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Rufus Shinra Top-1 !
Rp final

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« C'est la première fois que je le vois d'aussi prêt… »

Le Collecteur. Un sans-cœur en forme de coffre monstrueux dont l’ouverture est une mâchoire menant sur un gouffre sans fond. Des chaines le lient pour l'empêcher d'ouvrir sa gueule en grand et le contraignant à n'avoir jamais la mâchoire qu'entrouverte, au maximum. Ensuite, ses liens le maintiennent à une sorte de char métallique tiré par deux chevaux noirs aux yeux jaunes. Une créature bien connu des habitants de la ville ; touts les impôts collectés partent dans sa gueule. La Garde Noire est plus qu'habituée à côtoyer ce monstre, à le gérer et plus que ça, à l'utiliser. Pour Jack, c'est une première… et il se force à rester prudent, n'approchant pas de trop près le monstre, le contournant pour en apprendre le plus.
Si ses sous-fifres peuvent tout lui expliquer, ils peuvent tout aussi mentir sur toutes les caractéristiques du collecteur. Après tout, si la Coalition Noire ne le fait dévorer que des objets, ca reste un sans-cœur et on connait tous leurs régime alimentaire de base. De la même façon que Jack aurait pu se servir du tyrannosaure pour tuer Cranston, quelqu'un pourrait se servir du coffre pour le tuer lui ou un de ces gardes noirs.

Jack continue alors son inspection, tâchant de comprendre la créature en relevant certains détails. Si ça a la forme d'un coffre au trésor, c'est probablement à l'origine pour appâter ses victimes tout en les trompant au passage. Et visiblement, la créature est capable de bouger d'elle-même, raison pour laquelle on enchaine son corps lui-même au char plutôt que de simplement lui contraindre la mâchoire. Les chevaux, en revanche, n'ont pas l'air d'être des sans-cœurs. Pourtant, il n'y a jamais eu de chevaux à la Citée du Crépuscule… et c'est tout ce qu'il déduisait d'une simple inspection visuelle.
Au moment de faire face à la gueule du collecteur, Jack aperçoit deux petits points jaunes… comme des yeux, dans l'obscurité qui règne à l'intérieur du coffre. Celui-ci suffisement imposant pour contenir plusieurs personnes en son sein même sans son estomac sans fond.

« Je vois très bien comment on fait pour stocker des choses dans le collecteur. » Déclare soudain Jack, les yeux rivés sur le coffre et l'air de se parler à lui-même. « Je me demande juste comment on récupère ce qu'on y a stocké. » Encore une fois, traduisant ses pensées en paroles, il sursaute presque lorsque Skinner lui répond, la fixant malgré lui dans ses yeux jaunes de tueuses, incapable d'y lire quelconque émotion sinon sa propre appréhension.

« Il suffit de le frapper. »

« C'est bien vrai, ça ? » Rien qu'à imaginer la scène, celle-ci a quelque chose de ridicule et grotesque… un délire presque sortit d'un cartoon ou d'un jeu-vidéo. Jack ne peut que se dire que Skinner se moque de lui… mais lui accorde gracieusement le bénéfice du doute. Décidé à tester les dires, le Chien Noir se jure aussi que Skinner va perdre une partie de son corps si elle a osé lui mentir. Rien ne l'empêche de tuer un garde noir, sinon que ça ne se remplace pas comme ça. Dans l'idée, Jack n'aura pas assez de gardes à ses yeux tant qu'il ne pourra pas en mettre au moins deux devant chaque porte de son monde. Alors, concernant les châtiments, il va falloir devenir imaginatif. « Je vérifie ça de suite. »

Sceptique mais d'une rigueur scientifique, Jack tend sa main à Skinner… et celle-ci lui tend son arbalète. S'approchant un peu plus du coffre, l'intendant attends quelques secondes puis, énervé, se retourne vers la responsable pour lui aboyer dessus !

« Et tu préviens même pas ton chef qu'il risque de se faire bouffer la main ?! »

« La dernière des bleusailles réussirait à utiliser le collecteur sans perdre une main… je n'irais pas t'insulter en m'inquiétant pour toi si je ne m'inquiètes pas pour eux. Ou peut-être que si mon chef n'est déjà pas capable de gérer le collecteur, je n'ai aucune raison de le considérer comme mon chef. »

Grincheux mais comprenant le fonctionnement de son groupe, Jack s'approche un peu plus près du monstre et se fige soudain ; la créature se met à croquer dans le vide. D'un geste, l'intendant jette l'arbalète sur le collecteur… l'arme rebondit sur le coffre mais au moment de tomber, une langue surgit du coffre pour s'enrouler autour de l'objet et l'amener à l'intérieur. Immédiatement, le Chien Noir recule de deux pas précipités et se retourne vers Skinner, particulièrement énervé.

« Et tu préviens même pas ton chef qu'il risque de se faire attraper par une langue géante ?! »

« Et bien, j'ai déjà expliquer mes raisons. » Skinner, fière d'elle, esquisse un petit sourire narquois de madame-je-sais-tout. « Le Collecteur n'est pas dangereux. Il suffit d'un peu de réflexe ou de prudence pour ne rien avoir à craindre de lui. On… s'en sert plus ou moins de test, en réalité. Qu'une recrue se fasse avoir par le collecteur, on saura alors qu'il n'avait pas ce qu'il faut pour rejoindre nos rangs. »

« Tu… viens de me comparer… » Et tout en murmurant haineux ces quelques mots, Jack s'approche lentement de Skinner jusqu'à être fronts collés, les yeux grands ouverts injectés de sang. « …à une recrue, là… ? »

Skinner soutient le regard, ne témoignant d'aucune crainte à l'égard de son chef. Et Jack n'aime pas ce regard, ne l'aime pas du tout. Ses iris dorées de sans-cœurs témoignent d'un coeur sombre même selon les critères de la coalition noire, semblent hurler aux oreilles de l'intendant que la garde se sait de taille face à lui. Vaut-il mieux être craint ou respecté ? La question ne se pose pas en ce monde où les deux concepts, respect et crainte, sont indissociables l'un de l'autre.
L'inébranlable tireuse fait face à Jack, celui-ci dos au collecteur. Alors comme ça, le collecteur sert à vérifier si les recrues sont suffisement réactives et, ou prudentes ?!

