Matriarche Écarlate

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le Lun 13 Mai 2019 - 6:59




« Ils arrivent ! Tout le monde à son poste ! »

Le voile de la nuit est déjà tombée alors que les troupes de Jiawei Dajisi arrivent avec une journée d’avance sur ce que nous pensions. Ils ont dû accélérer la marche et les corbeaux ont mal estimé la distance. Ils sont en nombre, comme nous nous y attendions. L’inquiétude se lit sur les visages des soldats, certains n’ont jamais tué personne. D’autres ont tout simplement peur.

« Tout le monde sur le mur ! Allez ! »

Je descends de ma monture qui halète. J’ai quitté mon manoir précipitamment pour rejoindre rapidement mes hommes et leur donner mes dernières consignes. Ma garde personnelle m’accompagne également. Ils ont pour ordre de me protéger pendant les combats, tout naturellement. J’ai mis mes protections habituelles noires. Je n’ai pas eu le temps d’enfiler les épaulières et le reste.

Wen Jing garde la partie nord avec quelques hommes. Il joue plus un rôle d’alarme qu’autre chose. Lin Meng garde le palais du gouverneur avec Zi Qiu, le chef de la garde de la ville. Lin Yong est sur le mur sud avec moi, Francis et Harch. Li Guo est également là en soutien mais ne dirige pas d’unité à lui seul.


« ARCHERS ! Suivez-moi ! »

Je suis dans la cour, juste derrière la grande porte sud. Xupeng vient immédiatement à ma rencontre. Il a enfilé lui aussi à la hâte sa tenue de protection, je vois qu’il tient nerveusement son arbalète contre lui.

« Madame Song, vous voilà ! Lin Yong est déjà en haut avec ses unités et Harch aussi ! Francis vous attend, il est juste là !
- Très bien Xupeng, merci. Va à ton poste et tient-toi près. Tu peux déjà charger les catapultes pour le moment, d’accord ?
- Oui, tout de suite ! »

Il part aussitôt en direction des engins de siège pour donner mes consignes. Malgré l’obscurité, je perçois rapidement un homme d’une assez « forte » carrure se diriger vers moi avec un large marteau dans les mains. Il s’agit de Francis. Il a mis l’armure chinoise que je lui ai assignée, c’est bien.

« Je vous attendais pour envoyer le reste de mes gars en haut ! On se conforme au plan ?
- Oui, allons-y tout de suite ! Il faut voir s’ils vont attaquer de nuit ou s’ils montent le camp !
- Pour l’instant, ils ne font qu’avancer ! Sont loins encore !
- Nous verrons ça de nous-mêmes ! Aux remparts, immédiatement !
- Ok, chef ! »

Je passe devant avec mes gardes et nous commençons à gravir les marches en direction de la tour. Une colonne de soldats nous suit, un mélange de prisonniers, de miliciens et de gardes. Ils apprendront pendant la bataille. Ce n’est pas l’idéal, mais nous n’avons pas vraiment le choix. La « tour » est une sorte de pavillon fait de bois et de pierres au-dessus de la porte, un large tambour y est disposé ainsi qu’une estrade pour me faciliter la vision. Le toit aussi est normalement suffisamment large pour protéger des flèches de haute volée. Je dirigerai les hommes depuis cet emplacement stratégique.

« ALLEZ MESDEMOISELLES AU PAS DE COURSE ! Les ennemis vont pas nous attendre pour prendre le thé ! »

Francis et Li Guo se tiennent à ma droite tandis que Lin Yong et Harch sont sur ma gauche.

Pour l’instant, nous sommes en phase d’observation et nous essayons de voir ce que fait l’armée ennemie. Peut-être vont-ils monter le camp pour la nuit et attaquer à l’aube ? Nous n’en savons rien, donc nous sommes en position. J’ai également envoyé Noah dans la forêt à l’ouest en urgence avec les corbeaux.

Ils ne sont pas loin. Il faut que nous…


« AAAAAAAH ! »

Un cri de douleur nous stoppe dans notre mise en place. Un soldat vient de se prendre une flèche. Il tombe par terre, mort. Puis de nouveaux hurlements se mettent à résonner dans la nuit. Quoi ? Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ?! Je regarde à gauche et à droite, des hommes sont déjà blessés ! Ils ne peuvent pas déjà être…

« Ils sont devant les murs Huayan ! Ils se planquent dans le noir comme des catins ! » m’hurle Francis.

Vite, il faut improviser !


« Arbalétriers et archers ! »

Les crieurs de ma tour se tournent vers les troupes pour communiquer avec les soldats :

« ARBALÉTRIERS ET ARCHERS ! »

Les hommes répondant à cet appel se placent devant les murs et mettent en joue les formes difficilement visibles devant les murs. Ils sont à découvert !

« Feu ! »

« FEEEEEEUUUU ! »

Le sifflement des flèches et le mécanisme des arbalètes offrent une réplique de taille contre les flèches traîtresses des odieux personnages se cachant juste sous nos yeux. Ma garde se met naturellement devant moi pour palier à un éventuel tir qui me viserait.

« Catapultes ! A mon signal ! »

« CATAPULTES ! »

Je lève le bras en l’air pour marquer le bon moment. Les flammes de l’huile sur les roches devraient nous aider à y voir plus clair dans ce champ de bataille à moitié invisible. Et si nous pouvons en écraser un ou deux au passage, cela ne fera pas de mal à nos troupes.

J’abaisse le bras.

« FEEEEEUUU ! »

Cinq rochers de feu s’élèvent de notre côté du mur pour embraser la nuit noire et rejoindre avec fracas la route et les rizières du sud de la cité. Quelques cris venant d’en bas se font entendre tandis que les sillages de feu de nos projectiles donnent désormais une meilleure visibilité à nos tireurs.

« Feu à volonté, rechargez les catapultes ! » lancé-je.

« ALLEZ LES GARS ! ENVOYEZ-LES VOIR LEURS ANCÊTRES ! » crie Francis.

« Feu à volonté ! » complète plus sobrement Harch de con côté.

Je ne sais pas combien d’hommes sont accroupis dans les ténèbres devant nous mais cela ne me rassure guère. Ils tirent des flèches mais beaucoup moins que nous, ils préparent quelque chose c’est certain.


« Noah ! Quand tu es sur place avec les corbeaux ! Accomplis ta mission, c’est très important ! » pensé-je en direction de mon protégé.

Les flammes des projectiles commencent à s’éteindre. Je vais tenter de les utiliser une dernière fois avant qu’elles ne disparaissent complètement. Je tends les mains vers elles, avec un peu de concentration, je les envoûte… Pour faire une spirale de feu brûlant nos ennemis. Ils sont nombreux.


