dors ou je t'endors ? »

« J-j-j-je... te ferais… crucifier… »

« Ouais, bon. Tu me saoules. » Impitoyablement, Mikan plante une seringue dans une veine de Jack… et lui injecte le même produit qui sert à endormir le Béhémot d'Oerba. Jack a beau lutté, il s'endort malgré tout, malgré lui. Et toujours aussi passablement énervé, Mikan continue de planter Jack avec sa seringue -vide-. Avec rage et furie, l'infirmière-en-chef s'acharne sur son intendant comme un psycopathe multiplierait les coups de poignards sur une prostituée !
Après lui avoir craché dessus de dépit, Mikan respire un grand coup et se calme enfin, retrouvant un peu de sérénité jusqu'à ce que…

« CLAUDIE ?! Qu'est-ce que tu fous, bon sang ?! »

« M-m-mais rien Mikan, j'te ju… »

« Mais bien sûr ! » Et Mikan continue d'engueuler la dernière recrue, Jack ayant encore quelques bribes de réalité des tréfonds de son petit coma. La scène peut paraitre effarante mais… sans regarder, Mikan soigne ce qu'il y a à soigner sur le larbin, bien plus concentré sur le sermon qu'elle passe à la petite nouvelle. « SA JAMBE SE MET A PISSER LE SANG TOUTE SEULE, PEUT-ÊTRE ?! »

« Déso-... »

« Casse-toi de là et va te suicider au lieu d'être désolé ! »

« Mikan, Skinner est arrivé et… »

Soudain, Mikan s'arrête de faire ce qu'elle fait et a des yeux qui rendrait timide le diable lui-même.

« D'abords les petits potes à Vlad et maintenant l'autre pute ? » Mikan, en pleine crise de nerfs, à pourtant une voix soudainement incroyablement calme ; son murmure résonne comme le fredonnement d'une psychotique. « Occupe-toi de lui Luna, moi je reste avec l'intendant. Putain… combien fois je vais devoir expliquer à ces batards que personne ne tuera un de mes patients à part moi, intendant ou pas… ? »
Death
Death
Le Boucher de Grimm

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le Jeu 30 Mai 2019 - 2:24
Quelle chance, tu te retrouves noté lors de mon élan de motivation. Une chance pour toi !

Alors, j’ai envie de parler d’un truc ayant été dans ma tête lors de toute la lecture. Pourquoi est-ce que l’infirmière en chef parle comme une racaille du 94 ?! Bon, j’exagère le trait, mais l’idée est là.

En réalité, elle a directement eu une apparence pour moi, le personnage d’anim ultra-vuglaire qui s’assume à être du style.

Est-ce que c’est pour te rabaisser ? Non, du tout.

Simplement que, en voyant l’écriture du personnage et sa première apparition (?), ça me semble étrange d’avoir ce comportement. En fait, le côté « à bout » est très bien rendu et j’adore çà. Mais il y a un truc, avec son langage, qui me fait perdre le fil.

C’est un peu la discussion des préjugés. Dans l’idée où, tu te fais un avis sur une personne au premier regard et celui-ci se confirme à l’instant où il parle. Genre, tu vois un gars de la vingtaine avec la chemise / nœud papillon / cheveux plaqués / tenue de bourgeois ? Il suffit qu’il parle comme un Jean-Edouard et c’est perdu pour son âme.

Tout ça pour dire que, le registre de langage à son appartenance. En y pensant, j’ai eu la sensation devoir des phrases que Skinner aurait été capable de dire.

Bref, j’aime bien le personnage, son idée et sa vision par rapport à la réalité des entraînement de Jack. Mais la façon dont elle cause m’a perdu.

Donc, j’y viens rapidement !

J’adore le rp pour ce qu’il propose. L’infirmerie qui ne manque jamais de patient, Jack qui goûte à ses propres doctrines et la vie qui circule et rappel que nous restons à la Coalition Noire. Avec Jack, j’ai cette sensation de ressenti et il ya énormément à dire sur ce rp. Ouais, j’aime beaucoup ce qu’il apporte.


Très Facile : 7 points d'expérience + 50 munnies + 1 PS en Défense !

Tiens, à ton réveil, te trouve un livre à ta table de chevet. Un livre de compétence ?! Tu apprends, en le lisant, la compétence suivante :

Exécuteur : Actif. Nécessite Initié. L’utilisateur sait y faire pour infliger un coup à un adversaire au sol, à mains nues. À ce stade de la compétence, il ne connaît aucune technique précise mais a un bon instinct dès qu’il s’agit d’infliger plus de dégâts à un homme à terre. Cette série de compétences ne concerne que le combat à mains nues. For : 13, Dex : 5.

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