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Accoudé au mur de pierre protégeant les habitants du risque de tomber du pont, je regardais les habitants de Brücken-Fluss s’activer sur la place du marché. De nombreuses familles venaient regarder les produits à vendre, ou simplement papoter un peu avec leurs voisins, ou les marchands itinérants. La vie ici était paisible. On pouvait en dire autant pour Mornevie cependant c’était un désert habité seulement par des agriculteurs. Devant mes yeux, j’avais un véritable village, presque une petite ville pour la région, qui démontrait la vie des habitants de ce monde. Un exemple.

Un sourire fleurit sur mes lèvres alors qu’une mère et sa fille passaient devant moi. Je les saluais d’un signe de tête avant de me retourner et de contempler le courant de la rivière. Quelques petits poissons nageaient dedans, plein de vie et sans soucis, à l’image de ceux qui habitaient cette province. N’importe qui pourrait se faire à ce rythme de vie. Loin des préoccupations des autres mondes, loin des inquiétudes des gens du château subissant attaques et complots régulièrement. Ici, l’influence du Sanctum ne se faisait que vaguement sentir. Ce n’était pas une chape de plombs sur les épaules de ces pauvres gens. Le roi avait encore de l’autorité ici, même s’il l’ignorait probablement.

Je pris un bout de pain et le jeta dans la rivière, faisant fuir les pauvres petites créatures affamées, qui revinrent immédiatement à l’attaque du morceau. Que se passerait-il si un ennemi des religieux venaient attaquer ce type d’endroit au lieu du château ? Que finirait par ressentir les habitants de ce monde à l’égard du culte d’Etro ? Il y avait des chances pour que leur foi vacille rapidement. Il y avait des chances pour qu’ils ne puissent supporter que le Sanctum bouleverse leur petite vie bien rangée, même indirectement.

Je jetai un regard sur les étals. Certains vendaient des fruits mûrs, d’autres des légumes proches de leur maturation. D’autres encore vendaient des babioles liés au culte, et quelques rares marchands vendaient des produits d’autres mondes. Je croisai une magnifique peinture de Pamela, la plus belle femme du multivers et l’outil marketing du Consulat. Les artistes étaient après tout les mieux placés pour exploiter la libido des êtres humains. Ou toute autre émotion perturbant la bienséance d’ailleurs. Une femme passa près de moi, et jeta un regard noir au tableau, lançant des malédictions murmurées à demi-mots alors qu’elle tirait son mari par le bras.

Sans me préoccuper plus que cela du marché quotidien, je me dirigeais d’un bon pas vers l’auberge la plus proche. Midi approchait et je commençais à avoir faim. Le lieu où je m’étais provisoirement établi n’était pas le plus luxueux de la petite bourgade mais il faisait l’affaire. Haute de deux étages, avec des murs en brique qui dénotait légèrement avec le pavé et les bâtiments avoisinants, il se dégageait de la bâtisse une impression… familière, conviviale et chaleureuse. Comme tant d’autres petites auberges où j’avais pu séjourner.

L’intérieur du bâtiment offrait un parquet, quelques colonnes de bois, supportant le reste, un comptoir et derrière celui-ci une cuisine. La seule pièce du rez-de-chaussé, avec une mince cloison  pour séparer la cuisine, était assez grande. Plusieurs tables, cinq en tout, permettaient de manger sans être coller à ses voisins. Et bien évidemment, il y avait un espace pour accéder au comptoir, réserver sa chambre ou ses repas. Et occasionnellement, le soir, pouvoir prendre un verre en draguant la réceptionniste. Cette dernière ne devait pas avoir plus de vingt printemps. Ses longs cheveux blonds étaient attachés en couettes qui battaient ses épaules à chaque mouvement de tête. Elle portait une simple robe verte, qui allait parfaitement à la couleur de ses yeux.


-Bonjour Missy.

-Bien le bonjour à vous monsieur.

-Mon repas est-il prêt ?

-Oui ! Installez-vous je vous prie, je vais vous le chercher tout de suite.

Je ne me fis pas prier et m’exécutai immédiatement. Le patron de l’établissement avait eu du flair en recrutant cette charmante fille. Les profits de l’établissement avaient doublé en un rien de temps. Si elle était aimable et travailleuse, c’était surtout son physique qui plaisait aux visiteurs de passage. À ma droite, sur la table voisine se trouvait un marchand itinérant et un apprenti cordonnier qui m’avait raccommodé ma botte.

-Je te le dis Geoffroy, cette histoire ne sent pas bon !

-Mais enfin Philippe, c’est d’eux dont on parle. Pourquoi tu vois le mal partout ?

-Parce qu’ils ont renversé le roi pardi ! Ou c’est tout comme, rajouta-t-il devant le regard confus de son compagnon. Notre bon monarque n’a plus d’armée. Le Sanctum a investi sa demeure. Et maintenant… Maintenant ils ont mis la main sur le château de la sorcière !