« Que vois-tu Wuhan en bas ?
- Ils ont des grappins ! »

Des grappins ? Ils vont prendre d’assaut le mur, mais comment comptent-ils avoir suffisamment de diversion pour pouvoir lancer leurs… Attendez ! le reste de l’armée là-bas, qu’est-ce qu’ils sont entrain de faire ?

« Maîtresse ! De fortes concentrations de flammes grossissent derrière cette avant-garde ! » m’informe Wuhan.

Et avant que je ne puisse ordonner quoique ce soit, trois boules de feu rejoignent les cieux pour retomber sur les remparts et faisant de nombreux blessés et de morts dans notre camp. Certains sont projetés au sol ou en arrière, d’autres encore sont brûlés à en mourir par l’attaque. Ils ont des magiciens avec eux ! Elle a de la ressource cette sorcière.


« XUPENG ! ARCHERS, FEU EN RANG ! » crié-je.

Depuis l’arrière-cour des arcs longs fournissent un nouvel appui à nos tireurs sur les murs. Ils n’arrêteront pas le flot de flèches aussi facilement !

Je jette un coup d’œil à ma droite : Les équipes de Francis ont pris des dégâts, mais ils tiennent encore et surtout il n’est pas blessé. Li Guo est aussi avec mon acolyte de toujours, en bonne santé semble t-il.

A ma gauche, ils n’ont reçu qu’une boule de feu. Quelques morts et des blessés, mais le gros des troupes est encore là. Pour montrer qu’elle n’est pas la seule à savoir jouer avec les flammes, je m’approche du rempart et charge une sphère explosive que je jette en direction de l’obscurité devant la porte.

L’explosion fait voler en éclats une bonne dizaine de ses hommes de fortune. Prenez ça bande de sauvages !

Nous n’avons pas le temps de nous reposer, ils utilisent des arbalètes lourdes pour propulser leurs grappins en haut des murs, dégommant certains de mes soldats au passage. Il y a beaucoup de cordes, impossible de toutes les retirer en même temps. J’utilise mes pouvoirs pour dégager ceux proches de ma position.


« Ils montent sur les remparts !
- Arbalétriers tirez vite !
- ARBALÉTRIERS ! »

Les archers reculent pour dégainer leurs épées tandis que les arbalètes nettoient un peu les cordes des assaillants. Certains soldats soulèvent les grappins pour les faire tomber mais avec une certaine difficulté pour certains.

Une nouvelle volée de flèches venant de la cour s’envole dans le ciel et retombe. Les complaintes de tous les soldats, les cris et le bruit des armes m’empêchent de savoir si nous faisons mouche ou non. En tout cas, nous maintenons la pression.


« Boules de feu ! »

Trois nouvelles balles magiques enflammées viennent s’écraser contre nos murs, faisant de la place pour les assaillants. Les premiers commencent à atteindre nos hauteurs bien qu’ils meurent assez rapidement. Leur avant-garde est plus coordonnée que ce que nous attendions.

Les premiers bruits d’épée résonnent. Wuhan et mes gardes se disposent autour de moi, pour bloquer l’accès à quiconque aurait l’envie soudaine de venir m’agresser directement. Francis est déjà dans la mêlée.

Il chope un assaillant par le col avant de le balancer par-dessus le mur. Il reprend son marteau à deux mains et vient frapper en pleine tête un autre avant de se retourner pour fracturer la jambe d’un ennemi derrière lui qu’il s’empresse ensuite de saisir pour lui fracasser le crâne contre les briques devenues désormais rouge sang.


« YAAAAH ! » crie un soldat adverse avant de se faire enfoncer une lance dans le torse par l’un de mes gardes.

« Francis ! Repousse-les autant que possible ! Ils ne doivent pas rejoindre la ville !
- Je fais ce que je peux ! » crie t-il avant de donner de nouveaux ordres à ses hommes.

« BUTEZ-LES TOUS ! PAS DE QUARTIERS ! »

Cela devrait suffire !

Je me tourne du côté d’Harch et de Yong. Ils tiennent mais ils ont plus de perte avec les derniers projectiles magiques enflammés. Les assaillants commencent aussi à être nombreux sur eux. Les deux commandants se battent bien, mais je dois pouvoir les aider un peu plus.

Je me concentre et prend le contrôle de plusieurs grappins que je fais tomber dans le vide entraînant une vague massive de complaintes du côté des ennemis : une chute entre un et treize mètres, cela peut en effet faire mal.

L’obscurité est revenue dans l’étendue devant nous, si ce n’est les lueurs des flammes du reste des troupes de Jiawei. Pour l’instant, ils ne bougent pas. Ils doivent attendre que leur avant-garde nettoie ma position et me force à me replier.

Cela n’arrivera pas.


Un battement d’ailes me tire de mon observation du champ de bataille. C’est Aile-Ébène. Parfait ! Noah a lancé l’opération. D’ici quelques minutes, nous pourrons mettre leurs forces en très mauvaise position.

« Nous sommes en route Madame Song ! » me lance t-il avant de s’envoler vers les cieux ténébreux.

« Xupeng ! HUILE ! » crié-je.

Les combats continuent sur les murs. De plus en plus d’ennemis sont là. Il est facile de distinguer les hommes habitués à tuer et les autres. Malgré tout, nos hommes se défendent du mieux qu’ils peuvent, menés par les ordres et la bravoure de leurs commandants respectifs.


« Madame Song ! Ils cherchent à nous couper de vous !
- Tenez vos positions, je vais m’en charger personnellement ! »

En effet, les assaillants se concentrent sur les sections au-dessus de la porte. Francis, Harch ne peuvent bientôt plus me rejoindre. Du moins ils pourraient essayer mais ce serait perdre un gros risque pour leur commandement.

« Wuhan, dégagez-moi ces accès immédiatement !
- Tout de suite ! Trois d’un côté, trois de l’autre ! »

Leur formation de protection disparaît pour laisser place à des postures plus agressives. Ils rejoignent l’unité protégeant ma position et qui tente de garder les ennemis à distance. Tandis que les premières cargaisons d’huile passent au-dessus de ma tête pour se briser dans l’étendue noire en face de nous, je tends les bras pour prendre le contrôle de plusieurs carquois de flèches.

Les projectiles se dressent dans les airs, je les envoie se positionner au-dessus des ennemis. J’abats les flèches sur eux, handicapant leur avancée. Je redonne ainsi un peu de vigueur à mes défenseurs qui ont face à eux un ennemi des plus tenaces et motivés.

