Kingdom Hearts RPGConnexion

more_horiz

Test RP


Noir.

Si je devais décrire l'endroit dans lequel j le trouvais c'est sans doute ce que je dirais. Les murs, le sol , le plafond  : tout est plongé dans une profonde obscurité.
Mais le plus inquiétant ce ne sont pas les ténèbres environnante non, c'est les murmures. Des murmures omniprésent, même quand j'essaye de me boucher les oreilles je les entends, des murmures inquiétant. Inquiétant et agressif me souffle mon instinct.

Et ce dernier ne tarde pas à avoir raison car bientôt j'aperçois des ombres se mettre à bouger au loin, des formes encore plus sombre que les lieux. Celles ci bougent lentement tout d'abord, puis de plus en plus vite jusqu'à bientôt se mettre à me foncer dessus. Pris d'une terreur incontrôlable je fais volte face et me met à courir pour leur fuir, persuadé que quoique elles me veuillent je ne vais pas apprécier.

Le sol sur lequel mes pas s'abattent ne fais aucun bruit, les murs ne semblent pas se préciser et je ne me heurte jamais à quoique ce soit, exactement comme si je courais dans les ténèbres.
Bientôt je n'entend plus les murmures, me demandant dans un fol élan d'espoir si les créatures ont pu abandonner leurs traque je me retourne.

Et je les vois.

Deux grands yeux violet étincelant de cruauté qui brillent dans l’obscurité, ma terreur est tel que je ne songe même plus à courir, comme si mon corps savait d'avance que toute fuite serait inutile. A ma droite je devine soudain la silhouette d'une grande mains griffus qui se lève, je n'ai alors même plus la force de regarder ce qui se passe et je ferme les yeux espérant que tout s'arrête, quand la bête rugit d'une voix affreusement déformés :


"-Réveille toi Fiathen!"

Je me lève en sursaut de mon lit pour faire face à ma mère, soulagé de sortir enfin de ce cauchemar mais une partis de moi doutant encore que ce fut bien terminé.

"-Hé bien mon pauvre tu tire une tête vraiment affreuse, jé sais que tu n'est pas du matin mais à ce point là...
-Disons que j'ai connu des nuits plus reposante.
-Bon allez dépêche toi de t'habiller on t'attend en bas pour la bénédiction matinale"

La bénédiction matinale, une des trois que fait notre famille, une avant chaque repas pour remercier les dieux de leurs bonté et de leurs générosité. D'habitude l'heure de la première me fais toujours grimacer mais cette fois ci je suis bien content que l'on me tire du lit.

D'un saut je m'extrais de mes couvertures et j'enfile mes vêtements, un pantalon et une chemise de toile grossière, des habits résistants et faciles à repriser au besoin, ce qui est courant dans une vie de paysan. En passant ma chemise je soupir légèrement en constatant que celle ci est déjà un poil trop courte pour moi, à quinze ans je suis déjà le plus grand de la famille mais ma croissance n'a pas l'air de vouloir s’arrêter, même si je préfère être le plus grand que le plus petit j'espère que ça ne va pas trop durer. Ma famille est relativement pauvre et me procurer des vêtements à ma taille est
toujours assez délicat.

Enfin cela me permet au moins d'éviter un éventuel embonpoint, en effet mon corps reste fin, mes bras et mes épaules sont même d'une apparente faiblesse mais je n'ai jamais eu le moindre problème à manier la bêche ou à accomplir quelques travaux que ce soit, ma vigueur étonne même ceux qui ne me connaissent pas. Les bruits dans la salle à manger m'extraie de mes pensées, j'enfile mes godillots et viens rejoindre ma famille, tous attablé autour de la table devant leurs bols, attendant que la bénédiction fut dite avant de commencer à manger.

Je salue mes trois sœurs et ma mère d'un rapide baiser sur la joue, sert la main de mes 2 frères et de mon père puis m’assoit à ma table, alors que mon père commence à réciter la traditionnelle litanie.

Je la connais tellement par cœur que mes pensées s'évadent bientôt de la salle à manger pour partir ailleurs. Dans un monde imaginaire où je porte l'armure des templiers du Sanctum, une institution qui fait de plus parler d'elle chez nous. D'après les rumeurs qui parviennent parmi nous ils s'agit d'un groupe de personne défendant la veuve et l'orphelin dans les différents mondes connu, n'hésitant pas à se battre au péril de leurs vie pour rétablir la paix et l'harmonie.

Ah il n'y a pas à dire c'est tout de même une vie qui fais plus rêver que celle de paysan. Je me voyais échangeant ma fourche contre une épée scintillante pour aller combattre des hordes de brigands afin de protéger de pauvres gens en danger. Et dieux sait que dans notre monde il y en aurait bien besoin. Entre les nombreux paysans qui ne rêvent que de se révolter contre le prince, les brigands, une mystérieuse maladie qui fait rage et même les rumeurs d'une dangereuse bête qui roderait dans les forêts...

Malheureusement cela m'est impossible, nous étions une famille nombreuse et chaque paires de mains est indispensable pour pouvoir faire tourner la ferme, rentrer les récoltes, s'occuper des bêtes. Tout cela demande beaucoup de temps et d’énergies, et jamais je ne me permettrais de faire faux bond à ma famille, ils sont tout ce que j'ai et les voire dans l'embarras me serait insupportable.

Les bruits des cuillères qui plonge dans la soupe me ramène alors à la réalité et j’entreprends de me sustenter avec tout l'appétit qui me caractérise tandis que mon père énumère les différentes taches dont nous allons devoir nous charger. Je maugréée légèrement en entendant que j'allais devoir me charger des cochons, et soudain je me fige.

Les murmures.

Les mêmes que ceux entendu cette nuit. Exactement.
Puis avant même que j'ai le temps de faire le moindre geste une douleur irradie dans mon épaule droite, suivie d'un cris.


"-Réveille toi feignasse, on arrive!"

Je me réveille en sursaut, ne comprenant pas où je suis, puis alors que je scrute les environs je m'aperçois que je suis dans une charrette. La charrette qui nous a transporté moi et mes compagnons d'infortune depuis mon ancien village jusqu'à l'astroport de la Shin'Ra. Et alors tout me revient. La bêtes, Une bête géante munit d'un sabre et les cris, la douleur.

Les morts aussi.

D'un geste machinal je frotte mon ventre, là où à présent une cicatrice me barre tout mon abdomen. La bête m'avait cru morte, moi aussi d'ailleurs, et m'avait laissé là baignant dans mon sang et dans celui de ma famille. Puis le brouillard.
Quand j'en suis sortis je reposais dans un lit sommaire, le ventre couvert de bandage, des gens s'affairant tout autour de moi.

Apparemment des gens venu d'un village voisin pour secourir les quelques rares rescapés. J'étais le seul de ma famille.

Dans les jours qui ont suivi je me suis reposé et j'ai réfléchi. Pourquoi? Pourquoi m'avoir prit toute ma famille et me laisser seul? Certain y aurais vu l’œuvre du hasard, pas moi. Pendant ces longues semaine à récupérer j'ai pensé à tout ce que nous disait mon père et ma mère. Tout arrive pour une raison bien précise, tout fais partis d'un plan mis en place par les puissances supérieures qui nous gouvernent. J'ai toujours écouté ça avec scepticisme, mais plus aujourd'hui.

Non aujourd'hui j'étais seul, sans famille. Mais pas sans but.
J'avais entendu dire que la Shin'Ra permettait au gens de partir de leur monde d'origine pour venir vivre à Illusiopolis.
Une ville contrôlée par cette même Shin'Ra. Elle devait sans doute être remplis de vaisseaux pour toute les directions possible, et surtout pleine de travaille. Si je reste ici je n'aurais jamais l'argent nécessaire pour aller où je voulais : le domaine enchanté, capital du Sanctum.

Mon plan était donc de partir pour Illusiopolis, travailler le temps d'avoir les munnies nécessaire au paiement d'un aller simple pour pouvoir les rejoindre afin de m'y engager.
Et tout faire pour empêcher ce genre de tragédie. Puisque les dieux m'avais laissé survivre j'allais les servir.

Et c'est pour ça que suis là, dans cette charrette en compagnie de tout un tas de gens plus ou moins recommandable ayant décidé eux aussi de partir loin d'ici. Et le moins qu'on puisse dire c'est que nous somme nombreux.

La Shin'Ra nous dit alors de former quatre files,les uns après les autres nous répondons à quelques questions et nous nous soumettons à une prise de sang obligatoire. J'ai frémit un instant en voyant la taille de l'aiguille mais à par ça ça se passe plutôt bien et je peux embarquer, tandis que certain doivent attendre dans une salle à part après les résultats des prises de sang. Je repense alors au virus qui court par chez nous et j'espère que le Shin'Ra a un moyen de les guérir. Ceci dit je ne me fais pas trop de souci, c'est une compagnie puissante, nul doute qu'elle dispose d'excellent médecin.

Cependant je n'en revois aucun lorsque la fusée décolle...d'un mouvement de tête j'essaye d'éloigner toutes ces préoccupations, j'en ai déjà bien assez.

Le voyage se fait sans souci et bientôt nous atterrissons à Illusiopolis. Je me précipite  alors pour sortir de l'astroport, pressé de voir à quel point les idées que j'en avais sont vrais.Et alors je ne peux pas m’empêcher de pousser un petit cris d'excitation, des néons colorés, des véhicules partout, c'est la nuit mais pourtant tout est éclairé.