-Ils nous ont débarrassé d’un mal, c’est une bonne chose au contraire. Et puis c’est le roi qui leur permet de loger au châte…

-Ne sois pas bête ! Ca a peut-être commencé ainsi mais maintenant, si le roi leur disait de dégager, personne là-bas ne l’écouterait. Il n’a plus aucun pouvoir. Plus aucune armée. Et même si j’aime notre roi, je n’irai pas mourir inutilement pour lui en m’opposant à eux.

Le Sanctum était fortement ancré en ce monde. Plus que tout autre lieu, il était devenu un sujet de conversations régulières. Encore plus depuis les récents événements. D’abord l’anéantissement de l’armée du roi, puis l’attaque de la Coalition Noire. Enfin l’avènement d’un Primarque et la trahison d’une membre haut placé du culte. Sans parler des menus décisions – comme celle d’enlever l’escorte des prêtres – qui venaient tout chambouler. La roue du changement était en place, et cela ne pouvait qu’effrayer le quidam. Je souris à Missy alors qu’elle m’apportait mon gigot d’agneau et mes légumes, ainsi que bien évidemment mon verre de vin.

-Et ce n’est pas tout, continua le marchand, prends les événements d’il y a quelques mois ! Le Sanctum finance la reconstruction d’un quelconque manoir sur un autre monde ! Et pendant que le peuple a froid et faim, par leur faute, ils nous demandent de subvenir aux besoins de ceux qui le demandent.

-Mais c’était notre devoir. Nous ne pouvions pas les laisser sans rien voyons. Quant au manoir… Cela doit jouer un rôle dans Son plan ? Répliqua-t-il incertain.

-Ouvre donc les yeux Geoffroy ! Ils ont tout le pouvoir ! Ils nous utilisent ! Et parce qu’une fois de temps en temps môssieur le Primarque daigne nous tendre la main, nous devrions fermer les yeux sur tout ça ?

-Je… Je ne sais pas.

-Mon beau-frère est un des nouveaux gardes que le Sanctum forme. Tu remarqueras que même là-dessus, ils contrôlent tout ! Bref, il m’a dit qu’en se baladant dans les couloirs… Il n’avait pas vu le Primarque. Jamais.

-Ca ne veut rien dire. Il doit être occupé ou tout simplement dans un autre lieu…

-C’est possible oui. Mais il peut aussi nous avoir abandonné. Ou pire encore… Bien pire. Il pourrait juste profiter de la belle vie sans rien faire. Et je suis sûr que c’est ce qui se passe. Les haut-gradés le couvrent pendant qu’il dérobe tout ce que sa majesté possède !

-Je me permets d’intervenir messieurs, dis-je en me tournant vers eux, un sourire aimable aux lèvres. N’est-il pas l’élu ? Si Étro l’a choisi, elle a une bonne raison. Peut-être qu’il est exactement ce dont le Sanctum, et par conséquent ce monde, a besoin pour survivre à la guerre qui gronde ? Je levais rapidement la main pour interrompre la diatribe que le marchand s’apprêtait sûrement à lancer. Je ne prétends pas savoir les desseins d’une déesse. Et je ne prétends pas non plus que Matthew est infaillible. Il est de chair et de sang après tout. Il est capable de faire des erreurs en dirigeant le culte. Des erreurs qui seraient terribles aux vues des pouvoirs qu’il détient, je le conçois. Mais c’est pour ça que j’ai décidé de venir ici. Je sortis de sous ma tunique un petit pendentif en forme de tortue. Étro, la mère du primarque, l’a placé où il est pour guider les gens vers un avenir radieux. Elle lui a confié les pouvoirs, et l’autorité pour le faire. Elle a réuni des personnes compétentes et talentueuses pour l’aider. Je bus une gorgée de mon verre de vin. Elle a fait tout cela. Mais elle ne l’a pas éduqué. Elle ne lui a pas donné les informations qu’il a besoin pour réussir sa tâche. C’est là où j’interviens. L’apprenti cordonnier me regarda interloqué. Je suis le compagnon de la déesse, le père de l’élu. Mon devoir divin est de le guider, de l’éduquer pour qu’il accomplisse son but. Son regard passa de la surprise à l’incrédulité, l’autre devint rouge de rage, incapable de parler. Je faisais de nouveau face à des réactions d’incompréhensions. Tous allaient me prendre pour un fou avant de voir la réalité. Pour ce faire, j’ai longtemps voyagé. Partout. J’ai rencontré de nombreuses personnes. J’ai tiré des leçons de toutes ces expériences humaines. Maintenant, il ne me reste qu’à connaître les enfants du Sanctum, pour pouvoir faire mon devoir de père convenablement.

