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Prêtre-Guerrier de Rai

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le Lun 22 Avr 2019 - 19:24
Le bruit ne daigne pas s’arrêter. Poc, poc, poc…Tambour naturel, fréquence régulière sur le verre de la fenêtre. Maigre protection empêchant la pluie de s’infiltrer dans la petite tour.

Ce n’est pas grand-chose oui, mais c’est chez lui. Et Bryke avait beaucoup insisté pour qu’on le laisse s’installer ici.

« Mais c’est beaucoup trop petit pour quelqu’un comme vous ! »


C’est vrai, mais pour les ronso, il y avait toujours eu cet attrait irrésistible des endroits étroits. Ils s’y sentaient en sécurité, ils y avaient l’impression qu’un assassin ne pourra jamais les atteindre sans glisser sur leurs poils.

« Mais c’est mal isolé, vous allez attraper froid ! »

Bryke venait du mont Gagazet, et sa fourrure était faite pour le froid. A dire vrai, il se sentait bien mieux ici, dans les courants d’air, cela lui rappelait la maison.

« Aussi haut ? Vous serez loin de tout ! »


Oui, et c’est ce qu’il appréciait envers et contre tout. Le calme, le silence, ce sentiment d’être seul. Il voulait se sentir chez lui, dans son domaine. Il voulait imaginer que cette tour, aussi petite soit-elle, soit son antre.

Et peu importe les arguments qu’il entendait, pour le fauve, c’était ici qu’il voulait s’installer. Pas dans un dortoir, pas dans une chambre, pas dans une geôle. Ici, dans cette pauvre petite tour, perdu au sommet des escaliers du château.

Le fauvre redresse le regard autours de lui.

Oui, il l’a bien fait sienne, cette petite tour. Il y a installé un simple lit de paille dans un coin. Il a retiré le rideau de la meurtrière. Il a installé une chaise et un bureau pour qu’il puisse s’assoir et poser ses affaires.

Chez lui.

Bryke laisse échapper un soupire. Les journées c’étaient avérés plutôt calme pour le moment, si ce n’est sa petite rencontre sur les remparts, rien de bien folichon.

Pour autant, le fauve se sent fatigué, épuisé. Qui aurait pu croire que ne rien faire soit à ce point, un trou noir à énergie.

Le fauve vient s’assoir sur sa chaise, sa main griffue s’enfonce dans son sac en cuir. Y remuant diverses affaires dans un brouhaha. Il cherche quelque chose de précis, et d’infiniment précieux. Son œil unique se plisse, apercevant enfin l’objet de son désir.

C’est une sphère poli, brillante et luminescente, qu’il vient retirer de son sac. Le ronso vient la contempler un instant, le reflet bleuté vient trouvé écho dans la couleur émeraude de son iris.

Une memosphère, une gemme typique du mont gagazet. Celles-ci, lorsque secoué dans un sens précis, viennent enregistrer tous les sons autours d’elles. Qu’elles répéteront si la gemme est secouée dans le sens inverse.

De par la nature du peuple ronso, l’écriture n’est pas une aptitude commune. Et l’usage de ses sphères est plus commun lorsqu’il convient de faire des rapports, ou prendre des notes.

Un rapport mm ? Cela fait bien longtemps qu’il n’en a pas fait.

Bryke vient agiter la sphère. Celle-ci s’illuminant brièvement, témoignant de son activité.

Ses babines s’entrouvrent, dévoilant ses crocs aiguisés. Son torse se bombe, inspirant l’air qui lui sera nécessaire. Et alors que le son s’apprête à sortir de ses cordes vocales….

Toc toc toc

Quelqu’un a frappé à sa porte. C’est un grognement qui s’échappe de la gorge du fauve tandis qu’il se redresse, et se dirige vers la porte.

Il l’ouvre grand…Rien ?

Personne, rien du tout.

Bryke sort la tête, essaye d’entrevoir une ombre, ou quoi que ce soit dans l’escalier. Mais il n’en est rien. Personne, il n’y a personne.

Le ronso ne perd pas de temps, et retourne à sa chaise. Il agite à nouveau sa sphère, se prépare à parler et…

« ARRETE DE TAGGER ! »

Surgit de nulle part. Poussant la porte de la tour tel un inquisiteur de la cité des rêves. Un petit être, déguisé en clown, pointe Bryke du doigt.

Le fauve le fixe un instant…Aussi perplexe que surpris de cette intervention qu’il…n’avait pas vu venir.

Le petit être ouvre sa gueule dans un grand rictus, tandis que les deux billes jaunâtres qui lui servent de yeux, brillent d’une malice nouvelle.

Le ronso pousse un hurlement féroce vers le petit être, le pointant du doigt. Il veut qu’il s’explique, et tout de suite. Mais la réponse…Est tout autre…

« Tu…Tu…n’es pas tombée…MERDE…sur la belle femme…La PAIX…potiche de base ! »


Bryke cligne de son œil unique fixant le petit être…Il ne comprend rien de ce qu’il lui raconte.

Le sans-cœur lui, voit son sourire grandir, et grandir, et grandir ! Jusqu’à lui traverser intégralement le visage.

Ce n’est que trop tard que le ronso comprend pourquoi.