Pour moi qui n'ai jamais quitté ma ferme le choc est rude. Et pourtant l’énergie que je ressens tout autour de moi m'enivre, ici je sens que tout est possible et si mon but n'avait pas été de rejoindre le Sanctum j'aurais pris ma place ici avec plaisir.

Bientôt la foule que j'avais précédé sort à son tour du bâtiment et me force à avancer, et pris par la foule immense qui m'entoure je ne suis plus maître de ma destination. Je vogue alors dans la ville au gré du courant humain et ne parviens à ne m'en extirper qu'alors que l'astroport est hors de vue. Décidant qu'il est temps de me trouver un endroit pour dormir je me met à avancer droit devant moi, espérant bien trouver une auberge ou quelque chose comme ça dans le coin.

Puis je me rend compte de ma première erreur :  cette ville est immense, bien plus que mon village, et m'y repérer ne vas pas être une mince affaire. Je me souviens d'avoir vu un plan à la sortie de l'astroport et tente donc de le rejoindre en essayant de recomposer mon trajet dans ma tête mais peine perdus. Je ne parviens qu'à me perdre encore plus. Tout à fais enfoncé dans des ruelles sombre je me décide à m’arrêter. Tant pis pour ce soir autant préserver mes forces, j'aurais plus de chance de me repérer quand il fera jours.

Et c'est alors que je comprend ma deuxième erreur :  je rode depuis un bon moment dans
l'obscurité. Chez moi dès qu'il faisait nuit tout le monde rentrait chez soi pour ne pas attirer les sans cœurs.
Ici grisé par l'attrait de la ville j'ai négligé ce point là. Je pensais aussi cette ville sécurisé par la Shin'Ra, et l'ombre qui rode alors  s'empresse de me détromper. A deux mètre de moi elle sort du sol et prend la forme d'un genre de gros insecte bipède possédant des griffes que je devine acérés et des antennes.

Sans me laisser le temps de partir elle coure vers moi et je n'ai que le temps de faire un roulé boulé sur le côté pour esquiver son coups qui emporte quand même un lambeau de ma chemise. En me relevant je suis partagé, d'un côté je n'ai clairement pas le niveau pour abattre ce genre de créature,
je n'étais même pas armé. D'un autre mon but était de rejoindre le Sanctum pour affronter ce genre d'ennemi et je ne servirais jamais à rien si je me contente toujours de fuir. Il était temps de faire face.

Attrapant une vieille barre métallique qui traînait par là, sans doute le vestige d'ancien travaux, je met en garde comme j'avais vu le faire certain soldat lors de leurs entraînement près du château.Puis voyant que la créature semble vaguement hésité je fonce sur elle.

Elle se prend mon premier coup de plein fouet sur la tête et recule alors d'un pas, mais ma joie est de courte durée en voyant qu'elle fonce dans ma direction, apparemment plus énervé qu'effrayé. Je pare alors les coups qu'elle m'envoie avec la plus grande difficulté, échappant de justesse aux coups les plus brutaux.
Mais je ne pourrais pas continuer ainsi très longtemps, mon corps s'épuise je le sens et les quelques blessures qu'elle a réussi à m'infliger me font souffrir le martyr. Je sens qu'il n'y a pas d'issue, que je ne peux gagner, je n'arrive plus à lui porter le moindre coup.

Je recule de quelques pas en direction d'une rue que je sais se trouver dans mon dos quand, alors que je jette un regard en arrière pour voire combien de distance me sépare de la créature, j'aperçois un vieillard, les bras croisé appuyé contre un mur. Il a les yeux presque fermé et l'air sombre.

Je comprend instantanément que je suis le dernier rempart entre le monstre et lui. Dès que j'aurais pris la fuite la chose en profitera pour s'y attaquer.
Certes cela me laissera sans doute le temps de m'enfuir mais cela signera son arrêt de mort à coup sur.

Raffermissant ma prise sur mon bâton, je regarde la bête droit dans les yeux et prend ma décision. Me rappelant chaque visage des membres de ma famille que je n'ai pas su protéger une fureur nouvelle s'empare de mon corps. Le désir de vaincre, le désir de vivre.

Le désir de protéger.

Mes coups sont plus solide, plus vif et bientôt je sens la créature se décontenancer. Elle hésite et j'en profite immédiatement. Un coup dans les côtes qui la déséquilibre puis un dans les jambes pour la décider à tomber.
Et alors je m'acharne sur son corps enchaînant les coups jusqu'à l'épuisement. Pour qu'enfin mon arme rencontre le sol. Le choc n'est pas agréable mais tant pis.
Un sourire au lèvre je vois la créature qui s'est fondu dans le sol et qui s’enfuie dans les ombres.

Je sens alors qu'il est possible pour moi d'y arriver. Lors de mon départ je voulais juste donner un sens à la disparition de ma famille, ne pas rester les bras croisés à me morfondre. Mais cette nuit j'ai prouvé que je pouvais vraiment arrivé à défendre les gens, à les aider.
Et cette pensées me gonfle de bonheur.

Me tournant vers le vieillard pour le rassurer je m'arrête brusquement. Celui ci pointe vers moi son index. D'abord intrigué je ne comprend pas où il veut en venir puis il l'écarte vers la gauche pour me faire mieux comprendre.
Pris de sueur froide je me retourne aussi vite que mon corps épuisé me le permet.

Et devant moi fonce trois ombre fondu dans le sol.

Je ne pourrais pas le faire. Mes jambes se mettent à trembler, de même que mes bras qui n'en peuvent plus de supporter le poids de mon arme, mes blessures dont la douleur avait été écarté par l'adrénaline se rappellent à mon bon souvenir.
Tout mon corps me crie de fuir.

Mais le vieillard ne bouge pas. Peut être est il trop faible pour fuir? Peut être a t-il confiance en moi  et pense que je peux encore réussir à les faire fuir?Toujours est il qu'il ne fais pas un geste pour s'en aller.
Je pourrais partir, m'en aller aussi vite qu'il m'est encore possible et jeter un regard d'excuse au vieux, "désolé j'ai tout tenté mais là j'ai aucune chance". C'était la vérité.
Et arrivé au Sanctum je pourrais alors apprendre, m’entraîner à me défendre et à défendre les autres dans ce type de situation. Mort je suis inutile à tout le monde.
Mais il était certain que si je devais ma vie à un acte de lâcheté qui a coûté la vie à un innocent alors je ne pourrais plus jamais me regarder dans la glace. Plus jamais dormir tranquillement. Parce qu'au fond de moi je saurais que je dois ma vie au cadavre de quelqu'un.

Et je ne suis pas un lâche.

Arquant mes jambes pour faire face au choc qui n'allait pas tarder à arriver je ne pus m’empêcher de sourire. Ma famille j'arrive. Et j'arrive la tête haute.
Les monstres prirent alors corps devant moi et je ne pus m’empêcher de déglutir en pensant à la douleur qui allait arriver. Puis récitant une courte prière je m'élançais.

Le premier morceaux de glace traça une ligne droite jusqu'à la première ombre et la fit exploser sous la violence de l'impacte.

De surprise je ne peux m’empêcher de m’arrêter alors que les autre monstres insensible à la perte d'un des leurs continuèrent d'avancer.
Je ne dois mon salut qu'au deux autres projectile glacé qui firent chacun mouche, détruisant leur cible en une fraction de seconde.

Lentement je me retourna et vit le vieillard les bras décroisait qui s'avançait vers moi.

"-Besoin d'aide petit?"


La suite de notre rencontre je ne m'en souviens guère, mes jambes ployèrent alors, autant d'incrédulité que de fatigue et je me serais sons doute étalé par terre si mon sauveur ne m'avait pas rattrapé. D'une poigne ferme il me redressa et, m'aidant à marcher, il me fit rejoindre un genre de petit abris. Quatre mur en béton sous un toit comprenant de nombreux trous et, à l'intérieur, de simple bout de bois qu'il alluma à l'aide d'un vieux briquet.

Il me relâcha alors et je m'étendis à même le sol (du moins j’essayai mais il y avait à peine assez d'espace pour que j'allonge mes jambes).
Le vieux prit alors une grande inspiration, comme si il allait faire un discours et dit

"-Voila mes murs, pour ce soir tu peux y dormir. Et demain...on verra ce qu'on fera".

Puis il s'allongea et ferma les yeux, ce que je m’empressai d'imiter.

"-Tu est stupide petit"


Ce furent les premiers mots qu'il m'adressa après mon réveil. Inutile de dire que j'avais connu plus chaleureux. Néanmoins venant de la personne qui m'avait sans doute sauvé la vie là veille au soir j’étais prêt à encaisser toute la grossièreté possible.
Plutôt que de me fâcher je m'assis et avec un sourire attendit qu'il développe. En attendant la suite j'en ai profité pour dévisager un peu mon sauveur, l'obscurité de la veille ne m'ayant pas permit de voir grand chose.

