Kingdom Hearts RPGConnexion

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-Et ne traînez pas en route Monsieur Newman.

-Je sais Mademoiselle Grimshaw.

Septimus prit la petite bourse en cuir et l’accrocha à sa ceinture. Il se dirigea ensuite vers les chevaux, et monta sur celui près de Mary-Beth, qui se dépêcha de ranger son livre dans sa sacoche. Sans un mot, ils partirent au galop en direction de la ville, longeant la rivière puis s’en écartant pour pénétrer dans la forêt. Ils laissèrent un peu de bride aux animaux qui slalomèrent avec adresse entre les arbres.

Si le camp trouvait généralement ceux dont il avait besoin dans la nature, ou lors de pillages, il arrivait souvent que quelques uns soient dépêchés en ville pour ramener de la nourriture, des herbes, des vêtements, des munitions, et – le plus important – des médicaments. Généralement, le jeune homme n’accomplissait pas cette corvée. Gaskill et Hosea s’en chargeaient. Néanmoins, avec sa dernière blessure – qui le faisait bien souffrir à cheval – il ne pouvait pas faire des « travaux d’homme » comme le répétait Butch. À la place, ce dernier avait donc envoyé Hosea et son bras droit, Dexter Morgan, pour le remplacer dans ses tâches quotidiennes.

Être traité comme un invalide ne lui plaisait pas du tout. Bien qu’il ait un bras mort, il était toujours capable de faire le même travail que n’importe qui. Alors il ne se souciait pas d’une petite blessure à la jambe – pas si petite cela dit comme le lui rappelait la douleur à chaque galop. Les blessures avaient toujours fait partie de sa vie. Visible ou invisible.

Du coin de l’oeil, le maître de la keyblade aperçut le regard de Mary-Beth sur lui. Depuis combien de temps l’observait-elle ? Généralement, il ne s’en souciait pas. Elle passait son temps à lire ses livres. Lorsque les femmes allaient en ville, si elle les accompagnait, elle s’assurait toujours de ramener une bourse ou deux. Les hommes lui donneraient le bon ciel avec son visage d’ange. Et ses mots leur embrouillaient rapidement l’esprit. Cassidy avait été très fier de la compter parmi la bande. Sachant qui elle était, et comment elle se comportait… Que lui voulait-elle ?


-Je peux faire quelque chose pour vous Mademoiselle Gaskill ?

-Rien. Pourquoi cette question Monsieur Newman ?

-Je sens votre regard sur ma nuque. Et cela a le don de me taper sur le système.

Probablement pas la meilleure réaction qu’il aurait pu avoir. Ou la parole la plus gentille à dire envers celle qui vous avait soigné – et s’inquiétait peut-être juste de sa santé. Toutefois l’ancien mercenaire s’en fichait. Il avait parfois besoin d’un peu de solitude. Vivre avec cette bande de hors-la-loi avait des avantages. Personne ne désirait savoir ce qu’il avait fait, d’où il venait. Si quelqu’un l’apprenait, il ne le jugeait pas. Le groupe agissait comme une grande famille – parfois dysfonctionnelle il en convenait. Mais ils étaient tous toujours ensemble. À l’exception de rares tâches que mademoiselle Grimshaw l’envoyait faire seul. Il n’avait pas besoin de compagnie. Et certainement pas besoin de pitié, ou que Mary-Beth soit aux petits soins avec lui.

-Lorsque nous arriverons en ville, vous irez chercher les provisions. J’ai besoin de passer au cordonnier.

-Bien.

Aucun doute, elle avait prit la mouche. Fut un temps, le fugitif en aurait peut-être ressenti de l’embarras. Il aurait retourné le problème dans sa tête un millier de fois, serait allé demander conseils à Henry et Emma – peut-être même au compréhensif panda. Il se serait pourri la vie, torturé l’esprit à cause de son erreur. Toutefois, aujourd’hui s’il contrariait quelqu’un… et bien il s’en fichait. Il avait d’autres chats à fouetter. Être en cavale mettait vraiment les problèmes en perspectives. Peut-être devrait-il envoyer une lettre au démon rouge, et proposer à l’Académie de faire des stages de cette nature ?

