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Chen Stormstout
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Maître brasseur

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le Sam 17 Mar 2018 - 17:14

Vous voyez, les amis, tout artisan à une journée fétiche dans l’année. Prenons le fleuriste. Ce gars-là, il fait des ventes de dingue pour la St Valentin ! Il n’y a pas un mec dans l’univers qui ne soit pas obligé d’offrir un bouquet à sa dulcinée en ce jour, simplement pour lui dire qu’il l’aime. Un pépiniériste, il va faire le gros de son chiffre d’affaires durant la période de Noël. Les ébénistes ? Bon, pour eux, j’en sais rien. Ils doivent surement avoir une journée fétiche.

Bref, tout cela pour dire que les brasseurs ont aussi une journée pour remplir les caisses. Ici, j’vous le donne en mille, il s’agit de la St Patrick. Il n’y a pas un monde dans l’univers qui ne se réserve pas un fût à percer en ce jour. À mon plus grand plaisir et à celui de ma brasserie.

Donc, v’là un mois que la maison tourne à plein régime et que la Shin’ra se fait de l’argent sur notre dos avec mes allers et retours du Moulin Rouge jusqu’au Jardin Radieux. Dans l’unique but d’envoyer des tonneaux de bière dans tout l’univers ! De plus, cette année, j’ai préparé quelques exclusivités qui ne seront produites que pour cette période. Les gars, j’vous raconte pas de bêtise, il suffit de dire qu’un truc est éphémère pour voir les ventes décoller !

Non, j’suis pas vénal. Sauf qu’ici, c’est une occasion annuelle de faire découvrir mon art à travers les mondes. Il en faut pas plus pour m’rendre heureux.

Si, il y a un autre truc qui m’rends heureux. L’simple fait d’me promener dans les rues d’la ville et d’voir des gars autour d’un tonneau en train de vider son contenu ! Là, le Jardin Radieux à la chance d’avoir quelques stands qui trainent dans les points-clés avec pour seul ordre de distribuer de la bière. Les chopes se croisent, les rires s’élèvent aux cieux et la mousse se cache dans les moustaches. Autant vous dire que j’suis comme un gamin au salon du jouet. À la différence que j’suis adulte et que j’vais m’permettre un rallye-chope, pour ensuite retourner chez moi et m’écrouler dans mon lit. V’là trop longtemps que j’ai pas profité de ce genre de moment, maudite vie d’ambassadeur du Consulat ! Il faut rester éthique et responsable, ainsi que sobre.

M’sieur Stromstout, vous avez bien deux minutes à accorder à vos clients.
Bien plus que deux minutes !

Premier croisement de rue, j’vois quelques tables dressées près d’une statue et trois fûts dans un équilibre instable. Là, j’ai aucune idée du nom du gars qui vient de m’interpeller. Sauf qu’il me tend une chope et pousse un tabouret pour moi, j’vais pas m’faire prier bien longtemps.

Pas b’soin de vous faire un dessin, la chope s’est dédoublée et me v’là à parler à d’parfait inconnue d’la ville. Ils sont bien sympathiques les habitants de la ville, un peu plus avec un gramme dans l’sang. Surtout, ils savent comment m’faire parler. Chaque fois qu’il me tendait une bière, il me d’mandait ce que j’ai fait pour la rendre comme ça ! Sauf que, j’suis pas bête, j’vais pas révéler mes secrets de fabrication comme. Même si l’gars, qui s’appelle Bertrand, vient de m’offrir un chapeau melon d’un vert bien pétant. Par ailleurs, nos discussions ressemblent à un charabia indescriptible.

Alors, les filles du Moulin Rouge, elles ne sont pas farouches avec l’patron… Hien…?
De l’orge dans une bière, l’idée est pas mal… Et avec de l’estragon ?!
Là, j’lui dit que j’sors pour la St Patrick. V’là t’y pas qu’elle me d’mande de pas trop boire !
Il nous faut connaître la verité, m’sieur Stormstout, comment est-ce que vous vous brossez les dents…? Il y a un truc, ou une bête brosse à dents…?
Pourquoi ne pas remplacer le jeu d’eau des fontaines par de la bière ! V’là l’idée de génie.