J'ai tout de suite était frappé par l'expression de ses yeux un regard bleu opalin qui semblait tout fixer durement, sans laisser paraître la moindre émotions. Mais qui n'avait pas l'air absent au contraire, on aurait dit qu'il analysait tout avec la plus grande attention.
Par contre je ne m'étais pas trompé sur son age avancé. Ses cheveux et sa barbe grise tirant de plus en plus vers le blanc ainsi que ses nombreuses rides ne laissant aucun doute. Mais cela lui donnait un petit air respectable. Un peu comme un grand père, mais un grand père en excellente santé, il se tenait droit, et ses mains ne tremblais pas comme certaine personne de son age.
Par contre celle ci était ridé et couverte de veine bleu J'ai attendu longtemps, on le devinait d'ailleurs assez frêle derrière ses vêtements amples.

Me secouant intérieurement en me disant qu'il n'était guère polis de fixer ainsi mon sauveur je l'ai regardé droit dans les yeux, avec mon air franc habituel et j'ai attendu.

Lui aussi.

Après un moment alors que le silence commençait à devenir pesant je me décidais à prendre la parole :

"-Et...pouvez vous m'expliquer pourquoi?"

Le vieux n’eut pas l'air d'apprécier ma question, prit de nouveau une grande inspiration et dit :

"Hier j'étais là, tu m'as vu. Si tu avais fuis l'ombre ce serait intéressé à moi et t'aurais eu le temps de partir. Donc soit t'y as pas pensé et t'est stupide, soit t'y as pensé et t'as pas fuis. Et c'est stupide."


Sa réponse me prit de court. Je ne m'étais pas attendu à un tel reproche, et aussi bizarre que ça puisse paraître j'ai tenté de me justifier.
"-Mais...heu...Ça aurait été...mal. Je veux dire on laisse pas quelqu'un mourir sans rien faire. Tant qu'on peut tenter quelque chose pour sauver des gens on doit le faire non? D'ailleurs c'est bien pour ça que vous m'avez sauvé hier. Parce que vous pouviez pas me laisser mourir sans rien faire, pas vrai?"

A ces mots m'ont interlocuteur sourit franchement, mais pas d'un sourire fier ou satisfait. Plus d'un sourire moqueur, comme si je venais de lui faire une bonne blague.

"-T'est d’où?
Dit il pour toute réponse
-Heu...j'ai entendu des gens de la Shin'Ra l’appeler le monde du palais des rêves, pourquoi?

-Et pourquoi t'est là?"


Il commençait de plus en plus à m'irriter avec son air froid, et sa volonté de ne pas répondre à mes questions. Néanmoins je ne voulais pas me le mettre à dos, il m'avait sauvé la vie et je sentais qu'il pouvait m'être utile pour la suite.
Je me contint donc et commença à lui raconter toute l'histoire. Je ne l'aurais pas raconter à n'importe qui mais je voulais son soutien et ça me semblais la meilleurs manière de l'obtenir.

Arrivée au départ du vaisseau quand je lui dévoila mon but il m'interrompit.

"-Tu veux devenir templier?

-Euh..oui c'est ça. Pour pouvoir défendre les gens et...

-Un templier qui ne sait pas se battre?"


Je m'interrompis brusquement, je n'avais jamais pensé à ça. Je pensais qu'il suffirait de me présenter au quartier générale du sanctum et qu'on me proposerais une formation ou quelque chose du genre. Mais avec le recul ça me sembla stupide, les templier étaient réputé pour être des guerriers triés sur le volet, pourquoi voudrait il d'un simple paysan?

"-Je...je n'y avais pas pensé." Murmurais-je bizarrement honteux
Il m'observa alors intensément son regard froid scrutant la moindre parcelle de mon visage, comme si il cherchait quelque chose. Et sans que je sache si il l'avait trouvé ou non il se leva et me fit signe de le suivre.

Je me leva à mon tour, mon corps encore courbatu de la journée d'hier et le suivit non sans me saisir de mon bâton. Nous marchâmes de ruelle en ruelle sans que je sache où nous allions et avec la certitude que le demander ne servirait à rien.
La première observation que je fit fut que cette ville était plus belle de nuit. Le jours révélait sans merci tout les détails glauque qui parsemait ce quartier. Déchets jonchant les routes, trace de sang suspect, Mendiant à tout les coins de rue...

Arrivé à un croisement il se plaqua alors contre le murs et sembla se concentrer intensément.
Puis sans un bruit me fit signe de m'engager dans la ruelle perpendiculaire à la notre. J'hésitai un court instant. Puis me disant qu'il ne m'avais sans doute pas sauver pour me mener à une mort certaine, je pénétra dans la ruelle.
Devant moi deux personnes habillées de vêtements sale et troué, suintant la sueur et des odeurs encore moins agréable étaient occupées à lancer une paire de dés à tour de rôle devant un cul de sac.
Je ne savais pas vraiment quoi faire et suis resté là un peu penaud en me demandant bien ce que le vieux attendait de moi quand l'un de me remarqua.

Il poussa une simple exclamation pour alerter son amis et tout deux se ruèrent sur moi l'arme à la main. Je me doutais que discuter avec eux serait inutile et me saisi de mon bâton. Attendant qu'ils arrivent à porté.
Bizarrement j'avais moins peur qu'hier. Ces deux là étaient nettement moins effrayants que les monstres d'hier :  ils n'inspiraient pas la peur à chacun de leur geste, n'appelaient pas la mort à chacun de leur pas. Non c'était juste deux brigands qui en voulaient à ma bourse.

Je me suis saisi de mon bâton, sur qu'après avoir vaincu l'ombre je n'aurais aucun mal avec deux pauvres humains. Grave erreur.
L'un deux prit sur ma gauche et s’apprêta à me planter son couteau dans les côtes, je lui fit face immédiatement levant mon arme et l'abattant sur son bras. Il ne s'attendait pas à autant de résistance de ma part, grimaçant de douleur il lâcha son arme.

Presque aussitôt je poussa un cris lorsque son comparse m'enfonça son couteau dans le dos. Heureusement pour moi j'avais eu le réflexe de me tourner vers vers lui en même temps, et sa lame n'eut pas le temps de s’enfoncer profondément. mais suffisamment tout de même pour me désarmer et me rappeler tout les efforts que mon corps avait dû subir hier.

J'ai voulu m'éloigner mais les deux me prenaient en tenaille et le brigand que j'avais désarmé avais profité de ma perte de concentration pour récupérer son arme. Avec l’énergie du désespoir je me jetai de côté pour éviter leur première attaque, mais j'étais à présent acculé.
Devant moi deux hors la loi décidés à me couper la gorge et derrière un mur solide ne permettant pas de retraite.

Bien décidé à ne pas mourir en lâche je pris une grande inspiration et braqua mon regard droit sur eux...et entraperçu le vieux qui nous regardais, le dos appuyé contre le mur d'en face. D'un regard je le suppliai d'intervenir mais il se contenta de me regarder fixement semblant attendre quelque chose.
Et alors, sachant qu'il était bien assez fort pour les étaler tout les deux si il le souhaitait, et peut être aussi parce que j'en avais ras le bol de son air mystérieux et de son silence obstiné je saisi ma dernière chance.


"-Sa bourse contient 500 munnies!" m'écriais-je à l'adresse des deux lascars en pointant le spectateur de la main.
Ils se retournèrent alors et semblèrent hésiter, puis l'un des deux s'avança vers le vieillard alors que l'autre restait obstinément concentré sur moi. Ma ruse n'avait pas tout à fais fonctionné, mais j'avais un côtés de libre. Malheureusement celui du cul de sac mais c'était toujours mieux que rien.

Rassemblant mes dernières forces je fis une roulade pour me mettre à distance de mon ennemis. En réalité je voulais surtout gagner du temps, espérant que le vieux mette son ennemis à terre et s'occupe de l'autre ou le fasse fuir. Après tout je lui avais montré que je n'étais pas si stupide. Je n'ai été qu'à moitié satisfait.

Il ramena sa main droite à la hauteur de son épaule gauche puis la ramena d'un geste vif vers son agresseur, aussitôt le bout de ses doigts se recouvrit de petite particule de gel et un bloc de glace fonça vers le tire-laine. Celui-ci, abasourdi, n'eut pas le temps d'esquiver et reçu le coup de plein fouet, partant rejoindre Morphée.

En temps normal le vieux avait déjà l'air solide mais quand il se servait de sa magie il avait presque l'aire impérieux.
J'avais  pu sentir comme une aura se déployer autour de lui avant qu'il ne lance son sort et on pouvais presque discerner (à moins que ce ne soit mon imagination) des courants de glace qui parcourait sa personne.

Son comparse sembla alors vouloir fuir quand le vieux tira une petite bourse de la poche de son manteau et la jeta à ses pieds.

"-Le double pour sa tête"
Dit-il simplement.
L'autre n'hésita pas un instant et commença à courir dans ma direction.
Je ne possédais pas d'arme,j'étais désorienté, j'étais blessé et courbaturé. Bref j'étais fichu.

Et ça m'a vraiment énervé.
J'ai repensé à mon rêve de faire partie du sanctum. J'ai repensé à tout les membres de ma familles qui étaient mort en vain. J'ai repensé à ce que je leur dirait quand je l'ai retrouverait en haut. "Désolé j'ai essayé de faire quelque chose de ma vie mais un vieux a payé un clodo pour me voir mourir".

NON!

Sans savoir pourquoi j'ai placé ma main droite à hauteur de mon épaule gauche et l'ai ramené en direction de l'autre salaud qui voulait me voler mon avenir.
Le vieux se serait pris la boule de feu en pleine tête si il s'était pas baissé à temps.