L'intendant attrape sa garde, ses mains enfoncés dans ses épaules comme les serres d'un rapace. De toutes ses forces, il embarque Skinner pour la jeter en direction du monstre… et alors qu'elles dévoilent tout son jeu de jambe pour retrouver son équilibre, Jack la repousse une seconde fois vers le collecteur d'un coup de pied hargneux. La garde, si fière et provocatrice, laisse soudain un peu de panique se dévoiler sur son visage lorsqu'une langue s'enroule autour d'elle pour la saucissonner. Incapable d'utiliser ses bras, ce sont ses jambes qui luttent, poussant sur le corps du coffre pour résister à la langue qui l'attire. Visiblement, ca ne lui demande pas tellement d'efforts… au point où elle lâche prise le temps d'un coup de pied assuré.
Le sans-cœur… est secoué par le coup, au point que sa langue lâche prise et laisse Skinner se replier à bonne distance. Au moment de subir l'attaque, le Collecteur a été agité d'un spasme de douleur, ayant craché l'arbalète à ce moment-là comme quelqu'un cracherait du sang après une sale coup.

La vision est agréable. Skinner, d'ordinaire si orgueilleuse et digne, toujours impeccable, voyaient ses dizaines de tresses noirs effilochées, le visage un peu rouge ; tout le haut du corps recouvert de baves. Plus que tout, son regard… frustré, froid de rage réfrénée… et ce visage, déformé par la fureur de l'impuissante victime… Jack y reconnait là une expression que lui-même a souvent abordé. L'idée de vengeance pur et simple suffit à le rendre joyeux, heureux, si satisfait d'avoir infligé ces horribles sentiments à d'autres, enfin. A cette idée, puisque faisant subir ce qu'on lui a déjà fait subir, il se sent aussi fier et sûr qu'un véritable chef, presque légitime.
Soucieux, pourtant, il se refuse à sourire et reste très sérieux, un air renfrogné au visage.

C'est bien parce qu'il ressentait ce qu'elle ressent là tout de suite que Jack a trouvé la force de prendre ce poste d'intendant par le meurtre. S'escuser ne servirait à rien, sinon à le faire passer pour un faible. Agiter le baton, et frapper avec, reste une méthode éfficace. Sauf que… si vous essayez d'éduquer votre enfant en le frappant, vous aurez vite quelques problèmes. Dans sa situation, les enfants de Jack étant ses gardes noirs, ils se fichent de les traumatiser ou de leur inculquer de mauvaises valeurs. Mauvaises pour qui, d'ailleurs ? Bref, frapper votre enfant le mettra au pas, dans un premier temps. Puis, viendra le jour où soit il rompra sous vos coups, soit sera suffisement habitué pour ne plus rien avoir à en carrer. Pire que ça, il pourrait potentiellement finir plus fort que vous et se décider à vous battre à son tour.
Pas si certain d'être un si bon chef que ça, Jack se décide doucement sur ses méthodes de management… et sa conclusion, relativement simpliste, c'est d'agiter le baton autant que la carotte.

Qu'on se le dise, la Coalition Noire reste une impitoyable et cruelle méritocratie… alors Jack se laisse allez, offrant à Skinner la seule chose qu'elle mérite là tout de suite.

« On dirait que tu as ce qu'il faut pour rejoindre nos rangs. »

« ... » Silencieuse, visiblement résigné à se taire mais… pleine de haine. Jack ne veut pas réduire ses effectifs, il n'y aura jamais assez de gardes à ses yeux. Pourtant, à voir la colère palpable de la tireuse d'élite, le Chien Noir se demande si c'est vraiment possible de gérer un égo pareil. « Bien sûr que j'ai ce qu'il faut. »

« Je t'ai vexé ? Va falloir… qu'on se fasse confiance, Skinner. » La tension est électrique, la responsable paraissant prête à exploser, donnant l'impression de lutter pour garder un tant soit peu de sang-froid. Probablement qu'une tireuse d'élite doit savoir comment rester calme ; peut-être qu'elle n'a pas l'habitude que ses ennemis vivent assez longtemps pour la toucher. Glacée et magmatique à la fois, ce regard d'or la fait semblable à un espèce de démon. Et honnêtement, le fait que ce soit une très belle femme… met Jack tout aussi mal à l'aise. Difficile de nier qu'il n'apprécierait pas de sortir avec ; douloureux d'admettre qu'il n'y arriverait jamais. N'oserait pas essayer… ni même y penser. Ces pensées là le perturbent, parasitent un peu trop son jugement la concernant.

« Mais bien sûr. » Et voilà un bref sourire jaune, avant qu'elle ne retrouve son air de sombre tueuse.

Dans l'idée, Jack ne fera jamais confiance à sa garde noire… ce n'est juste pas son rôle. Au contraire, en tant que chef, c'est à lui d'anticiper toutes les erreurs de ses larbins. Par contre, si eux pouvaient avoir confiance en lui, ça l'arrangerait.