J’aimerais lancer une boule de feu en direction du reste de leurs troupes, mais cela risquerait de démarrer mon plan trop tôt. Je dois encore attendre au moins quelques volées de Xupeng.


« Xupeng ! Barils de feu grégeois ! » pensé-je pour lui.

Un assaillant arrive à passer et court vers moi. Je ne perds aucun instant et alors qu’il se dresse face à moi avec son épée, mon bras éjecte un éclair qui vient le frapper en pleine poitrine. Il tombe à la renverse sous le choc et ne bouge plus. Un de moins.


« La fête est finie Huayan ! » crie une voix bien trop familière.

Sur les murs se dresse Yijun. Lame dégainée. Ne me laissant le temps de rien, il se jette vers moi. J’ai le réflexe de me reculer tandis que je vois son arme s’approcher dangereusement de moi.

Je fais un mouvement brusque avec le bras gauche, je dévie sa lame par mon esprit ce qui le déstabilise légèrement.


« Maîtresse ! »

Wuhan vient s’interposer et commence à se battre contre Yijun qui répond à son tour. Leurs lames se croisent avec force. Wuhan a deux épées courtes tandis que le traître en a une plutôt longue.

Yijun pare le coup et tente de faire tomber mon chef de garde en le cognant avec son épaule gauche. Wuhan recule de deux pas mais ne tombe pas et essaye de le frapper dans le ventre avec son genou, sans résultat probant. Le mécanisme des catapultes se fait entendre et de nouveaux barils s’élancent dans l’inconnu.

Nouvel échange de coups entre les deux combattants. J’aide Wuhan en tirant la lame d’Yijun à des positions improbables. Il arrive tout de même à se rattraper, mais mon défenseur arrive bien à lui écorcher un peu les vêtements et peut-être la chair avec un peu de chance ! Ha ! Prend ça sale chien !


« Je le veux vivant Wuhan ! Je veux le juger personnellement !
- Oui maîtresse ! »

Nouveau tir de barils. J’attends des nouvelles des corbeaux et enfin nous lancerons la fin du spectacle. Yijun essaye de profiter de mon ordre pour contourner le solide soldat devant lui. Il y arrive mais j’ai largement le temps de le repousser pour le plaquer contre la muraille. L’offrant avec plaisir à Wuhan.

« Xupeng ! Flèches de feu ! A mon signal ! » lance à l’intention des crieurs de la tour.

« Xupeng ! FLÈCHES DE FEU AU SIGNAL DE LA DAME ! » répètent-ils.

Wuhan essaye de balayer Yijun pour le désarmer, ce dernier esquive en faisant une roulade sur le côté droit. Il sort un couteau qu’il lance vers moi. Je le dévie en l’envoyant par-dessus les murs. Il attaque de nouveau en fonçant sur mon défenseur et le tranche à plusieurs endroits, heureusement qu’il a une armure pour se protéger.

J’en profite pour regarder sur mes deux flancs : la bataille fait encore rage mais le flot grimpant les murs commencent à s’atténuer. Il n’est pas stoppé mais il diminue en volume. Ce qui veut dire que… Oui !

L’armée de Jiawei va certainement se mettre en marche pour venir les aider. Le moment est parfait : plusieurs corbeaux viennent voler au-dessus de ma tête. Leur tâche est accomplie !


« XUPENG ! MAINTENANT ! » crié-je de toutes mes forces, suivie par les crieurs de la tour.

Une nouvelle volée de barils soutenue par deux lignes de flèches enflammées très nettes surgissent et illuminent un bref instant les ténèbres de la nuit de leur lumière orangée avant de disparaître dans les champs devant nous.

C’est ainsi que soudainement une série d’au moins quatre explosions retentissent et font une tempête de flammes flamboyantes embrasant les rizières et les ennemis qui s’y trouvent. Le bruit des combats s’estompe face à cette violente vague de feu qui dévale la terre pour venir lécher les pieds de nos remparts et séparant désormais nettement nos murs de l’armée adverse.


« HA ! HA ! HA ! BRÛLEZ-TOUS ! » s’écrie Francis.

De nombreux cris accompagnent ce flot ardent qui engouffre les ennemis restés en bas dans une mort chaude et particulièrement désagréable. Yijun profite de mon effet pour s’accrocher à une corde qu’il sort de je ne sais où et court le long de la muraille pour remonter du côté de Francis et de Li Guo.

Maintenant que Jiawei ne peut pas venir soutenir ses hommes, il faut finir vite avec son avant-garde.


« Commandants ! Poussez ! »

« COMMANDANTS ! POUSSEZ ! » s’écrit la tour.

Le « poussez » a été vu avant la bataille. Il faut que les chefs d’unités poussent les ennemis dans leurs retranchements et les éliminent méthodiquement en fonction de leur situation. Nous voulons les coincer et les tuer rapidement. Jusqu’au dernier s’il le faut.


« Allez les gars ! Envoyez-les à la mort ! Leurs potes sont cramés maintenant ! » s’écrie Francis quelque part dans la mêlée.

Dans le feu de l’action, je saisis deux hommes par l’esprit pour les balancer par-dessus la muraille et faire de la place. Wuhan se tient à mes côtés.


« Va aider les défenseurs ! Il faut tenir cet accès pour que Francis et Li Guo puissent les rabattre sur nous !
- Tout de suite Maîtresse ! »

Je m’approche du vide enflammé. Je prends le contrôle des flammes pour maintenir un mur homogène et ainsi gagnée du temps. Il ne faut pas que Jiawei ait l’opportunité d’engager plus d’hommes sur le front. D’ailleurs, son armée ne bouge plus, ils ont bien été stoppé.

« Xupeng, continue d’envoyer du combustible avec les catapultes ! » pensé-je.

Je jette un coup d’œil vers ma droite. Yijun se bat contre Li Guo. Un duel s’est engagé entre les deux jeunes hommes autrefois alliés. Le paria est plus entraîné que le maître-chien. Le combat est à son avantage, Francis est trop occupé à nettoyer le reste des assaillants.


« Je m’en occupe Francis, va vers la chef !
- Ok petit ! »

Ils se battent avec férocité. Je ne peux pas tout voir. Entre les corps qui tombent, les flammes à maîtriser, l’obscurité, le bruit… Je me recentre et plonge mon regard dans le feu infernal qui se voit regrossir un peu plus avec les nouveaux barils qu’envoient Xupeng depuis la cour.