Le brigand avais pilé net de surprise au moment où j'ai lancé mon sort. Mais de tout les gens présent j'étais celui qui en revenais le moins. J'ai regardé ma main en état de choc pendant 30 bonnes seconde. Même quand un bloc de glace s'est écrasé sur le crane du deuxième brigand je n'ai pas décollé mon regard de cette main.
Elle avait toujours l'air en bonne santé : pas le moindre trace de partie brûlé ou même roussit. Pourtant le mur que la boule de feu avait percuté portait des marque noirs attestant la nature du projectile.


"-T'as déjà fais ça?"

Ce n'est qu'à ce moment là que j'ai à peu près retrouvé mes esprits, et je m’apprêtais à lui répondre quand une bien meilleur idée me vint à l'esprit.
"-Pourquoi tout ça?"
Tiens regarde donc ce que ça fais  quand ton interlocuteur répond à tes questions par d'autres questions de trois mot en t'expliquant le moins de trucs possible!

...
...
...

Bon ok j'avais clairement pas sa patience

" -Non, je ne savais même pas que je pouvais utiliser la magie avant.
Nouvelle inspiration de sa part.

-Alors c'est que t'est chaud. Sinon t'aurais mis plus de temps pour apprendre.

-Ça veut dire quoi "être chaud?" "

Il me regarda de son air froid et pendant un instant j'ai pensé qu'il allait simplement repartir et me laisser là. Mais apparemment j'avais mérité quelques réponse.

« -Il y en qui sont chaud, d'autre qui sont froids, et d'autre qui sont encore d'autre trucs, j'imagine. Toi t'est chaud, tu émet de la chaleur et c'est pour ça que t'as pu faire ça. Dit il en pointant le murs brûlé du doigts. Donc t'apprend plus vite, mais tu te fatigue plus aussi. Au début abuse pas."

Puis il fit une longue pause, comme si parler aussi longtemps l'avait fatigué. Profitant de cette pause et du fais qu'il avait l'air un peu plus loquace je décida de lui demander un trucs qui me chiffonnais depuis ce matin.
« -Pourquoi vous m'avez sauvé hier? Vous auriez pu fuir non? Et puis pourquoi juste après me faire fais affronter des brigands qui aurait pu me tuer? »
Là il a franchement hésité. J'ai bien vu à son regard, qu'il aimait pas parler et que je lui en demandais beaucoup.

Mais après un silence il prit un autre inspiration, plus grande que les autres.

"-Ici les gens veulent deux choses : survivre et gagner du fric. Ils n'agissent que pour l'un ou l'autre. Même ceux qui viennent des autre mondes ne valent généralement pas mieux, du moins dans ce quartier. Mais pas toi.
Toi tu as voulu être bon, c'était stupide. Je t'avais pas payé, tu me connaissais même pas, mais tu l'as fais. Et ça t'as rendu fort de le faire.
Ce matin j'ai regardé ton regard, les gens ont un regard vide ici. Ils ne regardent pas au delà du lendemain. Toi t'as un but, ton regard fixe le lointain. Et ça faisais longtemps que j'avais pas vu ça. Mais t'était peut être stupide et j'ai pas de temps à perdre avec les gars qui ont que de « l'honneur ». Et là tu m'as prouvé que t'était pas fidèle et loyale envers tout les gens qui te tendent la main, t'as un cerveau. Mais ça aussi ça suffit pas.
Quand j'ai lancé la bourse je voulais voir ta réaction. Si tu te décomposerais parce que je t'avais trahis et te mettre à chouiner en attendant la mort, où si t’allait quand même te battre. Et tu t'est battus.
T'as un but, un cerveau et du tempérament. On voit pas ça souvent ici et ça m’embêterais que tu crève  bêtement. Donc maintenant tu me suis, je vais t'aider."

Puis il me fit un geste de la main pour me dire de le suivre et il est partis.

Il n'as plus pipé mot des quatre jours suivant.

Et la routine a commencé à s'installer. Ont se lèvent le matin très tôt et on part chasser. Ici bien sur il n'y a pas de biche, de cerf, ou quoi que ce soit, mais il y a des rats. Des colonies entière qui prolifèrent grâce à la surabondance de déchets en pleine rue qui représentent sans doute pour eux une source d'aliment de choix. On chasse donc jusqu'à avoir assez de rats pour la journée, et les mauvais jours ça peut prendre du temps, c'est que c'est vicieux et rusés ces saloperies!
Ensuite on en mange une partie le matin, pas question de bénédiction matinale ou quoi le vieux a horreur de perdre du temps. Quand je lui en ai parlé il a seulement marmonné
"salamec inutile", et il a commencé à manger son rat.

Après viens "l’entraînement" je le met entre guillemet parce que le grand père aime pas ce termes, pour lui on se ballade juste. Et c'est vrai qu'il m'a pas apprit énormément de chose, la magie par exemple il en a pratiquement plus parlé depuis la rencontre avec les brigands. Je sais pas si il préfère que j'apprenne seul ou si il aimerait arrêter de me voir m'en servir (peut être qu'il a peur que l'élève dépasse le maître?). En tout cas on se ballade et de temps en temps il s'arrête m'indique une ruelle où il sait qu'il y a un truc intéressant et me laisse me débrouiller.

Parfois c'est une ombre, parfois des simples brigand et je dois m'en sortir seul. Bon au début il venait toujours me chercher tôt ou tard parce que j'arrivais pas à m'en sortir, mais je dois dire que je m’améliore bien au fil du temps.

En tout cas j'aime assez cette manière de procéder, ça me permet de m'améliorer et de rendre les rues un peu plus sures pour ceux qui vivent ici sans être malhonnête. Donc dans un certain sens de m’entraîner à ma future charge de templier.

Et puis, avantage non négligeable, ça nous permet de récupérer des trucs qui peuvent s'avérer utile, comme de l'argent ou des vêtements. J'ai même récupéré un vieux sabre un peu rouillé mais qui me donne quand même meilleurs allure qu'avec mon bâton.
Avec les munnies généralement ont s’achètent de la nourriture mais j'ai aussi pu me procurer quelques habits en meilleurs états que mes vieilles guenilles. Le vieux lui a toujours refusé de s'acheter quoi que ce soit de ce type
"du gachit" qu'il dit quand je lui en parle. Et de fait il à gardé le même vieux manteau vert qui lui tombe aux genoux et son vieux pantalon marron sale du jour de notre rencontre à aujourd'hui.

Je me suis aussi rendu compte de la prudence confinant à la paranoïa de mon protecteur. En effet celui ci n'a jamais voulu me donner son nom et m'as dit de l’appeler simplement monsieur.
"Soit, ça doit être pour que je me rappelle que je lui doit respect ou quelque chose du genre" me suis je dit. Puis je me suis rendu compte que d'autre personne de sa connaissance (des receleurs avec qui il a à faire pour refourguer tout ce que nous trouvons qui n'a pas d'utilité pour nous) l’appeler par un nom,
mais jamais le même :  Bob, Sam, Pierrot, j'ai même entendu quelqu'un l'appeler Justine.

Quand je lui ai posé la question il prit une de ses habituelles inspiration annonçant une réponse de plus de quatre mot et m'as dit :

"-Si les gens ne te connaissent pas ils ne peuvent pas parler de toi aux autres mais il peuvent te décrire, tu es l'inconnu que tout le monde connaît. Si il pense te connaître il parleront de toi mais les autres ne soupçonneront pas que c'est de toi qu'on parle puisque tu leur a donné un autre nom. Si je te demande de m’appeler monsieur c'est parce que j'ai déjà utilisé tout les prénom que je connais pour d'autre personne".


Ont changeaient aussi régulièrement de mur (c'est comme ça qu'il appelait nos abris et c'est vrai que c'était généralement tout ce qui les composaient, parfois même le toit manquait). Parfois parce que l'endroit se délabrait trop pour nous permettre de rester plus longtemps sans qu'on risque de trop tomber malade. Mais souvent juste parce qu'il n'aimait pas rester au même endroit trop longtemps.

"-Pas d'habitude, c'est moins de risque".
M'avait t-il simplement dit un jour.

Bref quelqu'un d'un peu froid et paranoïaque mais avec un grand cœur me disais-je au début, au fond je sentais que c'était quelqu'un de bien. Et puis est arrivé quelque chose qui m'as forcé à revoir un peu mon jugement.

Un soir nous étions devant le le feu, le vieux en train de manger un rat et moi de réciter la bénédiction du crépuscule discrètement avant de l'imiter (je n'ai jamais manqué à cet habitude, autant pour remercier les dieux que pour me souvenir de ma famille). Quand soudain j'ai vu un mouvement dans l'obscurité. Nos murs du moment étaient remplis de trou et nous n'allions sans doute pas tarder à en changer, mais ça a permit a quelqu'un de nous repérer. Alors que je m’apprêtais à lui signaler j'ai vu que le vieux avait déjà braqué ses yeux dessus, il semblait doué d'un sixiéme sens pour détecter les gens proche de lui. La forme soudain ne bougea plus puis après un instant d'hésitation s'approcha de nous : un enfant d'une petite dizaine d'années tout au plus. L'air affamé et gelée, comme bien des personnes ici.