« Je n'ai pas que ça à foutre de mes journées que d'accepter des petits tests stupides de la part de mes subordonnés. Compris ? »

« Si tu ne veux pas que je te teste, tu n'as qu'à m'empêcher de le faire… »

« Et elle insiste en plus… » Le pauvre intendant a l'impression de faire face à une adolescente… qui parait outrée et vexée comme victime d'une injustice.

Un pas vers elle… mais Skinner refuse de reculer au premier pas… de même qu'au deuxième… et ne recule toujours lorsque Jack finit, une nouvelle fois, son front collé au siens. Encore un pas en avant, voulant faire reculer la tireuse de force… et au moment de pousser vers l'avant de son crâne, Skinner se décale d'une vive roulade féline, laissant son chef s'emporter de quelques pas maladroits en avant. A plus de deux mètres d'une simple échappade, Jack n'a que le temps de se tourner vers elle pour, par pur réflexe, mettre son avant-bras en protection de son visage.
Ses yeux grands ouverts jusqu'ici virent momentanément au blanc alors qu'il étouffe d'un profond grognement la douleur. Un carreau vient de pénétrer son bras, encastré dedans et pas si loin de toucher sa face.

En vitesse, Jack arrache sans hésiter le carreau de son bras et, paniqué, le lance à la façon d'une fléchette. Déjà rechargé et prête à tirer, l'arbalète de Skinner tombe au sol, celle-ci incapable de garder son arme en main alors que le projectile traverse son épaule droite. C'est ici… une chance pour tout le monde. Jack avait réagi sous le coup de la panique, sans vraiment viser ; il aurait pu la tuer ou même ne pas la toucher. Et si elle n'avait pas été toucher, elle n'aurait pas rater son second tir. En théorie, si Jack a bloqué le premier tir, il aurait pu bloquer le deuxième… ?
Pas si sûr de la réponse, l'idée qu'elle peut potentiellement le tuer le fait… vriller…

Au mépris de son bras troué, Jack va pour piétiner Skinner, frénétique et sous le coup d'une colère sourde ; la pauvre subit au sol sans rien pouvoir faire. Même là… elle ne supplie pas, ne s'excuse pas… et c'est tremblante de douleur que l'intendant la laisse là, au sol. Son pied dans le vide, arrêter avant de porter un coup ; celui de trop ? Skinner respire, n'est visiblement pas inconsciente… mais bien amochée, couverte d'hématomes sur son si beau visage. Figé un instant, un pied en l'air comme une épée de Damoclès sur Skinner, Jack croit voir dans ses yeux un peu de peur… et se décide à la laissez en vie.

Reposant son pied à terre, Jack regrette déjà son choix… lorsqu'il regarde Skinner, il y a autant de peur dans ses yeux que dans les siens.

« Je vais te soigner. » En pleine improvisation, le Chien Noir a l'étrange réflèxion que… s'il se permet de blesser sa sous-fifre… il se doit peut-être aussi de la soigner. C'est ça être chef, non ? A se demander comment il va s'y prendre, un détail le… rassure un peu. Le carreau a "traversé" l'épaule de Skinner, lancé par Jack… mais tirer par l'arbalète, le carreau ne s'était qu'encastré dans son épaule à lui. Un maigre réconfort. En tant que chef, Jack  s'en veut. Sur un coup de panique, il a failli tuer celle qu'il ne voulait qu'intimider. Au moins, ca fera un exemple. « D'accords… je me suis peut-être un peu… emporté… »

Le regard un peu fuyant, Jack… ne veut pas mentir à ses hommes. De toute la garde noire, le plus peureux est probablement lui ; c'est ironiquement ce qui le rend plus dangereux que touts ses subalternes.

« Ca va… ? » Inquiet et soucieux, l'intendant pose la question sincèrement. Pas sincère comme on le penserait, sans doute. Ce n'est pas Skinner, en tant que personne, dont il se souci de l'état. Il se souci d'elle en tant que garde noir, en tant que responsable : il se souci de la meilleure tireuse de son effectif. Il se souci d'une garde noire avec suffisement de couilles pour l'affronter… et suffisement doué pour risquer de gagner. Il se souci d'une garde noire difficile à remplacer.

Muette et étendue au sol, probablement encore en train de se remettre de l'altercation, Jack s'accroupit pour se mettre à sa hauteur et lui parler incroyablement doucement. Exactement comme on le ferait avec un enfant. Pourtant tendu comme s'il cherche à caresser un loup sans savoir si celui-ci allait attaqué ou non.

« C'est de ta faute. Tu crois que ça m'amuse de fracasser mes propres larbins ?! Hein ?! » Jack laisse… une étrange passion, entre haine et affection, prendre le dessus. Sa voix se fait erratique ! « Pourquoi tu me forces à te fracasser hein ?! L'espace d'un instant, j'ai cru t'avoir tué. Ca t'amuse de me faire peur comme ça ?! »

Et sans attendre de réponse, Jack l'attrape par son épaule blessé pour, d'une main, la forcée à se mettre debout. Sans la lâcher, l'intendant jette un oeil à moitié inquiet à l'épaule perforé de sa responsable.

« Et, à cause de ta folie, te voilà infirme du bras droit ?! Pitié, je t'en supplie, dis-moi que tu es gauchère… »

« Am…ambidextre. » De son mieux, Skinner tâche de rester fière… mais cette fois, parle avec un ton tremblant, les yeux plus choqués qu'autre chose. Agacé, Jack lâche prise et regarde sa montre. L'heure tourne, les aiguilles avancent et agacés, Jack se dit qu'il n'a pas que ça à faire et Skinner, elle aussi, a du travail.