Nous ne sommes pas assez organisés. Cela se sent. Nos hommes ne sont pas bien ordonnés et même nous en tant que commandants, nous n’avons pas anticipé le fait que nos informateurs n’étaient pas forcément très précis sur la plage horaire de l’arrivée de l’armée ennemie. Pour pallier le manque de connaissances de nos soldats, il faut absolument que nous soyons plus disciplinés.

J’aimerais pouvoir utiliser tous ces soldats morts grâce à la nécromancie… Mais non. Je ne suis pas l’Innommable ici. Pour mon foyer, je combattrai avec honneur et dignité. Je ne m’abaisserai pas à utiliser les cadavres de mes propres hommes ou ceux de Jiawei même s’ils n’ont que mon dégoût le plus profond. Chengdu ne sera ni souillée par elle, ni par moi.

Le vacarme du combat vient jusqu’à moi. Une lance tombe au sol, j’entends un bouclier en bois qui se brise sous les coups. Des épées s’entrechoquent, des haches volent. Quelques arbalètes à répétition se font entendre, particulièrement pratiques dans les mêlées.

Les cris de rage, de douleur et de peur parsèment les remparts. Chacun espérant que ce soit le camp d’en face qui souffre le plus. L’avant-garde se décompose peu à peu, je peux le sentir. Je vois de plus en plus mes soldats lorsque je tourne la tête, les ennemis se font déborder : ils n’ont plus de renforts, ils n’ont plus d’espoir.


« Madame Song ! Le commandant Lin Yong est blessé !
- Quoi ?! »

Et voilà que je commençais à trouver la bataille trop facile. Il ne doit pas mourir, cela mettrait un mauvais coup au moral de ses troupes, risquant de briser notre avantage tactique actuel. Vite ! Il faut le rapatrier ici !

Problème : il y a encore trop d’ennemis. Je ne peux pas le ramener à la porte. Le feu devrait pouvoir tenir encore un moment avec les barils d’huile et de feu grégeois que Xupeng envoie en continu. Je vais pouvoir aller les aider !

Il faut que je le rejoigne au plus vite.

Je sors plusieurs lames de mon armure et les fait voler autour de moi. Je m’approche rapidement de mon flanc gauche. Plusieurs ennemis se débattent comme des diables pour rester en vie… Ou emportez le plus de mes hommes possibles. Je les poignarde à différents endroits tandis que mes défenseurs en profitent pour avancer en rang serré vers l’avant et ainsi progresser sur le mur.

J’en saisis un autre pour le jeter par-dessus le vide. Je l’entends crier et s’écraser par terre treize mètres plus bas.


« Allez ! Chargez en avant ! Poussez ! »

Les troupes de Jiawei tombent une à une. La colonne de nos soldats grossit de plus en plus. Je n’ai plus qu’à marcher sur les corps laissés derrière et de faire voler les ennemis du haut des murs. Les morts sont déjà nombreux, beaucoup de sang… Cela me fait toujours un pincement au cœur de voir les visages des tombés. Certains semblent apeurés tandis que d’autres n’expriment que la douleur. Un petit nombre semble en paix, même si leur dépouille gît au milieu d’une dizaine d’autres, le long du mur tâché de la marque de leur échec au combat.

Jiawei Dajisi, tu paieras pour toutes ces vies écourtées.

La colonne arrive à se frayer un chemin jusqu’au commandant blessé, ce n’est pas bon du tout. Je m’agenouille à côté de Lin Yong. Il est adossé à la muraille, la blessure est au niveau des côtes, il semble perdre pas mal de sang. Un soldat m’annonce qu’il a été touché par une lance qu’il a ensuite retiré à mains nues lui-même.


« Continuez d’avancer ! Allez ! » ordonné-je pour que les troupes continuent leur assaut.

Je pose mes deux mains sur sa plaie et tente de le soigner du mieux que je peux. Ma magie n’est pas assez puissante pour le guérir complètement, mais peut-être qu’un petit peu de soins lui fera du bien un instant.


« Ça va aller, Madame. J’en ai vu… D’autres.
- Vous avez été lourdement blessé, Lin Yong. Il faut vous faire examiner immédiatement. »

Je me tourne vers la cour où les catapultes font encore feu. J’aperçois Xupeng qui continue de donner des ordres aux manœuvres.

« Xupeng. Il me faut deux médecins sur la section du mur de Lin Yong, il a été blessé et j’ai peur qu’on ne puisse pas le transporter jusqu’à l’infirmerie. Sa partie a été nettoyée, les ennemis ne sont plus là. »

Je retourne au combat pour faire le point. Harch semble s’en sortir et a repris le commandement des hommes de Lin Yong. Ils n’ont pas besoin de mon aide pour terminer le travail ici. Je rejoins au pas de course la tour centrale pour connaître la situation de Francis et de Li Guo.

Les flammes magiques qui se sont déversées sur le mur plus tôt commencent à s’éteindre lentement, laissant derrière elles des corps salement brûlés à l’odeur nauséabonde. On dirait du porc à la broche pas frais. Les braseros restants donnent une scène inquiétante où des ombres s’agitent pour se vaincre.

Parfois, la lueur du feu fait surgir un visage des ténèbres. Un visage bien souvent enragé par l’instinct de survie humain. Au loin, j’aperçois Li Guo qui se bat toujours en duel contre Yijun. Aucun des deux ne semble prendre l’avantage. Le maître-chien y met toutes ses forces, toute son énergie.

Francis est encore dans la mêlée, il ne peut pas le rejoindre. Je dois faire quelque chose. Et… Mince les flammes devant les murs. Je dois les maintenir en forme pour qu’il soit suffisamment uniforme pour éviter que des renforts passent.

Li Guo… C’est à toi de le vaincre.

Je reprends ma position et prend de nouveau le contrôle du feu alimenté par Xupeng. Je finis de brûler les quelques survivants qui étaient restés en bas ou qui étaient tombés. Ils ne feront plus de mal à personne ceux-là.

Je jette un regard rapide en direction d’Yijun… Il ne veut pas perdre ce chien ! Il met en difficulté Li Guo… Francis doit l’aider !


« Francis, aide Li Guo si tu peux. Il ne va pas s’en sortir tout seul. Yijun doit être capturé vivant. J’insiste sur le vivant, il est à moi ! » pensé-je en direction de mon acolyte.

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Bataille de Chengdu : Assaut Nocturne Signat10

"My thorns are sharp"




Consule de l'Étiquette, Ambassadrice du Consulat en Terre des Dragons, Gouverneur et Dame de Chengdu



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le Lun 13 Mai 2019 - 7:07


« Francis, aide Li Guo si tu peux. Il ne va pas s’en sortir tout seul. Yijun doit être capturé vivant. J’insiste sur le vivant, il est à moi ! »

Ouais bah Francis il est occupé là !