Alors que je m’apprêtais à lui faire un peu de place pour lui permettre de se réchauffer un peu, mon mentor prit la parole :

"-Dégage !"
Dit il avec sa sobriété naturelle mais d'un ton froid et autoritaire que je ne lui connaissais pas, je m’apprêtais à protester quand le vieux me fit signe de me taire.
Le gosse attendit un instant, espérant peut être qu'il changerait d'avis mais il ne pipa mot, scrutant simplement le garçon avec son regard glacée. Et ce dernier fit demi tour, les épaules affaissée en traînant les pieds.

J'allais me décider à expliquer ma façon de penser à mon protecteur quand il se leva soudain, « peut être est-il finalement prit de remord? »me disais je.
Grossière erreur de ma part, il n'appela pas le petit mais envoya une bloc de glace dans sa direction, le touchant en pleine tête. Le petit ne se releva pas.

Je resta un instant abasourdis par tant de cruauté puis me reprenant bien vite je me leva à mon tour plein de colère.

"-Pourquoi avoir fais ça, vieux fou!? Quelle menace représente un enfant déjà pratiquement mort de faim et de froid?! Vous êtes inhumain!"
Sans me répondre le vieux s'approcha du cadavre. Pensant qu'il voulait en plus lui faire les poches je me précipita à sa suite pour l'en empêcher, quand se penchant dessus il me montra son avant bras : à l'intérieur du poignet se tenais une cicatrice symbolisant un triangle inversé.

"-Repéreur d'un gang"

Puis il laissa retombais la main du petit et repartit s'asseoir près du feu.

"-Demain on fous le camp".

Et ce fut tout. Néanmoins je restais en colère, il y avait forcément une autre solution que de tuer le môme!

Le lendemain j’étais bien décidé à lui faire regretter son geste.
Lors de notre ballade alors qu'il s'immobilisa pour m'indiquer une ruelle sans doute pleine de danger je fis mine de m'y engouffrer comme d'habitude mais au dernier moment je saisis sa manche et l'y envoya à ma place ! puis j'envoyai les munnies que contenait ma bourse au dessus de lui.
C'était idiot et le sanctum aurait sans doute désapprouvé mais sur le moment je m'en fichais je voulais juste le punir.

La ruelle contenait quatre brigand qui, attirés par mes projectiles, ne tardèrent pas à s'intéresser au vieux. Celui ci sans laisser paraître la moindre émotions plaqua rapidement ses mains au sol pour y laisser s'écouler comme une fine  substance blanchâtre qui s'enroula autour des pieds des bandits avant de se solidifier, les coulants ainsi sur place.

J’étais au moins aussi surpris qu'eux et je devinai alors que ce n'était sans doute pas son dernier tour. Sans doute pensait-il que moins il en montrait, plus il était en sécurité. Toujours est-il que même si la glace ne paraissait pas extrêmement solide (elle se fissurait déjà sous les efforts des hors-la-loi) le vieux eu largement le temps d'en mettre deux à terre avec ses glaçons. Les deux restants préférant s'enfuir pour avoir la vie sauve. Mais le vieillard n'était pas d'accord et deux projectiles plus tard ils avaient rejoins leurs comparses au sol.

Puis s'agenouillant au dessus d'un corps le vieux commença à les fouiller comme si de rien n'était, m’invitant d'un geste à l'imiter.
Légèrement hésitant et vaguement honteux je me demandais si il n'allait pas tenter de m'abattre par surprise pour se venger, mais non rien du tout. Il me laissa en paix et la suite de la journée se déroula comme d'habitude, les suivantes aussi. Peut être que lui non plus n'avait pas aimé avoir à tuer l'enfant et que comprenant mon geste il avait décidé de le pardonner ?

Plusieurs semaines après alors que j'avais cessé de penser à cette journée, le vieux m'emmena dans une ruelle plus sombre que d'habitude. Il se concentrant un instant de plus que les autre jours et je vis passer une émotion inhabituel sur son visage. Ses yeux semblèrent briller d'un lueur étrange. Cela ne dura qu'une seconde et quand il me dit d'un geste de continuer je n'y prêta plus attention, pensant avoir rêvé.
C'est quand je vis se former une ombre bien plus grande que les autre que je compris mon erreur.

Celle ci avait presque l'air humanoïde, si ce n'était sa taille et son embonpoint bien trop important. Elle avait une tête, des mains et des pieds humain de formes pratiquement humaine mais l'avant de son corps semblais bizarrement cuirassé.
Derrière moi j'entendis alors une inspiration et une voix légèrement amusé dire :

"-La vengeance est un plat qui se mange froid".

Puis la bête chargea.

Dégainant mon sabre aussi vite que possible je me mit en position et commença à lui foncer dessus à mon tour. Si le vieux attend toujours que ce soit ses ennemis qui avancent et fais attention à garder ses distances ce n'est pas mon cas. Je fonce sur mes adversaires tentant de les submerger de coups rapide, feintant et esquivant, restant toujours en mouvement autour d'eux jusqu'à voir une faille dans leurs gardes et d'y plonger.

Mais contre cet ennemi j'ai déjà un peu plus de mal. En effet il n'esquive pas mon premier coup, ne le pare même pas, il continue simplement de foncer et je comprend pourquoi quand mon coup rebondit contre son ventre me déséquilibrant au passage. Il en profite alors pour m'envoyer son poing dans les côtes, sous la violence du coup je roule au sol et serre les dents de douleur. Néanmoins je me force à me relever rapidement car déjà la monstruosité tente de m'écraser en me sautant dessus. Si j'arrive à l'esquiver, l'onde de choc qu'il créée en retombant me déséquilibre à nouveau et je ne pare son coup de poing que de justesse. Il est fort et résistant ça oui, mais je m'aperçois vite qu'il n'est pas forcément très rapide.

M’éloignant d'un saut pour avoir le temps de réfléchir j'établis rapidement une stratégie et alors qu'il coure vers moi je l'esquive d'une roulade et passe derrière lui.
Son dos à déjà l'air bien moins protégé, sans perdre un instant j'y enfonce mon sabre à deux reprises avant qu'il ne se retourne. Mes coups n'ont pas l'air de lui avoir fais du bien.
Souriant je continue ce petit manège, prenant de la distance, l'esquivant pour passer derrière lui et l'attaquer.

Et cela continue ainsi longtemps, même si mes coups ont l'air d'avoir de l'effet ils n'ont pas pour autant l'air de gêner la bête très longtemps et celle ci continue de me foncer dessus inlassablement, attendant patiemment une erreur de ma part.
Erreur que je finis par lui accorder. Une roulade amorcé trop tard. Je ne peux pas complètement éviter son coup qui me moissonne les côtes et m'envoie dos contre un mur.
D'un mouvement rapide de la tête je parviens à esquiver un coup qui fais vibrer le mur mais je suis trop sonné pour en éviter un autre au ventre qui me coupe le souffle.
Acculé, sans là place pour m'éloigner je ne peux que subir et attendre les secours. Si le vieux n'a pas décidé m'achever pour mon insolence passé.

Heureusement  un pic de glace qui se fige dans le dos de la bête me fais comprendre qu'il ne s'agissait là "que" d'une punition, douloureuse certes mais non mortel. A nous deux nous mettons bientôt la créature hors d'état de nuire. puis alors qu'elle s'évapore dans un nuage de fumée noir il me fais signe de le rejoindre et nous nous en allons.

Depuis cet incident 2 ans ont passé.

Petit à petit nous nous somme apprivoisé mutuellement.
De son côté si il reste peu loquace grand père me répond tout de même par un grognement lorsque je le salue le matin et il attend même que je termine de réciter ma bénédiction avant de manger.
"Le bruits me gêne" m'a t-il dit un jours mais je sens que c'est plus que ça.
De plus si reste intraitable sur certain sujet, j'arrive parfois à l'adoucir. Comme cette fois où il a accepté de donner deux rats à une petite qui gémissait par terre. Pas encore un saint mais ça s'améliore.

Du miens je me suis rudement endurcis, les brigands me font bien moins peur qu'avant et le vieux n'a pas besoin d'intervenir très souvent à présent. Seul quelques ombres me posent parfois encore du soucis, mais là aussi je sens qu'elle ne seront bientôt plus un problème.
Je deviens aussi plus durs, moins naïf. Je comprend que certaine mort ne peuvent pas être évité, qu'il faut penser à la sécurité du groupe en priorité. Ma méthode de combat en est le meilleurs exemple : avant, lorsque j'ai récupéré le sabre, je grimaçais lorsque je le sentais s'enfoncer dans les chaires de quelqu'un. A présent je ne pense plus qu'à mon prochain coups.
Au niveau de la magie je continue à pratiquer de temps en temps mais pour une raison que je ne comprend pas cela semble ne pas plaire au vieux, j'évite donc de trop l'utiliser. Cependant je ne pense pas l'abandonner. C'est elle qui m'a permit d'achever un de ces gros sans cœurs, et rien que pour ça je compte continuer à m'exercer.

D'ailleurs suite à cette victoire je repense de plus en plus souvent au Sanctum. Ma force n'a plus rien à voir avec le niveau de mon arrivée et je commence à me sentir digne de les rejoindre.
Mais j'hésite, rejoindre le Sanctum ça veut dire quitter mon mentor. Nul doute qu'il ne voudra jamais les rejoindre et puis malgré tout ce qu'il dit je sens qu'il est à sa place ici.

