Huayan Song
Huayan Song
Matriarche Écarlate

Feuille de personnage
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le Jeu 9 Mai 2019 - 7:29


Mini-série

« J’ai rassemblé les prisonniers pour les faits mineurs ou en attente de jugement dans les mêmes cellules. Ce sont des conditions très austères pour eux, mais cela ne devrait pas durer très longtemps. Ceux qui restent dans cette partie sont ceux ayant été jugés et qui sont en attente de leurs exécutions…
- N’en dîtes pas plus, Monsieur le Juge. Je comprends très bien.
- Vous avez besoin d’assistance pour cette tâche ou… ?
- Non, je vous remercie. Je vais m’en charger… Moi-même.
- A votre guise… Faîtes ça rapidement s’il vous plaît. Ils ont déjà été jugés, leurs crimes reconnus.
- J’appliquerai la sentence qui leur a été promise, rien de plus. Je connais moi aussi les ordres de la Dame, soyez rassuré.
- Bien. »

Shi Wu se tourne de moi et ferme les portes de cette section de la prison derrière lui. Fermées à clef.

Je dégaine mon épée, relique de mon passé dans la marine de la Shinra. Elle n’a pas été aussi abîmée que moi… Ha ! Ha !

Les geôles de Chengdu ne sont pas très grandes, on peut sentir qu’il n’y a pas très haut taux de criminalité ici… La délinquance est plus commune et encore. Cette situation est plutôt cocasse : des tueurs qui vont être tués par un autre tueur.

Je commence à marcher. Je ne cherche pas à me cacher. Très peu de lumière ici, mais mes pas résonnent sur la pierre. Ils savent qu’il y a quelqu’un et que ce quelqu’un n’est pas venu pour les pardonner de leurs crimes.

J’arrive devant une première cellule. Un homme se tient assis sur un banc, la tête baissée. J’ouvre sa cage et rentre dedans, toujours le sabre à la main.


« C’est l’heure. »

Il relève la tête, avec un léger sourire insolent. Sourire rapidement perturbé lorsqu’il voit qui se tient devant lui. Un homme en noir avec un œil rouge mécanique et une arme à la main.

« Si vous le dîtes.
- Vous ne m’en voudrez pas si je ne vous demande pas votre dernière volonté. »

Sans attendre sa réponse, je plonge mon sabre dans sa gorge. Je ne tremble pas. Mes frappes sont toujours claires et précises. Le sang… Coule sur ma lame et le sol. Le corps de la victime est comme paralysée tandis qu’il jette un dernier regard dans ma direction. Entre surprise et peur.

Après un instant, je retire mon épée et laisse le cadavre s’effondrer.

Je reste un moment-là, réfléchissant à ce que je ressens. Le vide interstellaire m’a infligé une malédiction des plus difficiles à contrôler. Les ténèbres me dévorent peu à peu, chaque jour un peu plus. Cependant, j’éprouve un certain plaisir de… Pour le meurtre.
La question pour moi est plus : est-ce que ça a toujours été ainsi ou est-ce que j’en ai pris conscience qu’après coup ?

Difficile à dire.

Cellule suivante. Cible suivante. Place libérée.

On passe aux suivants.

Ce séjour en Terre des Dragons m’a permis cependant de découvrir toutes ces techniques de méditation… Je pense que je pourrai demander à Huayan si elle peut m’introduire ces techniques. Peut-être que je pourrai contrôler la progression des ténèbres, du moins pendant un temps.

J’ouvre une nouvelle cellule. Cette fois-ci, le prisonnier est plus fort et grand. Dès qu’il me voit arriver, il se dresse et tente de m’intimider.

Ha ! Ha ! Ha !

Si tu avais combattu ce que j’ai vaincu petit homme, tu saurais que tu ne me fais craindre absolument rien.

Il se jette sur moi, tentant un uppercut. J’esquive de peu. Je charge ma main d’un sort électrique et plaque ma paume sur son bras gauche. Il est déséquilibré, tremble. Je le pousse et il tombe à la renverse sur le côté, l’esprit brouillé.