« Que quelqu'un lui fasse un bandage et lui donne un pistolet. » Et… Jack se trouve tellement classe à demander à ce qu'on soigne Skinner avant de le soigner lui. D'ailleurs, la tireuse ne parle pas, ici… accepte simplement qu'un garde noire lui fasse un bandage rudimentaire avec un bout de tissu récupéré ici ou là. Battant au pied du sol à rythme régulier, tâchant de ne pas perdre le fil des secondes, l'intendant s'adresse à Skinner avec son sérieux habituel, sans plus ni moins. « Tu vas pouvoir tirer au pistolet avec ta main gauche ? »

« Oui… je peux aussi tirer à l'arbalète, ca va juste… »

« Connerie, je veux ton bras soigné aussi tôt que possible. » Tranche Jack, élevant cette fois-ci la voix sans masquer sa rancœur ! Déjà que les gardes noirs ne sont pas toujours très bon, s'ils sont estropiés en plus de ça… et pas l'une des pires ? Pragmatique, l'intendant s'énerve soudain de sa piètre… gestion des ressources humaines. Après tout, l'usine d'armes fait littéralement pleuvoir des armes sur la garde noire mais où est l'usine de gardes noirs au juste ?! « Tu viens de faire l'idiote… et tu me parles de refaire l'idiote juste après ?! Rend-moi cette sale arbalète, je te l'ai pas donné pour que tu fasses n'importe quoi avec ! Je te l'ai donné parce que je pensais que tu saurais quoi en faire bon sang ! Je t'ai fait confiance et… »

« Ecoute Jack… » Furieux, il cesse de respirer. C'est un ordre ?! Un frisson parcours Jack, hérissant touts les poils de son corps alors qu'il braque Skinner du regard avec une intention meurtrière. Sa voix est tempérée, calme… alors le Chien Noir se retient, tendu et tremblant comme en plein séisme. « …je ne vais pas… » Elle lui a... coupé la parole, juste avant… ?!

« TU NE VAS PAS QUOI ?! » Hurle-t-il de toutes ses forces en soufflant sa rage paniquée, soulevant littéralement les tresses en dizaines de sa subalterne. Un vent bref et violent secoua la pauvre garde noire fraichement battue, lui portant les larmes aux yeux. Sans même le vouloir, juste en exprimant sa colère d'être ainsi remis en cause par ceux qu'il doit malgré lui diriger, le simple souffle de son hurlement venait de raviver chaque blessure de la tireuse d'élite.  
Et après ça, Jack reste planté là, la peau rougie couleur démon, en sueur. A partir là, ils se regardent touts deux dans le blanc des yeux, figés et silencieux, en sueur. L'un rouge et chaud, l'autre pâle et froide. Touts tremblants mais pas exactement de la même façon.

Jack ne demande en réalité qu'à être un chef efficace et… raisonnement cruel… de base, son idylle, c'est que lui et ses gardes noirs soient sur la même longueur d'onde. Mais comment faire ?! Bon sang ! Skinner est la goutte d'eau qui fait déborder le vase ! Chaque garde noire a des… gestes, paroles, regards et attitudes… en permanence… vous voyez ce que je veux dire ?

L'arrivée de Jack à son poste fut relativement choc. Le bruit s'est répandu comme quoi il aurait pu tuer Cranston par surprise en le poussant à portée du tyrannosaure dans les jardins du manoir mais a préféré le massacrer à la vue de tous. Et si sûr de lui, l'a affronté sans arme avant d'être testé par Death lui-même ! Le problème… c'est que Jack a sous-estimer l'audace de ces gars-là ; ils ne sont ni aussi peureux, ni aussi prudents que lui. Ne le sont quasiment pas ? C'est ce qui les rend si incroyablement terrifiant, que ce soit à affronter ou à gérer. Ses geôliers jouent avec les prisonnières, imitant Death sans avoir la puissance requise… l'un d'eux s'accroche avec son apprenti… ils font quand même des choix osés, par moment.
Et il n'a fallu qu'une courte période d'observation avant de les voir se mettre à tester le nouveau venu, malgré tout ce qu'ils en savent. Un ancien exécutant, en plus… quand on sait que Jack lui-même ne peut plus les supporter depuis son arrivée à la garde noire.

Un silence forcé par son cri assourdit la gare depuis lors. Les civils filent s'ils peuvent, ceux qui doivent attendre le train qui va ou viens de la cité du couchant se font tout petit. Quelques gardes noirs patrouillent les environs, sans un mot, pour des raisons de sécurité ; tâcher de rester loin du conflit entre Jack et Skinner. Si le Chien Noir ressent bien toute la septicité de ses sous-fifres à l'égard du nouveau chef, le harcèle de menaces sous-entendus en permanence, Skinner reste la première à allez jusqu'au bout du truc.
Pour se faire rétamer la tronche parce qu'elle n'a pas maintenu assez de distance entre elle et Jack ; eusse-t-elle prise un peu plus ses distances que le duel tournait autrement.

Quoi donc, à part la tuer, la dissuadera elle et les autres de tenter leurs chances ? Au final, il a besoin de… ressources humaines… le truc le plus ingérable et imprévisible qui soit. Plutôt que de gérer des gens, il ne peut pas plutôt gérer des marchandises ? Des trucs qui ne parlent pas, ne ressentent pas, ne bougent pas et n'essayent pas de voir s'y a moyen de le tuer ?!

« Je t'ai posé une question… » Marmonne-t-il presque, incapable de desserrer les dents ou les poings.