Que faire? D'un côté mon cœur brûle de porter enfin le titre de templier, d'un autre le vieux représente ma famille aujourd'hui et je ne peux pas le quitter comme ça. De plus même si il fais de nombreux efforts pour le cacher je sens qu'il s'affaiblit. Il marche de plus en plus souvent voûté, le matin je le sens qui tremble au moment de se lever et hier je l'ai même vu tousser un peu de sang. Son age le rattrape, il fallait bien que ça finisse par arriver, mais comment pourrais-je l'abandonner dans cet état?

Bah, de toute façons il est inutile d'y penser avant d'avoir réuni les 125 munnies nécessaire au voyage et ces temps ci les brigands sont bien peu généreux. C'est à peine si ont arrivent à mettre une petite cinquantaine de munnies de côté pour les coups durs.
Par contre il semble transporter des biens plus importants qu'avant. Comme ce genre de
gros journal intime vierge que le vieux a retrouvé hier sur un des corps qu'il a estourbis, et sur lequel j'écris ces lignes depuis qu'il m'a quitté pour faire des courses.

Grand père à décidé que l'on rentrerait plus tôt ,il se disait fatigué de la promenade, mais bizarrement une fois arrivé il est partit presque aussitôt. C'est la troisième fois cette semaine et je ne peux pas m’empêcher d'avoir le pressentiment qu'il veut me cacher quelque chose. J’espère que ça n'as pas trait à son état...

Mais quel bruit dehors! C'est inhabituel d’habitude on entend que les rats et quelques bruit de bagarres à cette heure ci je me demande bien ce qui se passe.


10 munnies la teinture rouge! Quel salaud de voleur ce receleur! On aura beau dire c'est sans doute jamais la crise pour ces enfoirés de marchand vu leur tarif!
Enfin il faut ce qu'il faut et j'en avais plus, je me suis un peu raté hier. Mine de rien c'est pas facile de tousser de la teinture! Mais bon le gosse à l'air d'y avoir cru c'est le principal.
Par conte mes tremblements rhumatismal faudra que je les améliorent un peu, ceux d'hier était un peu trop exagéré faudrait pas qu'il se doute de quoi que ce soit.

Ah bordel! J’étais pourtant sur de mon coup en lui faisant ré-affronter la gargouille, mais non ! Il a fallu que ce petit insolent la latte comme un rien à cause de sa chaleur! Du coup mon propre piège s'est retourné contre moi, et je vois bien qu'il repense à ces histoires de Sanctum. Il veut s'en aller, mais pas moi !

C'est égoïste de ma part, c'est vrai, mais je sens quelque chose en moi se réveiller depuis qu'il est là. C'est un peu comme si le vieux glaçons que j’étais commençait à fondre un petit peu. Au début c'était pas agréable et ça m'agaçait que je le sente m'influencer alors que c'était lui qui devait s'endurcir ! Mais petit à petit j'ai compris que j'en avais au moins autant à apprendre de lui que lui de moi.

Il était naïf à un point qui frôlait la stupidité quand je l'ai rencontré, mais en le côtoyant je me suis rappelé ce que c'était d'avoir un but, je suis même pas sur de l'avoir jamais su d'ailleurs. Il se bat pour quelque chose de plus grand que lui et ça putain c'est beau !
Au départ trop engoncé dans mon glaçons je voyais pas à quel point c'était beau mais petit à petit il fond. Je ressens de plus en plus ce que ma froideur naturel m'avait fait oublié à force de me servir de ma magie.

C'est pour ça que je désapprouve quand il s'en sert, les gens comme nous sommes plus sensible que les autres à ce qu'elle procure, et ça va commencer à le changer, et ça jamais! J'ai pas envie de voir son regard changer même si il doit être un peut moins fort. Et surtout j'ai pas envie de ne plus voir ce regard.

Et bon dieu les brigands ne m'y aident pas! Ils ont jamais eu autant de thune! Tellement que je dois toujours subtiliser une partie de leur sou pour moi, voire, horreur, la laisser sur eux. Non parce que ça va commencé à devenir louche, le livre passe encore, mais pour la plume et le flacon d'encre j'ai bien vu qu'il a commencé à se poser des questions.
En plus c'est pas pratique de se trimbaler avec tout ce fatras caché sur moi, ça me force à avancer plus lentement, presque voûté! Enfin là j'y ai trouvé une jolis montre, à planquer c'est plus pratique et moins louche. Mais tout de même vivement l'hiver qu'ils aient un peu moins de thune.


OUAH !  C'est quoi cette lueur bleu au dessus de nous? Une tête ? Bah dit donc j'en ai vu des moches dans ma vie mais celui là il tient le pompon !

Qu'est ce qu'il dit l'extraterrestre là? Veut faire péter le gros cœur?
Mouarf j'aimerais bien voir ça! Ça ce sent qu'il a pas la trempe pour faire ça! Et puis il croit quoi? Qu'il suffit de débarquer comme ça et qu'on va le laisser faire?
Le mec qui a cambriolé la Shin'Ra ça c'était de l'exploit ! Sans tambour ni trompette il est venu et il l'a fait. Ça c'était un mec qui avais de la classe! Lui je sens bien que c'est juste un clown. Bon je resterais bien à attendre de le voir se faire écrasé par un gars de la lumière ou du sanctum, à moins que ce ne soit son canon qui lui explose à la gueule mais j'ai autre chose à faire.

Et un putain de mauvais pressentiment aussi.

J’avoue que quand il a commencé son décompte je me suis pas sentis très bien et quand il a atteint 0 j'ai carrément pressé le pas.
Mais alors le clown s'est offusqué d'un truc et a recommencé à compté. Bon si avec ça les gars avaient pas le temps de venir lui taper dessus ne serait-ce que pour démonstration évidente de mauvais goût, je comprenais pas.

Pis quand il a atteint 2 que je me suis rappelé d'un truc que m'avait dit Li-Yen, un de ces escrocs de marchand qui en plus de pratiquer des prix prohibitif n'hésitez pas à vous faire perdre votre temps en vous racontant ce qu'il mangé le midi. La dernière fois il me parlait d'un truc qu'il avait lu quelque part et qui lui semblais un peu fou.
L'inactivité dans l'urgence qu'il appelait ça.

Grosso modo c'est quand plusieurs personne regardent une situation dangereuse où il faut agir vite. Genre un mec qui se fait saigner les veines devant 4 clampins, et là Li-Yen disait que les 4 gus vont juste regarder leur compère paralysé de frousse en se disant que les 3 autres pourrait bien se bouger un peu. Parce qu'on a toujours l’impression que les autres vont faire mieux que nous.

Et là je me suis vraiment bougé le train parce que la situation me faisais vraiment pensé à ça. Il y avais peut être quinze gars qui attendaient sagement que leurs potes se bouge les miches pour venir lui dire d’arrêter.
En attendant l’intello bleu continuait son compte à rebours.
Quand il à atteint 0 je savais que j’étais tout proche de nos murs. Et là il a appuyé.

Le monde à explosé.

Je vois que ça comme façons de la décrire, il y a eu une détonation impressionnante qui a fait tellement trembler le quartier que j'en ai perdu l'équilibre.
Puis le gros coeurs s'est brisé. J'y avais jamais vraiment fais gaffe pour moi il était apparus là un jour, pis voila. J'évite de me poser trop de question quand je sais que je peux pas avoir la réponse, donc j'ai simplement continué à vivre sans lui accordé d'attention.
Mais là de le voir tomber ça ma fais quelque chose. Un peu comme si y avait une montagne qui décidait de me sauter dessus. Une grosse montage.
Ensuite les débris ont commencé à faire du dégâts. Beaucoup de dégâts. Les immeubles s’effondrait comme des châteaux de cartes, des cris partout, de la fumée et de la poussière s'était tellement formé qu'ont arrivaient plus à y voir grand chose.

J'ai à peine réussi à me traîner jusqu'à l'abris, plus en rampant qu'autre chose. Le petit en sortait et m'as aperçu rapidement. Il a couru vers moi pour me soutenir et on a commencé à s'éloigner. Vers ou? je sais pas mais être en mouvement nous semblait tout deux la bonne solution.

C'est là qu'un morceaux de cette grosse traînée nous a foncé dessus.

Pas le plus gros mais vu la hauteur de sa chute l'onde de choc nous balaierais tous. Aucune chance de partir avec mes vieilles pattes, les tremblements et la fumée me permettaient qu'à grande peine de tenir sur mes jambes.
Mais le petit pouvait s'en sortir sans moi.

D'un mouvement je me suis dégagé, je devais mourir pour sauver son regard.

"-Pour un fois petit sois pas stupide et fuis!"
Je pensais avoir réussi à lui inculquer quelques valeurs, avoir réussi à nuancer son âme chevaleresque. Je me suis jamais autant planter.
Il m'a regardé. Il avait exactement le même regard que quand on s'est rencontré, un regard qui ne fuit pas. Un regard qui protège.

"-Je ne laisserais plus ma famille mourir"
a dit tranquillement ce petit con pis il a dégainé son sabre et s'est préparé à bondir. Qu'est ce qu'il espérait faire?

En maudissant sans doute pour la dernière fois la sanctum et toute ces valeurs de merde qui allait le tuer j'ai serré mes poings extrêmement forts, plus que je ne l'avais jamais fais. Je connais sa vitesse et sa force,  si je me dépêche j'aurais peut être le temps de dévier ce mastodonte juste avant qu'il n'aille à sa rencontre.
J'ai concentré tout le froid de mon corps dans mes deux mains, les aient croisé au dessus de ma tête en un point, réunissant le froid à un point tel que du givre est apparu sur mes cheveux.
Puis les rabaissant j'ai tout relâché.
Une boule de glace plus grande que toute celle que j'avais jamais faite surgis alors et fonça à toute blinde vers la météore avant que le petit ai fait quoi que ce soit. Parf...