Au final, il m’a fallu une heure pour quitter l’endroit et reprendre ma route. Le bedon plus lourd qu’à l’arrivée et une indescriptible envie de passer par le p’tit coin. Dire qu’il est seulement midi, elle est belle l’endurance du panda ! Va falloir corriger ça dans l’future.

Bref, un arrêt plus tard, me r’voilà en route pour ma marche bibitive. D’ailleurs, c’est à ce moment-là que j’ai découvert un truc de dingue.

En levant l’regard vers les cieux, j’ai vu un arc-en-ciel qui enjambe les toits avec grâce. Enfin, c’est c’que ma vision d’ivrogne me raconte. Là, c’est l’illumination dans mon esprit. Il paraît qu’un gars à planquer son argent dans un chaudron au pied des arcs-en-ciel ! Imaginons que c’est vrai, cette histoire. Il suffit juste de marcher au bout d’un arc-en-ciel pour être riche. Mon esprit logique me dit que c’est stupide comme réflexion alors que la bière me chuchote de grimper sur un toit.

En mille, j’suis déjà en train de grimper le long d’une gouttière pour atteindre le toit d’ardoise. Une fois de plus, j’suis pas vénal. Simplement que mon esprit s’dit qu’un chaudron plein d’or, c’est presque trop beau pour être vrai. Aussi, j’ai envie d’une petite soupe et c’est un récipient parfait.

Donc, m’voilà sur les toits d’la ville. De bien belle ardoise, même si glisse dessus et manque d’me vautrer dans la rue que j’viens de quitter. Enfonçant mon chapeau un peu plus profondément sur mon crâne, j’plisse un peu les yeux afin d’regarder vers l’pied d’mon désir. Bien entendu, ce s’rait trop simple s’il tombait au milieu du Temple d’Aphrodite. L’truc enjambe tellement bien la ville qu’il s’retrouve en dehors, en direction d’la forge du Consulat. Et là, c’est la révélation. Les mogs vont piquer l’chaudron avant j’arrive !

Les mogs, ils sont vénaux et ils n’aiment pas la soupe. C’est ainsi que mon esprit imbibé m’pousse à rejoindre la sortie de la ville avant qu’il ne soit trop tard.

Sur la pointe du toit, j’redresse la tête en bombant le torse. Ainsi est ma mission du jour. D’un p’tit saut en avant, j’commence à m’replier sur moi-même. Du genre, les jambes autour de la tête et les bras pour maintenir le tout ensemble. Grosse surprise, me v’là comme une grosse boule compacte qui glisse le long de la pente du toit en direction de la sortie d’la ville. Autant vous dire que mon roulé-boulé passe pas inaperçu et que j’suis en train de battre les records de vitesse. Il doit y avoir quelques gars qui s’imaginaient dans un film en voyant la grosse boule que j’suis au travers de la rue, pensant la mort proche jusqu’à c’que j’passe à côté d’eux.

Ouais, j’suis un piège de donjon ! Sauf que j’suis trop moelleux pour être dangereux. Ou gras. C’est au choix et j’vais pas prendre rigueur de vos réponses.

Après un quart d’heure de roulade, m’voilà enfin en dehors de la ville à marcher sur les terres arides qui mène jusqu’au précipice des ténèbres. Un endroit charmant en rapport au reste du monde, à ce demander pour quelles raisons le Consulat n’a jamais investi pour remettre le lieu en état. Ou du moins, moins déprimant. Mince, j’ai pas pensé à prendre un p’tit tonnelet pour le trajet jusqu’à la forge, il faut soif ici. Attends, j’dois être concentré ! L’arc-en-ciel. Il est là, devant moi. Du moins, j’vois sa chute vers l’horizon. C’est la dernière ligne droite !

