La Sorcière

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le Ven 12 Avr 2019 - 18:16
Un joli matin réchauffait légèrement le jardin radieux alors que la jeune femme, toujours habillée de sa robe favorite, marchait dans les rues de la ville, descendant jusqu’au Centre-ville et donc pour le Concessionnaire Shinra. Pour Lulu, les dernières semaines s’étaient bien passées. Non seulement l’Éclaireur avait accepté de lui donner un poste haut en responsabilités, mais elle avait trouvé une location agréable aux alentours de l’ancienne forteresse. Une zone qui avait été ravagée et dont la reconstruction avait pris un certain temps. Considérant sa position dans la ville et par rapport au centre, les résidences y étaient plus prolétaires qu’ailleurs, mais avec le goût consul. La ville n’avait pas vraiment de misères architecturales à cacher depuis la fin des dix ans de reconstruction du lieu.

Lulu avait écrit quelques jours plus tôt un éditorial, nommé pompeusement « l’heure du peuple » en deuxième page du journal écrit de l’Éclaireur, dans l’hebdomadaire. Et si elle-même n’avait pas vraiment considéré l’impact, l’ampleur de cette lecture sur le peuple, l’Éclaireur l’avait rassurée. Le directeur, Kent Brockman, s’était empressé de la féliciter pour l’article qu’il avait qualifié d’explosif, puisque l’éclaireur avait reçu, peu après la diffusion du journal, de nombreuses lettres de soutien au projet et à la motivation qu’elle avait présentées. Et pour Lulu, c’était une satisfaction. Le fait d’être, pour la première fois de sa vie, vraiment sous les projecteurs, gagner une notoriété populaire, lui était tout à fait égal. Elle n’avait aucune soif de reconnaissance mais avait rédigé ce texte pour une bonne raison : faire un constat d’inquiétude. Le peuple avait-il perdu sa capacité à questionner les choix de ses dirigeants ?

Force était de constater que non, ce qui la motivait à aller jusqu’au bout. Voyant poindre dans le ciel la silhouette de Menrva, la sorcière l’appela d’un geste distrait. La chouette fondit jusqu’à elle, se posa sur son épaule nue, plus délicatement qu’à Hill Valley et se laissa balloter par ses pas. Comme autre compagnon, Lulu avait bien sûr une peluche, et pas des moindres. Durant la Journuit, elle avait trouvé son marchand de peluches, un artisan incroyablement habile, qui avait fait certaines réalisations qui l’avaient touchée. Aussi se promenait-elle ce jour-là avec un ourson à l’effigie de Chen Stormstout, l’ambassadeur du Moulin Rouge. Le choix était assez logique et ne l’avait pas beaucoup fait hésiter. Pour sa mission, cela pouvait sembler risqué, compte tenu de l’affiliation que l’on pourrait deviner en la voyant porter un symbole consul. Mais elle était, après tout, journaliste et en droit de représenter les valeurs qui lui plaisaient, dussent-elles concerner le consulat ou non.

Lulu atteignit un hangar vide. D’un léger sursaut de l’épaule, elle fit décoller Menrva.
« Nous allons démarrer. » La chouette fit quelques battements d’ailes avant de produire un flash blanc et se transformer en vaisseau. Elle entra dedans, habituée, mais toujours aussi curieuse. Lorsqu’elle aurait fini cette tâche, elle pourrait accorder du temps à l’énigme que représentait l’oiseau de Barthandelus. Le vaisseau démarra peu de temps après. Il avait en mémoire, à présent, les coordonnées géodésiques de chaque monde connu, sans qu’elle n’ait vraiment fait la démarche pour les y installer. Elle gardait en tête la possibilité qu’elle n’avait pas su bien chercher en quittant le domaine enchanté, et que le hasard l’avait sauvée depuis.

Sur le pont, les yeux rivés sur l’espace, attirée par cette vieille curiosité, elle prononça du bout des lèvres :
« Les premières images que tu as filmées, s’il te plait. » Et la vidéo apparut sur un coin de l’écran du vaisseau, dans le cockpit, suffisamment grand pour qu’elle ne gêne pas sa vision.