Quand j'ai croisé mon regard avec celui du grand père, je les ai vu. Tous. Toute ma famille caché dans ses yeux. J'ai revu le monstre qui à détruit notre maison et leurs vies. J'ai compris que c'était le moment de leurs montrer que rien de ce que j'avais vécu n'avait été inutile.
Prenant mon sabre à deux mains j'ai fermé les yeux. Comme quand je m’entraîne en secret j'ai essayé de sentir la chaleur. Et je l'ai trouvé.
Plus grande et plus intense que jamais, nourrit de tout le désir que j'avais de protéger le seul être qui m'était encore cher. Je lui ai demandé de m'aidé et j'ai sauté.


Par tout les enfers! Alors que je pensais avoir réussi à être plus rapide que le môme deux colonne de flamme sont sortis de ses pieds ! Le propulsant à une vitesse incroyable vers ce putain de cailloux et il a abattu son sabre dont le métal était devenu rouge.
La météore à semblé comme arrêté un instant, comme si elle même n'en revenais pas. Mais j'ai vite compris que ce n'était que mon imagination, elle était fragilisée mais toujours aussi dangereuse.


Puis mon bloc de glace est arrivé, percutant le cailloux....et le gosse.
Écrasé entre les deux projectiles il n'avait aucune chance de s'en sortir.La météores  a explosé et l'onde choc m'a envoyé au sol. Mais je m'en foutais, à l'heure actuelle j'aurais préféré crevé.

Il était là devant moi le corps complètement disloqué. Un ultime souffle de vie semblant l'animé miraculeusement.

"-T'est...vivant?

-Cause pas petit.

-Pour ce que ça ch..angera. T'est vi...vant?

-Ouaip petit je suis aussi vivant que possible.

-Cool...alors j'ai ré...ussi.

-Sois pas con petit gars, accroche toi, tas encore rien réussi du tout ! Tu dois devenir templier tu te souviens, t'as encore plein de gens à protéger plus important que la vieille carne que je suis!

-Héhé...sympa ce que vous dites...mais là c'est la fin...Ma mort et celle de ma fa...mille, mon..départ tout ça c'était pour arriver là...à vous sauver...je suis content...c'était pas inu...tile. J'aurais réussi à sauver...J'ai une deuxième chance de sauver ma famille....et je l'ai saisi.

-Tais toi petit con, tu vas t'en sortir!On va...

-Grand père regarde moi..j'ai l'air triste?"

Alors essuyant mes yeux, puisque c'est tout ce que je pouvais faire je l'ai regardé. Et j'ai vu son regard, le même exactement. Même la mort, même la douleur avait pas réussi à l'effacer, il était toujours là qui me regardait de ces yeux si brûlant.

Et alors j'ai compris. J'ai compris que je survivrais pas sans pouvoir revoir ce regard. Et j'ai su ce qu'il fallait que je fasse, pour pouvoir le voir tout les jours. Le petit était mort par ma faute, parce que j'avais lancé l'attaque, parce que je l'avait forcé à rester plus longtemps, parce que j'étais derrière lui un soir il y a deux ans.
Il était mort par ma faute, ces rêves survivrait grâce à moi.

-Grand père je part...s'il te plaît...parle moi...pour la fin...

-De...de quoi tu veux que je te parle fils?

-De...toi"


Rapidement je me suis rappelé des quelques rares souvenirs qui me restais de mon enfance : deux parents pauvre mais souriants, pas de frères ni de sœurs, et l'hiver. Trois bouche à nourrir c'est pas possible tout les jours et un toit assez grand pour trois personnes c'est rare.
Je me souviens d'une nuit dehors, de la chaleur de mes parents de chaque côté de moi, et du froid. A mon réveil tout était froid, la neige qui était tombé, le sol givré, et mes parents.
Quand je me suis relevé le froid n'as pas quitté. Il ne m'as jamais quitté et a vécu avec moi tout les jours de ma vie. Une vie où je me suis toujours interdit de lier des liens, pas possible de survivre à plusieurs ici.
Des années et des années à ne penser qu'à survivre. Et un soir il y a deux ans j'ai commencé pour la première fois de ma vie j'ai commencé à me réchauffer. Grâce à un regard.
Mouais pas terrible comme histoire, mais j'en connais une bien plus intéressante. J'ai pris une grande inspiration, la plus longue que ce petit con m’ait jamais forcé à prendre.


"-...Je m'appelle Fiathen, je suis né au palais enchanté, dans une famille nombreuse..."

Et j'ai continué à raconter son histoire, la mienne à présent jusqu'à ce que ces yeux se ferme, que sont regard soit caché.
Il me disait souvent que tout arrivait grâce aux Dieux. Q'ils avaient un plan pour chacun de nous qu'on ne percevais qu'à la fin. J'y ai absolument jamais cru, mais aujourd'hui je commence à le voir, ce plan.
Oui aujourd'hui tu est mort pour me laisser la chance de m'améliorer, d'essayer de te ressembler. Et bah je vais pas laisser passer cette chance putain! Vous m'entendez, vous là-haut?! Mission acceptée!

Fiathen, un nom qu'j'ai encore donné à personne. A présent j'en changerais plus.

M'accroupissant au dessus du corps du bonhomme je lui rendis un dernier hommage en bredouillant une prière à son dieux. Puis plaçant mes mains au dessus de son corps j'ai concentré le reste du froid qui me restait et l'ai déversé sur le p'tiot, laissant la glace le recouvrir. Je ne pensais pas que ça le protégerais ou quoi mais ça me semblait être ce qu'il y avait à faire, je crois qu'il aurait bien aimé.

Alors l'abandonnant là j'ai retenu mes larmes, le temps n'était pas encore venu de pleurer j'avais plusieurs choses à faire.
Je suis rentré chez nous, ait prit tout ce qui pouvais me servir ainsi que le journal du garçon pour que j’oublie jamais à qui je dois ressembler. Puis je suis sortis, dehors j'ai avisé un petit morceaux de la météore qui nous était tombé dessus, j'ai d'abord pensé me défouler dessus mais ça n'aurait servis à rien et de toute façons j'étais épuisé. Du coup je l'ai simplement ramassé, histoire d'avoir toujours sur moi un souvenir de ma motivation.
Et que je puisse me rappeler chaque jour de la cause de la mort de mon petit-fils. Parce que ouais Megamind, je t’oublie pas.

Puis après un dernier regard en arrière je me dirigea vers l'Astroport.

J'arrive Sanctum.




Dernière édition par Fiathen le Dim 27 Déc 2015 - 23:03, édité 1 fois (Raison : Histoire de replacer le Sanctum au bon endroit.)
more_horiz
(Désolé du double post, mais le forum trouvais mon message trop long avec les en têtes et les questions, j'espère que la longueur ne vous gêne pas. J'en profite pour vous préciser que  je vous invite fortement à lire le premier message avant celui ci, parce qu'il y a quelques spoils.)

Fiathen



Identité

  • Nom  : Inconnu

  • Prénom : Fiathen

  • Titre  :

  • Âge :  A vue de nez environ soixante ans

  • Camp :  Le sanctum

  • Monde d'Origine : Illusiopolis

  • Race  : Humain

  • Grade désiré : Euh...Maréchal?^^Plus sérieusement je n'ai pas vraiment de grade en tête, celui que vous jugerez le plus adéquat.





Questions diverses



1) Votre personnage est-il capable d’aimer, d’avoir une relation ?

Ça dépend du type de relation, il est encore très froid mais va faire des efforts pour se montrer plus chaleureux. Les relations amicales sont donc tout à fais possible. Au niveau des relations amoureuse par contre c'est peut être trop lui demander.

2) Si l’esprit de votre personnage s’incarnait en un animal mythologique ou chimérique ou réel (nuances acceptées). Que serait-il ?

A question bizarre, réponse étrange : un ours sortis d'hibernation. Il est encore bourru d'avoir passé beaucoup de temps seul et isolé mais s’apprête à sortir de sa grotte pour renouer le contact avec ses semblables.

3) Qu’en est-il de la fidélité et de l’esprit de camaraderie de votre personnage ?

Il ne trahira pas ses camarades de groupes sans une très bonne raison, c'est contraire aux lois du sanctum et il entend bien les respecter à la lettre. Pour ce qui est de l'esprit de camaraderie par contre ce sera sans doute pas la franche rigolade au débuts, mais il ne laissera pas tomber ses compagnons.

4) En vue de votre race, quand pouvez-vous dire que votre personnage a forgé une amitié. Citez quelques unes de vos relations amicales.

Mis à part le gamin, Fiathen n'a encore forgé aucune relation amicale

5) Quelle est la devise de votre personnage ? S'il y en a plusieurs, donnez les toutes.

« le hasard est le train par lesquels voyagent les Dieux »
« les morts ne nous ont laissé que leurs souvenirs, respectez les »

6) Vis à vis de votre façon d'écrire, quels sont vos points forts et points faibles?