« Je garde l'arbalète, juste au cas où… mais je ne l'utiliserais que si nécéssaire. » Ses lèvres tremblent, quelque chose vacille en elle à son tour. Jack est persuadé de la voir retenir quelque chose, ça la brûle, c'est juste ici, sur le bout des lèvres si incroyablement plus douloureux à retenir que tout le reste. Parce que… il faut à tout prix que Skinner soit classe… elle fait tout pour. Tout pour avoir le dernier mot, tout pour avoir raison plutôt que d'avoir la bonne réponse… et pire que tout elle a une sale habitude… elle a toujours un petit quelque chose à critiquer. L'air de rien dérrière son masque d'assassine que rien n'atteint ; à moitié passive-aggressif. Toujours, systématiquement, un petit quelque chose à redire… et encore une fois, l'air de rien.
C'est plus fort qu'elle… Jack, pour sa part… n'a jamais eu le luxe d'avoir un chef qui tolère que sont larbin ait le dernier mot. Et Jack croit comprendre pourquoi à l'instant.

Qu'il l'a frappe autant qu'il veut, ça ne changerait sans doute pas grand-chose. Après quelques profonde respirations pour se calmer un peu, le Chien Noir parle très calmement.

« J'hésite entre te laisser le dernier mot et te l'arracher en même temps que ta langue. »

Et d'elle-même, Skinner tend d'urgence l'arbalète à Jack… sans vraiment le regarder dans les yeux. Sa fierté ne masque pas sa douleur mais malgré ça, elle reste un tant soit peu digne. Rassuré qu'elle obéisse finalement si simplement aux ordres comme elle est supposée le faire, l'intendant soupire de soulagement et regarde sa montre, le train pour la cité du couchant arrive bientôt.

« A part ça, mon job à moi c'est de m'assurer que tu fasses le tiens. » Lâche Jack, observant vivement les alentours d'un air neutre et les mains jointes dans le dos, le pauvre souffrant l'agonie de se maintenir le dos droit en permanence. Mal à l'aise, préssé d'enfin s'habituer à cette posture millitaire qu'il pense devoir s'imposer. « Et ton job à toi, c'est t'assurer qu'ils fassent le leurs. Ils sont supposés escorter le collecteur, je crois. »

« Ils préfèrent marcher plutôt que de jouer les piquets… alors je les laisse patrouiller la zone autour du collecteur, ca me parait plus éfficace comme surveillance. Par contre, je reste toujours à côté de notre ami le coffre magique, au cas où. »

« Ce n'est pas assez. Que vous alliez surveiller les environs, ca ne me dérange pas mais une seule personne, ça ne suffit tout simplement pas. Vous êtes combien ? »

« Nous deux inclus, on est douze gardes noirs au total. »

« Donc habituellement, vous êtes onze ? C'est parfait. Toi, tu restes près du collecteur du début à la fin mais sur les dix gars, cinqs restent avec toi et cinq autres partent vadrouiller autour. Les deux groupes n'ont qu'à se relayer. En cas de problèmes, quelqu'un doit pouvoir prendre quelques coups à ta place le temps que tu me préviennes par radio. Et tu te bats à distance en plus, c'est bête de te laisser sans couverture. »

« Très bien Jack, on fera comme ça maintenant. »

Jack sourit alors, désireux de ne pas trop remuer le couteau de plaie… mais ne pouvant s'empêcher d'essayer, juste pour être sûr que celle-ci se tiendrait à carreau désormais. C'est surtout qu'il est… extrèmement rassuré qu'elle obéisse. Ca le soulage, ça se détend et c'est un peu nerveux de tout foutre en l'air qu'il dit ceci.

« C'est pas que je te fasse pas confiance, hein. »

Le train arrive, laissant l'opportunité à l'une comme l'autre de changer de conversation. Skinner siffle furieuse ses hommes aux pieds tandis que Jack attends prêt de la porte, dos au train et ses yeux scrutant les environs. Rien ne le choque, sinon que les gardes mettent un peu de temps à venir. A la base, Jack n'est là que pour une chose… récupérer le char qui transporte le coffre-sans-coeur. Habitués aux chainages et à la manutention du char, le coffre comme ses montures embarquent rapidement dans un wagon aménagé sur-mesure plus spacieux que les autres.
La tâche achevé, tout ce beau petit monde embarque.

A peine montée dans le train que celui-ci file sur les rails. Le voyage prend son temps mais se passe sans encombres, Jack reste près du collecteur en compagnie de Skinner, tâchant d'en apprendre plus sans grands succès pendant que le reste surveille les wagons voisins. Seul et tranquille, le chien noir a l'assurance que la cargaison d'armes et d'explosifs ne disparaitra pas sans qu'il ne sache pourquoi. Pas sûr que ce soit une bonne idée de transporter des explosifs avec, par contre. Plus tôt, au moment de se faire frapper, le coffre a juste craché l'arbalète qu'il venait d'avaler. Donc à moins que ce soit un heureux hasard, le coffre recrache la dernière chose qu'il avalé… preuve étant que Skinner a proposé d'elle-même sa si précieuse arbalète.
Cette même arbalète craché sans précautions par une créature qui ferait de même avec une bombe. C'est aussi ça, le test du collecteur… ?

« Aucun explosif n'a jamais explosé au moment d'être recraché ? »

« Non. A cause de la manière dont il déstocke, le collecteur ne transporte que des explosifs à mèches et les armes à feux ne sont pas chargés. »

« Je crois aussi comprendre qu'on ne peut pas le laisser ouvrir sa gueule en grand. »

« Je ne sais pas pourquoi, d'ailleurs… apparement, ca le rendrait ingérable. »

Jack en sait encore trop peu mais, semble-t-il, les gardes noirs n'en savent pas tellement plus. Skinner se mit alors, soudainement, à observer le collecteur avec une curiosité nouvelle.