Lulu l’avait déjà vue de nombreuses fois. Des animaux anthropomorphiques, un monde très coloré, dans une place que gouvernait un chêne lui cachant une partie de l’image de ses feuillages. « Peux-tu passer en vision thermique ? » Un message d’erreur apparut. Visiblement, les premières images dataient d’une époque où Menrva n’était pas pourvue de tous les instruments de capture d’image qu’elle avait maintenant. Soit. Menrva avait peut-être des siècles d’existence, des années de vidéos capturées… et elles commençaient toutes ici, par une scène sans importance. Et pourquoi ? C’était le banal en ce qu’il avait de mystérieux. Elle se retrouvait à chercher des indices, des éléments qui pouvaient avoir un sens, dans un moment anodin de la vie d’inconnus.

Enfin… anodin, non peut-être pas. Il y avait un petit attroupement et une agitation certaine. Un léger nuage de poussières semblait flotter et retomber lentement, dans les alentours du chêne, alors que de nombreuses personnes semblaient interroger pour une télévision, un individu qu’elle distinguait à peine, caché par la voûte de l’arbre. Il semblait petit et blanc. Et en y regardant de plus près, bien sûr, ou en attendant de voir ce que Menrva filmait ensuite, on pouvait s’apercevoir que la situation cachait quelques secrets. La ville qu’avait filmée la chouette semblait se relever d’un tremblement de terre tant le désordre, les fumées, les destructions, y étaient nombreuses. Toutes ces voitures dans la ville étaient mal garées, parfois arrêtées au milieu de la route.

D’accord. Elle pouvait tolérer l’idée que ce jour devait être important pour ce monde. Mais pour Menrva ? Une petite panique locale ne représentait guère un choix cohérent pour commencer à filmer.

Mais bien sûr, il y avait l’hypothèse la plus probable, celle qui lui revenait toujours à l’esprit. Quelqu’un, Barthandelus, sans doute, avait pu effacer la mémoire de la chouette avant cette scène. Des données très sensibles, cruciales peut-être, pouvaient avoir précédé ce point 0. Et pour les retrouver… à vrai dire, Lulu n’imaginait guère de solution.

La vidéo continua, lentement, montrant une ville qui au fil des minutes reprit son calme. La sorcière haussa les épaules et se concentra sur l’espace. Une heure plus tard, le château de la lumière apparut sur ses écrans. Elle n’était jamais venue. Ici s’était déroulés de grands événements : la destruction de la pierre angulaire, la déclaration de guerre du Consulat, l’alliance avec le Sanctum. Bien sûr, elle avait mesuré le risque certain qu’à l’entrée du château l’attendraient des templiers ou des paladins. Rien ne la protégeait vraiment. Nul n’avait jamais osé, jusqu’ici, s’attaquer à un éclaireur, vu la presse extrêmement négative qui pourrait en découler, de quoi être toujours sali. Mais elle avait une prime sur sa tête, particulièrement importante. Beaucoup pouvaient être tentés et, sans même y craindre les soldats de la lumière, certains soldats du Sanctum avaient pu y être dépêchés pour s’occuper d’elle. Officiellement, elle était une criminelle pour les contrées du domaine enchanté, même si elle espérait compter un certain soutien de toutes les personnes abusées par la politique de Matthew.

En s’approchant, le vaisseau s’engouffra dans un des accès pour le spatioport. Elle en sortit sans hésiter, sans davantage se soucier de ce qu’il y avait à venir. Autour de ce vaisseau, dans ce hangar aux cloisons de fer, parsemé de tuyaux, de rouages, d’échafaudages colorés à l’image de la technologie gummie inventée et perfectionnée ici-même. D’autres machines d’un genre différent l’accueillaient en la personne de quelques gardes stationnés ici, à juste titre. D’une pensée, Menrva produisit ce flash blanc avant de se transformer à nouveau en une chouette qui vint se poser sur son épaule, scrutant de son œil perçant les différents gardes plus alertes. La sorcière s’approcha d’eux.