On souffle par la bouche et on respire par le nez, pas la peine de se fatiguer inutilement ! Ce n’est pas un sprint, c’est une course de fond. Et surtout, il doit y avoir quelques sans-coeurs qui trainent dans les parages, autant rester discret et ne pas faire un maximum de bruit.

Les minutes passent, je ne les compte plus et je reste droit dans mes bottes pour continuer à penser à ce chaudron. Oui, c’est une légende. Non, j’suis pas bourré. L’envie de la découverte m’anime ! C’est une aventure, une aventure où je cours beaucoup dans un endroit pas très charmant. Ça reste tout de même une aventure. Il faut que j’y pense, que je ne baisse pas les bras et que je n’oublie pas d’essayer une bière avec de l’estragon. Oui, cela aussi est important. Il faut garder les priorités.

Enfin ! L’arc-en-ciel est de plus en plus gros, le but est devant moi. Encore quelques mètres à parcourir et enfin la vérité… Oui ! Il y a bien un chaudron au pied de cette avalanche de couleur. Il est là, devant moi, brillant et scintillant en même temps. Haletant, passant ma patte sur ma truffe, j’peux enfin me reposer en avançant d’un pas plus lent. Il y a des montagnes d’or dans ce récipient, c’est quand même étrange de planquer son argent à un endroit aussi évident. Enfin, j’ai un p’tit sourire en m’approchant et en posant mes doigts sur le chaudron.

Hum… Qu’est-ce que vous faites…?
Là, j’me retourne et j’vois un p’tit gars. Un peu vieux, du moins par la barbe et portant une tenue entièrement verte, c’est qui…?

Vous êtes qui…?
Moi ?! Déjà, je suis moi. Tout le monde ne peut pas se vanter de ça.
D’accord…

L’attrape la poignée du chaudron rempli d’or, le gars s’approche encore un peu.

La question est toujours d’actualité, qu’est-ce que vous faites…?
Euh… Je prends la marmite, elle traîne là.
C’est à moi.
C’est à vous ?
Oui.
Oh.
En effet.
Mais pourquoi est-ce qu’elle traîne au pied de l’arc-en-ciel ?

Il se rapproche, il n’est vraiment pas grand, il fait la moitié de ma taille et lève sa tête pour m’regarder.

Et que faites-vous au pied de l’arc-en-ciel.
Il paraît qu’il y a un chaudron au pied de l’arc-en-ciel.
C’est le cas.
Oui, j’le vois.
Sauf qu’il est à moi.
J’ai compris.
Alors, lâchez-le.
Pourquoi…?
Car cet or est à moi !
À vous ?!
Oui, je suis arrivé le premier.

Là, ça devient compliqué à comprendre. Dans le doute, j’arrête de tenir la poignée et j’regarde le gars dans les yeux en m’abaissant.

Mais, vous êtes qui.
Je suis moi ! Et cette marmite est à moi.
Vous êtes sûr ?
Pratiquement.
Vous n’êtes pas un mog ?
Vraisemblablement, non.
Oh. Et l’or ?
Elle est à moi.
J’peux l’avoir.
Certainement pas.
À quoi elle sert, alors ?
Elle garde l’arc-en-ciel.
Pardon ?
Vous avez entendu.

Du coup, j’pousse le chaudron avec mon bras, d’une dizaine de centimètres sur la droite pour voir le trait de lumière se déplacer aussi.

Vous voyez !
C’est magique !
Non, c’est un chaudron. Et le mien.
Alors, vous le gardez.
Non, c’est juste à moi.
Et si on vous le prend ?
Alors, j’exauce trois voeux
Pourquoi ne pas l’avoir dit plus tôt ! C’est de la magie !
Non, c’est juste un chaudron.
Pour les voeux.
Vous venez pour les voeux ?

Bon, j’comprends plus trop c’qui se passe. Est-ce que j’suis pas encore complètement ivre et j’suis en train d’imaginer tout ça ? Dans le doute, j’bouge encore le chaudron.