« Le plus étrange, c'est que personne ne sait exactement d'où vient le Collecteur. Il a fait son apparition… entre le règne d'Ariez et celui de Death. Pourtant, ce n'est ni l'un, ni l'autre qui nous l'a donné ; on s'en souviendrait. »

Death est… plus ou moins capables de changer d'apparence ? Et ca aurait été une bonne manière pour lui d'inspecter sa garde noire, sans que son aura de Boss ne les fasse se comporter mieux que d'habitude. Quand à Ariez, ca n'a jamais été son genre de se dissimuler ou de se grimmer mais elle avait quelques sorciers des ombres sous ses ordres. Peut-être même, avec le niveau qu'on prêttait à la princesse, a-t-elle utilisé un sans-cœur pour en livrer un autre ?

« Qui a amené cette créature jusqu'à la garde noire ? »

« Un ténèbreux encapuchonné. Sur le moment, on a pas vraiment réfléchi à tout ça et… semble-t-il que ça ne choque pas Death non plus. »

Il y a deux ou trois camions pleins d'armes dans ce coffre. Et c'est bien plus facile à surveiller. Jack se demande si dix gardes, c'est vraiment assez. Avec seulement une centaine environs sous la main, il ne peut pas se permettre plus, hélas. Au final, ce coffre résous plus de problèmes qu'il n'en est créer mais c'est… une cible évidente, la créature ne passe pas inaperçu. Par contre, c'est toujours plus facile de ne surveiller qu'un très gros coffre plutôt que des camions. Evidément, ça ne se refuse pas. Et ca n'est pas un cheval de Troie, après toutes les utilisations du collecteur, un piège en serait déjà sortit.

« Quest-ce qu'on sait de l'intérieur ? C'est un gouffre sans-fond, d'accords… mais tout ressort intact, non ? »

« Oui mais… maintenant que j'y pense, il y a plus que ça. » Skinner se saisit délicatement de son menton, plongé dans sa réflèxion. « C'est déjà arrivé que quelques recrues se fassent dévorer une main par le dévoreur. Et à chaque fois, ces mains en sont ressortis au moment de vider le collecteur. Collecter les impôts en ville prends du temps, selon les humeurs et finances des habitants, ca peut parfois prendre une journée entière. L'une de ces journées, une recrue s'est fait dévoré une main, tôt dans la matinée… et tard dans la soirée, la main est ressortit. »

« Je ne suis pas médecin ou quoi mais… en théorie, elle a le temps de pourrir en l'espace d'une journée. »

« Et pourtant, la main était ressortie ce jour-là fraiche, intacte. Pas le moindre signe de putréfaction ou même de rigidité cadavérique. Lamont a voulu me faire une farce en posant cette fameuse main sur son épaule et… la main n'était même pas froide. »

Jack… pâlit à l'idée que ses subalternes soient capables de jouer avec une main tranchée… et en même temps que ça l'effraie, l'idée que ses sous-fifres se fassent des blagues entre eux… ? Ca a quelque chose de mignon, si on omet que la blague est ici bien glauque.

« Okay. Je pourrais me perdre en spéculation mais non, on va tester le truc. »

Sans attendre, l'intendant défait sa montre et, après avoir regardé l'heure, la jette dans la gueule du monstre. Quinze heures sept, est l'heure à laquelle la montre entre dans le coffre sans-cœur. Le voyage vite passé à réfléchir, Jack sursaute à l'arrêt du train. Tâchant d'avoir l'air sérieux et charismatique, l'intendant met les mains dans les poches, l'air de rien, puis sort par la porte latérale en laissant les sous-fifres manutentionner le monstre.
L'intendant porte son regard sur Zoot, déjà présent à attendre et qui s'avance tranquillement. Jack le fixe, incapable de penser à autre chose qu'à la tentative de Skinner.

« Zoot, Skinner vient d'essayer de me tuer, tu veux tenter ta chance aussi ?! » C'est sortit tout seul ! Et face à la réplique, le responsable de la Cité Couchant s'arrête, sceptique. L'air perdu, un peu brusqué par la façon qu'à son nouveau chef de dire bonjour, Zoot observe tour à tour Skinner et Jack.

« Toujours en vie, Skinner… ? » Un sourire aux lèvres, Zoot s'exclame soudain à l'attention du Chien Noir ! « Ca dépend chef ! Moi aussi j'ai le droit à un essai gratuit ? »

« … » Jack se dit que… il aurait peut-être dû tuer l'autre insolente, là. Par contre, un sourire cruel se dessine sur les lèvres sèches du chien noir ; Skinner rougit dérrière ses bleues, de honte peut-être ? Et en se reportant sur Zoot, l'intendant affiche immédiatement une grande véhémence. « Ca vous amuse peut-être mais moi pas ! Bon sang… »

« Bof, j'pas tellement envie de devenir intendant d'toute façon. J'suis juste curieux d'quoi t'es capable chef. Enfin, quand j'vois la tronche de Skinner, ça donne déjà une idée. »

« Tu sais quoi Zoot ? Va te faire foutre. » Boudeuse et les bras croisés, Skinner marmonne de manière incompréhensibles quelques secondes, avant de finalement répondre, amusée à son tour. « Et si j'allais voir ta femme pour lui détailler un peu tes horaires ? Tes vrais horaires ? »

« Faut pas le prendre comme ça, j'rigolais moi ! »

En partant du principe que c'est vrai… ca n'a rien de surprenant. Zoot est dans la garde noire depuis suffisement longtemps pour en comprendre le fonctionnement et savoir que le poste d'intendant… ce n'est pas toujours idéal comme position. Surtout que si Jack en croit les différents rapports d'Abigail, Zoot était son homme de confiance plus qu'aucun autre. Que ce soit le bal ou la dernière attaque sur le Sanctum, ce gars a survécu à tout jusqu'ici depuis des années. Un gars fiable ; pour synthétiser ce que la paperasse raconte de lui.
Pourtant, c'était Cranston qui avait pris les rennes… avec un peu de chance, Zoot ne veut juste pas de ce poste, comme il le prétend. Et il a une femme. Quand on sait comment a fini la pauvre épouse de Cranston… ca peut aussi expliquer ses modestes ambitions.