Dans les bras du petit clown, cinq memosphères…Les memopshères du fauve.

L’œil unique de Bryke vient prendre une forme aussi ronde que les billes oculaires du sans-cœur. Tandis qu’un des pires frissons qu’il ait jamais sentis vienne lui secouer l’échine.

C’est sa voix qui est contenu dans ses memosphères, c’est sa voix que n’importe qui peut entendre en secouant ces gemmes. Sa voix…SA VOIX !

Non, hors de question, cela n’arrivera pas !

Le ronso s’élance après le petit être. Qui commence à dévaler les escaliers en riant aux éclats. Un rire aiguë est tout bonnement insupportable, qui finit d’achever les nerfs du fauve.

Il pousse un nouveau hurlement avant de se laisser retomber au sol, courant à quatre pattes, au nuage-noir la bienséance, il s’en fiche !

Tout ce qui lui importe, c’est de rattraper ce petit plaisantin, et lui arracher la tête avec les crocs.  

« Nah, nah nanère ! »

S’obtient le luxe de crier le petit sans-cœur. Narguant son adversaire avant de reprendre sa course folle, riant à nouveau.

Les couloirs vont et défile. Byke n’a plus le temps, plus de temps de regarder les personnes qu’il bouscule. Plus le temps de regarder les différents décors qui s’évanouissent sur sa route. Seul demeure le petit être, son objectif, sa proie.

Il le voit finalement se réfugier derrière une porte, qu’il referme d’un geste sec.

Le ronso s’arrête trop tard, il se mange la porte dans un bruit sonore assourdissant. Ce qui a le mérite…de l’énerver encore plus.

Il rugit à nouveau, avant d’ouvrir la porte d’un geste violent.

Ce qui l’attend, c’est une délicieuse odeur de volaille qui cuit, de soupes aux potirons, et de desserts sucrées. La cuisine…Il s’est réfugié dans la cuisine….

Le fauve referme doucement la porte derrière lui, les différents serviteurs et cuisinées le regarde, atteint d’une perplexité rare.

« Vous vous êtes perdu, m’sieur l’hybri… » essaye de lui demander l’un des cuisiniers, rapidement interrompu par l’index tendu du ronso, placer sur ses lèvres.

Bryke ne perd pas de temps, il se laisse retomber à quatre pattes. Reniflant, écoutant, essayant de retrouver le moindre indice du petit plaisantin.

« La, la lalaaaaaa »
entent-il chanter.

Là, dans une des grandes marmites sur le feu, le petit sans-cœur est en train de faire semblant de se laver. S’aspergeant un peu plus de la soupe de courgette à l’ail comme si c’était la plus merveilleuse des sources chaudes.

La tête bleuté et féline du ronso vient surgir lentement du rebord de la marmite, fixant le petit être.

Celui-ci vient pousser un hurlement volontairement exagéré avant de recracher un jet de soupe vers la truffe du pauvre fauve.

Bryke n’a que le temps de feuler qu’il est déjà trop tard, il sent ses poils devenir humides et visqueux.

S’en est beaucoup trop ! Bryke dégaine ses griffes qu’il s’apprête à envoyer vers le sans-cœur….

…Mais c’est fini. Il n’y a plus de sans-cœur, juste un petit poisson qui nage dans la soupe, avant de plonger.

Le fauve fixe le potage, inexpressif, blasé.

Mais qu’est-ce que c’est que cette folie encore…Dans une dernière tentative, il vient saisir la louche en bois, et essaye de chercher le poisson.

Mais rien, juste un potage, et aucune trace de ses memopshères. De ses précieuses memosphères….

L’un des cuisiniers s’approche, l’air un peu gêné. Lui tendant une serviette.

Le fauve s’en saisit dans un grognement, se débarbouillant le visage, avant de tourner les talons vers la sortie.

Il a…soudainement besoin d’être seul.
Maître brasseur

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le Mar 14 Mai 2019 - 23:42
L’espoir était au bout du tunnel, l’univers entier était rivé sur ce texte en espérant enfin avoir une réponse à cette éternelle question.

« C’est déjà quoi, le code couleur quand Bryke parle ? »

Plus sérieusement, j’ai bien aimé le rp. Surtout pour une réflexion que j’me suis fait durant la lecture. Celle disant ou Bryke était à l’aise dans les endroits restreints. Au final, il est juste un chat de 120kg. Donc, si j’dois m’retrouver face à lui, j’vais me contenter d’utiliser un pointeur laser pour le distraire.

Ouais, c’est surtout ça que j’ai bien aimé. Tu laisses pas les gags « grossier » pour nous faire rire. Il y a quelques petites réflexions et j’me sens un peu comme un chercheur d’or avec une pépite dans les mains en l’ayant trouvé.

Et puis, c’était l’occasion de faire « plus » que simplement une blague. Maintenant, nous avons tous une vision de la boite de Bryke et de son amour pour la soupe ! Maintenant, ce qui serait génial, c’est que l’odeur d’ail soit en réalité de l’ail des ours. Mais là, ça devient trop subtile. Sinon, il y a un truc que j’ai bien aimé et qui mérite d’être souligner : l’utilisation des sphères et les apparitions des dialogues des participants précédent. Il y a Cass’ dedans, donc, j’suis content.


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