« Lulu, rédactrice de l’Éclaireur. » Elle présenta son badge, levant à peine le menton pour fixer les deux garçons plus grands qu’elle qui lui prêtaient leur attention. Dans ses bras, la peluche de Chen Stormstout levait elle aussi un bras triomphant pour montrer une pièce d’identité invisible. « Prévenez la générale Cissneï de mon arrivée, je souhaite m’entretenir avec un responsable, des événements ayant eu lieu au Palais des Rêves. » Ils se regardèrent. « Madame… »

« Non, vas-y. » le coupa l’autre, tout en la regardant à nouveau. « Je reste ici. Madame, je vais vous demander d’attendre ici. »

Elle hocha la tête et fit volte-face, faisant tournoyer ses tresses autour de ses épaules. Lulu fit quelques pas et s’immobilisa pour faire apparaître d’un simple geste de sa main une chaise pliante sur laquelle elle s’assit avant de poser une nouvelle fois son regard sur le garde, en poste devant elle.
L'Ange de Réconfort

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le Ven 19 Avr 2019 - 16:16
Cissneï sursaute lorsqu'elle entendit les coups frappés à la porte de son bureau. Rien n'était prévu aujourd'hui, c'était pour cela qu'elle buvait tranquillement son café en relisant les rapports de mission de Famfrit. Le soldat ne rechignait jamais et accomplissait toujours les tâches qui lui étaient données – un excellent élément, quoique mystérieux. « Entrez. » dit-elle.

Ce fut un soldat de la Lumière qui ouvrit la porte ; un salut, il attendit la permission de parler. Cissneï la lui donna bien évidemment. « Une rédactrice de l'éclaireur souhaite vous voir, elle attend dans le hangar Gummi !»

« De l'éclaireur ? » Il hocha la tête à cette mention ; « Elle veut parler du Palais des Rêves ! »

Cissneï resta silencieuse quelques instants. Elle ne portait rien de digne à une entrevue avec qui que ce soit, son vieux jean et son t shirt avec un chat dessus n'étaient absolument pas convaincants. Elle ouvrit la bouche, mais resta muette quelques secondes avant de se diriger elle-même vers la sortie «  Prépare de quoi la faire attendre dix minutes, des rafraichissements, tout ce qu'elle veut ! J'arrive ! 
- Dans le hangar, Générale ?
- N'importe où mais pas dans le hangar !! Dans le salon, celui avec le tableau de la Reine Minnie !

Et merde. C'était tout ce qui tournait dans sa tête désormais. Le tout en songeant qu'un jean était bien moins pratique que son costume habituel pour courir dans les couloirs. Elle poursuivit son chemin jusqu'à sa chambre, ayant viré le t shirt avant même d'entrer – a la grande horreur des gardes qu'elle rassura à grands coups de « C'est rien ! C'est rien, repos, repos j'ai dit je fais que passer ! »

Elle se rua sur la salle de bains pour sommairement se laver la tronche. Retour vers les placards ; une chemise propre. « Noël est pas morte pour çaaaa... » jurait-elle. Elle n'était pas dévote d'Etro mais elle avait bien trop entendu cette réplique pour ne pas la sortir inopinément. Elle prit une chemise noire ; pourquoi ? Parce que son soutien,-gorge avait un motif coccinelle et hors de question qu'il se voie sous une chemise blanche.

« Générale ? » tenta une officière de patrouille. « Puis-je savoir ce qui se passe ? »

Cissneï, le bouchon de son eyeliner dans la bouche, lui répondit simplement par un borborygme qu'elle ne comprit pas. Devant son air circonspect, la jeune femme tourna légèrement la tête sur le côté. « Pardon ? »

Cissneï reprit l'eyeliner en main après avoir enfilé sa chemise. « L'éclaireur ! »

« Mais pourquoi ?
- Pour le Palais des Rêves ! »

Les minutes s'écoulaient ; Cissneï regrettait de ne pas être extralucide. Elle aurait apprécié allonger son café avec quelque chose comme cette boisson qu'ils avaient servi dans les Enfers ; la pub était passée un millier de fois à la télé... Mais non, elle allait devoir faire avec les moyens du bord. Brossage de dents, deux-trois coups de brosse à cheveux.... le résultat moutonneux fut vite caché dans un joli chignon qui n'avait de grâce que par les boucles de ses cheveux. Un nombre impressionnant de mèches s'en échappait. Ça rendait passablement bien, pas du tout déconvenue. Sobre, comme d'habitude, c'était tout ce qu'elle recherchait.