Il ose échapper à la Justice ? Ha ! Ha ! Tuer ! Tuer !

Je me jette à mon tour sur lui avec mon sabre. Je le plante dans le ventre et m’acharne comme un forcené en le tailladant dans tous les sens ! Meurt vermine ! Je suis tellement concentré sur les coups que je lui assène que je ne remarque même pas qu’il a déjà perdu connaissance et qu’il est probablement mort.

Ah oui. J’ai peut-être coupé trop près du cœur…

Shi Wu ne sera pas content. Il a les boyaux à l'air libre là... Je vais essayer de faire mieux pour les autres. Je suis sensé respecter les ordres après tout. C’étaient quoi déjà ? Ah oui… Faire de la place en tuant les condamnés à mort. Mais proprement. Voilà. C’était le terme que je cherchais.

Cellule suivante. J’entre sans m’annoncer, à quoi bon ? Un homme d’un certain âge est assis dans cette cage.


« Qui êtes-vous ?
- Harch. Je viens accomplir la sentence qui vous a été promise par la Justice.
- Mon exécution devait avoir lieu la semaine prochaine !
- Elle a été avancée. Mettez-vous à genou. J’en ai d’autres après vous.
- Qu’est-ce que… Vous avez à l’œil ? »

Il cherche à gagner du temps ?

« Un accident malheureux. A genou. » dis-je plus autoritaire.

Il s’exécute et continue de me regarder avec ses yeux doux. Il se rend bien vite compte que cela ne marche pas sur moi. La faiblesse me dégoûte. Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort qu’on dit… Je ne sais pas si ça s’applique à mon cas. Mais j’ai survécu, je ne suis pas faible.


« Vous avez l’air bien sombre, bourreau.
- Vous devriez vous préoccuper de votre air à vous, condamné.
- Je n’ai fait que chercher la lumière. Et on m’a condamné pour corruption et rébellion.
- La lumière ? Il n’y a que les ténèbres. J’ai pu voir la vraie nature du vide stellaire et elle n’était pas lumineuse.
- Vous serez détruit par l’une ou les autres un jour.
- Probablement. Je n’ai jamais cru en la rédemption. Je ne crois qu’en la souffrance.
- J’ai de la pitié pour vous alors, vous ne connaîtrez plus jamais ce qui est beau dans cette vie. »

Je demeure froid. Son discours ne me trouble nullement. Je ne ressens rien pour lui. La plupart des humains que je connais ne sont que des bouts de viande chaude sur deux pattes. Rien d’intéressant. C’est lorsqu’on cherche à les tuer qu’ils deviennent plus divertissants. Je respecte leurs forces aussi… Mais l’homme à genou devant moi ? Non… Inintéressant.

« Assez parlé. » lancé-je pour mettre fin à la conversation.

Je passe derrière lui, tire sa tête légèrement en arrière par les cheveux et tranche sa gorge d’un coup sec. Je vois le sang sortir : c’est bon. Je relâche ma prise et pousse l’homme en avant pour qu’il soit face contre terre.

Je regarde mon sabre, plein de sang plus ou moins frais. Certaines traces commencent à sécher. C’est beau. J’aime regarder cela… Quand je pense que sans Huayan, je serai encore à la Costa del Sol à encadrer des pouilleux.

Le meurtre… Est si exaltant pour moi.

Dans la pénombre de la cellule voisine, j’entends un petit couinement. Une femme cette fois-ci. Elle a vu et entendu toute la scène. Je ne l’avais même pas remarqué. Elle sera la suivante.


« S’il vous plaît… »

Je demeure de marbre. Condamnés à mort, innocents ou pas. Ce n’est pas mon problème. Je ne suis que l’épée. Je tranche. Je prends le sang sur moi et j’aime ça.

J’entre dans sa cage. Elle est reliée aux murs par trois chaînes accrochées à son corps. Elle est repliée dans un coin. Comme un chien en cage terrorisé.


« N’ayez pas peur. Je ne suis que votre dernière souffrance. »

Étrangement, mes mots ne la calment pas. Je ne comprends pas.