Vous pouvez arrêter.
Pourquoi ?
Ça attire les curieux.
Des curieux, comme moi ?
Ou comme les voleurs, vous êtes un voleur ?
Non.
Bien ! Vous pouvez partir, maintenant ?
Euh… Pourquoi ?
Pour que je puisse continuer à garder le chaudron.
Je vous dérange ?
Un peu.
Oh…. Désolé…
Ce n’est pas grave.

Là, le p’tit gars attend que j’me recule pour retourner près du chaudron. Ouais, j’pense que j’suis encore bourré et que j’comprends rien à ce qui se passe devant mes yeux. Il me sourit un instant avant de disparaître en même temps que l’arc-en-ciel qui ne pointe plus au-dessus de la ville. Qu’est-ce que c’est que ça ?!

Ce n’est pas magique, c’est un chaudron.
Là voix du gars, sauf qu’il est plus là. Bon, j’crois qu’il y a un problème avec moi. Alors, j’vais tranquillement faire demi-tour et rentrer en ville.

Une bonne journée.
Ok, là, c’est flippant. Du coup, j’passe à la vitesse supérieure et commence à courir dans la direction opposée. Autre chose de flippante, ma Keyblade fait son apparition en même temps que des ombres revêtant d’étrange chapeau vert. Là, il y a un véritable problème. M’voilà déjà encerclé d’ombre et loin de la ville et j’suis pratiquement sûr de plus être ivre.

Bon, on ne va pas faire dans le détail. Dans le doute, j’vais taper. Un coup à droite, un autre à gauche et v’là que chapeau saute dans les airs. Pourquoi j’suis venue ici, déjà ? Concentration. J’vais recommencer à courir et rentrer, j’vais peut-être recommencer boire pour oublier tout ça.

Est-ce que j’dois en parler à quelqu’un ? Là, il y a quand même des sans-coeur qui sont apparu dans l’histoire. Aqua aura peut-être des réponses, ou elle va dire que j’lève trop le coude. Non, c’est un mauvais idée. Il y a le choix de rentrer et d’oublier tout ça, j’pense que c’est la meilleure option. Plus de bière de la St Patrick jusqu’à l’année prochaine. Promis.



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Narantuyaa
Narantuyaa
Barbare au rhum

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le Lun 19 Mar 2018 - 16:54
Yo ! Me voici pour la notation. Chen, je te dédie ce cours de Trademark, qui de toute façon était bien trop matinal pour moi.
Allons-y donc, et gaiement !

Je vais commencer par une remarque générale. Le texte est fluide et divertissant, mais aussi assez décousu. Le truc, c’est que c’est logique, vu que ton personnage est ivre… Du coup je sais pas si je dois compter ça en positif ou en négatif.
Tant j’aime beaucoup les réflexions du personnage, avec son ivresse qui lui souffle des idées incongrues comme monter sur les toits, son roulé boulé ou bashage de mogs, tant… Je suis moins fan de la scène de combat finale. C’est très bref, et j’ai pas trop compris ce que ça apportait au texte ?

Par contre, la discussion avec le farfadet est extra. Je te l’ai déjà dit, c’est un humour à l’absurde un peu comme celui de Terry Pratchett, en tout cas c’est l’impression que j’en tire.
Les descriptions s’intègrent bien au texte, quelque chose sur lequel je bute donc je souligne ici. Il y en a peu, mais aux bons endroits, et souvent avec un brin d’humour rafraichissant.

Sinon, pour les détails, y’a quelques fautes d’inattention (à/a notamment), les dialogues avec les habitants du Jardin sont fun, et j’ai découvert le terme « bibitive ». Superbe, ce mot, faut que je le place.

St Patrick accomplie!!

Mission normale : 21 points d’expérience, 690 munnies (bonus St Patrick 230x3) et 3 PS en magie

Et voilà ! Oui, c’était court. J’ai potentiellement loupé des choses de ton texte, hésite pas à m’en faire part. Idem pour les remarques toussa, j’apprends encore ça peut toujours aider.
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