Tout au long de son échappée furieuse, elle avait songé à quoi dire et bien peu lui était venu. Elle connaissait les grandes lignes de son discours bien sûr, et cela ne ferait que faciliter cette ligne de franchise qu'elle voulait exprimer. Ce n'était plus l'heure de rester dans son coin et cette entrevue venait se poser comme une évidence devant elle.

Elle prit le chemin du salon, espérant n'avoir pas trop tardé. Elle savait que c'était faux de toutes manières. Il lui avait bien fallu dix minutes pour faire ce maquillage que seule une sorcière pouvait réussir du premier coup, les petites virgules à la con que tout le monde abordait sur leurs photos. Elle regrettait déjà.

Elle attendit quelques secondes devant la porte ; le garde amorça un geste afin de lui ouvrir la porte mais elle le stoppa d'un geste. Elle reprit d'abord son souffle, gardant contenance. Ce ne fut qu'après ces quelques secondes qu'elle lui fit un signe de tête, d'un sourire confiant, puis elle entra.

« J'espère ne pas vous avoir trop fait attendre » dit-elle avec un air neutre, un léger sourire aux lèvres.

Les soldats n'avaient pas mentionné son nom ; peut-être ne l'avait-elle pas entendu ? Elle s'approcha et tendit sa main en signe de bienvenue vers cette femme dont la présence nimbait le salon blanc aux dimensions moyennes. Elle ne l'avait pas choisi pour être tape-à-l'oeil, il avait tout d'un boudoir.
La Sorcière

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le Mer 24 Avr 2019 - 20:32
La sorcière attendait patiemment dans un salon  très agréable et  coquet. Elle inspecta la décoration. Le Consulat et le Sanctum n’avaient sans doute jamais été reçus dans un pareil endroit. La pièce n’était guère grande, et pour ne rien arranger, le mobilier et les décorations occupaient un tel espace qu’il n’y avait pas assez de place ici pour faire les cent pas ou pour un tant soi peu de désordre. Ce n’était pas vraiment un environnement ou un style qu’elle avait connu jusqu’ici. Il y avait devant elle un guéridon en marbre blanc sur lequel avait été déposée une vaisselle en porcelaine, blanche aussi, agrémentée d’un fin contour rose pâle. Lulu hocha la tête, les jambes collées l’une à l’autre et ses deux mains croisées sur ses cuisses, alors que la peluche Chen regardait elle aussi la décoration, balayant l’espace de ses yeux noirs et inexpressifs. Ce devait être le salon de la reine, dont la représentation en peinture trônait. Sa Majesté la reine Minnie était peinte sur un trône d’or, souriante et radieuse, avec comme seule compagnie un chat noir couché sur ses genoux et prenant bien soin de montrer son visage heureux.

C’était étrange, en définitive. Si elle se situait bel et bien dans un salon de thé royal, comme elle en avait le sentiment, c’était une première. Lulu avait servi son Roi et sa Reine avec ferveur et amour pendant des années, elle avait approché le plus grand pouvoir du Sanctum, décidant la stratégie d’une des opérations de plus grande envergure de l’histoire du domaine enchanté, mais n’avait jamais été invitée à boire un simple thé dans leurs appartements. À vrai dire, elle n’avait jamais pu leur parler plus de quelques secondes.

Il y avait à apprendre de tout cela. Il serait intéressant pour la jeune femme, lors d’une autre occasion, de comparer les deux monarchies, car les deux avaient au final perdu leur hégémonie au profit d’un groupe qui prenait les décisions désormais. Elles n’existaient que pour la stabilité et l’apparat. Pour respecter les traditions et évoquer une vieille sympathie au peuple. Lulu respectait beaucoup ce maintien de l’institution. À vrai dire, si elle devait critiquer quelque chose, il y aurait plus de chance qu’elle s’en prenne aux différents groupes, au regard de ce qu’elle avait découvert ces dernières années.