Cette bande d’enculés nous ont attaqué en traître, j’suis sûr qu’il y a une histoire de magie encore dans cette affaire ! C’est pas possible qu’ils aient pu s’approcher aussi près des murailles sans qu’on les repère. C’est pas comme s’ils étaient que deux ces bâtards !

J’attends ce moment depuis longtemps. Me retrouver de nouveau au cœur de l’action, l’arme ensanglanté, les yeux gorgés de rage et la voix emplie de fureur. Je fais voltiger mon marteau pour l’abattre sur un de ces connards, je lui enfonce la tête dans le poitrail !

Un gars à côté de moi se fait faucher une jambe pour une hache. Je réfléchis pas, je colle mon arme dans la gueule de son adversaire pour lui faire perdre son casque, je chope une lance qui traîne à côté et je lui enfonce dans la gorge. Un de moins pour les fdp.

C’est le chaos ici. J’ai une lance d’un mec qui passe par-dessus mon épaule droite pour aller titiller la gueule d’un ennemi tandis que ça pousse dans tous les sens. J’ai même plus assez de place pour faire tourner le marteau. Du coup je passe à mains nues. Les gants en métal dans la gueule, ça fait jamais plaisir. Le premier qui vient à ma portée je le castagne avec les poings, au bout de quelques coups il a la gueule complètement défoncée et en sang.

Je le saisis fermement avec les mains et je le lui brise la nuque. Voilà, c’est comme ça qu’on fait quand on est un bonhomme.

Bon faut quand même que je suive les ordres, à contrecœur je me retire du cœur de la mêlée pour que mes gars continuent le nettoyage. C’est pas les meilleurs guerriers du monde mais ils devraient s’en tirer.

Il y a encore quelques duels qui ont lieu entre les soldats pendant que Li Guo et l’autre traître se battent un peu plus loin sur les murs. C’est bien, il l’a isolé de l’avant-garde, il pourra pas communiquer ses ordres comme prévu.


« Yaaaaaah ! »

C'est quoi ça encore ?

Trois gars bondissent devant moi. Ils ont pas l’air contents. Vu l’état de leurs chicots, c’est pas du mercenaire de qualité que nous avons là. Je me mets en position d’attaque, marteau en l’air et je fonce dans le tas. De toute façon, j’ai une armure lourde, ils pourront rien me faire ces enculés avec leurs couteaux à fromage.

J’en cogne un qui tombe au sol sous le choc. Je me retourne sur ma gauche pour donner un bon coup droit dans les flancs au second qui rejoint vite son combat à terre. L’autre essaye de me planter dans le dos mais pas de bol, j’ai une protection bien trop épaisse pour son arme.

Je lui attrape son bras armé et je lui donne un gros coup de boule. Une fois que les trois sont entrain de geindre par terre, je les finis au marteau un par un de façon méthodique : grosse attaque dans la tête. Étrangement ça marche bien. Parcontre c’est très salissant. J’ai des bouts de cerveau sur mon arme : dégueulasse. Aucun des mecs restants voudra venir me défier avec ce que je viens de faire. C’est limite s’ils ne se poussent pas pour me laisser passer.


« ALLEZ ! FINISSEZ-LES PUTAIN ! ON LES BAISE ! »

Je suis énervé. On va gagner mais je sais pas… Le fait d’avoir des soldats qui savent pas bien se battre, ça m’agace. On a pas le choix, c’est tout ce qu’on a en réserve. Leur avant-garde, elle savait monter aux murs et faire leur petit tour surprise mais sinon pour les armes faudra qu’ils repassent : j’ai vu mieux dans ma carrière.

Parcontre l’enculé d’Yijun lui… Je vais me le faire. Enfin, faut le garder en vie Huayan a dit. Elle a pas précisé s’il devait être entier ou pas. Li Guo fend l’air avec son épée pour trancher le gars, il pare et le cogne. Le petit est déséquilibré et est plaqué contre la muraille à la merci du traître ! C’est là que je passe à l’action.


« LA FURIE ROUGE, ENCULÉ ! » crié-je pour annoncer mon entrée dans le combat et pour faire diversion.

Je fais voltiger le marteau qui finit dans les briques. Elles font la gueule, croyez-moi. Je jette un regard de tueur à Yijun avant de relancer un assaut contre lui. Je vais me le faire ce petit con. Je fais une feinte avec arme et je lui mets une attaque circulaire dans l’épaule. Il est esquive trop tard et se la prend de plein fouet.

Je me retourne vers Guo pour l’aider à se relever et le ramener dans le combat. A deux, on peut le niquer !


« Allez p’tit, on se le fait ensemble ! »

On se toise du regard. Le gars, il sait que ça va être tendu du slip maintenant. J’ai l’impression qu’il canalise un sort ! Ni une ni deux, je reprends le marteau et essaye de le cogner encore. Li Guo me suit et tente d’asséner un coup sur le flanc gauche de notre adversaire. Il esquive encore !

« Arrête d’esquiver et bats-toi sale chien ! »

Je vois une sphère rouge qui grossit dans la main d’Yijun, ça ressemble au sort de Madame Song ! Il va nous faire sauter ce couillon !

Il lance son sort directement à nos pieds, ça explose littéralement devant moi. On est soufflés sur plusieurs mètres derrière nous. Je m’écrase lourdement au sol avec mon armure. On voit rien dans le noir putain ! Quelle idée d’attaquer de nuit bordel ! J’ai lâché mon marteau en plus, fait chier !

L’assassin raté revient à la charge, cette fois-ci son épée pointée vers ma gorge. Même pas en rêve mon gars. Je prends une brique qui a volé à cause de son sort à la con et je lui envoie en pleine tronche, ce qui arrête son avancée en la décalant sur le côté. Je plonge vers lui pour le prendre par la taille, le soulever et le faire valdinguer derrière moi.

Il est trop rapide bordel ! Ça marche mais il fait des roulages pour s’éloigner de moi. Li Guo surgit des ténèbres à ce moment-là pour tenter de l’arrêter en lui mettant un coup d’épée dans le dos. Il se décale encore une fois, fait un croche-pied au maître-chien qui tombe par terre. Yijun ne perd pas de temps et dégaine un poignard qu’il plante dans le torse du petit qui se met à convulser sur le sol !


« NON !
- Il n’y a plus que nous deux Francis !
- Je te jure tu vas payer enculé ! »

Je ramasse l’épée du petit et je fonce sur notre ennemi pour l’arrêter. Les passes d’armes sont rapides, j’y mets toute ma colère et ma rage ! T’as tué un putain de jeunot sale bâtard ! C’était un mec bien en plus, tu vas payer au centuple !