Après une vingtaine de minutes supplémentaires de chevauché, dans le silence, le duo arriva enfin à proximité de la ville. Il ralentit l’allure à une trentaine de mètres du relais postal. Le keybladeur envoya la bourse à la jeune femme qui l’attrapa de justesse. Il lui fit un petit signe de tête alors qu’elle le dépassait, lui mettant pied à terre. Il massa quelques minutes sa jambe et ses fesses endoloris, puis prit les rênes de sa monture et se dirigea vers le relais multifonctions. Il attacha le cheval au poteau, et se dirigea vers le cordonnier. Alors qu’il arrivait à destination, il jeta un œil de l’autre côté de la rue. Mary-Beth était légèrement penchée sur le comptoir, les doigts entortillés dans une de ses longues mèches brunes, certainement en train de séduire le pauvre bougre qui s’occupait de la caisse. Il devait le reconnaître, elle était forte pour manipuler le sexe opposé. La matrone serait heureuse qu’elle ait obtenu une réduction.

Alors que l’ancien étudiant se détournait de cette vision, prêt à accomplir ses affaires, quelqu’un lui rentra dedans. N’ayant pas d’appui solide à cause de sa rotation, il s’écroula au sol alors que l’homme qui l’avait bousculé s’excusait platement. Il grogna et se releva, époussetant son pantalon. Puis il regarda le malotru… et fut choqué d’avoir sous les yeux son ancien colocataire albinos, Richard Hale. Que fichait-il ici ? Pourquoi se retrouvait-il dans ce trou perdu ? Tandis qu’il tentait de surmonter le choc, son ancien ami le reconnu, ses yeux s’écarquillèrent avant de s’assombrir par la haine.

Le couturier lui fonça dessus, et le renversa pour la seconde fois. De rage, il le frappa au visage aussi fort qu’il put, enchaînant les coups. Le blond le laissa faire. Une fois. Deux fois. Puis il bloqua de son bras valide la déferlante de haine qui tentait de le blesser. Non. De le tuer. Il savait qu’il le méritait amplement. Leur relation avait été entièrement compromise lorsqu’il avait perdu le contrôle, et que lui-même avait tenté de le tuer. L’apprenti architecte avait tenté de les rabibocher mais le mal était fait. Et sa condamnation publique par Genesis n’avait rien du arranger, bien au contraire.

L’invalide donna un coup de hanche pour désarçonner son adversaire. Il se releva ensuite, et dévia deux coups de poings maladroit avant de le prendre par le col et de l’envoyer au sol. Il posa ensuite son pied sur sa poitrine, et l’empêcha de se relever. Que devait-il faire ? Il regarda aux alentours, et une foule commençait à s’amasser. Dire qu’il ne voulait pas de l’attention de Mary-Beth, voilà qu’il avait celle de la ville entière.


-Il n’y a rien à voir, rugit-il. Retournez à vos affaires, ordonna-t-il impérieux.

Septimus leva son pied, et reprit Richard par son col. Il le remit sur ses pieds, et le poussa en direction du couloir entre la boutique du cordonnier et de la bâtisse voisine. Il le colla contre le mur, le maintenant de son coude, la main sur la bouche pour éviter qu’il ne crie. La dernière chose dont il avait besoin c’était qu’il hurle à qui veut l’entendre qu’un meurtrier se promenait parmi les innocents citoyens de Hill Valley. Le genou de son prisonnier temporaire s’abattit sur sa jambe blessée, le faisant grogner. Les yeux remplient de haine brillèrent d’une joie malsaine.


-Écoute moi bien Richard. Je sais que tu me hais, et j’aurai voulu avoir l’occasion de vous expliquer, à Emma et toi, de quoi il en retournait. Ça n’aurait sûrement rien changé pour toi mais nous aurions pu éviter cette scène. Il chercha ses mots. Si tu t’en inquiètes, je ne vais pas te tuer. Je vais t’assommer, puis je quitterai ce monde donc tu pourras aller voir l’adjoint du shériff pour lui parler de moi si tu le souhaites, ça n’aura aucune importance. Il continua en baissant la voix, à peine audible malgré la distance qui les séparait. Je cherche ma place en ce monde. Je ne l’ai toujours pas trouvé. Mais… je suis moins perdu que je ne l’étais il y a quelques mois de cela. Et tout ceci, je le dois à ceux que j’ai rencontré. En bien comme en mal. Chaque expérience m’a façonné comme je suis. J’ai… Sa voix trembla légèrement. vécu des choses qui m’ont profondément marqué. J’essaie de vivre selon certaines règles. Très peu, probablement pas toujours morale. Mais je fais ce que je peux pour les respecter. À défaut d’être une personne respectable… J’espère réussir à conserver l’amitié des gens qui me sont importants. Jusqu’à présent ce n’est pas une grande réussite.