Lulu, assise sur un fauteuil blanc, ignora les meringues que lui apporta un peu plus tard dans son attente, sur une petite desserte. Elle ne voulait pas avoir la bouche pleine lorsqu’arriverait la générale de la lumière, Cissneï. Cela lui nuirait.
Une jeune femme qu’elle ne reconnut pas de suite fit son apparition un peu plus tard. La voir habillée d’une chemise noire et non blanche, et coiffée autrement, avait déconcerté quelques secondes la journaliste. Même elle, qui se tenait loin de la presse télévisée, devait bien reconnaître s’être fait une image mentale de la générale de la lumière trop rigide. La sorcière se leva et serra la main de la jeune femme, contente de voir que celle-ci avait décidé de se déplacer en personne. Elle ne lui en aurait pas voulu d’envoyer un attaché mais se déplacer elle-même montrait qu’elle prenait peut-être enfin la situation au sérieux.


« Ce n’est rien. » La sorcière se rassit, sans attendre que la générale ne l’y autorise. « Je n’avais renseigné ni le jour, ni l’heure de mon arrivée. » Nul besoin de se faire trop prévisible pour le Sanctum. « Je vous propose que nous commencions, générale. » Oui. À croire que sa vie se résumait à fréquenter des militaires. Il fallait bien entendu que ceux-ci gouvernent le monde. Et quand ce n’était pas eux, c’était visiblement pire. « J’aimerais savoir ce qu’il s’est passé au Palais des Rêves. Je ferai un article dans un prochain hebdomadaire pour expliquer tout cela au peuple, vous serez citée. » La jeune femme laissa Chen Stormstout se lever et sauter sur le guéridon pour commencer à se promener sur son étroite surface, alors qu’elle sortît un calepin et un crayon.

« Un bal a été organisé au Palais des rêves. Expliquez-moi pourquoi la lumière s’y est rendue, dans quelles circonstances et dans quel but. »
L'Ange de Réconfort

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le Dim 25 Aoû 2019 - 23:10
C'était une question à laquelle elle s'était tout à fait attendue. La situation étant cependant telle qu'elle prit quelques bonnes secondes pour répondres. Ces dernière s'écoulèrent lentement alors qu'elle voyait dans la périphérie de sa vision les volutes de vapeur du thé qui avait été servi. Elle ne le regardait pas directement -surtout ne pas quitter la journaliste du regard ! Mais elle voyait ce petit panache qui s'envolait paresseusement. Cela ajoutait à la déconcentration, la peluche que la journaliste tenait aussi, d'ailleurs. Une peluche vivante.

A l'instant, Cissneï regretta de ne pas mener elle-même l'interview. Cette femme semblait fascinante, il y avait quelque chose dans ses traits qui trahissait une confiance et une grande sagacité. Bien entendu, il ne lui serait jamais venu à l'esprit de l'interviewer dans une situation quelconque, autre que celle-ci. C'était Lulu qui posait les questions. Et quelle entrée en matière !

«  Et bien, pour vous expliquer la chose le plus simplement possible, il faut remonter avant le début de ce bal – de son annonce même. La Lumière était présente dans ce monde et enquêtait sur les faits et gestes de la Coalition Noire. »

Rien de plus vrai. Elle avait expliqué posément la situation ; se remémorant le temps où le Palais des Rêves n'était pas encore un tas de poussière au détour des routes stellaires.

La pensée envoya un frisson glacé à travers son échine ; Cissneï joignit ses mains sur ses genoux et se tint ainsi, jambes croisées. Elle reprit son explication.

«  La Lumière n'était pas au fait de l'entièreté de l'emprise qu'avait la Coalition sur ce monde, à ce moment là. L'impératif était d'agir avant qu'il ne soit trop tard. »

Elle pouvait très bien utiliser les mots comme « nous », plutôt que « la Lumière » mais qui est-ce que cela impliquait vraiment ? Elle avait l'impression que toutes ses paroles pourraient aisément être retournées contre elle. Cissneï songeait à ce qui pouvait arriver ; à ce qui pouvait lui être reproché.

Bien entendu, il y avait eu une part personnelle dans cette mission, une implication qui n'avait pas de lien avec la Coalition. Mais intéressait-elle l’Éclaireur ? Non, songea la jeune femme.
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