« Je vais te briser les os ! »

Je lui mets des coups extrêmement forts dans la tronche, il peut plus esquiver, il est obligé de parer et malheureusement pour lui, je suis bien plus costaud. Fallait faire plus de muscu mon gars !

« Je vais t’envoyer rejoindre ta maman aux Enfers, tu lui diras bonjour de ma part ! »

Il fait une roulade sur le côté à ce moment-là, prend appui sur les remparts et me bondit dessus en me mettant un coup de pied dans la gueule. Mon casque vole dans les airs pour retomber je ne sais où. Je suis sonné et je perds un instant le sens du danger.

Il en profite pour se mettre à courir. Hors de question que tu te t’échappes mec ! Une idée, une idée putain ! Vite, il monte sur le mur et court sur les créneaux. Ouais, une lance ! Je prends une lance qui traîne par terre, je le mets en joue et je lance de toutes mes putain de force sur lui.

L’arme file dans les airs et vient se planter direction dans sa cuisse gauche ! Il a rien vu venir ce bâtard ! Il tombe sur le côté et lâche même un cri de douleur. Je me précipite vers lui et pour le maintenir plaquer au sol. Je lui assène plusieurs coups de poings sur le visage. Je lui pète le nez et les arcades. Je vide ma colère sur lui.

Ça me fout les boules de pas pouvoir le tuer bordel ! Il a à moitié perdu connaissance, avec ce que je lui ai mis tu m’étonnes. Je vais le réveiller moi tu vas voir. Je m’approche de sa blessure à la jambe et j’appuie de tout mon poids sur la lance pour bien l’enfoncer dans ses chairs.

Il se remet à crier. Bien fait pour ta gueule.


« AMENEZ-MOI UNE CORDE ! »

Je mets un pied vers le bout de la lance. Je la brise. Je laisse le métal dedans, le bois ça sert plus maintenant. Deux gars m’apportent une grosse corde. Ils croient que je vais faire le taff moi-même ?

« Attachez-le fermement et ramenez-le moi. Traînez-le par terre, il mérite pas mieux. »

Je cours en direction de Li Guo qui est entrain de crever sur le sol. Pauvre gosse, putain. Je m’agenouille à côté de lui. Je ne fais même pas attention que la bataille est désormais terminée. On a réussi à stopper leur assaut. Certains entonnent déjà un chant de victoire.

Quelle putain de victoire ? On a vaincu que l’avant-garde et il y a encore plein de connards qui reviendront demain à l’aube. Y a une quantité folle de morts partout et les gars chantent… C’est toujours ce que je déteste le plus dans une guerre : la fin. La gloire c’est pendant, pas après.

Huayan me rejoint au pas de course. Elle se met aussi à côté de Guo qui convulse.


« Vite ! Amenez les médecins ! »

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Bataille de Chengdu : Assaut Nocturne Signat10

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le Lun 13 Mai 2019 - 7:20
« Vite ! Amenez les médecins ! »

C'est probablement trop tard mais...

Nous avons repoussé l’attaque… Mais à quel prix ? Nous avons beaucoup plus de morts que ce je pensais. Et Li Guo… Comment cela est arrivé ?


« Qui l’a blessé Francis ?
- Yijun. » dit-il en me pointant l’homme attaché qui est entrain d’être traîné par des soldats.

Jusqu’au bout il a voulu nous nuire à ce point ? Qu’est-ce qui peut le motiver à être aussi terrible avec nous ?

Li Guo gît dans son propre sang. Il tremble de partout et tient ma main.


« J’ai fait… De mon mieux…
- Ne parle pas Guo. Nous allons te soigner… Tiens le coup !
- Je… J’ai combattu avec honneur.
- Ouais, un vrai guerrier mon gars. »

Il fait un léger sourire crispé… Il transpire beaucoup. Transpiration qui se mélange au sang présent sur lui. Il s’est bien battu, cela se voit.

« Madame Song…
- Oui ? Dis-moi ?
- Prévenez ma famille… Dites-leur que je suis mort pour… La cité.
- Ce sera fait, Guo.
- Ne… m’oubliez… Pas.
- Ton sacrifice restera dans la mémoire de la ville, je t’en fais la promesse. Tu resteras dans nos coeurs pour toujours.
- Ce fut… Je vis… Et je meurs… Avec Honneur. »

Il lâche ces derniers mots avec son dernier souffle. Je sens la pression de sa main se relâcher sur la mienne. C’est fini. Il est mort. Ses pupilles se relâchent. Je passe ma paume sur ses yeux pour les fermer. Un valeureux soldat et un fier compagnon de route nous quitte.

Je me redresse et nous échangeons un regard triste avec Francis. Lui aussi est peiné par la tournure des évènements. Il détourne le regard et va tabasser un prisonnier de guerre à coups de poings pour passer sa rage. Malheureusement, nous sommes au front et bien vite, les autres commandants viennent demander la suite du plan.

Harch arrive en premier. Il voit nos têtes avec Francis. Il regarde au sol et voit Li Guo, mort. Il s’incline légèrement. Je ne sais pas vraiment pourquoi mais je crois que c’est pour manifester un signe de respect… Ou de compassion ? Difficile à dire vu le personnage.

Xupeng arrive juste après lui.


« Le Commandant Lin Yong est en cours de soins ! Les médecins pensent qu’il peut s’en tirer, j’ai aussi prévenu Lin Meng pour qu’ils ramènent ses hommes ! »

Il s’arrête en voyant Guo à terre. Lui aussi, il en est touché. Il le cache derrière un visage désormais très fermé. Nous perdons un coéquipier de valeur aujourd’hui, silencieux et timide, mais toujours là quand on a besoin de lui. J’ai beaucoup de peine pour lui. Il avait presque mon âge.

« Quels sont les ordres maintenant ?
- Et qu’est-ce qu’on fait de ce putain de fils de pute aussi ? je propose qu’on lui ouvre le ventre et qu’on pende ses tripes devant la porte sud. Histoire de marquer le coup.
- Non. Il est à moi. »

Je marque une légère pause avant de me tourner vers les autres chefs d’unités.

« Y a t-il des prisonniers ?
- Oui, une vingtaine se sont rendus et il y a plusieurs dizaines de blessés dans le camp ennemi et le nôtre.
- D’accord. Notre priorité absolue est le soin de nos soldats. Transportez tous ceux qui peuvent être soignés auprès des cellules médicales tenus par les médecins et les prêtres.
- Quid de ceux trop blessés pour être sauvés ?
- Nous ferons notre possible pour sauver le plus de vies, Harch.
- D’accord. »

Je me tourne vers le sud. Là où le reste des hommes de Jiawei sont. Les flammes disparaissent peu à peu. Ils attaqueront dans quelques heures, à l’aube. Ils doivent préparer encore un mauvais coup.