« On se tapera dessus à l'occasion si tu veux. Mais pas aujourd'hui ! J'ai du taff et toi aussi ! »

« Tu n'étais pas là pour une inspection surprise à la base ? »

« Te concernant, oui. Mais comme Zoot a été prévenu de ma venue, l'inspection n'a plus de rien de surprise, alors ca sera pour plus tard la sienne. A la base, j'ai surtout un truc ou deux à voir au spatioport. »

« Bien, moi je ramène le coffre magique à la caserne et j'en profite pour faire un p'tit inventaire des stocks au passage. »

« Avant ça, dis-moi. Tu sais quoi à propos du collecteur ? »

Plus ou moins la même chose que Skinner, sinon que Zoot n'est pas allé trop réfléchir sur la question.

« Je vois… et les chevaux, alors. Est-ce que ce sont de vrais chevaux pour commencer… ? »

« Ils ont des tronches de sans-cœurs mais ce sont bien de vrais chevaux. Ils mangent, boivent et font caca comme de vrais canassons, cent pour cent bio. » Et comme pour le prouver, Zoot caresse prudemment un cheval, si fier à regarder de haut le garde noir avec un profond mépris dans ses yeux d'ors.

« Vous les avez eu en même temps que le collecteur, j'imagine. Ils étaient déjà aussi sombres à la base ? Et ils viennent d'où, hein ? Je me rapelle pas avoir jamais vu un cheval à la cité du crépuscule. »

« J'me suis jamais posé la question. » Répond simplement Zoot, continuant de caresser l'étalon avec… des yeux presque émerveillés. « Dis-moi chef, ca serait pas térrible de s'en servir de monture ? Ce sont des chevaux des ténèbres, on pourrait avoir des dégaines de chevaliers noirs avec ça ! Si c'est juste pour tirer un coffre, des vaches des ténèbres font amplement l'affaire selon moi. »

« On verra ça plus tard. » Tranche impitoyablement Jack, faisant clair dans son ton et son attitude que ce sujet là ne l'intérèsse. Pas que l'idée soit inintéressante, bien au contraire… mais la Coalition Noir n'a jamais été réputer pour ses cavaliers. Et ces chevaux-là n'ont pas franchement l'air commode. Pourtant, étrangement, ils obéissent aux doigts et à l'oeil ; alors que tout dans leurs habitudes laisse croire qu'ils sont si incroyablement digne, prêt à se défendre. « Bon, vous ne savez pas d'où ils viennent, donc... »

Difficile de croire que Jack remontera un jour la trace de cette paire d'étalon. Dans l'idée, si ça vient du Château de la Bête, Leeds sera peut-être au courant. Et encore, ça remonte à loin. Si ça vient d'Agrabah ? Là-bas, ça parait impossible de remonter le fil de n'importe quelle transaction tant le commerce peut y être aussi fou que complèxe. Et s'ils viennent d'ailleurs ? Même problème. Au final, le seul qui peut vraiment savoir de quoi il en retourne, c'est Death lui-même.
Honnêtement, l'Intendant préfère avoir aussi peu à faire à lui que possible. Est-ce que c'est si important, de toute façon ? Disons que… personne à la garde noire ne sait comment contrôler un sans-cœur, exactement. Que ce soit des chevaux, à ce niveau-là, est plutôt rassurant.

« Les chevaux, ils se rebiffent dès fois ? »

« De temps en temps. Ils ont juste besoin de se défouler, j'imagine… alors j'les laisse galoper sur notre terrain d'entrainement ! Et ca sert d'entrainement aux gardes noirs de le capturer. On essaye aussi de le monter mais ca fini en rodéo et personne n'arrive à véritablement les chevaucher. »

« Pourquoi tu me parles de les monter si personne n'est foutu d'y arriver ?! Bon sang… »

« T'as pas encore essayé chef ! Et les gars du Château de la Bête non plus ! »

« Bref. » L'idée est tentante de débarquer et chevaucher l'étalon des ténèbres que nul ne peut monter, niveau charisme, ca peut grandement aider. Et la possibilité de se faire envoyer valser comme un garde lambda ? Bref, Jack a des choses moins fantaisistes en tête dans l'immédiat.

Soucieux, l'intendant tend rapidement le bras pour frapper le coffre, celui-ci recrachant douloureusement la montre… et s'en saisissant au vol, le Chien Noir regarde l'heure affichée : quinze heure sept. Pour les secondes, on s'en fiche… bien plus d'une minute est passé entre le temps ou Jack a jeté la montre dans le monstre et le moment. Et sa déduction c'est que… tout ce qui est à l'intérieur du collecteur est… figé. En stase. Figé dans le temps, carrément ? Ou le temps lui-même n'a pas court dedans ?