Boooon alors commençons par les point forts ce sera vite fait :
-Quand j'écris des rp, j'écris avant tout pour que les lecteurs puissent y prendre du plaisir. Du coup j'essaye de surprendre et de ne pas trop tombé dans des cliché vu 25 fois (pas sur d'y être totalement arrivé cette fois ci). Donc voilà j'essaye de surprendre.
Et c'est à peu près tout....
Pour les points faible :
-Déjà j'ai pas mal de problème au niveau technique, que ce soit au niveau de l'orthographe et de la conjugaison (j'espère que vous ne pleurez pas du sang en lisant ces lignes) ou dans la construction de la phrase, je ne sais jamais vraiment quand arrêter mes phrases ou quand séparé mes paragraphes. Ce qui peut nuire pas mal au rythme générale.
-Ensuite, justement du fais que j'essaye de surprendre j'en fais assez souvent trop ou trop peu. Ce qui peut rendre mon texte lourd ou parfois juste très étrange (pour prendre ce texte en référence je ne sais toujours pas si développer toute une partie au niveau du jeune était une bonne idée, mais ça m'amusait).
-Je fais assez peu de description parce qu'en général quand je commence à décrire quelque chose je me dit que tout le monde va trouver ça ennuyant ou inutile, du coup je passe.

7) Pourquoi incarner ce personnage ?

En fait je me suis rendu compte que dans tout les romans, rp, conte et une bonne partie de mes lectures en générales on lisait l'histoire d'un jeune clampin qui rencontrait un vieux sage et que tôt ou tard le vieux y passait. Et en y repensant quand j'ai commencé à construire l'histoire de mon perso j'ai trouvé ça extrêmement injuste. Du coup j'ai commencé mon texte de manière classique sauf qu'au moment où le vieux est censé se sacrifier j'ai décidé que c'était le jeune qui allait y passer pour changer. Pas de raison que ça soit toujours les même qui trinque.



more_horiz
Tout d'abord bienvenue sur le forum ^^; J'ai pris du temps à commenter ta fiche, j'espère que tu comprendras ^^. En période de fête, j'ai finalement eu assez peu de temps !

Deuxièmement... je conseille à toutes personnes lisant ce commentaire avant d'avoir lu la fiche... de se raviser et d'aller lire la fiche ^^. Mon commentaire est bourré de spoils ^^, normal, c'est un commentaire, je veux être un peu précis !

Donc !

Qué claque. Franchement je suis soufflé. Je m'attendais à quelque chose de bon, je vais pas te mentir. Un nouveau qui m'envoie un mp avec plein de questions, c'est révélateur. Tu ne pouvais pas être mauvais, même si tu m'as dit que c'est la première fois que tu viens sur un forum rpg;

Mais je m'attendais quand même pas à ce niveau. Pour quelqu'un qui démarre, c'est juste rarissime. J'ai trouvé certaines choses meilleures que dans des fiches de membres qui font du rp depuis six ans.

J'aime ton style. Tu écris non pas pour décrire ou pour faire du rp... mais pour raconter. Ca c'est essentiel dans ta fiche de présentation, j'ai ressenti une intention qui m'a plu.

Mais procédons un peu dans l'ordre avec, pour bien commencer le commentaire, une critique.

L'orthographe. Ce n'est pas... mauvais.

Les fautes sont flagrantes parce qu'elles sont étranges. Je connais peu de gens qui se gourent là où tu te goures (excuse-moi) trois fois sur quatre. Mais ce ne sont pas des fautes trop laides, qui entachent la lecture.

Alors... si... un nom commun au pluriel qui prend -ent au lieu d'un s, c'est vraiment pas beau et ça, je comprends la distraction mais voilà ^^.

Mais une faute étrange que tu fais, c'est tout simplement l'accord des adjectifs. T'es pas forcément au point sur les accords tout court, mais l'accord des adjectifs, chose que je trouve somme toute très facile (et je le dis sans jugement.), tu le rates très souvent.

"Mais le plus inquiétant ce ne sont pas les ténèbres environnante non, c'est les murmures. Des murmures omniprésent, même quand j'essaye de me boucher les oreilles je les entends, des murmures inquiétant. Inquiétant et agressif me souffle mon instinct."

"Les ténèbres environnante". Alors oui ça dénote une bonne connaissance du français parlé. Ténèbres est bien au féminin... oui mais c'est aussi toujours au pluriel. Ton adjectif doit s'accorder en genre et en nombre.

Les ténèbres environnantes, des murmures omniprésents, des murmures inquiétants. (des murmures) inquiétants et agressifs.

Qu'un adjectif soit épithète ou attribut, il s'accorde toujours en genre et en nombre au nom auquel il se rapporte ^^.

Mais t'inquiètes pas ! Sur le forum, si j'ai l'occasion (je l'espère) de noter certains de tes rps, j'essaierai d'améliorer tout ça. Franchement c'est pas désespéré du tout.

Alors j'aime bien... faire une chose à la fois quand je commente le français de quelqu'un. Donc je vais pas explorer plus loin les problèmes d'orthographe, grammaire... Essaie de faire des efforts sur les adjectifs parce que c'est vraiment facile et je serai content et on pourra passer à autre chose ^^.

Alors... Diable... M'a fallu quoi ? Cinq minutes ? Sachant que je lis très lentement... pour me dire "J'adore !", pour une raison : Tu es un personnage dans un contexte, dans un univers.

J'en ai ma claque déjà quand je vois des vieux membres qui font tourner leur histoire autour de leur microcosme... et tu arrives et tu me fais un truc qui roule tip top dans notre scénario. Tu parles de la rébellion, du prince, tu parles du Sanctum, de Jecht que tu inclues vraiment fort dans ton histoire... même si ça a plus l'air de toi qui t'inclues dans son histoire. Bon d'accord en définitive... on sait à la toute fin que la caméra est sur le vieux mais qu'importe !

Tu me parles d'Illusiopolis tip top, exactement comme elle est. Allez, si je cherche la petite bête... Illusiopolis est comme une jungle urbaine. Deux gars qui se débrouillent bien pendant deux ans, ils mangent pas des rats. A priori ils réussissent à se faire une place.

Autre tout petit problème. Tu situes à un moment le Qg du Sanctum au jardin radieux. Il se trouve au domaine enchanté ^^.

Attention cela dit, ce ne sont pas des défauts dans ta fiche. Tout ça, c'est difficile de savoir ou de facilement appréhender avant d'être vraiment dans le rp ^^.

Alors... maintenant parlons de ce qu'il y a de génial dans ta fiche.

Au début j'étais un peu sceptique à l'apparition du vieux. Non faut me comprendre... le coup du mentor, on me le sort une fiche sur deux ^^. Et si c'était juste un mentor, ça irait. Mais avec le mentor, t'as tout le lot des trucs qui vont pas parce qu'ils sont vus et revus :

- Un mentor étrangement puissant, vaguement célèbre et pourtant, personne n'a jamais entendu parler de lui jusque là.

- Un mentor qui est quasiment la pierre angulaire de l'histoire et qui souffre du "dès que l'histoire est finie, plus jamais je parle de lui".

- Un mentor qui meurt toujours à la fin de l'histoire...

- Le coup du disciple qui doit affronter son mentor et le tuer pour dépasser le maître =)

- Finalement, le pire des clichés, même si c'est le plus insidieux... Le mentor est forcément un modèle de perfection... Son seul défaut c'est d'être vieux.

Donc j'avais toutes les raisons d'être sceptique mais très rapidement, tu nous montres un mentor très loin d'être parfait. Encore, le fait qu'il soit super sadique avec son apprenti, c'était pas méga original (rien que le cliché du mentor qui met son élève à l'épreuve ultime en lui ordonnant de le tuer, c'est un plan sadique) . C'était bien mais j'avais déjà vu ça quelques fois. Par contre le fait qu'il soit un monstre insensible, ça m'a plu et surpris.

Après j'ai eu des doutes à certains moments; Je me disais que malgré les différences, on se dirigeait quand même vers quelque chose d'assez prévisible.

Le changement de caméra m'a surpris, vraiment. Je l'ai pas du tout du tout vu venir. Je suis un très bon public mais honnêtement c'était bien fait. Qui plus est, tu changes aussi de style et c'est assez convaincant même si tout ne passe pas aussi bien qu'avec le jeune. Le texte est un peu plus lourd. Mais tu parviendras à l'alléger avec la pratique.

Je suis vraiment content de ta fiche et en conséquence, j'espère que tu vas te plaire sur le forum, parce que j'ai vraiment hâte de voir ce que tu vas donner, dans dix jours, dans cinq mois et dans un an. Ton perso et toi promettez ^^.

Alors ! Je vais te valider mais... il faudra que tu te trouves un avatar, c'est obligatoire ^^. Si tu as besoin d'aide, on a des graphistes sur le forum.

Pour le grade, oufti c'est difficile ^^

J'ai vraiment peur de me tromper en fait. Je vais te donner Commandant parce qu'à partir du moment où j'hésite entre deux grades, ma logique veut que je donne le plus faible, or j'hésitais entre Commandant et Seigneur.
Sache que commandant est un grade que je ne donne quasiment jamais à ceux qui ont peu d'expérience rp ^^.

Tu vas pouvoir faire ta fiche de personnage. Je suis là pour t'aider donc n'hésite pas si tu as la moindre question ^^.

Fiche validée et toutes conneries du style.




_______________________________
Fiathen Signatureprimus
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum