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Matriarche Écarlate

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le Jeu 10 Jan 2019 - 16:36
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« Est-ce que leurs informations sont fiables ? »

Je ne laisse rien paraître. Les mauvaises nouvelles commencent à se faire nombreuses. Ce qui était au début qu’une vague idée troublante s’est avérée être un gros problème qui risque d’assombrir le futur de mon frère.

« Oui. Nos yeux et nos oreilles nous ont confirmé ce que vous ont dit les corbeaux. Il n’y a plus vraiment de doute possible. » me répond-il.

Mes soupçons concernant Lihua se sont accentués au fil de nos rencontres. J’ai mis en place une surveillance via mes corbeaux et les espions de Xupeng. Ces derniers m’ont rapporté d’étranges faits, des faits qui sont désormais confirmés par le réseau d’informateurs que mon fidèle eunuque a construit.

En vérité, j’aurai préféré me tromper. Elle n’est pas forcément très jeune pour le mariage, mais peut-être que son père la gardait en réserve pour ses petites manigances, comme un grain de riz que l’on garderait au grenier pour l’hiver. La raison est partiellement autre.

Je reste calme, et je fixe le brasero au-dessus duquel je réchauffe mes mains. Il fait nuit déjà et l’hiver est bien installé. Quand certains pensent déjà aux préparatifs de la nouvelle année, je réfléchis à comment gérer cette situation.

Avec la nouvelle année, les nominations pour les postes impériaux se feront. Wen Jing va vouloir accélérer ses plans. On peut déjà sentir une atmosphère de conspiration en ville. Le commun des mortels ne s’en rend pas vraiment compte, mais dans la noblesse et les familles un peu plus au courant que les autres, nous savons ce qui est entrain de se passer en coulisse.


« Que faisons-nous, Maîtresse ? »

La voix de Xupeng me tire de ma réflexion. Je continue de regarder les braises rougirent sous mes mains. Il va falloir maîtriser cette femme, correctement et de manière à la rendre docile. Suffisamment pour qu’elle ne puisse pas faire rater ce que nous avons prévu.

« Prévient Gao des déviances de Lihua. Nous en parlerons ensemble avant de rejoindre la fille Wen. Dis-lui de ne pas s’inquiéter. Nous allons garder le contrôle. » dis-je, très sérieuse.

Pas de panique.

La situation aurait pu être pire, même si je me sens coupable d’avoir jeté l’agneau dans la gueule du loup. Elle joue bien la comédie, mais je comprends mieux maintenant sa nervosité. Il faut que je sois prudente demain. Gao ne doit pas tomber trop facilement dans les bras sveltes et frêles de Lihua. Elle est belle, c’est un fait. Pas autant que moi, c’est certain mais les hommes doivent l’aimer, j’en suis convaincue.

En attendant, je sens que Xupeng veut dire autre chose. Il n’ose pas.


« Tu peux parler librement avec moi, Xu. Tu es de ma famille. » lancé-je, sans me retourner.

« Ne pouvons-nous pas prendre plus de mesures ? Que se passera-t-il pour notre réputation si des gens venaient à apprendre cela après le mariage ? Comment votre père va-t-il …
- Calmons-nous, Xupeng. Pour l’instant, nous sommes les seuls à savoir ce qui se passe dans la maisonnée Wen. Nous continuons d’enquêter du mieux que nous le pouvons. Je me charge du reste. »

Il s’incline et disparaît.

Je suis passablement énervée que Jing tente ainsi de nous rouler dans la farine sans daigner y mettre les formes. C’est intolérable. Je serre les mains et étouffe le feu du brasero, me plongeant complètement dans la pénombre. La nuit promet d’être courte pour moi.

En début de matinée, je suis rejoint par Gao qui vient s’enquérir des dernières nouvelles avec moi. Il n’y a pas beaucoup à rajouter, nos informations sont claires, avec suffisamment de détails.


« Je ne vais pas me marier avec cette… Femme, si ? » demande Gao, hésitant et emplit de doutes.

J’ai beau cherché les mots pour le rassurer, je n’y arrive pas vraiment.


« Nous n’avons pas le choix. Il va falloir que tu la domines plus que prévu, mon frère. » dis-je, à regret.

Aucun de nous n’est heureux de ces dernières révélations. Il va falloir faire avec.


« Je t’avoue que je ne sais pas si je peux le faire, petite sœur. C’est mauvais, très mauvais.
- Je sais que c’est difficile Gao… Nous nous sommes engagés trop tôt. Nous nous sommes fait avoir… Mais il y a encore de l’espoir. »

Il relève la tête en me regardant, haussant un sourcil.