Chassant ces inutiles pensées métaphysiques, il est donc bel et bien possible de piéger le collecteur pour peu qu'on y mette une bombe sur le point d'exploser. Un humain ou animal aurait probablement le coeur dévoré avant d'être en stase… mais se peut-il que le collecteur puisse recracher un humain ou animal sous sa forme de sans-cœurs ou de similis ? Jack doit absoluement tester ça. Et il y a toujours cette inquiétude… il ne faut surtout pas que le collecteur puisse ouvrir sa gueule entièrement… mais pourquoi ? Partager entre crainte et curiosité, l'intendant se décide à laisser ça de côté pour l'instant.
Avant que Skinner, Zoot et Jack ne partent chacun de leurs côtés, un dernier ordre est donné.

« Passez en revue nos effectifs et essayez de voir si on a pas un type dans nos rangs capable de piloter un vaisseau. Ou, au moins, capable d'apprendre à piloter. »

« J'en suis capable chef. »

Jack, déjà en route, se retourne alors avec des yeux écarquillés, bouche bée.

« Sérieux ?! Comment ça se fait ? »

« J'ai bossé pour la Shinra avant de rejoindre la Coalition Noire. J'pensais que vous le saviez, vu que vous m'avez mis responsable de la Cité du Couchant. »

L'intendant l'ignorait parfaitement jusqu'ici. Et en effet, c'est parfait. En sa qualité de vétéran, Zoot était l'un des meilleurs candidats pour gérer les entrainements à la caserne… et la caserne elle-même. Ses faits d'armes comme son expèrience en font un gars respecté parmis les gardes noirs. Et… d'apprendre qu'il a travaillé pour la Shinra ? Ca le rend d'autant plus apte, sachant que le responsable de la cité du couchant est aussi celui qui garde un oeil sur le spatioport.
Du flair, dans le choix de ses responsables, Jack a jusqu'ici un pif monstrueux et une bonne dose de chance. D'où son air très très sérieux au moment de répondre.

« Heu… ouais, ouais… je le savais, évidement ! Pour qui tu me prends hein ?! Je vérifiais juste que tu sois honnête et fasse pas de rétentions d'informations. Bref ! Cherchez moi quand même des gars qui pourraient piloter ou au moins apprendre ! Moins on dépend de la Shinra, mieux c'est… et puisque la Lumière a sa propre flotte pendant que le Sanctum nous sort le vaisseau le plus high-tech jamais vu… vaut mieux qu'on planche sur le sujet aussi tôt que possible. »

Gêné de sa piètre performance d'acteur, Jack se casse à pas préssé… et n'entends pas l'échange entre ses deux responsables.

« Il en savait que dalle. » Lâche Skinner, si sûre d'elle et moqueuse.

« Ouais, c'est clair. » Lui répond Zoot, tout aussi moqueur.
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Aujourd’hui, un épisode de Jack et la Garde Noire dans « Éventre moi, si tu peux ! ».

Oui, j’ai pas été inspiré.

Ici, j’aime vraiment beaucoup le coeur de cet exploit. Pourquoi ? Parce que, enfin, il y a plus de texte pour parler des armées de chaque groupe. C’est ça qui est cool, c’est que ça donne plus de profondeur aux armées, ça ne ressemble pas à un « Total War » avec les dizaines d’unités cloné pour l’aperçu de grandeur. De plus ? La Garde Noire en avait bien besoin. Voilà un siècle que je n’en fait plus rien et Abigail n’avait pas eu le temps de faire tout ce qu’il espérait.

Donc ? Gros gros point bonus pour parler de ça.

Finalement, j’ai peut-être un seul regret dans l’histoire et c’est par rapport à Zoot. Au moment d’écrire ce commentaire, j’ai pas internet et il n’y a que mes souvenirs pour soutenir mon impression. Toutefois, j’suis quasiment certain que Zoot à été tué par Roxas dans le rp du bal. Du moins, que Roxas réagisse directement après son intervention et décrit une personne semblable pour le défoncer. Ce qui rend, malheureusement, ça partie obsolète. D’autant que ce sont les vaisseaux de Milla et Death qui sont revenu du bal, l’un avec Lenore et Naran pendant que le second gardait Milla et Abigail.

Voilà, c’est vraiment le seul souci, Zoot me semble bel et bien mort. Dès que j’aurais le temps, j’irais vérifier ! Mais voilà.

Cependant, c’est la seule erreur dans le texte. Pour le reste ? J’aime beaucoup. Que ce soit l’épisode avec Skinner ou encore l’histoire du collecteur. Ce qui est marrant ? C’est que tu as introduit le sans-coeur et que tu joues la carte de « personne ne sait de quoi il s’agit ». Peut-être que le coup de l’encapuchonner est de trop, en attendant, c’est super intéressant de lui donner cette importance et que tu continues sur cette idée.

Néanmoins, j’pense que c’est l’épisode avec Skinner qui est le plus intéressant. Entre les provocations et le jeu de pouvoir, j’aime vraiment ce que raconte Jack. Il passe de l’un à l’autre, dans un étrange ascenseur émotionnel. C’est ça, qui doit être le plus déstabilisant, de voir le gars passer de l’un à l’autre ainsi. Surtout que ? Tu prends ton temps pour expliquer la relation. Souvent, tu bâcles les choses et ça rends moins bien ce qui arrive. Alors qu’ici ?

En voyant la longueur du texte, j’ai cru qu’il y aurait plus de choses de développer alors que non. Tu as pris ton temps et c’est ce qui rend le truc vraiment bon. Clairement, continue sur cette voie.

Donc, c’est tout ! Très chouette exploit, j’me demande ce que va donner la suite.



Avancé : 33 points d'expérience + 310 munnies + 3 PS. Deux en Vitesse et un en Dextérité ! Oh, tu trouves une feuille de papier dans le fond de ta poche, surement un rapport.

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