J’approche d’un pas. Elle gémit encore. J’aperçois des larmes suspendues à un regard qui laisse de plus en plus en place à la haine. Elle veut survivre. Elle me défie ? Elle voit encore de la lumière en ce monde ?
Je tends la main gauche vers l’une de ses chaînes. Un fin éclair s’échappe de ma paume pour aller se répercuter dans le métal. Le courant s’anime et électrifie la femme qui maintenant crie.


« Il n’y a plus d’espoir. Allez. Il est temps de clore ton histoire. »

Je reprends mon sabre avec vigueur et me dirige vers elle. Au début, elle n’ose pas bouger, puis elle se relève et court dans ma direction. Les chaînes ne sont pas assez courtes, je suis trop proche d’elle. Elle tente de me frapper au visage. Elle y arrive. Je prends une gifle. Puis une deuxième et enfin un coup de genou dans le ventre.

Je me plie légèrement en deux. J’ai mal au ventre et je sens le sang qui circule sous ma peau au niveau du visage. Elle me regarde toujours. Désormais elle a peur de moi, je peux le lire dans ses yeux. Je ne ressens rien. La douleur n’est que passagère.

Sans geindre, je lui tranche la gorge. Inquiète, surprise et apeurée, elle tombe au sol. Attendant la mort. Voilà… Tout ira mieux à présent.

Le nettoyage continue pendant plus d’une heure. Je prends mon temps, je l’avoue. Je ne suis pas pressé. A la fin de ma tâche, je toque à la porte menant au reste de la prison. Je suis accueilli par le Juge Shi Wu.


« C’est fait ?
- Oui. Vous pouvez envoyer des hommes pour nettoyer.
- Proprement ?
- ...
- Hum ?
- J’ai fait ce que j’ai pu. »

Je n’en attends pas plus de lui et je passe à côté de lui pour repartir chercher de nouveaux ordres auprès de la chef. Shi Wu m’arrête en chemin.

« Qu’y a t-il ?
- Certains prisonniers sont aptes au combat. Une petite quantité de délinquants est prête à aller se battre contre une remise de peine ou un abandon de charges. Pourriez-vous les amener à ce fameux Francis ?
- Ce n’est pas ma mission de départ, vous savez.
- Nous devons faire de la place, Songzi Huayan a dit. Cela en fait partie. »

Grrrrr… Il a raison.

« Très bien. Je vais les… Emmener.
- Merci. Une escorte de gardes de la prison vous attend dehors avec eux, vous pouvez les amener au mur tout de suite. »

Sans un mot de plus, je le quitte. Il ne m’intéresse pas vraiment.

Je sors des geôles et trouve la petite caravane des futures chairs à canon. A peine une quinzaine d’hommes. Mieux que rien : ils peuvent prendre des flèches pour nous au minimum. Connaissant Francis, il les mettra en première ligne sur les remparts quand les ennemis arriveront.

Je ne peux m’empêcher d’imaginer ce que cela va être.
Souffrance. Beaucoup de souffrances, du sang, des larmes. Ce sera un très beau tableau. Tant de vies seront fauchées. Je ne remercierai jamais la chef assez pour cette opportunité.

Je cache mon visage de la lumière pure et chaude du soleil et nous partons en direction de la porte sud, c’est là que Francis se trouve avec Li Guo et l’eunuque. Huayan m’a dit que je serai proche d’elle pendant la bataille.

Elle a certainement dû saisir que j’étais plus fin que Francis. C’est un artiste, c’est certain. Quand il se bat, on sent la rage dans ses yeux. La rage mais aussi du plaisir. C’est un guerrier né. Tuer n’est pas le but pour lui, il veut se battre et vaincre.

Nous partageons cela, je dirai. Le plaisir du combat… Même si c’est à des latitudes très...

Différentes.

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Don't dare to seek any kind of light Signat10

"Good God Get a Grip Girl, sit on down
I'm chunky yet funky and I'm snatching crowns"




Consule de l'Étiquette, Ambassadrice du Consulat en Terre des Dragons, Gouverneur et Dame de Chengdu






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