« Francis.
- Oui ?
- Transporte les prisonniers dans les prisons, ils seront jugés devant la Justice. Met Yijun dans la plus profonde, la plus isolée de toutes. Attache-le fermement avec des chaînes, des cordes… Il ne doit pas pouvoir bouger d’un poil. Je me chargerai de lui quand la bataille sera terminée.
- Très bien, chef.
- Quant aux ennemis blessés… Harch ?
- Oui Madame ?
- Tuez-les tous. Hors de question que nos médecins s’occupent d’eux plutôt que de nos soldats.
- Quelle méthode d’exécution ?
- Conformez-vous à ce que je vous ai dit hier.
- Très bien. Hé ! Hé ! » ricane t-il d’une façon assez inquiétante.

Déterminée, je me complais à user de cette tactique particulièrement horrible pour effrayer le reste des hommes de la prêtresse. Je veux leur montrer ce que c’est que d’affronter la colère d’une femme attachée à son foyer.


« Xupeng. Aide au transport des blessés et demande aux hommes de Lin Meng de transporter les corps de nos soldats dans l’emplacement dans nous avons prévu à cet effet. Nous les laverons et nous occuperons de l’office funéraire au plus tôt après la fin de cet affrontement.
- Ce sera fait. »

Je décide de revenir vers la plateforme de commandement pour faire un discours pour nos valeureux combattants qui ont fait de leur mieux pour protéger leur cité des envahisseurs.

« Hommes de Chengdu ! Cette nuit, ces êtres immondes ont tenté de prendre notre bien le plus précieux : la terre de nos ancêtres et ils ont échoué, commencé-je, Jamais nous n’abandonnerons notre cité à nos ennemis quel qu’il soit ! Beaucoup de nos frères sont tombés. Je connaissais certains d’entre eux personnellement. Nous continuerons le combat et défendrons chaque mur, chaque maison, chaque pierre et chaque arbre de Chengdu contre nos ennemis ! Demain, notre victoire finale sera… Triomphante ! Chengdu ne se rendra JAMAIS ! »

Les soldats réunissent leurs dernières forces pour acclamer le discours, même si ce n’est clairement pas le meilleur que j’ai fait. Ils commencent à évacuer les remparts pour aller se reposer, se rafraîchir ou se soigner. Les hommes de Lin Meng commencent à arriver pour remplacer ces unités particulièrement mises à l’épreuve ce soir.

Je retiendrai les leçons de cet assaut nocturne. Demain, le soleil mettra à jour vos machinations Jiawei. Je vous vaincrai, je descendrai même au cœur de la bataille pour vous affronter et vous défaire une bonne fois pour toute. Vous avez perdu votre avant-garde et l’un de vos lieutenants le plus fourbe et sournois. Je suis curieuse de voir ce que vous avez encore en réserve.

Les vaillants défenseurs de Chengdu continueront de se tenir face à vous pour vous résister. Je vous en fais la promesse.

Je détourne mon regard de l’horizon et part en direction du manoir. Je veux enfiler une nouvelle armure, vérifier l’état de mon mari et retourner à la porte sud pour mieux organiser nos troupes et préparer la bataille qui se jouera à l’aube.

Cette attaque nocturne était précipitée mais pas désespérée. Jiawei doit malgré tout avoir des engins de siège ou des tours de passe-passe pour pouvoir encore faire de gros dégâts : sans compter qu’ils ont l’air d’avoir des utilisateurs de magie avec eux.

La nuit s’achève ainsi, dans le sang et le chaos. L’aube sera tout aussi sanglante, mais je le clame haut et fort : nous tiendrons la ville et nous résisterons. Jamais nous ne céderons devant la barbarie de bandits, de mercenaires et de fanatiques d’une secte. Nos murs sont encore là, la grande porte sud aussi : ils ne passeront jamais.

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le Lun 20 Mai 2019 - 23:54
Là, c’est le moment parfait. Tu viens d’écrire un rp super long et qui t’a probablement demandé beaucoup de temps et de réflexion. En bref, c’est ton moment !

Et là, j’te fais un commentaire tout nul de trois paragraphe.

La blague serait si drôle que j’ai presque envie de le faire. Sauf que non, j’ai pas envie de m’attirer tes foudres et devoir en répondre par mp.

Donc, tu connais la formule, j’vais d’abord mentionner ce que j’estime qui cloche pour ensuite partir sur le positif.

1. Une remarque de taille !

En effet, quand j’ai lu tes mini-série précédente, une remarque est venu à mon esprit et je sais pertinemment que le genre de considération que je m’apprête à faire ici… Quelques uns s’en moquent.

Mais… Les murailles de Chengdu mesure 13m de haut…?

Nah, si j’ai tiqué, c’est parce que la valeur est exagérément grande. Pourquoi est-ce que j’suis chiant avec ça ? Bah, déjà, 13m est plus ou moins égale à un immeuble de cinq étages. Surtout ? La Grande Muraille de Chine mesure entre 7m et 8m de haut ! Donc, ouais, j’me dis que c’est quand même chaud qu’une ville de province ce tape des murailles plus grande que le truc qui devait empêcher les mongoles de passer.

Ouais, j’suis chiant. D’autant que dans le rp de « La Chute de Nottingham », nous estimons que les murailles sont assez haute pour simplement justifié le fait que Freyja ne les enjambes pas d’un seul bond.

Mais voilà, j’dis ça simplement pour penser à la logique des chiffres dans nos rp. Pour moi, c’est chaud de voir les murailles d’une ville de province plus haute que le monument du monde.


2. C’est la cousine par alliance du frère de son oncle, c’est ça ?

Bon, là ? C’est moi qui me retrouve à ne pas avoir fait mes devoirs. Mais sincèrement, après une discussion Discord et la main que j’me suis claqué sur le front, j’crois que j’vais obliger une fiche de PNJ dans les outils.

Si t’es pas au courant de la discussion sur le Discord, c’était… En substance… La difficulté que nous pouvons avoir à retrouver les PNJs propre au personnage. Genre, c’était partie sur un jeu du style : Ouais, j’te donne un PJ, donne moi l’un de ses PNJs. Le résultat à été sans appel, c’était pas facile et seulement quelques uns ont prouvé leurs connaissances.