« Explique-moi comment tu comptes gérer cette femme, son père avec.
- Tu te maries avec Lihua. Ensuite, lorsque notre plan est accompli, nous ferons invalider le mariage. Cela nous permettra d’avoir du temps pour ramasser des preuves supplémentaires de façon légal.
- Tsssss ! Plus facile à dire qu’à faire ! »

A sa place aussi, je serai mécontente. Mais il n’a plus vraiment le choix. L’accord est scellé et père devrait être sur le point de lâcher prise, vu notre insistance combinée. Cette ville et cette région mérite le meilleur, et pour cela les Song doivent être élevés.

« Tu n’auras pas à l’aimer, ni à partager son lit. Tu dois juste te marier avec. Une fois ceci fait, tu n’auras qu’à la garder dans une partie de ta maison le temps d’invalider la cérémonie. Avec quelques discussions, c’est faisable. D’autant plus que nous aurons des preuves solides d’ici-là. »

Je ne suis pas convaincue par ce que je suis entrain de lui proposer. Mais c’est ce que j’ai de mieux à lui offrir pour le moment.

« Maître et Maîtresse Song. Votre véhicule est avancé. Nous attendons votre venue pour le départ. » coupe Xupeng.

Sauver par le gong. Ou plutôt par l’eunuque ici.


« Nous continuerons cette conversation à un autre moment, Gao. Nous respectons le plan pour l’instant.
- On ne peut pas changer de stratégie maintenant, c’est certain. Wen Jing trouverait notre changement d’attitude douteux… Autant faire comme tu dis. »

Sage décision.

Nous partons en direction de la demeure de Jing, où Lihua nous attend dans ces jardins bien loin de ceux de ma propre propriété. Uniquement des lotus avec des roseaux pour décorer l’étang principal ? Une famille avec si peu de goût pour les belles choses cachait nécessairement quelque chose, nous aurions dû nous en douter.

Nous rejoignons une petite arche, près du point d’eau. J’aperçois déjà Lihua, elle s’est faite belle pour la première rencontre avec son futur mari. Sur le chemin nous menant à elle, la nature et l’hiver nous rappelle que les relations entre nos deux familles sont condamnées à être comme eux : froides et mortes.


« Ne te laisse pas manipuler par elle. Nous savons qui elle est. Tu es l’homme, dirige-la comme tes soldats.
- Je ferai de mon mieux.
- N’oublie pas de sourire. »

Nous échangeons un léger regard complice. Nous demeurons concentrés. Je me rappelle la première fois où j’ai rencontré mon futur époux. C’était tellement beau pour moi, et il était très charmeur aussi, il faut le dire.

« Bonjour Lihua. » lancé-je, me forçant à sourire gentiment.

Elle se retourne vers nous, faisant semblant de ne pas nous avoir vu arriver, et s’incline dans une farce que je nommerai : « tentative de salutations distinguées ». Elle ne l’a jamais fait avant, et devant mon frère, tout de suite, là on se penche beaucoup plus.


« Je te présente Song Gao, mon grand frère et… Ton futur mari. » dis-je, serrant la gorge.

Je ne pensai pas que cela me ferait autant de mal de dire ces quelques simples mots.


« Oh Seigneur Song, bonjour ! Merci de rendre visite à une modeste femme comme moi ! » dit-elle, enjouée.

Étrange que je n’aie pas eu un accueil tout aussi chaleureux lors de nos dernières rencontres. Plus le temps passe, plus son vrai visage semble se dévoiler à moi.


« Enchanté, Dame Wen Lihua. C’est un plaisir de vous rencontrer ! » lance Gao.

Je me tourne vers lui pour regarder ses yeux : ils pétillent. Ne me dites pas qu’il tombe sous le charme de cette fille. Gao, tu rends toujours les choses plus compliquées qu’elles ne le sont déjà. Je sens que je ne vais pas rire beaucoup sur cette affaire.

Nous nous asseyons, nous nous réchauffons autour du brasero, avec de petits verres à thé, salvateurs vu le climat actuel. Ils commencent à discuter, je n’encadre pas la conversation, ce rendez-vous est avant tout pour eux de faire connaissance.

J’interviens uniquement pour le sujet dont ils commencent à parler un peu de trop : la cérémonie de mariage et ce qu’elle implique. La petite pourrie gâtée veut du luxe. Elle va en avoir, mais heureusement que la dote de son père est suffisamment grosse pour couvrir tous nos frais et plus encore.


« Je me chargerai personnellement de votre cérémonie. Ce sera le plus beau jour de votre vie, savourez-le autant que j’ai aimé le mien. Cela n’arrive qu’une seule fois dans une vie. C’est un moment où l’amour est sacré. Rien n’est plus beau que l’union de deux êtres qui n’en deviennent qu’un. » dis-je, avec conviction.

Bien sûr, la réalité est autre. J’aurai aimé être plus fusionnelle avec mon propre mari. Je pensais l’être, jusqu’à ce qu’il disparaisse pour la Shinra. Il a fait un choix, j’ai fait le mien. Lequel de nous deux a eu tort ? Lequel a eu raison ? Beaucoup de questions sans réponses.

Alors que les deux tourtereaux continuent de bavarder, je ne peux m’empêcher de fixer Lihua. Je ne laisse rien paraître, mais en moi, je boue. A chaque fois que ses lèvres s’ouvrent pour dire un mot, j’imagine tous ces hommes qui l’ont embrassé. A chaque fois qu’elle joue avec son regard, j’imagine tous ces hommes qu’elle a charmé pour une nuit. A chaque fois qu’elle sourit, j’imagine tous ces hommes qui lui sont passés dessus.

Lorsqu’elle bouge ses mains, je me demande combien de fois elle a frappé sa sœur avec un bout de bois. Lorsqu’elle boit son thé pour se réchauffer, je me demande combien de fois elle a ébouillanté volontairement ses domestiques. Lorsqu’elle me regarde du coin de l’œil avec un petit sourire et son air victorieux, je me demande combien de fois elle le fera avant que je ne la tue de mes propres mains.

Cette femme est un monstre. Nous n’avons pas su le voir à temps et Wen Jing a mieux joué que moi.

Les informations sont très claires. Lihua sort souvent le soir avec la complicité de ses servantes et serviteurs pour aller dans des lieux malfamés où elle rencontre des hommes pour forniquer. Des servantes, apeurées, auraient confiées leur désarroi quant aux mauvais traitements de leur maîtresse. C’est une sadique. Être autoritaire avec ses gens, pourquoi pas. Mais il faut demeurer juste et équitable, ce qui n’est clairement pas le cas ici.

C’est sur ces bases que se construira notre demande d’annulation du mariage. Car bien entendu, il est désormais hors de question que cette union perdure dans le temps, et il faut à tout prix que Gao résiste au chant de la sirène qui le conduira à sa perte.

Nous rentrons en milieu d’après-midi sans avoir mangé et même si mon frère m’assure que « tout est sous contrôle », je vois déjà dans ses yeux que cette femme de petite vertu s’est invitée dans son esprit. Il reste conscient du danger, autant pour sa réputation que pour la nôtre... Mais le coeur d'un homme peut se montrer bien faible face à une femme belle et... "Engageante".


« Résiste, imbécile ! »

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Le Buffle et la Mante religieuse Signat10

"My thorns are sharp"




Consule de l'Étiquette, Ambassadrice du Consulat en Terre des Dragons, Gouverneur et Dame de Chengdu



Maître brasseur

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le Ven 11 Jan 2019 - 0:06
Qui garde un grain de riz dans son grenier ? J’veux dire. On garde plutôt un sachet de grain de riz, voir une réserve de riz ! Mais pas un grain de riz. Tu fais quoi avec un grain de riz. Note, tu peux potentiellement faire une rizière…

En plus, j’vais bien qu’c’était une salope ! Maudit grain de riz.

Bref, j’arrête mes blagues nulles et j’parle vraiment du rp. Il y a, dans les points négatifs, des trucs à dire ! Comme j’ai pas pris de note durant ma lecture, j’me retrouve comme un benêt à l’dire sans preuve. Mais il y a quelques phrases où il manque des mots où pire, des erreurs de genre pour les accords ! Oui, j’ai aucune note.

Aussi, j’ai un grand regret, c’est de ne pas avoir eu la discussion entre Gao et connasse.

Entendons-nous bien, il y a la situation ultra-relou de s’être fait avoir et que la fille joue juste le jeu afin que son papa soit content. Et que en soit ? C’est une vilaine. Donc, au lieu d’avoir Huayan qui fulmine ? Pourquoi ne pas nous montrer ce qui la rends cinglé plutôt que d’avoir les indices sur la discussion ! D’autant que, tu termines sur la conclusion du frère qui ne parvient pas à se tenir. Alors, démontre le nous ! C’est ce que j’ai dis avec Francis. Il suffit pas de dire qu’ils sont amis pour que j’accepte. Il faut que j’y croie et que le truc qui se déroule devant moi.

Alors, si j’avais eu Huayan en spectateur devant toute la discussion et qui s’énervait devant des trucs pendant que son frère faisait le jolie-coeur ? Là, j’aurais été subjugué.

Donc, voilà. Un chouette rp, j’suis content d’voir que Huayan n’est pas aussi clairvoyante et j’attend le « Je te l’avais dit » de son père !



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