-Qui… Qui êtes vous ? Me demanda le jeune.

-Je m’appelle Alain. Et comme votre compagnon, je ne suis qu’un humble voyageur.

-Hum… Humble ?!? Qu’est-ce que c’était que ce tissu de conneries ?!? Rugit le marchand, ayant retrouvé sa voix mais non sa couleur. Il s’approcha de moi, et me prit par la tunique, me forçant à me lever. Son père ?!? Qu’est-ce que j’en ai à foutre moi hein ?!? Il me secoua violemment. Tu supportes ce cancrelat ?!? Cette pourriture ?!? Tu sais combien de personnes que je connaissais j’ai perdu à cause de ce salopiaud ?!?

-Phi… Philippe ! Ar… arrête ! Cria le gamin affolé, sous le regard paniqué de Missy, alors qu’il se leva et tenta de nous séparer.

-C’est pour cela que je voyage. Pour vous faire entendre raison.

-RAISON ?!?

Son poing me fit basculer au sol, renversant la table, la chaise et mon délicieux repas. Il se jeta sur moi, et allait continuer à me frapper avant que son compagnon ne le ceinture, empêchant ses bras de m’atteindre.

-Ce que vous voyez comme la confiscation du pouvoir royal, je le vois au contraire comme un changement. Ce que vous voyez comme méfait, comme erreur, je le vois en tentative. Tentative de rendre vos vies à tous bien meilleures. Redressant légèrement mon buste, je le frappais à la trachée, avant de le pousser et de me relever. Lui était maintenant au sol et je le regardais froidement en m’époussetant. Le manoir qu’il a fait réparer est celui des anciens maîtres de la Keyblade. Cela ne vous dit peut-être rien, mais il s’agissait d’un groupe puissant qui faisait régner la paix. Si notre vénérable Primarque a choisi de le restaurer, il y a forcément une raison derrière cela. Cet endroit est un monument, un symbole fort de pouvoir. Sa restauration ne peut signifier qu’une chose. Le Sanctum, avec Matthew à sa tête, va purifier le monde de ceux qui le gangrènent depuis bien trop longtemps maintenant. Je me baissais et le pris par le col, approchant son visage à quelques centimètres du mien. Vous ne voyez que le court terme. Lui va recréer l’âge d’or des mondes, avant l’abaissement des murs. Nous pourrons tous vivre heureux et en sécurité, sans jamais avoir rien à craindre. Comme avant. Je le relâchais avant de remettre les meubles en place. Je m’assurerai qu’il y parvienne. Je m’assurerai aussi que des gens comme vous ne lui mettent pas de bâton dans les roues. Votre vie paisible s’arrêtera peut-être. Mais si vous n’étiez pas si égoïste, vous verriez que ce ne sera que temporaire. Et qu’au final, chacun pourra profiter de ce même type de vie.

Sur ces mots, je partis en direction de ma chambre. Ce marchand n’était qu’un individu parmi tant d’autres sur mon chemin. Implacablement, je les écarterai. La voie que je traçais pour Matthew ne sera gêné par aucun obstacle.

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Alors, le retour des mini-séries et d’une nouvelle aventure d’Alain. Ou Father, au choix.

Donc, qu’est-ce que j’ai à dire à cette histoire ?

Déjà, c’est une joie de voir les discours des PNJs selon ce qui devrait réellement se passer dans la mentalité des gens. Surtout avec le fait que, comme le Sanctum est avec peu de membre, le temps passe et il n’y a pas de réelle action de la part du groupe. Outre, bien entendu, le Château de Maléfique et le reconstruction que ne devrait pas tarder à être clôturer.

Ouais, faut pas déconner, avec cent-cinquante paris de bras supplémentaire ? Il n’y a pas plus de temps à perdre !

Après, j’me pose une question.

Le mec qui vient pour « imposer » la parole de Matthew selon ce qu’il sait. En soit, le discours était similaire au rp précédent. La différence ? C’est que nous avons eu un épisode de violence. Ok, Alain n’a pas été l’initiateur du mouvement. Mais la réponse ? Ouah. En gros, en lisant ça, j’ai eu l’un des arguments que l’on peu opposer au Sanctum (celui du Sanctum prenant contrôle sur le Domaine Enchanté) qui vient d’être confirmé.

Un gars qui se dit père de Matthew March vient de tabasser quelqu’un pour une divergence d’opinion.

Bon, le mot est potentiellement un peu fort. Mais au final, pour faire passer l’idée, Alain à été jusqu’à dominer une personne pour simplement faire passer son idée. Donc ? Pour moi, ça colle avec la mission qu’il se donne. Mais pour faire passer le message… J’me dit que ce serait plus un argument contre qu’un argument pour la croisade d’Alain.

Donc, voilà ! Rien d’autre à ajouter.


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