Bon, ok, j’avais que Primus / Agon / Kuro comme preuve. Mais l’histoire est là.

Moi qui peut me vanter de te suivre depuis longtemps, je te jure que j’me suis encore perdu dans tes PNJs. Genre, j’étais persuadé que le traître était le limier. Donc, tu comprend mon désarroi lors du final de ton rp.

Le truc ne vient pas spécialement du fait que ce soit des noms à consonance chinoise ou quoi. Plutôt que, Francis ? Ont le retient parce qu’il est présent à chaque post et que tu nous l’impose. Mais… Les autres ? J’te jure, si je m’amuse à donner des pronoms tels que « Mamy Nova » ou « Le keum de Huayan ». C’est juste parce que j’retient la fonction des gens et pas leur nom. Même « Harch », je l’appel une fois sur deux « Stokolov »…C’est dire.

Donc, c’est juste pour dire que, ouais. Ton effet à totalement été brisé chez moi parce que j’ai été perdu dans cette histoire. Clairement, on retient plus facilement l’archétype d’un personnage que son nom dans les cas où nous ne sommes pas marteler avec son nom.

Sérieux, j’doute sur le nom du frère.

Voilà, c’était juste pour le dire et mettre le doigt sur le fait suivant : Plus tu as de PNJs, plus ses compliqué des les rendre mémorable et l’action de fin de rp le prouve bien. Pour moi, j’ai pas été touché parce que j’arrivais plus à savoir qui était qui.


3. THIS GIRLS IS ON FIIIIIIIIIRE !!!

En fait, ici, c’est un reproche sans être un reproche. Je m’explique. Ici, chaque personnage à un peu sa compétence signature. Genre, elle pop dans un rp ? Tu sais qui est-ce qui traine devant toi.

Jecht à le « Jecht shoot », Cassandra à « Colère d’Etro », Famfrit à « Famfrit », Minnie à « Lumière » et ainsi de suite.

L’idée, c’est vraiment tu penses à une compétences et c’est l’image d’un PJ que tu retrouves. Cependant, ce qui est cool avec les compétences signatures ? C’est la rareté et / ou l’utilisation qui donne le truc en mode « Ouah ». Genre, on s’en brande d’un gars qui crache du feu. Mais Chen qui descend une barrique et crache du feu à cause de son haleine alcoolisé ? C’est « Ouah ». Et comme il ne le fait pas souvent ? C’est double « Ouah ».

Donc, pourquoi est-ce que j’parle de ça ? Simplement pour dire que, si j’dois donner une compétence signature à Huayan, c’est la manipulation du feu avec la télékinésie.

Alors, oui. C’est totalement « Ouah ! » et c’était bien donné lors du tournoi.

Mais, j’trouve que malheureusement ça arrive trop souvent. Genre, ici, c’est l’étape un de la bataille et nous avons déjà la manipulation des flammes ! En vrai, j’aurais été en mode « Ouah » pour voir ça dans le grand final. Ici ? J’aurais trouvé ça bien plus cool de voir l’utilisation du décors plutôt que des armes de la ville.

Genre, ils ont les pieds dans une rizière ? Bon ! Déferlante dans les gencives. Et c’est « Ouah ».

Enfin, tout ça pour dire que… Notre système étant… Nous avons des compétences qui collent à des personnages alors autant se réserver sa afin d’avoir plus de moment « Ouah » et que nous soyons surpris à l’utilisation de celle-ci. On n’balance pas tout les jours un « Pouvoir du Décors » ou un « Entre deux-mondes ».


Il n’y a pas de point quatre, c’est juste un marqueur visuel pour la partie plus cool.

Bon, tu sais déjà que le point émotionnel culminant n’a pas trop marché sur moi, la faute est annoncé plus haut. Mais autrement, j’veux juste revenir sur un truc. Le partage avec deux points de vue, j’aime bien. Avec la vue d’ensemble et ensuite une partie précise. C’est intéressant et ça vire le côté omniscient que nous pourrions avoir en avant qu’un seul et gros rp de Huayan.

Cependant, j’ai un pet de regret avec la partie de Francis. La simple sensation d’en faire trop pour trop en faire. En vrai, pas mal de ses réflexion ont fait mouche chez moi et j’ai kiffé. Cependant, il y a des fois où c’était la touche de trop et c’est dommage. Tu vois c’que j’veux dire ? Il faut pas se confondre dans son archétype pour que ça marche. Tu peux être léger par moment ou justement accentué quand la situation le permet.

Bref, je pinaille pour des détails.

Mais en clair, j’aime bien le rp. La bataille est bien menée, nous avons le point de vue qui change sur les actions et nous avons clairement ce sentiment que la ville se défend et pas seulement Huayan.

La bataille est bien mené et nous n’avons pas le sentiment de « le dénouement est déjà certains ».

D’ailleurs, j’ai un truc et j’sais pas si c’était voulu ou non. On en parlait récemment sur le Discord, le sentiment de devoir nommer toutes les morts. Pour moi ? Ce n’est pas une nécessité. Dans le sens où nous sommes dans un conflit et on peut pas se permettre de s’attarder sur tout. En premier lieu, nous avons les spots sur l’autre, mais ça aurait fait clairement tâche de voir Huayan commencer à nommer tout le monde.

Pourquoi j’dis ça ? Simplement que ça rajoute un plus et du réel d’avoir ce « j’ignore qui sont les morts ». Genre, Huayan a pas accès au recensement civile.

Donc, voilà ! C’était bien !


Avancé : 31 points d'expérience + 300 munnies + 3 PS. Deux en Psychisme et un en Défense ! Tiens, c'est bizarre, il y a un étrange parchemin qui dépasse de la poche du défunt et... Oh ! Une compétence offerte !

Berger : Actif. Le dresseur tente d'apprivoiser une bête sauvage de force mineur. Le dressage se divise en trois étapes. Affrontement (inutile si l'animal n'est pas agressif), capture (inutile si l'animal est coopératif) et pour finir le dresseur pourra le domestiquer. Le comportement de l'animal, sa loyauté et sa fidélité dépendent de la manière dont il sera dresser. A noter que si le lien entre l'homme et l'animal existe dès le départ il est fragile et seul le temps pourra le renforcer et le consolidé. Un seul animal peut être dressé à la fois. Il est possible de rater la tentative de dressage. Si l'animal n'est pas assez bien traité, il risque de se retourner contre son maitre ou de s'enfuir. Une fois dressé, l'animal restera au coté de son maitre jusqu'à leur séparation. On ne peut dresser que des animaux et insectes. Sym : 13, For : 10, Psy : 10


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