Ses yeux n’avaient pas changé un instant durant tout son monologue. Qu’aurait-il pu rajouter pour se justifier, s’expliquer ? Certainement rien. L’albinos devrait lui-même apprendre à gérer la situation à sa vitesse et à sa manière avant qu’ils ne puissent tenter un quelconque rapprochement. Aucun d’eux n’avait désiré que les choses dégénèrent – et surtout pas de cette manière. Néanmoins, personne n’avait un contrôle absolu sur sa vie, et les événements qui arrivaient. Il en eut un exemple quelque seconde plus tard, lorsque le couturier hoqueta, les yeux écarquillés de surprise, et de terreur.

L’instant suivant, Mary-Beth le prit par le bras, et l’entraîna loin de son ancien ami. Main dans la main, ils se mirent à courir. Le jeune homme garda la tête rivée sur Richard qui s’affaissa au sol, une tâche rouge s’agrandissant de seconde en seconde sur son ventre. Que venait-il juste de se passer ? Sous le choc, il entendit à peine la jeune femme lui dire d’accélérer. Il monta comme un automate sur le canasson pendant qu’elle prenait les rênes de sa monture, et forçaient les deux chevaux à partir au galop, s’éloignant de la scène du crime tandis que l’adjoint du shériff, un jeune fermier, hurlait dans la rue pour signaler au meurtre.

En silence, l’une déterminée, l’autre sous le choc et l’incompréhension, les deux cavaliers firent le chemin inverse. Ils poussèrent leur monture au-delà de leur force, quitte à les tuer sur place, désireux de s’éloigner de la ville, de retrouver la sûreté du camp, la protection qu’offrait le groupe face aux dangers et problèmes que la société créait. Lorsqu’ils furent à l’orée de la forêt, la jeune femme dut cependant laisser les bêtes ralentirent l’allure, reprendre leur souffle. Elle chevaucha à ses côtés, et lui reprit la main, serrant fort. Il ne s’en rendit même pas compte.


-Tout ira bien Septimus. Je suis là. Je ne laisserai personne te faire du mal, murmura-t-il dans un souffle.
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IL EST MORT !!! C’EST LA FIN !!! PLUS JAMAIS IL NE RIRA ET LE CONSULAT SAURA QU’UN CONSUL EST MORT DE TA MAIN !!!

Ceci était le moment dramatique.

Ah oui, avant d’commencer, j’me disais bien que les personnages me disait quelque chose ! Et comme j’viens de commencer Red Ded Rédemption II, j’vois exactement de où ils sont tirés ! Ahaha ! Les règles restent applicable en rp. Tu peux t’inspirer, j’ai rien contre ça et j’ai vraiment pas le moindre problème à retrouver des noms ou encore l’inspiration du caractère des gens.

Seulement, si j’vois que tu viens d’me spoiler l’jeu ! Chen va venir te tasser la crotte, tu vas rien comprendre.

Maintenant, parlons vraiment du rp. Non ?

Et j’ai pas grand chose à dire. Il y a juste une question qui me vient à l’esprit. Pourquoi est-ce que Richard ce jette sur Septimus ? Dans l’idée, il est au courant que Septimus à manqué de le tuer et que celui-ci est capable de bien plus qu’il ne l’est. Après, j’imagine bien le moment de rage qui te fait faire n’importe quoi et c’est pas du tout incohérent. Mais, vraiment, j’ai pas eu d’empathie pour Richard.

« Ouais, tu as joué au con, l’albinos. »

Voilà la phrase dans ma tête ! Et puis, ce sont des vilains à la Conquête de l’Ouest. C’était écrit ! Bon, sinon, j’ai vraiment rien d’autre à ajouter ici. La relation avec Marie-Beth me questionne et j’suis curieux de voir ce que ça va donner.



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